Chapitre 3 : "Je pense faire ce qu'il y a de mieux pour moi"

Le réveil, pire invention au monde... C'était du pareil au même. Quel type avaut pu être assez fou pour inventer ce machin ? Mon coussin était tout humide... j'avais pleuré une bonne partie de la nuit. (si pas toute) J'avais même dormi chez grand-mère... Papa ne voulait plus me voir. Du moins c'était ce que je supposais puisqu'il ne m'avait pas cherché hier soir. Ce fut Jacob qui me retrouva... Totalement épuisée dans les limites du Canada. Je n'avais jamais couru aussi loin, seule du moins.

J'y avais d'ailleurs pensé toute la nuit: Papa n'avait-il pas fait le même choix que moi ? N'avait-il pas failli tout faire basculer parce que sa curiosité pour maman le poussait plus loin ? Je ne comprenais pas pourquoi il tenait tant à me protéger... Je ne ferais pas les même erreurs que lui, j'en étais sûre. Et aller à l'école malgré la présence d'Andréa n'était pas une chose des plus catastrophique... Puis, je pensaos faire ce qu'il y avait de mieux pour moi. Il voulait que j'aie à l'école, cela impliquait aussi les difficultés que j'y rencontrerais. S'il ne pouvais pas comprendre ça tant pis pour lui. J'étais certaine que ça ne dérangera pas grand-mère de m'héberger chez elle.

Léo m'attendait près des casiers. Elle m'avait harcelée de questions par sms. Evidement je n'avais répondu à aucun, je sentais pourtant que je ne pourrais pas échapper à son interrogatoire...

-T'étais où hier ? T'as vu, Andréa était là. Et le type avec qui t'es partie en moto c'est ton petit ami ? Et...

-Bonjour, la coupais je.

-Oui bonjour, alors !

-Hier, je... je ne me sentais pas bien et j'ai du rentrer... Oui j'ai vu Andréa (crois moi que je l'ai bien vu...) Et non Jacob n'est pas mon petit ami, c'est mon meilleur ami.

-Cool, tu peux me le présenter ?

-Euuh je lui en parlerais...

N'importe quoi...

Je me tourna afin d'échapper à cette discussion et enfui ma tête dans mon casier à la recherche de mon bouquin de math. Où avais-je pu le mettre?

-Léo, t'as pas vu mon livre de math ? Je ne le trouve plus...

-Non, pourquoi je l'aurais vu? On n'a même pas math ensemble...

Je soupirs Où pouvaiil être ?

-C'est ça que tu cherches ?

Cette voix... Trop masculine pour être celle de Léo, trop mélodieuse pour Peter... Lui si tôt le matin ? Je me retournais et fit face à Andréa, aussi beau que ma mémoire l'avait enregistré peut-être plus même. Je regardais ce qu'il tenait en main. Mon livre.

-Oui, merci.

Il me le tendit et je m'empressais de l'attraper.

-Tu l'as oublié hier en classe. Tu es partie tellement vite que je n'ai pas eu le temps de te rattraper.

Tant mieux que tu ne l'ai pas fait... Je lui servis la même excuse que pour Léo, pour bien faire. Elle était juste à côté.

-J'étais vraiment pas bien... J'ai du rentrer chez moi.

-Ceci explique cela...

-Mmm

Le gros blanc... Si j'étais une simple humaine je me serais balancée sur mes pieds...

-A tout à l'heure ! lança-t-il. Je tiens à te reparler de la journée !

Et il partit comme il était venu. Je restais immobile, la bouche ouverte. Je m'étais engueulée avec toute ma famille pour un gars... Bon j'avoue CE gars, il avait quelque chose que d'autres comme Peter n'avaient pas. Il était beau, il sentait horriblement bon, il... il me fascinait. Je n'avais aucun sentiment pour lui aucun, soyons clair. Mais il avait quelque chose que les autres n'avient pas. Je serais ce que c'étôt ou tard... Sincèrement je préfèrerais que ce soit plus tôt que tard... Un coup d'oeil à Léo... Elle était dans le même état que moi. Trop drôle.

-Ferme ta bouche, tu vas avaler une mouche.

Ca rim en plus, j trop forte...

-Mmm, t'étais dans le même état ! Tu ne m'avais pas dis que tu lui parlais !

-C'est mon voisin de banc en math... Il va bien falloir que je lui parle.

-Cette réponse ne me convient pas.

-Rien ne te convient.

