Bonjour à tous, merci de continuer de suivre ma fiction, ça me fait très plaisir :). Donc, du lourd pour ce chapitre, du gore à la pelle si vous préférez... Juste un conseil : éviter de manger pendant que vous lisez ce chapitre ^^. Et encore une fois, ÂMES SENSIBLES S'ABSTENIR !


Chapitre 4 – La vengeance commence.

Il était trois heures et demi. Cela lui laisserait une marge de deux heures avant que Phinx vienne le rejoindre. Il n'avait jamais été aussi surexcité de toute sa vie. Il pouvait sentir les battements rapides de son cœur dans sa poitrine. En l'espace d'une seconde, il s'était même dit que les hommes en noirs pourraient savoir que quelqu'un se tenait à l'entrée de leur repère juste au bruit de son pouls.

Son plan allait commencer d'un moment à l'autre. Il avait longtemps hésité à savoir de qui, entre le chef et ses hommes, il allait tuer en premier. Les hommes ? Il pourrait ainsi garder le meilleur pour la fin. Ou le chef ? Pour donner un aperçut de ce qu'il était capable de faire. Finalement, il avait opté pour tuer le chef d'abord. Premièrement pour la dernière raison, et deuxièmement pour faire enrager ses hommes, qu'il puisse au moins s'amuser un peu ! Ces derniers temps, il n'avait plus tellement eu l'occasion de se battre réellement, un peu d'exercice ne pouvait lui faire que du bien.

Il se tenait devant deux immenses portes en fer. Derrières, ils l'attendaient avec impatience. Il était temps d'y aller maintenant. Il ne pouvait plus faire marche arrière. Et même s'il aurait pu, il ne l'aurait fait pour rien au monde. Il posa la paume de ses mains sur les deux portes. Pendant un instant, il ferma les yeux et souffla. Il les rouvrit avec un regard de détermination. Ça y est, c'est partit. Il poussa les deux lourdes portes de métal et pénétra dans le hangar.

La première chose qu'il remarqua fut l'odeur qui régnait dans ce lieu : un mélange de poussière et de rouille. Il observa rapidement l'espace dans lequel il se trouvait. Il faisait plus ou moins sombre plus on s'enfonçait vers le fond, mais les murs étaient encore distinguables. Ceux-ci étaient ornés de différentes chaînes rouillées ou autres outils sans noms, que le temps avait rongé.

Il s'avança encore puis s'arrêta. Ils étaient tous là, devant lui. Combien étaient-ils ? Environ soixante-dix, si ce n'était pas quatre-vingt. Il le regardaient tous, tels des chiens affamés près à bondir sur leur proie. Ils étaient armés de différentes armes aussi inutiles les unes que les autres. De toutes façons, ils n'auraient pas l'occasion de s'en servir. Leur chef se tenaient au milieu d'eux, légèrement plus avancé. Il prit la parole.

- Bienvenu ! Dit-il avec un grand sourire. Comment vas-tu ?

- Ne joue pas à ça avec moi, répliqua Feitan sur-le-champ.

- Oooh ! Et bien, que t'arrive-t-il ? N'es-tu pas heureux de nous retrouver ? Nous savions que tu finirait par venir un jour ou l'autre. Tu n'a pas tellement changé, je trouve...

- Je ne suis pas ici pour plaisanter. J'ai dit que je reviendrai pour tous vous tuer, ce jour est arrivé.

- Haha ! Tu es bien prétentieux ! Tu crois vraiment pouvoir faire quelque chose contre nous ? Laisse-moi rire ! Tu sais, un jour, j'ai appris que tu avais rejoins la très célèbre Brigade Fantôme. Je t'en félicite. Mais, même si vous êtes réputé pour être les plus dangereux, cela ne veux pas forcément dire que tu es fort. C'est facile de rester en retrait lorsqu'il y a une attaque ! Mes gars m'ont dit que avais refusé le combat tout à l'heure, cela veut tout dire.

- Libre à toi de croire tout ce que tu veux.

