Titre : Si la Ligue avait un psy, il irait voir un psy.

Période : Toute la saga.


Si la Ligue avait un psy, il irait voir un psy.

Elle croisa les jambes et alluma une cigarette, coulant sur le psychiatre qui lui faisait face un regard amusé.

—Vous pouvez répéter la question, s'il vous plaît ?

—Auriez-vous sauté, si Psyko n'était pas arrivé sur ce toit ?

—Non.

Le psychiatre nota la réponse sur sa feuille et son stylo dérapa quand il entendit la suite.

—Mais toute autre personne que Psyko serait sûrement passée par-dessus bord. Je me suis toujours demandée le bruit que ça ferait si quelqu'un s'écrasait du haut de ce gratte-ciel.


—Alors, professeur, pas trop dur, moralement, la Ligue Souterraine ?

—Si.

Le psychiatre leva les yeux sur Prof pour le regarder sortir du fauteuil et faire les cents pas, les yeux hantés.

—Je comprends, affirma le psy. Le sang, la mort omniprésente, l'opposition à un ordre établi, les blessures purulentes et parfois béantes…

—Non, ça je m'en fous. Mais merde, Psyko a taché mon tapis préféré. Je n'arrive pas à le récupérer.

Le psychiatre jeta son crayon à papier cassé en deux dans la corbeille et commença à se demander ce qu'il faisait là quand le professeur Chen se tourna vers lui :

—Entre confrères, vous pouvez bien me le confesser… Comment on fait partir une mare de sang d'un tapis en laine de Wattouat beige ?


Le psychiatre ouvrit la porte et jeta un regard sur la salle d'attente.

—Personne suivante, s'il vous plaît. Neko, la dresseuse furtive.

Le silence lui répondit et les autres patients échangèrent des regards, comme s'ils cherchaient de qui il s'agissait.

Le médecin sursauta en sentant une main se poser sur son épaule.

—Je suis déjà dans votre bureau.

Se retournant, il vit une jeune femme habillée de vêtements sombres, le dévisager de très près. Elle se détourna et se vautra dans le fauteuil du psy, le forçant à rester debout, ayant envahi le divan des patients de sacs énormes.

—Par où êtes-vous entrée ?

—Par la fenêtre, bien sûr. Faites gaffe, il est glissant votre immeuble.

—C'est une tour de verre et mon cabinet est au trente-cinquième étage.

—J'ai connu plus fun, comme escalade.

Le psy referma la porte du cabinet. Il sentait que ça allait être folklorique.


Il la regarda, elle ne cilla pas, jouant avec un ongle qu'elle faisait claquer à un rythme régulier, sans lâcher le psychiatre des yeux, qui déglutit.

Deux minutes après, elle commença à battre un pied à un rythme très lent qui le fit un peu stresser.

Il ouvrit la bouche.

—Non, répliqua-t-elle d'une voix froide.

Le psychiatre baissa les yeux sur sa feuille pour observer le nom et la description faite de sa patiente. « Aura, dresseuse dominatrice. ». Mais où était-il tombé ?


—… Et là, il me dit que oui, c'est fini, mais qu'il sait pas trop ce qu'il éprouve pour moi, vous voyez le genre ? Moi je lui réponds qu'on fait équipe depuis toujours et qu'il peut pas me dire ça de cette façon, vous voyez. En plus, ce n'était vraiment pas le moment de me sortir un truc pareil !

Le psychiatre hocha la tête, face à Étincelle, la dresseuse souterraine la plus normale qu'il ait croisée jusqu'à présent.

—J'imagine bien. Il y a des contextes pour une rupture. Je suppose que ce n'était pas vraiment le moment, une période de crise intérieure, de remise en question. Vous n'aviez pas besoin que votre compagnon doute de vous.

—Hein ? Ah non, pas du tout, c'est juste qu'il m'a sorti ça alors qu'on tentait d'esquiver les grenades de Drake, lors d'un défi. J'entendais pas bien ce qu'il me disait avec les explosions. C'était un peu frustrant, vous voyez ?

Le psychiatre plaqua la main sur son visage. Y avait-il quelqu'un de normal, dans cette association de timbrés ?


