Chapitre 4
Des nouveaux voisins encombrants
Minos est furieux il ne supporte pas l'idée qu'un inconnu l'ait vu pratiquement nu ! Et de surcroît cet inconnu il risque de le croiser à tout bout de champ puisqu'il habite en face de chez lui ! Purée bordel de crotte ! Il semble aussi fier qu'irritant !
Minos balance ses clefs de voiture sur le meuble d'entrée, il loupe la coupelle, elles atterrissent au sol. Range son manteau en défaisant les cintres et fait tomber la veste d'Eaque, claque la porte, bougonne tout seul.
Son amant amusé lui demande :
-« Qu'est-ce qu'il t'arrive mon cœur ? Un souci ? »
-« C'est rien nan, ça va aller »
-« Allez viens sur mes genoux et dis-moi ce qui ne va pas. Tonton Eaque va te faire un gros câlin ». Pouffe le brun.
-« J'ai vraiment pas envie de rire hein ! Épargne-moi ton sarcasme »
-« Mais je ne me moque pas je t'assure. Dis-moi ce qui ne va pas, je vois bien que t'es tout bougon »
-« Mais c'est l'autre là qui m'énerve ! »
Minos file au mini bar pour se servir un verre de vodka. Il est rare qu'il boive en semaine mais ce soir l'appel de l'alcool est plus fort que tout. Il faut qu'il décompresse. Il boit une gorgée de son Martini-Vodka puis vient s'assoir sur le canapé.
-« Rhad n'est pas là ? »
-« Ne change pas de sujet Minos. Nan il passe la nuit chez Val. Alors tu vas me dire ce qui te tracasse ? »
-« Mais tu sais bien. C'est l'autre là ! »
-« Qui ? Nan je ne vois pas, désolé »
-« Mais si, le nouveau voisin qui m'a fait remarquer que je me baladais à poil ! »
-« Ah oui ça… Et alors ? Tu es bien foutu, il ne faut pas t'en cacher… Quoi que j'aimerais à l'avenir que tu évites de te trimbaler dans la tenue d'Adam… Je veux que tes petits trésors ne soient réservés qu'à moi seul… »
Sur ce le brun vient se lover contre son amant pour joindre le geste à la parole. Minos les bras croisés boude encore. Eaque l'interroge :
-« Bon ce n'est pas un drame, tu t'en remettras et lui aussi va. Il vit seul ? »
-« J'en sais rien, tout ce que je sais c'est qu'il a une flopée de copains aussi bruyants que lui est méprisant »
-« Je ne l'ai pas encore vu, je mènerai mon enquête… Je n'aimerais pas que la vue de ton corps de rêve lui ait donné des idées… »
Minos tourne la tête incrédule vers son petit ami.
-« Quelles genres d'idées ? Ca va pas non ! Ne soit pas bête, pourquoi tu vas imaginer que tous les types que l'on peut croiser voudraient me draguer ? »
-« Parce que tu n'es pas jaloux toi peut être hein ? Et pourquoi pas ? Beaucoup d'hommes désireraient t'avoir mon chaton. Je défends mon territoire c'est tout »
-« Mais toi c'est différent. Tu provoques tous les regards c'est normal que je veille au grain. Moi mon attitude est irréprochable je te ferais dire ! »
-« Ouais, irréprochable c'est ça que tu me sors ? Sauf quand tu exhibes tes attributs à la vue de tout le monde ». S'esclaffe Eaque.
C'est un Minos vexé qui fuit dans son bureau.
Lundi matin, Eaque descend dans la cours de l'immeuble pour se rendre à son travail, il voit un homme nouveau entrain de déchiqueter des cartons et de les mettre dans le bac bleu pour le recyclage. Cet homme paraît bien étrange, son allure sportive ne le laisse pas indifférent, même s'il ne convoite personne d'autre que son Mimi chéri il ne se prive pas pour contempler les belles choses, et là, la chose prend la forme d'un Apollon admirablement bien fait. Il s'approche et se présente :
-« Bonjour vous êtes notre nouveau voisin ? Je m'appelle Eaque »
L'homme s'arrête, sourit, sort une topette de solution hydro-alcoolique, se frictionne les mains puis en tant une à son interlocuteur.
-« Bonjour moi c'est Shion ! Je ne sais pas, je viens d'emménager au sixième étage. Votre appartement ce trouve où ? »
-« Et bien au sixième tout comme vous. Nous somme voisins de pallier je vis juste en face avec mon ami. Dites si je puis me permettre… C'est vous qui avez vu mon ami à moitié nu lors de votre déménagement ? »
Shion réfléchit, qu'il semble bizarre ce voisin, pourquoi une telle familiarité ? Puis le souvenir revient à lui.
