Bonjour le monde !

J'ai 4 heures de train dans les pattes donc je poste et je vais me coucher. Là.

Disclaimer : Francis et Arthur appartiennent à un glorieux auteur de manga (dont j'ai oublié le nom - honte à moi)

Spécialité française...

- Paris est la plus belle ville du monde !

- Oui. Magnifique. On peut rentrer maintenant ?

- Et les parisiens sont si sympathiques !

- Oh oui. Bien sûr, répondit Arthur qui observait un accrochage dont les deux protagonistes se perdaient en envolées lyriques où pleuvaient les noms d'oiseaux. Surtout au volant. Des gentlemen. On part ?

- Là, c'est le pont des Arts, enchaîna le français en posant ses mains sur les épaules de l'Anglais.

- Enlève tes pattes !

- Les cadenas que tu vois, ce sont des couples qui les ont posés, pour « sceller » leur amour.

- Ne me dis pas que tu veux poser un cadenas…

- Aaahhh, l'amour ! soupira Francis en enlaçant Arthur qui se débattait du mieux qu'il pouvait. Spécialité française !

Peu de temps après...

- Tu as fini ton cirque ? On rentre maintenant ?

- D'abord, on va dans un endroit où je suis sûr que tu n'as jamais mis les pieds, dit le français en traînant Arthur par la manche.

Ils marchèrent… Enfin, Francis tira son ami jusqu'à un bâtiment coloré :

- C'est là ! dit le français en asseyant Arthur de force à une table. Alors regarde bien, cher Arthur. Ceci est un restaurant. On y va pour manger des choses :

1) comestibles,

2) agréables au goût.

T'as pas de ça dans ton pays de sauvages, hein ?

- Je te hais.

- Je sais.

Francis renifla longuement l'assiette qu'on venait de lui servir :

- La gastronomie, spécialité française !

Quelques instants (heures, selon Arthur) plus tard :

- C'était le plus long repas de ma vie.

- C'est parce que tu as passé ton temps à ronchonner et à boire ce liquide infâme.

- Du thé !

- Avec une entrecôte ? C'est répugnant ! s'exclama Francis. Le serveur mérite la mort pour avoir osé te le servir. Prends plutôt de ça…

Il versa sans ménagement l'alcool vers la tasse qu'Arthur tentait de maintenir éloignée de son agresseur.

- Fiche moi la paix ! se défendait Arthur en gesticulant. Ah bravo ! Il y en a plein la nappe maintenant !

- Quel dommage… déplora Francis. Tu sais, le bon vin… Spécialité française !

Gare du Nord, bien plus tard :

- Euh… Arthur ?

Le Britannique ne daigna pas lever les yeux de sa lecture.

- Ahem… Tu vas rire, mais il y a une grève et donc pas de trains jusqu'à… euh… demain.

Arthur posa le Times, se retourna vers Francis et, dans un grand sourire :

- Spécialité française ?

Vive la SNCF !