Ennuyé par le manque d'explication d'Evalia, je me décrocha enfin de mon Starkphone, retournant non-chaleureusement aux discussions qui sévissaient autour de la table de réunion. Tous étaient plus ou moins d'accord pour dire qu'ils étaient déçus par ma non motivation pour leurs projets respectifs. Mais quand les arguments ne sont pas valables et manque d'un grand sens logique, il est tout à fait normal que je me vois dans l'intérêt de mettre de côtés des projets qui sont tout de même aussi vital pour mon entreprise.

Mon regard se tourna ensuite vers Pepper, qu'est-ce que j'aurais aimé la laisser seule avec eux après avoir sortit une excuse afin de prendre mes jambes à mon cou pour aller voler à l'extérieur ou encore aller améliorer mes gadgets dans mon atelier.

Et pourtant, je m'étais décidé de rester jusqu'au bout de la torture, quand on commence, autant terminer, et je l'avais appris à mes dépends depuis des années d'ailleurs, depuis qu'Evalia était venue au monde, bien que je ne l'ai jamais regretté vue qu'elle est mon trésor le plus précieux.

Ce fut avec patience que je patienta la fin de la réunion une bonne vingtaine de minutes plus tard, j'en étais enfin délivré. Je sortis de la pièce, rapidement suivit par Pepper. Qu'est-ce qu'elle pouvait être collante ? Pourtant je m'arrêta pour la regarder ainsi que pour savoir ce qu'elle me voulait. Bien que mon instinct me disait que cela ne valait rien de bon et comme d'habitude, mon instinct ne se trompe jamais, je l'entendis jacasser ce que je ne voulais pas entendre : Des « Mr Stark » par-ci, et des « Oui mais se sont tous de même nos collaborateurs et vous leurs devez le respect » par-là, pour qui elle osait se prendre ? Pour ma mère ? Pour mon père ? Ou pour ma fille ?

Cette dernière idée me sortit tout aussi rapidement qu'elle ne m'était venue, jamais Pepper ne sera ma fille, déjà dans le plan d'âge et aussi du fait qu'Evalia me suffit amplement par son caractère et ses attitudes d'adolescente rebelle.

Pepper continua son interminable discourt, et j'étais certain que cette fois elle ne le terminerait pas avant qu'elle n'ait un mot de ma part, mais en cet instant je n'en avais pas envie.

En douceur, je leva la main, lui demandant de se taire, cela devenait tellement insupportable que j'ouvris les portes de l'ascenseur, ordonnant calmement à J.A.R.V.I.S de me diriger vers mon étage personnel, allant par la suite dans mon atelier atelier semblant parfaitement vide et pourtant désordonné, il y avait sur une des tables au loin, quelques livres de sciences, je savais parfaitement à qui ils étaient Evalia. Elle adorait les sciences, passant énormément de temps avec moi pour observer chacun de mes faits et gestes, même lorsque ses amies étaient invitées, enfin quand elle en avait. Avec ce nouveau départ, ce nouveau lycée, elle s'en est éloignée, car n'y étaient pas acceptées, et je sais parfaitement qu'elle en souffrait déjà, surtout être loin de Roxanne et Lola, ces trois mousquetaires... Ces inséparables...

Je savais ce qu'elle ferait à la fin de la journée, elle irait les retrouver et donc s'éloigner un peu de la maison, comme elle le faisait habituellement pour éviter de dévoiler notre secret...

Je m'approcha de la table d'Evalia, rangeant un maximum de ses affaires, tout en mettant un de mes éternel CD d'AC/DC, qu'est-ce que je pouvais en écouter une fois seul dans mon atelier, cela me permettait de ne pas me sentir seul, surtout depuis mon divorce... Divorce dont je m'en souvenais parfaitement. Tout était arrivé du jour au lendemain... Alors que je ne m'y attendais pas, j'étais heureux, riche, pas seulement par l'argent, mais aussi riche de l'amour qu'il me manquait, j'étais père de famille, j'avais une femme, magnifique et dont Evalia a prit chaque trait que j'aimais chez elle sa gentillesse, ses cheveux, ses yeux et son nez. Elle était magnifique... Même si je souhaitais l'oublier, je n'y arrivais pas... Le souvenir de ce jour, me revenant comme jamais...


C'était une journée de décembre, je m'occupais calmement d'Evalia, je profitais enfin de la journée en compagnie des deux femmes de ma vie. Jena, mon ex-femme, nous regardait souriante, alors qu'Evalia, deux ans à l'époque, me tirait les cheveux avec un magnifique sourire sur les lèvres, et je me laissais faire, lui bisant le front la faisant rire avec le sourire, c'était tellement bien de la voir ainsi.

Jena aimait nous voir ensemble, et cela me faisait plaisir de les voir près de moi, mais pourtant je sentais que son regard était différent depuis plusieurs temps déjà, mais nous n'en n'avions jamais parlé, et je pensais pas que ce jour allait arrivé.