-« Ah oui ! Non ! Ce n'est pas moi mais mon compagnon, Albafica. En effet ils ont eus une légère altercation mais rien de grave. Je suis désolé si nous avons fait du bruit samedi, je crois que ça a dérangé votre ami… Ce n'était pas voulu »
-« Non ce n'est rien voyons, je comprends parfaitement. Nan mais, c'est que cet épisode moi personnellement me fait rire mais pas Minos. Depuis ce week-end il ne décolère pas que quelqu'un l'ait surpris dans une pareille posture. C'est de sa faute aussi mais bon c'était pour savoir c'est tout…
Les deux hommes rient de bon cœur, cependant Eaque ne perd pas le nord, il continue les investigations.
… Et sinon alors vous avez emménagez avec votre compagnon, vous êtes gays ? »
-« Euh oui pourquoi, cela représente un problème ? »
-« Non pas le moins du monde. Moi aussi je le suis, et ne vous en faite pas, le reste des copropriétaires sont ouverts d'esprits, depuis le temps qu'ils nous supportent Minos et moi, ils en ont vus des vertes et des pas mûres… »
-« Je suis ravi si vous me certifiez qu'il règne une bonne ambiance, tant mieux ! »
-« Bon je dois y aller, il faudrait que l'on s'organise un petit apéro dinatoire un de ces soirs hein ! Bonne journée à bientôt »
Comme ça, Eaque a obtenu le fin mot de l'histoire… Cet individu qui a vu Minos dans le plus simple appareil est effectivement gay mais ne représente pas une menace puisqu'il est en couple avec ce Shion. Homme bien beau malgré tout soit dit en passant… Il peut gagner son théâtre en toute quiétude, personne ne viendra poser ses sales pattes sur son petit Minos.
Shion finit de trier ses cartons. Aujourd'hui il peut se permettre de pendre plus tard, Doko assure la permanence de la salle et son premier cours de Ju-jitsu n'est qu'à dix heures il a tout son temps. Lui et son ami sont adeptes de la vie verte, c'est-à-dire qu'ils se revendiquent écologiques pure souche. Le sportif ne possède pas de voiture, préférant un mode de transport moins polluant tel que le vélo ou la marche à pied. Quand cela s'avère nécessaire il prend l'option du covoiturage ou se fait emmener par son ange bleu. Plusieurs fois par semaine il s'entraine et part courir pour entretenir sa forme. Il est ravi, le Parc de Monceau ne se trouve qu'à quelques minutes de son immeuble, il pourra aller faire son footing tous les jours !
D'ailleurs en tenue de sport il y va de ce pas.
Albafica lui est déjà au travail depuis longtemps, son premier patient l'attend à six heures et demi. Il n'a pas le choix que de se déplacer en voiture pour assurer sa tournée, même si la circulation dans la ville est des plus difficiles. Il conduit une Prius hybride troisième génération, elle ne génère pas d'émission de gaz inutile et offre un confort appréciable. Il se doit de changer de véhicule assez régulièrement vu les kilomètres qu'il avale, l'usure de son outil de travail double par rapport à une utilisation normale.
Son kit main libre est branché il reçoit un appel de Mû :
-« Oui allo Mû, ça va ? T'en est où ? »
-« Salut Alba, bah écoute ça va, je me rends chez Mme Roux là. Dis est-ce que tu peux me prendre mon dernier patient ? Je pense que j'aurai du retard, et je dois lui faire sa prise de sang pour son INR. Il doit partir avant cet après-midi mais j'ai pris du retard ce matin j'ai eu un souci… Ca ne t'embête pas ? »
-« Nan vas-y dis moi de qui il s'agit je vais intervertir mes patients »
-« Merci c'est sympa, il s'agit de Mr Leborgne au 55 bis rue Treilhard. Ca va aller tu vois où c'est ? »
-« Oui au pire je mettrai mon GPS. Aller je m'en occupe »
-« Bon courage pour le reste de ta tournée. Et au faite pendant que j'y pense, Dégel peut te remplacer pour le week-end du dix neuf/vingt octobre. Tu pourras aller rendre visite à ton père si tu veux »
-« Oh cool ! Je l'appellerai pour le remercier. Bisous »
-« Bisous ! »
Albafica s'engouffre dans une petite rue, l'inconvénient avec le domicile c'est de se retrouver dans des ruelles inabordables ou dans des rues payantes… Autant dire pratiquement toutes les rues qui arborent la capitale. Le temps passé au volant est quasiment le même que celui passé auprès de ses patients. Il sort de sa voiture, toque à la porte et entre chez Mme Berthaux.
Il rentre vers les alentours de midi sa matinée a été épuisante. Psychologiquement parfois son métier lui grignote son moral. Il se réchauffe son plat au micro-onde, sur la table un mot de Shion, il lui laisse souvent des petites attentions de ce genre.