Aussitôt qu'il eut fini sa phrase, il s'avança lentement en direction du chef. Des hommes virent lui barrer le chemin.

- Sache juste que je me suis grandement amélioré dans l'art de tuer, et il est même possible que j'aie participé à plus de massacre que vous, expliqua t-il sur un ton extrêmement calme et froid. Ah oui, et de tout les membres de la brigade, je suis celui qu'il faut absolument éviter de mettre en colère. C'est in conseil que je vous donne. Vous feriez mieux de vous en souvenir...

Tout en disant ça, il s'avançait de plus en plus vers le chef. Les hommes qui lui servaient de gardes du corps commencèrent à hésiter, sentant comme une menace arriver sur eux. Certains firent un pas en arrière et proliférèrent des menaces à l'encontre de Feitan.

- Vous croyez vraiment pouvoir m'arrêter avec ça ?

Soudain, il disparut. La tête des six hommes qui constituaient la garde du chef volèrent au même instant dans des geysers de sang. Le chef disparut d'un coup. La panique commença à gagner les autres hommes. Il était rapide. Il était même sacrément rapide ! Ils n'avaient rien vu venir. Où avait-il emmené leur chef ?

Pendant que les hommes en noirs se retournaient dans tous les sens, cherchant désespérément une signe de vie de leur patron, une voix coupa leur action : « C'est lui que vous cherchez ? »

Ils se retournèrent en direction de l'origine de la voix et retinrent des cris étouffés. Feitan se tenait debout à côté de leur boss. Ce dernier était attaché à quatre chaînes : deux grandes qui descendaient du plafond, et deux plus petite qui sortaient du sol. Il espérait qu'elle se trouveraient encore là, comme quand il avait été retenu par eux. Au cours de ses longues heures d'attente, ou de torture, il avait pu observer tout le vieil entrepôt dans tout les recoins. Et il se souvenait du moindre détail. Apparemment ils avaient choisi de conserver ces deux chaînes rouillées par le temps. Un des hommes lui avait un jour malencontreusement (pour lui) expliqué que ces chaînes faisaient parties de celles qui servaient à sceller le nen de celui qui s'y trouvait enchaîné. Encore une fois, ils n'avaient rien changé concernant ce détail non plus. Voyant la situation dans laquelle se trouvait leur boss, les hommes commencèrent à se précipiter sur lui.

- Je ne ferai pas ça si j'étais vous.

Ils s'arrêtèrent subitement. « Hein ? Et pourquoi ? » retentit une voix.

- Sinon...je le tue.

D'habitude, cette simple phrase n'arrêtait pas souvent ses adversaires, mais cette fois, il savait que ça allait être différent. D'abord, parce qu'il était sérieux, les hommes le voyaient bien. Ensuite, le ton glacial avec lequel il avait prononcé ces quelques mots les avaient comme figés sur place. Mais la raison pour laquelle il savait qu'ils ne feraient rien était le pouvoir que leur chef exerçait sur eux. Il privilégiait sa vie plutôt qu'à la leur, se fichait de leur mort et était très autoritaire. Une fois, un de ses hommes avait refusé d'obéir à un de ses ordres. Il l'avait tout se suite envoyé, d'un simple coup de poing, s'écraser le crâne dans le mur. Il était puissant, très puissant à leur yeux.

Mais la situation présente leur posait un énorme dilemme. Devaient-ils aller le sauver, en ignorant les menaces de Feitan ? Ou devaient-ils juste obéir à ce qu'il disait et rester passifs ?

Feitan savait exactement ce qu'ils étaient en train de penser et souri, sourire que certains des hommes purent lire sur ses yeux. Pour semer encore plus la confusion, il débâillonna leur chef. Comme il le croyait, ce dernier vociféra :

- Eh bien ! Qu'est-ce que vous attendez bande d'incapables ?! Venez ici tout de suite ! Que croyez-vous qu'il puisse me faire ? Je fais deux fois sa taille, si ce n'est plus !