-Je sais, me répondis-t-elle en souriant. D'ailleurs tu dois aussi me le présenter, ça en fait 3 !

-3 ?

-Mais oui, Jacob, Andréa et Peter !

-Je l'avais presque oublié celui-la...

-Moi pas ! T'as math aujourd'hui ?

-Oui, après le déjeuner.

-Cool j'ai fourche, je m'incruste !

-Je suis persuadé que le professeur te laissera rentrée et te noyer dans ta bave pendant que tu materas Andréa.

Wouaw, j'étais fière de moi sur ce coup.

-Mmm

-Renesmééééééée !

Oh non pas lui. Peter arriva me serrant dans ses bras.

-T'es malade ? Lâche moi !

-Putain comme t'as chaud ! Ca va ?

-Je te demande comment tu vas ?

Léo tira sur ma manche.

-Présente moi, me murmura-t-elle.

-(soupire) Peter, je te présente Eléonore.

-Appele moi Léo !

Il lui fit son sourire qu'il croyait être ravageur. Mmm pas clair tout ça...

-Moi peter.

-Je pense qu'elle l'avait compris ça.

Je les laissais se contempler et me dirigeais vers mon premier cours, quand je sentis l'odeur d'Andréa. Il falloir faire le grand tour, je dus passer par 4 couloirs supplémentaires pour éviter de le croiser. Pitoyable.

Il était enfin midi. Je pensais passer un temps de midi tranquille quand Léo attaqua de plus belle.

-Tu manges pas de légumes ?

-Je n'aime pas ça.

-Dans 15 ans tu serais obèse et il te faudra une grue pour te déplacer.

-Ca, ça m'étonnerais...

-Pourquoi donc ? Tu vas crever dans moins de 20 ans à se rythme la... Viande rouge tous les midis. T'es en manque de fer ? Y'a des médocs tu sais...

Comment faisait-elle pour épiller mes moindres faits et gestes ? Je ne pouvais pas faire attention à tout.

-Léo, veux-tu je te prie, laisser mon assiette tranquille.

-Mais non regarde !

Elle piqua ma viande à peine cuite et la balança sur le bout de sa fourchette.

-Tes yeux la suivent comme si tu agitais un mec canon torse nu devant moi!

Elle la rapprocha de mon visage.

-Haaan trop drôle tes pupilles grossissent quand je la rapproche.

Allait-elle continuer longtemps ?

-Léo ! Arrête je t'en prie, ma voix était un simple murmure.

J'étais affamé. Mon côté humain, comme mon côté vampirique. Mais Léo ne s'arrêtait pas continuant de faire bouger le steak devant mon visage sans cesser tout en rigolant. Comment faisait-elle pour être aussi agaçante ?

-Léo pose la tout de suite.

-Non, non, non mange plus équilibré !

Je lui plaquais son bras, surement trop vite et trop fort sur le plateau.

-La, c'est mieux, posé dans son assiette.

-Aïe ! Tu m'as fais mal ! Ca va pas ?

-T'avais qu'à arrêter de me faire chier ! Je te l'ai dis poliment et t'es incapable d'arrêter. C'est naturel chez toi d'être une chieuse à plein temps ?

Ses yeux se remplir de larmes... Pourquoi avais-je été aussi dure avec elle ? Pourquoi étais-je obligé de faire l'insensible devant elle ? C'était ma seule amie...

-Excuse moi, d'être apparemment un boulet pour toi.

Elle se leva, et repoussa déjà sa chaise. Je me levais à mon tour pour la suivre.

-Léo ! Attends ...

Trop concentrée à fixer Léo, je ne vis pas cette tâche graisseuse et m'étala de tout mon long sur le sol. Pourquoi cette journée devait-elle être absolument pourrie ? Tant pis... Je me relevais et courais à la recherche de Léo. Elle ne pouvait être qu'a un seul endroit : Les toilettes. (Encore un truc apprit dans les films.) Une fois à l'intérieur mon instinct ne m'avait pas trompé elle se regardait dans le miroir et essuyait les traces noirs sous ses yeux. J'étais horrible. Un véritable monstre. Je n'avais vu que rarement ce côté de ma personnalité, un côté que je ne pouvais tenter que d'étouffer en vainc, puisqu'il faisait partie de moi.

-Léo, excuse moi. Je ne voulais vraiment pas te faire mal... C'est juste que c'est dur pour moi ces temps-ci et t'as été la goutte d'eau qui fait déborder le vase... Ne m'en veux pas...