« Je suis parti ce matin, je rentrerai plus tard que d'habitude, Saga veut me voir à son restaurant. Je te préviendrais dès que je serai sur le chemin du retour. C'est lui qui me ramènera ne vient pas me chercher. Je t'aime, je t'embrasse, vivement ce soir mon ange »
Il se sourit intérieurement, quel homme adorable il a là. Il mange en pensant à son bien aimé qu'il retrouvera ce soir, en attendant cette après-midi il a de la paperasse à remplir incombant à son métier. Il doit rentrer dans son ordinateur les nouvelles prescriptions médicales de ses patients, les recettes du jour, les bordereaux des virements des caisses d'allocations familiales, ainsi que de sortir les factures pour les soins du lendemain. Cette partie ne l'enchante pas des masses, lui préfère résider auprès des personnes dont il a la charge, le côté relationnel lui plait énormément. Enfin, résigné il s'en chargera, après tout Mû aussi concède aux mêmes exigences, personne n'y échappe.
Il établit les dernières factures quand il entend un vacarme assourdissant provenir de l'autre côté du couloir. Un bruit de marteau tape et tape toujours plus fort, ça n'en finit pas, il ne parvient pas à se concentrer. Patient, il attend depuis deux heures, mais ce bouquant ne cesse pas. Excédé il sort de son bureau, descend les escaliers quatre à quatre se rend dans son entrée, ouvre sa porte et part de l'autre côté du pallier. Le bruit tonne de ses chez voisins, évidement il ne pouvait en être autrement !
Il frappe à la porte, tambourine pour être précis. Rien. Il continue jusqu'à ce que la porte s'entre ouvre sur ce même personnage antipathique de la dernière fois. Son visage strict n'est pas des plus avenants, il le détaille de la tête aux pieds, l'homme lève la tête en signe de dédain et prend une moue hautaine.
-« Quoi il y a un problème ? »
-« Pardon ? Il y a un problème ? Mais comment oui ! Ca fait deux heures que vous menez un de ces raffuts ! C'était bien la peine de faire un scandale pour notre déménagement, vous pensez avoir tous les droits ou quoi ? Le tapage diurne vous connaissez ? ». Invective Albafica.
Minos s'appuie contre la porte les bras croisés, mon dieu ce qu'il peut paraître complaisant, il pue le snobisme. Il finit par répondre :
-« Mumm… Nous avons le droit de faire des travaux chez nous, nous respectons les heures, cher monsieur. Si vous ne supportez pas la vie en communauté, je vous conseille d'acheter une maison au fin fond de la forêt, ainsi vous ne serez dérangé par personne… De plus il vous faut faire des compromis vous aussi… Nous n'avons rien dit pour votre arrivée… Alors que vos amis ont carrément brailler dans les couloirs et le hall d'entrée, c'est bien simple, on entendait qu'eux… M'avez-vous vu faire un scandale ? Non »
Albafica se redresse, lui aussi affiche une attitude emprunt de fierté, il se contient pour garder son calme et respire profondément, plusieurs fois. L'envie de flanquer à cet homme son poing dans la figure le démange, mais cela serait malvenu.
-« Vous me faites rire, pas de scandale dites-vous ? Vous plaisantez j'espère ou alors nous n'avons pas la même notion de ce mot… Dois-je vous rappeler qui a hurlé telle une furie au beau milieu du couloir à moitié débraillé ? Ce n'est certainement pas mes amis ni moi très cher monsieur… Pouvez-vous mettre en sourdine vos gestes et travailler plus silencieusement ou est-ce trop vous demander ? Peut être ne vous préoccupez-vous pas de vos voisins. La liberté d'autrui s'arrête là ou commence celle des autres… »
Minos crispe sa mâchoire, cet énergumène l'exècre à l'extrême. S'en est fait, en moins de dix minutes il a réussi à le mettre dans une de ses colères sourdes qu'Eaque préfère éviter… Il en arriverait presque à devenir tout rouge, presque… Le point de rupture est franchi, il hurle :
-« Mais vous commencez par me courir sur le haricot vous ! Ca fait même pas une semaine que vous vivez ici et vous faite chier tout le monde ! Mêlez-vous de vos affaires ! On fera moins de bruit quand vos amis se tiendront à carreaux ! Sur ce je ne vous souhaite pas une bonne journée ! »
Sans ménagement il referme la porte d'entrée en la claquant comme habituellement. Abasourdi l'autre ne veut pas en rester là, il sonne de plus belle. La porte s'ouvre de nouveau sur cet homme, Albafica enchaine :