Il examina sa nouvelle patiente, qui ne portait pas de blouse. Elle n'était pas vraiment la personne qu'il attendait.

—Je devais voir Psyko, le dresseur fou, ce matin.

—Oui, je sais, je suis sa femme. Je m'appelle Ondine.

—Très bien. Pourquoi êtes-vous venue à sa place ?

—On doit déjeuner avec mes sœurs et c'est la sixième fois qu'il se défile. Je l'ai ligoté et je lui ai planté un couteau dans la cuisse pour être sûre qu'il ne sorte pas.

Se pinçant l'arrête du nez, le psychiatre donna un nouveau rendez-vous à Psyko et incita la jeune femme à revenir le voir. Elle l'arrêta quand il commença à inscrire son nom sur son agenda :

—Oh non, ne vous inquiétez pas pour moi, je suis tout à fait saine d'esprit, comparée aux dresseurs souterrains.

Ah.


—Donc si je comprends ce que vous me dites, vous êtes phobique de l'engagement.

Le dresseur aux cheveux bleus leva la tête et réfléchit quelques instants avant de répondre.

—Non. Je suis en fait quelqu'un d'extrêmement fidèle. C'est pour ça que je ne peux pas m'engager.


—Et si…

—Non.

Le psychiatre se frotta les yeux et soupira. La patience. Qu'il se concentre sur ce que son premier maître de stage lui avait appris. La patience.

La dresseuse rousse avait à peine accéléré le rythme de son pied depuis la séance précédente. Elle roula des yeux et consentit à lancer :

—D'accord, je prends mon pied en torturant et tuant des gens. Mais ça ne fait pas de moi une psychopathe.

Elle fit une pause.

—Boire le sang de mes victimes ferait de moi une psychopathe.

Un nouveau silence. Qui dura. Longtemps.

—Le sang de Psyko doit avoir bon goût.

Elle se leva.

—Merci de la suggestion, docteur.


—Vous voyez, c'est un raisonnement pourtant simple.

—Allons donc…

—Si je m'engage, je serais fidèle. Vous m'imaginez priver mes dizaines de maîtresses de mon corps de rêve et de ma parfaite maîtrise de l'orgasme féminin ? Je ne suis pas assez égoïste pour ça.


L'homme aux cheveux violets sillonnait le bureau, à force de marche en long et en large et le psychiatre avait le tournis.

—Nous disions, dit le médecin en se penchant sur sa feuille, que vous aviez un problème sentimental par rapport à votre sœur aînée.

Le type, Combo, s'arrêta de marcher quelques minutes.

—Ouais, non, je disais juste qu'elle était hyper bandante.

—En termes psychiatriques, on appelle ceci un « sister-complex ». Rien de bien grave, il y a des solutions.

Le psychiatre eut un mouvement de recul en voyant les yeux du type briller d'espoir.

—C'est vrai ? Vous m'aideriez à éliminer Psyko ?


—Si Psykokwak est assez égoïste pour priver les femmes de son gros rapace, c'est son problème. Ma générosité me pousse à vouloir satisfaire toutes les femmes.

Le psychiatre regarda à quelle distance se trouvait la porte et se demanda en combien de temps il pourrait l'atteindre.

—Je suis parfaitement sain d'esprit, conclut Artik avec un sourire.


—Comment j'en suis venue aux poisons ? Je ne me souviens plus bien.

Le psychiatre secoua la tête.

—C'est un mensonge, Ln(3). Vous êtes ici sous le sceau du secret, vous pouvez tout dire, rien ne sortira de ce bureau.

Elle se tut avant de sourire, les yeux un peu fous, perdue dans ses pensées.

—C'est rigolo de voir les gens convulser, confessa-t-elle d'une voix de petite fille.


—Ma femme ? Violente ?

Psyko éclata de rire.

—Mais non, ne vous inquiétez pas. Si elle me plante des couteaux dans la cuisse, c'est parce que je suis allé trop loin.

Le psychiatre hésita à faire remarquer au jeune homme assis devant lui que ce n'était pas vraiment un comportement normal mais il se tut, préférant demander :

—Pourquoi avoir voulu occulter les meurtres que vous avez commis ?