Evalia me regardait tout en gardant son sourire tendre, et cela me permettait de continuer à me sentir heureux en famille. Je la repris dans ses bras, la serrant doucement contre moi et m'approchant de Jena, lui souriant, et l'embrassant sur la tempe d'une manière délicate tellement j'avais peur de briser ma famille.

J'avais besoin de savoir, de lui demander ce qui m'échappait dans notre couple. Était-ce à cause de mon travail ? Était-ce parce que je la laissais souvent seule avec notre fille, et que je n'étais pas capable d'être le père que j'avais voulut être avec elle à sa naissance. Alors que je caressais le dos de notre fille, je croisais le regard de Jena, il n'y avait plus la lueur d'autrefois.
_
Tony donnes moi Evalia s'il-te-plaît !

_Hein ? Mais pourquoi ? Elle est bien là avec moi ! Regardes là, elle en rit même !

_Non mais tu ne comprends pas Tony ! Donnes-moi ma fille...

Évidemment, je ne voyais pas où elle voulait en venir, son ton était froid, indifférent, sans l'amour qu'elle avait habituellement, et pourtant je lui donna notre fille, avant de m'apercevoir qu'elle partait dans la chambre de la petite, la suivant pour ne pas rater le coucher d'Eva, mais ce n'était pas ce que j'y vis, c'était totalement différent. Elle était en train de faire les bagages. Elle me l'enlevait. Mais pourquoi ? Je ne savais pas pourquoi, celle que j'aimais partait avec le fruit de notre amour, je ne savais pas pourquoi elle me la retirait, alors que je les aimais tellement.

Je m'approcha encore plus, et posa ma main sur le poignet de Jena.

_Chérie ?

_Ne m'appelle pas comme cela Tony ! Ne m'appelle plus jamais comme cela !

_Jena... Qu'est-ce qu'il se passe, et pourquoi tu fais cela ?

_Je pars avec Eva ! Je veux plus rester avec toi ici Tony ! Je veux que notre fille vive loin de toi, de ton image imposante, et puis cela fait quelques temps que je ne ressens plus rien pour toi... Alors s'il-te-plaît Tony, laisses nous partir, mais tu auras toujours notre fille quand tu le voudras, mais je veux pas rester !

Sa voix était sincère et les mots étaient dure, je ne pouvais pas accepter ce qu'elle me disait, j'avais énormément de mal à emmagasiner. Alors ma « femme » et ma fille partaient, disparaissaient si soudainement de ma vie, surtout à l'approche de Noël, je ne pouvais pas accepter ce genre de situation, les larmes coulèrent sur mes joues alors que je les voyais partir... C'en était donc fini...


Mon regard reprit la réalité, je regardais l'ordinateur face à moi, tout en chipotant à une bague, une bague que je connaissais plus que par cœur, c'était la bague que j'avais en temps qu'alliance, une alliance qui n'existait plus et que la seule trace de ce passé était Evalia, le seul lien qui existait encore, et que je chérissais encore chaque jour.

Lentement j'entendis une sonnerie d'appel. Qui me dérangeais cette fois ?

Je priais pour que cela ne soit pas Pepper...

Evalia.

Quand elle appelle c'est que ce n'était pas toujours bon signe. Je décrocha rapidement, mais l'entente de sa respiration, me fit comprendre qu'elle pleurait.

Encore, qu'est-ce qu'il se passait ? Qui lui avait fait du mal ?

_Allô ? Fis-je rapidement.

_Papa c'est moi... Je crois que j'ai fait une connerie...

Le ton de sa voix n'était pas rassurant du tout, et pourtant je devais l'être avec elle.

Prenant appuie sur la table de mon atelier, je l'entendais pleurer, je sentais qu'elle était véritablement mal. Je ne me doutais pas que ce nouveau départ était tellement dure pour elle, c'était totalement normal d'aller en cours, mais qu'est-ce qu'il se passait ?

J'essaye d'aborder un comportement encore rassurant, enfin le plus rassurant possible.
_Ma chérie, est-ce que tu pleures ? Pourquoi ?

_J'ai fait une connerie... Je sais pas te l'expliquer comme cela, je veux te voir en face...

_Je... Evalia... On se reverra se soir, n'essaye pas de rentrer, je suis à la maison et je demande à J.A.R.V.I.S de savoir ou tu es, alors maintenant tu fais le maximum, tu sèches tes larmes jusqu'à ce qu'on se voit et tu vas en cours, connerie ou pas connerie.

Je venais de faire une erreur au vue de sa réponse rapide, mais je n'en avais pas le choix, je perdais patience.


Le chapitre 2 de Tony est aussi en ligne, n'oubliez pas, un petit commentaire fait toujours plaisir à l'auteur, n'oubliez pas, je prends tous les commentaires en comptes.

EvaliaStark