-« On ne coupe pas une conversation comme ça, c'est malpoli mais ça, je crois deviner que vous l'êtes et que vous en êtes fier en prime. Je n'ai pas terminé alors je ne tolérerai pas que vous me claquiez la porte au nez ! D'une mes amis ne vont pas se tenir à carreaux parce qu'ils ne font rien de mal, de deux nous avons fait moins de vacarme que vous, de trois essayez de vous tenir plus correctement, la civilisation ne s'arrête pas au pas de votre porte ! Si vous voulez passez pour un homme de Cro-Magnon soit, mais pas avec moi. Je vous prierais de vous tenir. Passe encore votre déconvenue de l'autre fois, heureusement que mes amis n'avaient pas d'enfant encore ! Ils auraient pu être choqué en voyant votre… Enfin votre… Vous voyez quoi… »
Les nerfs de Minos lâchent et bien comme il faut, il jurerait les entendre se rompre les uns après les autres, des petits claquements bien nets… Son cerveau se déconnecte, il ne voit plus que cette espèce de pseudo moralisateur avec un balai coincé dans les fesses entrain de lui mettre la honte. Il lui rappelle encore cet épisode épique qu'il tentait d'oublier. Et encore une fois il perd son sang froid et aboie en se rapprochant tout près de son maudit voisin :
-« Mon quoi !? Dites-le ça vous démange ! Ca vous amuse de me rappeler que vous m'avez vu à poil à chaque fois que vous me croisez !? Ca vous plait ma parole ou bien ? Faut m'expliquer là ! Lâcher moi la grappe avec ça ou je ne réponds plus de rien ! »
Un sourire moqueur s'étire sur les lèvres pâles, son regard se porte sur l'objet du délit, en effet il s'en amuse à chaque fois en voyant l'état d'énervement dans lequel se met cet homme austère. Minos continue :
« Et cessez de sourire comme ça ou bien je… »
-« Ou bien quoi ? Vous me menacer c'est bien ça ? Voyons, je trouve que vous perdez votre self control pour pas grand-chose… Peut être que je devrais vous donner l'adresse de mon cousin pour vous apprendre à gérer votre stress, il est sophrologue… Et pour ce qui est de votre anatomie intime, je suis au regret de vous annoncer qu'elle ne m'a pas plu, pas plus qu'elle ne m'a choqué. J'en vois tous les jours, alors une de plus ou une de moins ça ne fait pas une grande différence… Puisque nous nous sommes entendus et que vous allez redevenir raisonnable, je vous souhaite une bonne journée cher monsieur… Au fait je ne me suis pas présenté, Albafica Le Meur, votre nouveau voisin. Bonne journée ! »
Il se retourne et repart dans son logement en laissant un Minos dans un état avancé de fureur. Comment un blanc bec comme ça peut le mettre à l'amande avec autant de facilité ? Et comme si ça ne suffisait pas il ose se moquer de lui ouvertement ? Comment ose-t-il ? Pourtant d'habitude c'est lui qui gagne toutes les joutes verbales, sa répartie cingle à tous les coups ! Mais là on dirait bien qu'il a trouvé un adversaire à sa taille… Ce dandy manucuré le casse avec une telle facilité que ça en devient déconcertant. Sacrebleu et billevesée ! Il faut qu'il se calme sinon ça finira mal !
De retour dans son salon Minos est sorti de ses rêves de meurtres par son compagnon.
-« Alors c'était qui ? T'est tout rouge Minos qu'est-ce qu'il t'arrive ? »
-« C'était encore le voisin, il se plaint que l'on fait trop de bruit en tapant »
-« Et alors il faut que j'arrête mes travaux ? »
Un sourire malfaisant collé sur les lèvres, Minos rétorque :
-« Non mon chéri, continues. On a le droit de monter une étagère encore, nous sommes en démocratie. Et si ça ne lui plait pas à l'autre collet monté il n'aura qu'à déménager »
Toute l'après-midi il a entendu marteler contre les murs, les tremblements résonnent jusque dans son crâne ! Albafica se tape une migraine carabinée et ce à cause de ses nouveaux voisins. Il s'est bien foutu de lui l'autre chevelu guindé ! Ils n'ont pas arrêtés leur bazar malgré ses revendications ! Il veut la guerre, il l'aura…
Shion rentre vers vingt et une heures il trouve son petit ami dans la cuisine assis la tête enserrée dans ses mains, un cachet d'aspirine ainsi qu'un verre d'eau devant lui. Il s'inquiète :
-« Ca ne va pas Alba ? Qu'est-ce que tu as ? »
Ce dernier relève la tête, il affiche une mine affreuse, ses yeux se sont rétrécis en deux minuscules billes rondes, sa mâchoire est crispée.
-« Toute l'après-midi ! Toute l'après-midi Shion qu'ils ont tapé comme des timbrés ! ! ! J'ai la tête qui va exploser ! Je sentais mes dents vibrer tellement ils y allaient de bon cœur ! »
-« Mais qui mon ange ? »
-« Les voisins ! Qui veux-tu que se soit ! »
-« Et tu ne leur a pas demandé d'arrêter ? »
Le bleuté lâche un rire nerveux traduisant son état mental. Quand il commence à employer un ton sarcastique, c'est que la situation devient alarmante.