—Ce n'est pas très glorieux. J'ai honte de moi.

Enfin un comportement normal. Jirachi soit loué.

—Non mais c'est vrai, dix minutes pour casser les cervicales de quelqu'un, c'est honteux ! Deux minutes trente, il faut à Ln(3) ! Comment voulez-vous que je lui confesse qu'il me faut plus de temps ?


—Drake, s'il vous…

BOOM !

Le psychiatre regardait ce qu'il restait de son cabinet, de ses recherches et de toute une vie, le mur donnant sur le vide était éventré, son bureau était dévasté, il ne restait presque rien du divan où un grand type aux cheveux auburn s'installa.

—Quelle idée de me faire sursauter, docteur ! J'aurais pu faire exploser quelque chose !


—Que contiennent ces sacs, que vous amenez à toutes les séances ?

—Des billets. Je suis bien obligée, sinon, Cash tente de me les voler. Il a toujours pas compris que Hoenn et Sinnoh étaient MES secteurs. Je lui laisse Kanto et Johto et c'est déjà bien gentil de ma part.

Le psychiatre prit garde à ne pas relever l'évocation sous-jacente de braquages de banques répétés pour lancer :

—Ces sacs sont à l'effigie de la banque de Lavanville.

—Lavanville ? Vous êtes sûr ? Mais c'est à Kanto, ça. Merde, mais c'est pour ça qu'il me court après ?

Une fenêtre se brisa et un homme cagoulé pénétra pour saisir Neko par les cheveux et la jeter par la fenêtre, avant de récupérer les sacs.

—AHAH ! BIEN FAIT ! Mais qu'est-ce qu'il m'a pris de faire confiance à une voleuse ?

Puis se tournant vers le psychiatre, le nouveau venu ajouta :

—Oh, continuez, je vous prie.

—Vous avez lancé ma patiente par la fenêtre.

—Ah, pardon.


—Votre formateur a une passion prononcée pour les explosions en tout genre, énonça le psychiatre dans les ruines de son cabinet, vous êtes amie avec Psyko qui souffre d'un dédoublement de la personnalité, vous êtes friande des sex-stories d'Artik et Aura vous intrigue parce qu'elle peut torturer quelqu'un en buvant un café dès le matin… Je me trompe ?

—Non, dit Levrette, pensive.

—Voulez-vous parler de quelque chose en particulier ?

—Oui. Je crois que je complexe sur la forme de mes pieds.


Attila, un homme d'une quarantaine d'années, s'engouffra dans son cabinet quand ce fut son tour et se précipita pour se mettre sous le bureau, faisant signe au psychiatre de se taire.

Intrigué celui-ci lança une œillade confuse au dresseur souterrain qui grogna en entendant un bruit de course dans le couloir. La porte s'arracha de ses gonds et retomba lourdement en plein milieu du bureau, laissant apparaître une petite femme dont le psychiatre n'avait pas entendu parler.

—Bonjour. Je suis la douce femme d'Attila. Il est en retard pour le dîner. Est-il ici ?

Sans qu'il n'ait le temps de répondre, la femme attrapa le bureau et le fit voler à l'autre bout de la pièce, découvrant son mari caché dessous.

—Mon amour, dit-elle en lui balançant un coup de pied dans l'estomac, j'étais inquiète.


—Comment vous vous êtes fait ça ? s'étonna le psychiatre en voyant les bras en écharpe de deux de ses patients dans la salle d'attente.

Artik et Psyko échangèrent une grimace.

—Un mot malencontreux. Dire à Ln(3) et Neko que le seul moment où on ne risquait rien c'était au lit était une très mauvaise idée.

—Neko s'est marrée en m'entendant hurler de douleur. Elle a dit que c'était drôle quand j'avais mal et qu'on devrait recommencer plus souvent.

—Te plains pas. Ln m'a bâillonné parce que ça l'empêchait de se concentrer sur l'élaboration de son nouveau poison.

—Impuissant, va.

—Tapette.


—Pourquoi les explosifs, Drake ?