Des hommes s'élancèrent sur le jeune homme. Ce dernier murmura un « Je vous avais prévenu... » audible seulement pour le boss enchaîné. Il saisi une de ses mains et il lui cassa un doigt, ce qui arracha un cri de douleur au boss. Encore une fois, ses subordonnés stoppèrent net. Feitan lui cassa un autre doigt. Un autre cri.

- Qu'est-ce que vous attendez à la fin ? Je vous avais dit qu'il ne me tuerait pas ! Il n'est pas assez courageux pour ça !

- Je vous déconseille fortement de faire un pas de plus car, non seulement sa douleur en sera d'autant plus forte, mais aussi parce que je vous tuerais aussi, dit-il en leur lançant un regard noir avec une lueur de folie. Et pour information, ce n'est pas parce que je ne le tue pas tout de suite, que je ne le ferai pas. Tu devrais le savoir pourtant, dit-il en en se retournant vers lui. Ta mort sera précédée d'une longue agonie dont tu n'as même pas idée.

Il regardait le chef dans les yeux, et même si Feitan était beaucoup plus petit que lui, au simple contact de leur regard, l'homme sentit un frisson lui parcourir tout le corps.

- Tu vas goûter à tout ce que vous m'avez fait endurer...en mille fois pire !

Il cassa les doigts restant de l'homme. Ce dernier cria encore une fois.

- Tu cris beaucoup je trouve. Je n'ai pas le souvenir d'avoir été aussi bruyant... Bon, maintenant, les bras. Tu te souviens ? C'est toi qui m'a apprit qu'il fallait commencer petit à petit...

Il lui prit l'avant-bras. Celui-ci était musclé et robuste. Les mains de Feitan ne pouvaient même pas se refermer autour. Le chef eut un petit rire nerveux.

- Haha ! Qu'est-ce que tu crois faire, là ? Me casser le bras ? C'est bien joli de me casser les doigt, mais c'est bien la seule chose que tu puisse me faire !

Feitan le regarda dans les yeux et plaça le bras de l'homme juste sous son visage. Et, sans activer son nen, il commença à tordre lentement le bras de l'homme. Des craquements commencèrent à se faire entendre. Puis une bosse naquit sous sa peau. L'homme, qui avait déjà commencé à gémir, ouvrit des yeux rond et fixa son bras. Puis, toujours aussi lentement, la peau se déchira, libérant un liquide rouge foncé. Les deux parties de l'os sortirent l'une après l'autre du bras de l'homme dans une série de craquement sourds. Les deux parties qui constituait maintenant son avant-bras descendaient en-dessous des quatre-vingt-dix degrés. L'homme poussa un long hurlement rauque qui résonna dans tout le hangar. Les autres hommes se contentaient de regarder la scène, horrifiés et pétrifiés par la peur. Il étaient bien incapables de faire le moindre mouvement. Ils se trouvaient dans une situation des plus compliquée.

Quand il eut fini l'avant-bras, il passa au coude, puis remonta jusqu'à l'épaule en cassant en deux tout les os qui se mettaient sur son chemin. Après avoir fini le bras droit, il s'attaqua au gauche, puis aux jambes. Une petite flaque de sang s'était formée autour de sa victime.

Ils lui en avaient fait baver pendant des mois et des mois, et maintenant, il satisfaisait son désir de vengeance qu'il avait eut pendant ces heures de tortures. Ça faisait un bien fou ! Lui qui avait développé une passion pour la torture, il avait trouvé la victime idéale : il pouvait lui casser tout ce qu'il voulait, sans demander une quelconque information. Il faisait aussi cela pour ses parents et sa sœur, qui avaient été abattus par cet homme même. Il espérait que ces derniers seraient fiers de lui s'ils le regardait tuer à petit feu cette ordure. Après tout, le savoir qu'ils lui avaient enseigné avait porté ses fruits toutes ses dernières années. Et c'était ce savoir qui lui avait permit de rester en vie et de faire de lui ce qu'il était devenu aujourd'hui.