-« Non Shion je suis resté comme une dinde en attendant que ça passe… Evidement que j'ai sonné à leur porte en leur demandant d'arrêter ! »
Shion tique mais ne riposte pas, il conserve son calme légendaire, il poursuit :
-« Bon qu'est-ce qu'il c'est passé, soit plus explicite aussi... »
-« Ce qu'il c'est passé ! Tu veux savoir ce qu'il c'est passé ? Et bien ce qu'il c'est passé, c'est que l'autre bidule truc qui se prend pour la majesté de l'étage c'est foutu de moi ! On s'est pris le bec et puis je lui ai demandé de se calmer sur le marteau, mais résultat des courses il n'a pas cessé. J'ai même l'impression qu'il s'en donnait à cœur joie après ! »
-« Dis moi pas que tu t'es encore pris la tête avec !? Comment veux-tu qu'on s'intègre si tu t'écharpes continuellement avec eux ? Enfin Alba met de l'eau dans ton vin, ce n'est pas si grave s'ils font des travaux en journée. Ils ont le droit aussi. Tu ne supportes rien »
-« Je rêve ou tu prends la défense de ce grand échalas ? Tu es du quel côté ? »
-« Mais je suis du tiens bien sûr… Mais reconnais que tu abuses un peu depuis que nous avons emménagés… Ce sont nous les nouveaux venus, c'est à nous de nous adapter… Et puis je dois avouer que moi personnellement je ne le trouve pas désagréable cet homme… Je l'ai rencontré ce matin en sortant les poubelles… Il m'a paru sympathique, d'ailleurs il nous a invité à prendre l'apéro chez eux un de ces jours »
-« Quooooi !? Tu plaisantes j'espère ? On ne doit pas parler de la même personne ce n'est pas possible ! Sympathique tu dis ? Je sais bien que tu vois le bon côté des gens et que tout est rose dans ton monde mais tout de même, reviens sur Terre Shion »
-« Oui parfaitement sympathique je confirme. Eaque me semble un homme bien de prime abord »
-« Le grand chevelu dégingandé ? »
-« Nan, celui dont je te parle il n'a pas les cheveux longs, il est brun. Pourquoi tu parles de qui ? »
-« Du grand échassier avec les cheveux blancs »
-« Ah ça doit être son copain, euh je crois qu'il ma dit qu'il s'appelle Minos, si je ne me trompe pas… Oui c'est ça. Ils sont en couple eux aussi. C'est génial ça ! On pourrait se faire un autre couple d'ami gay tout comme nous ! »
Albafica faillit s'étrangler à la supposition de son ami.
-« Hein ! Ca ne va pas ! Jamais je ne passerais une soirée dans la même pièce que cet arrogant personnage ! Plutôt mourir… Au fait je suis désolé avec tout ça je ne t'ai pas demandé pourquoi Saga voulait que tu passes le voir… Rien de grave ? »
Shion s'assoit à côté de son ami.
-« Non, non rien de grave, il voulait me demander de lui rendre un petit service. Si je pouvais faire des extras le week-end et les aider à leur restaurant. Un de leur nouveau serveur vient de claquer la porte… »
-« Encore ? Mais c'est une habitude chez eux. Il c'est passé quoi cette fois-ci ? »
-« C'est Kanon qui a fait des siennes pour ne pas changer. Apparemment il était constamment sur le dos du pauvre serveur, lui criait dessus toute la journée, rien n'allait jamais. Tu le connais, c'est une vraie tête de cochon… Il y va un peu fort parfois, mais bon c'est Kanon que veux-tu que je te dise ? »
-« Et je suppose que tu as dis oui… »
-« Bien sûr, ils nous ont aidés pour le déménagement, je ne vais pas les laisser dans la mouise. C'est plus pour le samedi soir en faite, et quelques vendredis »
-« Bah voyons, comme ça on ne pourra pas se faire des soirées en amoureux »
Shion s'approche de son ami, tend sa main pour lui caresser la joue. D'un ton doucereux il lui dit :
-« Mais nous vivons ensemble vingt quatre heure sur vingt quatre, on passe tout notre temps ensemble. Ce n'est pas quelques malheureuses soirées en moins qui vont nous empêcher de nous organiser des soirées romantiques… »
Shion pose sa main sur celle de son compagnon, l'embrasse tendrement. En mettant fin à l'échange l'infirmier valide :
-« Tu as raison, enfin bon… Vive Kanon est son caractère de cochon »
La semaine s'écoule gentiment nous sommes déjà mardi huit octobre, Saga revient du marché avec un apprenti pour décharger les courses et pouvoir établir le menu du jour. Dans les cuisines s'élève la vois forte de son frère, encore entrain de transmettre ses directives aux commis de cuisines.
Les jumeaux terribles sont inséparables. Depuis leur enfance personne ne peut entrer dans leur monde, ils doivent en accorder l'accès aux intrus. Saga est très protecteur envers son cadet, son parcours ne fut pas des plus facile. Ses parents le rejetaient plus ou moins, préférant de loin leur aîné, fierté de la famille, alors que le petit Kanon passait pour la brebis galeuse, la canaille. Il inventait sans cesse de nouvelles bêtises pour attirer l'attention de sa mère mais rien n'y faisait, il passait en second face à son jumeau. Il en résulte des fêlures qui ne sont pas soudées… Il a besoin d'être rassuré en permanence et d'être entouré par ses proches, il ne supporte pas de se retrouver seul.