—Vous connaissez beaucoup d'autres choses qui permettent de faire des explosions vous ? J'aurais plus de mal, avec des tongs. Et Draky – mon Dracolosse – ne connaît pas l'attaque Tong.


—Cette aversion pour les Poichigeons, d'où vient-elle ?

—Vous avez regardé un Poichigeon, récemment ? Sérieusement, c'est laid, ça a l'air stupide, ça ne dégage aucun sex-appeal… Bah, un peu comme vous, en fait, docteur. Sans vouloir vous vexer, ajouta Neko en pensant qu'elle s'en foutait totalement.


Un coup de pied dans le derrière de l'homme qui avait balancé Neko par la fenêtre lui fit subir le même sort et la jeune femme leva l'illusion de son Zoroark d'un claquement de langue impérieux, alors qu'un cri de surprise résonnait.

—On a apprend pas à une voleuse comment voler. T'arrives dix ans trop tôt pour me dépouiller, Cash !

Puis elle se rassit dans le fauteuil du psy, tendant la main vers le verre de vodka qu'elle s'était servi, ramenant sa propre bouteille.

—Quelle journée banale, soupira-t-elle.


—Psyko, il est dit que…

—Que j'ai une grosse bite ? Ouais, je sais, c'est normal.

Le psychiatre secoua la tête. Il voulait plutôt évoquer ce séjour de tortures passé dans les cachots d'Aura. Psyko fronça les sourcils.

—Vous doutez ? Des rumeurs disent le contraire ? Je ne tolèrerais pas ! On ne plaisante pas avec ma bite !

Se levant, Psyko descendit ses vêtements sans que le psy ne pût esquisser de mouvements pour l'en empêcher, exhibant ainsi son anatomie. Le psychiatre s'éclaircit la gorge.

—Il ne s'agissait pas de ça.

—Oh, fit Psyko en se rasseyant sans se rhabiller, se grattant la tête d'un air embarrassé. Désolé.


—Après, je ne dis pas qu'il est totalement impossible de faire exploser une tong, évidemment. Si on arrive à désassembler les atomes, qu'on les divise, vous voyez, je pense que ça peut libérer autant d'énergie qu'un Ultralaser à pleine puissance.

Il fit une pause, pendant laquelle le médecin put l'observer. Il semblait clairement en train de réfléchir sur la question. Au secours.


Le jeune homme examina longuement la pièce, en fit plusieurs fois le tour, battit les bras pour chasser quelque chose d'invisible, avant de soupirer de soulagement et de s'installer dans le divan, sursautant de nouveau.

—Stup… Avez-vous envie de me parler de quelque chose, aujourd'hui ?

—Oui, lança-t-il avec des petits regards inquiets. Je crois que Neko est une folle furieuse psychopathe.

—Vous l'êtes tous, murmura le psy dans un sourire déprimé.


—Je peux aussi les tremper dans une solution explosive et les frotter comme des pierres. Mais au vu de la proximité, on risquerait d'encaisser des dégâts. À moins de trouver un système pour les entrechoquer à distance, mais il reste un problème fondamental, pour ça. Il est toujours nécessaire d'user d'explosifs pour faire des explosions, vous voyez ?

—Euh…

—On devrait me décerner le Prix Molotov de la découverte de l'année.


—Mon style vestimentaire ? Non, il ne m'a jamais posé de problème. Le gothique, c'est beau, c'est esthétique, c'est une recherche de l'excellence et de la meilleure maîtrise des tissus et des couleurs.

—Vous êtes toujours habillé en noir.

—Oui, c'est ce que je dis. Le noir, c'est la meilleure de toutes les couleurs. Elle est pratique pour les planques, amincit…


Stup frissonna de la tête aux pieds et regarda une nouvelle fois en tout sens avant de soupirer de soulagement.

—J'aime beaucoup Neko, c'est pas ça le problème. Mais elle est tarée. Une fois, elle m'a oublié en plein milieu d'une chasse à l'homme…

—Qu'est-ce qu'une chasse à l'homme ?

Stup frissonna.