-Je te pardonne, dit elle en reniflant.

Je la serrais dans mes bras en faisant attention de ne pas la toucher avec la paume de mes mains et elle continua de renifler à côté de mon oreille.

-Si on allait manger ? proposa t-elle.

Et nous partîmes bras dessus dessous vers la cafétéria.

-Comment se fait-il que tu as aussi chaud ?

-Non, c'est juste toi qui à froid...

Je m'installais tranquillement à mon banc, me préparant psychologiquement au choc que ça me ferait une fois que je le verrais entrer dans la classe, à la sensation que je pourrais ressentir... Cet étrange sentiment d'être faible et forte à la fois quand il était là...

-Tu rêves ?

Je sursautais, d'où venait-il ? Je ne l'avais pas vu entrer dans la classe...

-Comment es-tu rentré ?

-Par la porte...

Bon... Il me fixa de ses yeux bleus, mon dieu, ils étaient sublimes... Ca y est j'avais compris... Léo avait d'éteinds sur moi ! Elle m'a refilé ce truc d'humaine ! Mais je ne croyais pas que Léo avait réellement envie de tuer tout les garçons sur lequel elle flashait... A méditer...

-Oh tes mains !

Quoi ? qu'est-ce qu'elles avaient mes mains ? Elles s'étaient enflammées ? Un rapide coup d'oeil... ? ... Elles n'avaient rien mes mains... Il était fou lui ?

-Quoi mes mains ?

-Elles sont parfaites !

C'était quoi cette blague ? Mais là, il fit une chose à laquelle je ne m'attendais pas il attrapa ma main gauche et la retourna dans tout les sens pour l'observer sous tout les angles... Ce contact me brûlait, mais étrangement il était à la fois agréable... En parlant de brûlure... ma chaleur ne le dérangeait pas ? J'étais attentive et restais concentrée sur là où il plaçait, prête à enlever ma main s'il se dirigeait vers ma paume.

-Vraiment... parfaite, me dit-il en me souriant.

J'aurais pu fondre, voire mourir à cet instant, il me semblait que j'étais arrivée au paradis...

-Mmm merci...

Je retirais ma main d'entre ses doigts. Je ne devais tout de même pas exagérer...

-Ne bouge pas ta main...

-Pourquoi ?

-Je veux la croquer...

-Quoi ?

Oh la ! Qui inverse$ait les rôles ? J'étais le vampire ici... C'était quoi cette histoire ?

Il rit tout doucement, mais assez pour que son souffle puisque caresser ma main.

-Je vais la dessiner.

-T'as dis que t'allais la croquer...

-Ca veut dire que je vais la reproduire, la dessiner quoi...

-Han d'accord...

-Je ne savais pas que vous étiez si différents que ça vous les anglais...

-Plus que tu ne le penses, je dirais même.

Il releva la tête de sa feuille et me sourit, je ne pu que lui répondre à son sourire que par un des mien mais nettement plus timide.

On passa cette heure de math, à parler de tout et de rien, il su même me faire réellement rire... Ce qui nous avait valu les yeux noirs de notre cher professeur. Le cours une fois finit, nous avions marché tous les deux jusqu'au parking.

-Je vais finir, le croquis de ta main pour demain.

-oui pas de soucis, c'est plus pour toi, j'ai l'habitude de voir ma main gauche sauf quand elle s'en va faire les boutiques...

Il rit. Bon, je pense qu'il avait un humour moyen, parce que pour rire à mes blagues, il ne fallait pas être très très... voila quoi...

-A demain.

-Oui, c'est ça à demain.

Il me fit signe et se dirigea vers sa voiture une vieille coccinelle, verte.

Je m'apprêtais à rentrer à pied quand je vis au milieu du parking, cette fameuse volvo grise qui appartient à mon père.

Voiture – marcher ? Marcher – voiture ? Marcher !

Je passais juste devant la volvo pour vérifier, même si il n'y en avait pas 36 de volvo dans cette ville, fin si peut-être, mais pas ce modèle... C'était ma mère au volant... Bon, ok voiture.

J'avais à peine posé mes fesses sur le siège passager que ma mère "attaqua".

-C'est lui ?

-Lui qui ?

-Le garçon à cause de qui tu t'es embrouillé avec ton père ?

-Si tu le dis...

***

J'espère que ça vous plait =)
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Bise. Stéphanie