Saga s'en veut pour toute l'attention qu'il suscite depuis tout petit. C'est pour cette raison qu'il couve et veille sur sa douce moitié avec autant d'acharnement. Sa culpabilité le ronge, il s'évertue à se racheter aux yeux de son frère, même si celui-ci ne lui en veut pas le moins du monde, au contraire, il porte son aîné aux nues. La relation qui les lie est très fusionnelle, bien plus que ça, on pourrait confirmer qu'elle est étouffante. Cependant les jeunes hommes ont su trouver leur équilibre dans ce château de carte brimbalant.
Le plus âgé des frères fit ses études hôtelières classiquement, puis se dirigea vers une spécialisation en gestion. Il monta son restaurant et engagea son frère qui descendait vers la mauvaise pente, enchainant les petits boulots, les périodes chaotiques, et les plans foireux.
Le Calydon fait la fierté des deux frères Costa, prunelle de leurs yeux ils y mettent tout leur temps ainsi que toute leur dévotion. Il se situe dans le quartier latin à la frontière du sixième arrondissement, lieu parfait pour leurs spécialités grecques. La réputation de leur établissement ne cesse de croître, elle a obtenue une étoile au guide Michelin. C'est en parti grâce à leur chef cuisinier, le très réputé maître Aiolia.
La rénovation des lieux demanda énormément d'investissement personnel de la part des jumeaux, ils ont pratiquement tout fait tous seuls, avec l'aide de quelques amis. Notamment grâce à la participation d'Angelo, le compagnon de Mû. Il s'y connait en bricolage, plomberie, électricité, c'est une espèce de touche à tout. Et le résultat final en vaut grandement le coup puisque le cadre est superbe, rendant le lieu actuel et raffiné.
La salle de restaurant proprement dite s'étend tout du long, une rangée de table est placée le long du mur couronné de hautes fenêtres arrondies, tandis que sur l'allée centrale une deuxième rangée de table s'impose. Le parquet flottant en bois de noyer contraste avec le verre des tables ainsi que les sièges blancs design. Les murs sont habillés en lambris de la même couleur que le sol. Cependant les lumières bleues que diffusent les barres de néons au plafond dénotent une ambiance sous-marine. On se croirait dans un navire futuriste. Tout le long du mur faisant face aux fenêtres se plante la réception suivie du bar plus loin au fond de la salle. Un bar blanc moderne décoré de plantes vertes, au dessus duquel sont suspendus des luminaires ronds argentés. Des petites touches de verdures sont disséminées sur les tables avec des compositions florales ainsi que dans les coins de la pièce. Entre chaque pan de mur entrecoupé de fenêtre se loge des tableaux aux thématiques aquatiques. Pour faire la transition des lieux entre la réception et la salle, des statues antiques occupent les interstices. Pareil pour le sas entre le bar et les cuisines.
Au fond à gauche après le bar un escalier en vieilles pierres descend dans une deuxième salle plus intimiste, elle sert aux réceptions et aux réservations privées. Elle est décorée dans le même esprit que la première, seulement une cave y a été aménagée pour les « bons clients ». Cet endroit est non seulement accueillant mais remarquable autant sur le plan esthétique que sur le plan fonctionnel, Saga a su crée un endroit unique.
Ce dernier entre dans les cuisines, une réunion s'y tient. Enfin en vérité, Kanon gronde sur ses employés alignés bien docilement en rang. Personne ne prononce une parole, ils attendent que l'orage passe. Saga le coupe :
-« Bon Kanon que t'arrive-t-il encore ? Tu ne peux pas les laisser travailler tranquillement ? Ils savent ce qu'ils ont à faire. Et la mise en place des tables n'est pas prête encore »
-« Ah tu tombes bien Saga ! J'étais entrain de les briffer justement. Oui je sais que rien n'est prêt, puisque tout est fait de travers ! Nan mais regardes-moi ça ! C'est pas avec des mous du genou pareils qu'on va arriver à quelque chose ! »
Son frère tousse en signe de mécontentement, il n'aime pas les crises d'autorité, parfois il est obligé d'y passer mais là c'est sur son frère que sa colère se porte et il ne désire pas le sermonner devant ses subordonnés.