—C'est un jeu inventé par Galerne. C'est le jeu du Médhyèna, si vous préférez. On se course et on s'attrape.

Le psychiatre hocha la tête d'un air incrédule.

—Enfin. Bien sûr, celui qui est coursé n'a ni armes, ni Pokémons et s'il est rattrapé il se fait péter la gueule. Et Neko, elle, a rajouté des variantes. Elle me bande les yeux et me noue les mains, avant de me soumettre à une illusion de Zoroark qui me fait perdre mes repères.

Le psychiatre nota avidement des informations sur sa feuille, surlignant « Neko » et le reliant à la case « psychopathe avéré ». Le jeune Stup, très attachant, scruta de nouveau la pièce, tendu.


—Ça rajeunit, compléta le psy.

Artik écarquilla les yeux.

—Pardon ? Vous êtes en train de dire que je suis vieux ?

—Vous avez tout de même bientôt…

—Vingt-trois ans. J'ai vingt-trois ans.

Le psychiatre déglutit en sentant une lame glissée sur son cou.

—C'est compris, le vieux ? J'ai perpétuellement vingt-trois ans.


—C'est marrant, comme jeu, en fait. Je crois même que j'aime bien quand les Pokémons de Neko me réduisent en bouillie.

Stup regarda en tout sens une nouvelle fois.

—Vous lui dites pas, hein ? Elle serait assez tarée pour penser que ça veut dire que je veux faire ça dès que j'ai du temps libre.

Une pause.

—Mais… Je suis parfaitement sain d'esprit.


—Je déteste les rapports sadomasochistes. Ils ont un petit quelque chose de… Dégradant.

Un silence et toujours ce regard qui le fixait sans ciller. Le psychiatre retint difficilement une déglutition effrayée. Aura chassa de la main une question qu'il n'avait pas posée.

—Non, Psyko, c'est pas pareil. Je n'y peux rien, moi, si toute son âme hurle qu'il est un soumis sans dominatrice. Je suis trop gentille, voilà tout.

Que quelqu'un lui vienne en aide.


—Docteur, vous savez ce que fait une petite fille de sept ans quand elle suce une grosse bite ?

Le psychiatre dévisagea Psyko d'un air incrédule. Il avait connu toutes sortes de bonjour, mais ça, c'était la première fois. Secouant la tête, le docteur eut l'horreur de voir Psyko sourire.

—Ben moi oui.

—Non, intervint Artik en retenant un sourire, celle-là, elle est gore, de blague.

—Qui a dit que c'était une blague ?

Artik perdit son sourire, attrapa Psyko par le col de sa blouse, le traîna à travers le bureau du psychiatre, avant de le jeter par la fenêtre.

—Non, Artik, c'était une blague, c'était une blague, j'ai pas touché à CéliaAAAAAAAAH !


—Pika-Pi, chupika, chuchu !

—Il dit que c'est son dresseur qui a insisté qu'il vienne à la séance.

—Pikachu-Pi, pipipikaka, chuuuuu !

—Parce qu'Ondine menaçait de le castrer s'il allait chez le psy au lieu de faire les boutiques avec elle.

—Pika-Pi, pipichu, chupi.

—Et que son dresseur avait insisté pour que Pikachu vienne parler avec vous de son problème d'alcool.

Le psychiatre dévisagea, incrédule, le Miaouss qui parle ainsi que le Pikachu qui venait de s'installer sur son divan en lieu et place de Psyko, qui trouvait toujours de bonnes excuses pour se défiler.


Le psychiatre se concentra avant d'ouvrir la porte, afin de pouvoir rester d'autant plus calme qu'il commençait les séances en duo.

Il actionna la clenche, tira sur le battant, observa Neko et Ln(3) qui passaient en courant dans le couloir, hurlant et se bouchant les oreilles, poursuivies par Artik et Psyko qui chantaient faux un générique de dessin animé.

Il referma le battant. Il allait peut-être réfléchir encore un peu.


Et voilà pour ce Hors-Série ! Encore toutes mes excuses d'avoir pris autant de retard sur la Ligue Souterraine et l'intrigue principale ! Je vous promets de faire en sorte que ça n'arrive plus.