Il regarda le chef des hommes en noir. Il haletait, ça se voyait qu'il souffrait.

- Alors, qu'est-ce que ça fait ? Demanda Feitan.

- Arrête...s'il te plaît...je voudrais que tu arrête de faire ça...

- Quoi ? Tu me supplie maintenant ? Et tu crois vraiment que je vais t'obéir ? Laisse-moi te dire une chose : tout ce que je commence, je le fini. Voyons ce que nous pouvons faire avec tes organes internes maintenant...

- Non ! Arrête ! Ne fais pas ça ! Vous autres, arrêtez-le ! Si vous ne le faites pas, vous me le paieraient plus tard !

Feitan se retourna.

- Je vous l'ai dit, osez vous approchez, et je vous tue...

Il se retourna vers le chef des hommes en noir.

- Ça, c'est pour avoir tué mes parents...

Il enfonça sa main dans son abdomen et en retira une guirlande d'intestins.

- Ça, c'est pour ma sœur...

Il saisi ses côtes et les arracha une par une. L'homme agonisait et hurlait comme un démon.

- Et ça... c'est pour tout ces mois d'enfermement et de torture.

Il lui déboîta la mâchoire et l'arracha d'un coup et l'écrasa dans sa main. Des bout de mâchoire et de dents ricochèrent sur le sol. Il fixa l'homme dans les yeux avec un regard de folie. Il souriait. Cela lui faisait tellement de bien ! L'homme n'était plus qu'un pantin démembré que l'on aurait noyé dans une rivière de sang. Les différentes hémorragies qui recouvraient son corps étaient incessantes, si bien que la flaque qui était aux pieds de l'homme s'était transformée en marre. Ce dernier respirait difficilement. Tout ses organes lui tombaient sur le bas-ventre, certaines dégoulinaient lentement jusqu'à tomber par-terre.

- Tu sais quoi ? Demanda finalement Feitan. En fait, tout bien réfléchit, je vais te laisser en vie. C'est toi qui m'a apprit que vivre avec une douleur permanente est bien plus horrible que la mort, non ? C'est le moment de te montrer que tu avais raison.

- Ha...haha...haaaa..., gémit l'autre qui ne pouvait plus parler normalement.

- Qu'est-ce que tu dis ? Parle plus distinctement, je ne comprends pas. Mais si ça peut te rassurer, je ne pense pas que tu en ai encore pour très longtemps. Tu auras une mort lente et douloureuse, comme celle que tu as donné à mes parents... Sur ce, bonne agonie.

Il tourna les talons et se dirigea vers les autres hommes en noirs. Mais soudain, il réalisa qu'il pourrait tous les tuer d'un coup en utilisant une de ses techniques. Il avait perdu du temps à torturer leur chef, alors il ferait mieux de se dépêcher avant que Phinx n'arrive. Il aurait du lui dire de venir plus tard, ça lui aurait laissé une plus grande marge de temps... Mais bon, ce qui est fait est fait. Il avait juste à faire exprès de se prendre quelques coups et leur retourner ensuite (cf. Pain Packer). Ça irait plus vite que tous les décapiter.

Il se lança vers eux et en tua quelques uns, un bon quart d'entre eux. Plusieurs lames de couteaux l'atteignirent. Mais, même si ça faisait un peu mal, il fallait qu'il se laisse faire blesser. Mais soudain, un des hommes, qu'il n'avait pas entendu, le surprit par derrière et lui planta une seringue dans le cou. Feitan sentit un liquide pénétrer ses veines. Puis, il perdit soudain l'équilibre et ce fut comme si les images dansaient autour de lui. Tout devint flou et il se sentit basculer en arrière.

Et ce fut le noir total...

o.O.o

Quand il reprit ses esprit, il se rendit compte qu'il était torse nu et qu'il avait été enchaîné. Pas dans les mêmes chaînes que le chef du gang, mais à d'autres celles auxquelles il avait été enchaîné étant petit. Il avait la tête qui tournait encore un peu. Un homme s'approcha de lui. Il le reconnu, c'était le second, celui qui le surveillait vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Il approcha son visage de celui de Feitan. Il sentait le tabac et la sueur. Ses yeux était rouge de vaisseaux sanguin et son regard était fatigué.