-« Bon, bon, vous pouvez reprendre vos activités, hop, tous à vos postes. Kanon tu peux me suivre s'il te plait ? »
-« Où ça ? On a encore pleins de choses à faire ! »
-« Oui et bien ça attendra, allons dans la salle du bas »
Ils descendent dans la salle de réception. L'aîné invite son cadet à prendre place autour d'une grande table ovale, le suivant à son tour. Kanon impatient prend la parole :
-« Que veux-tu me dire ? »
-« Je sais que tu prends ton rôle très à cœur et que tu t'impliques à fond, j'apprécie tous les efforts que tu fournis. Sincèrement. Seulement Kanon… Si tu pouvais te montrer moins impulsif et nerveux auprès de nos employés, ça m'arrangerait vois-tu… »
L'air surpris son cadet réfute :
-« Mais enfin Saga de quoi tu parles ? Je ne fais que remotiver les troupes. Tu verrais l'équipe de bras cassé, c'est navrant ! Il faut sans cesse les surveiller et les reprendre. La preuve tous les nouveaux ne tiennent pas plus d'un mois. Ils sont des petites natures pour abandonner un poste aussi vite »
-« Oui d'accord. Mais ne crois-tu pas que les torts viennent de toi ? Tu n'es pas obligé de te montrer aussi dur pour te faire respecter… Au contraire, tu démotives nos serveurs, commis, maîtres d'hôtel, cuisiniers, chef pâtissier, sommelier… Bientôt c'est bien simple nous allons nous retrouver les seuls ici à faire la plonge et la cuisine. Si tu arrives à faire fuir Aiolia je ne te le pardonnerai pas. Tu peux déjà te préparer à courir, et vite, très vite… »
-« Tu veux que je fasse quoi alors ? ». Persiffle vexé Kanon.
-« Que-tu-te-taises ! Ca fera le plus grand bien à tout le monde ! Et pendant que j'y suis, vu que tu as réussi à faire fuir tous les serveurs de la ville, j'ai demandé à Shion de venir nous aider les week-ends en extra. Il a gentiment accepté, alors si tu ne veux pas perdre un ami, abstiens-toi de te fâcher avec lui merci »
Cela se manifeste éprouvant de gérer le caractère sanguin de Kanon, il faut sans cesse trouver des subterfuges pour éviter de le vexer mais en le remettant à sa place. En faite, il faut marcher sur des œufs, et ce, chaque minute qui passe de chaque jour qui s'écoule… C'est un jeune homme brute de décoffrage, cash n'ayons pas peur des mots. Tandis que Saga prend des gants pour emmitoufler la vérité. Il n'aime pas blesser les gens, alors il enjolive des remontrances ou des vérités crues. C'est un sage comparé à son frère, mais ils se complètent assez bien.
Saga retient son interlocuteur préféré une seconde encore :
-« Au faite Kanon, si ça ne te dérange pas, est-ce que tu pourras apporter sa tenue à Shion quand tu auras le temps ? Il faut qu'il l'essaie avant la semaine prochaine pour savoir s'il elle lui va ou pas… »
-« Mouis, mouis j'irai. C'est tout ? Je peux y aller monsieur le chef ? »
-« Oui vous pouvez disposez mon brave ». Accentue son frère sourire éclatant en avant.
Ce soir Rhadamanthe dormira chez son nouveau petit ami comme bons nombres de soirs depuis leur annonce officielle. Si Valentine semble voler sur un petit nuage tout rose bariolé de cœurs, l'anglais quant à lui se montre plus réservé. On devine mal ses pensées, il ne laisse rien transparaître, il affiche une poker face d'un bout à l'autre de l'année. Qu'il soit heureux, triste ou en colère on ne voit pas la différence.
Valentine chantonne en préparant le diner dans sa cuisine, tandis que Rhadamanthe se détend au salon avec un bon verre de scotch. Il savoure les bonnes choses, étant issue d'une classe bourgeoise, son éducation est quasiment parfaite. D'ailleurs ses manières, les projets qu'il entreprend tout est quasiment parfait chez lui, il réussit tout. Il est brillant au naturel, sans se forcer. Son diplôme d'avocat international il l'a obtenu sans aucune difficulté, ses stages il les a décroché avec aisance, son poste il l'a gagné haut la main, dépassant tous les autres candidats. Son patron l'a nommé à la tête du service juridique de sa firme, Rhadamanthe est l'homme de l'ombre mais qui dirige tout s'en se faire remarquer.
L'avocat ne ressent pas le besoin de vivre auprès de quelqu'un, il se suffit à lui-même, conserve son tempérament indépendant, il n'aime pas être attaché à une autre personne. Il déteste devoir se justifier sur son emploi du temps et de devoir rendre des comptes, il lui faut une moitié qui lui laisse sa liberté sans l'étouffer. Quand Valentine l'a rejoint à Pékin pour lui déclarer sa flamme, il l'a accueilli pragmatiquement, pesant le pour et le contre. Certes, il connait le jeune comédien depuis un certain temps, et ce grâce à Eaque, mais auparavant il n'a jamais pensé à lui d'une manière plus intime.
Il n'est pas de nature passionnée, tout doit découlé d'un raisonnement bien fondé avec l'anglais. Chaque chose se passe pour une raison donnée. Alors quand Valentine lui criait son amour devant ses yeux suspicieux, il s'est laissé tenter, pourquoi pas lui après tout ? Il le connait, il reconnait que son physique ne lui déplait pas, loin de là. Valentine possède un charisme certain de part son métier, il a une âme de bohème, il est romantique. Ses qualités d'hommes ne sont plus à prouver, il fait part d'une grande dévotion envers ses amis, il est serviable et chaleureux. Oui, Valentine semble un choix judicieux pour construire une relation.
Ce dernier revient au salon tout guilleret de la tournure que prend sa vie. Depuis le temps qu'il attendait ça ! Depuis le temps qu'il tournait autour du blond détaché, là son obsession se concrétise ! Rhadamanthe est là présent sur son divan, rien que pour lui. Sa peau il peut la caresser, son corps il a l'autorisation de le faire sien, sa bouche la permission de la prendre… Rhadamanthe est à lui et à lui seul, qu'on se le dise. Sans demander son reste, Valentine se met à califourchon sur son précieux, son bassin se colle aussitôt sur les cuisses fermes. Le comédien épouse les formes de son amant en se lovant contre son buste, de suite sa langue par à la découverte des aspérités du cou laiteux. S'amuse à jouer avec la bouche de son blondin pour la délaisser et se concentrer sur une épaule découverte, Valentine commence déjà à le déshabiller. Pendant ce temps, imperturbable, Rhadamanthe continue de siroter son verre tranquillement, entre deux baisers une gorgée coule dans sa gorge. Ses baisers ont le goût de bourbon, Valentine s'enivre de ce nectar ambré qui persiste sur les lèvres fines. Cela le met dans tous ses états, sa drogue s'appelle Rhadamanthe. Il en demande des doses de plus en plus fortes, de plus en plus importantes.
Le polo impeccable de l'anglais n'est plus qu'un souvenir, il git au sol. Sa chemise va pratiquement se retrouver dans le même état. Valentine dégrafe chaque bouton en profitant pour promener ses doigts agiles sur les pectoraux frémissants. Il faut un certain temps pour éveiller l'envie du blond, mais quand celle-ci prend berceau dans son ventre, plus rien ne peut la contenir. Ce dernier se penche tout en soutenant son doux fardeau pour poser son verre sur la table basse – cela serait dommage de tâcher le canapé – se cale contre le dossier puis bascule la tête de Valentine en arrière en tirant sur ses cheveux rosés. Quand on ose réveiller la bête endormie on en subit les conséquences… Qui plus est, l'anglais est un dominant, ce mot prend tout son sens en cet instant.
Sa poigne empêche le rosé de tenter quoi que se soit, il se soumet à son amant exigent point. Et il se tait en prime. L'homme viril déploie sa fougue sur la gorge nue, ses baisers se font féroces, bacchanals. Avec ses mains il maintient la prise des hanches adverses, maintenant Valentine est sa proie. Il gémit de contentement, lui est sa chose consentante. Rhadamanthe se lève en portant en tailleur et en emmenant sa victime dans sa chambre. Sans ménagement il le balance sur le lit. Les yeux du comédien luisent d'une touche d'excitation mêlée à de l'appréhension, la suite risque de se révéler houleuse… En effet, ses doutes se certifient quand le blond s'agenouille derrière lui en le dominant de sa hauteur. D'une main ferme il retourne sa proie à quatre pattes, celui-ci semble ravit, ses cris en sont la preuve. Preuve qui sera donnée à ses voisins qu'ils le veuillent ou non… Valentine subit pour le restant de la soirée les assauts répétés d'un prédateur en quête de chair fraiche.
(suite…)
Bonjour, bonsoir à toutes et à tous.
Nous avons découvert les frères Costa ainsi que l'intimité du couple Rhada/Valentine.
SaintFiction : merci pour ta gentille review. Et bien concernant le couple Alba/Shion c'est une première. Je ne l'ai jamais traité avant, ce sont des fanarts qui m'ont fait aimé ce couple. Je suis super ravie si ça semble « naturel » à la lecture. Je les aime bien les deux ensemble. Et merci pour ton compliment, si j'ai pu te faire aimé le Minos/Alba ne serait-ce qu'un tout petit peu j'en suis honorée… ^^
Il est vrai que je l'adore ce couple ! Ah Eaque reste inaccessible pour ce pauvre Rune, et Minos a bien raison de s'arracher les cheveux, ce fourbe guette Eaque dans l'ombre. Lol
Il n'a pas fini de se faire des cheveux blancs, hi hi elle est facile. Bisous.
NdA :
Calydon : référence à la mythologie grecque sur les frères Castor et Pollux.
Costa : anagramme de Castor, eh eh très original Peri ! J'ai trouvé finalement que ce nom leur allait bien. Ca me fait penser à un nom d'origine méditerranéenne aussi, grecque ça irait bien. Et puis ce nom est classe, il leur correspond bien.
Minos et Albafica font connaissance et se détestent cordialement, cela promet des évènements à venir hauts en couleur…
Prochain chapitre : Des rencontres qui changent une vie.
Déjà nous verrons Eaque à son théâtre en proie à un Orphée revendicateur. Depuis le temps qu'il doit s'expliquer sur la production de sa nouvelle pièce… Cela ne sera pas facile pour lui. Et puis comme le titre du chapitre l'indique il y aura plusieurs rencontres fortuites…
Bises,
Peri.