- Toi, t'es devenu sacrément dangereux... Je comprend maintenant pourquoi la brigade fantôme est réputée être si redoutable...s'ils sont tous comme toi là-bas...

- Allons bon, les compliments maintenant ?

- Bah, faut avouer que c'est assez surprenant. Tu as quand même mit le boss K.O.. Mais tu sais, tu n'aurais jamais du te frotter à lui, car maintenant, c'est nous qui allons te régler ton compte. Tu nous as beaucoup manqué, tu sais. On voudrait voir ta nouvelle résistance.

Et, d'un geste, il lui saisit une de ses jambes. « Voyons voir si ce que tu as fait au boss fait si mal que ça... ». Il fallait qu'il active son nen pour se défendre ! ...Pourquoi cela ne marchait-il pas ? Les chaînes étaient censée être juste faite pour retenir, pas pour bloquer le nen ! Il commença à paniquer intérieurement, essayant de ne rien laisser transparaître.

- Ah oui, dit l'homme. On s'est dit que le jour où tu reviendrais, tu serais sûrement plus fort. Donc on a incorporé des bloqueurs de nen sur ces chaînes aussi...

Feitan essaya de casser les chaînes. Après tout, il avait gagné en puissance ces dernières années, ces chaînes ne lui résisteraient pas longtemps. Mais il avait beau être le cinquième plus fort de la brigade (troisième, maintenant que Uvo était mort et Hisoka partit...) il n'arriva pas à les briser. Puis, ce sentiment de panique se mit à grandir de plus en plus. Il voyait les autres hommes en noir s'approcher lentement de lui avec un sourire démoniaque sur leur visage et des couteaux à la main. En temps normal, ces armes ne l'aurait même pas effrayé. Mais maintenant qu'il ne pouvait plus se servir du nen et qu'il était enchaîné, il était terrifié. Mais ce sentiment de terreur ne lui venait pas seulement des armes qui étaient pointées sur lui, mais aussi la peur que le cauchemar qu'il avait vécu plusieurs années plus tôt se reproduise. Il avait l'impression de revivre ces longues heures de torture qui l'avaient traumatisées. Torturer, il adorait ça, mais être torturé, c'était sa plus grande hantise. Il avait toujours trouvé ce comportement antithétique étrange, mais bon, ça faisait parti de lui, alors à quoi bon ? Il n'y pouvait rien.

Il sentit son corps se mettre à trembler. Non ! Que lui arrivait-il ? Qu'est-ce qui se passait ? Il fallait à tout prix qu'il reprenne le contrôle de lui-même ! Les hommes se rapprochaient de plus en plus. Il essaya de se débattre une ultime fois, mais les chaînes n'avaient pas changées de consistance.

L'homme qui avait prit sa jambe la brisa aussitôt, il sentit sa chair se déchirer et quelque chose en sortir. Il ne voulait même pas voir ce que c'était, il en avait déjà une idée bien précise. Il ne hurla pas, n'émit aucun son. Il abordait un regard surprit, il ne s'attendait pas à ça. L'homme le regarda en souriant.

- En effet, je pense que tu as changé, tu n'a même pas crié ! On va voir ce que ça donne quand on s'y met tous !

Ils se précipitèrent sur lui et le bombardèrent de coup de couteaux, de fouet, de bouteilles brisées, et d'autres outils inimaginables. C'est à partir de là qu'il commença à hurler.

Fin du tout premier FLASH-BACK (n.d.a. : Et oui, vous l'aviez oublié ?)

Les coups pleuvaient. Il ne pouvait rien faire. A être trop sûr de lui, il en avait perdu toute possibilité d'échec. Il hurla, une fois de plus. L'entendaient-ils ? Sa gorge était devenue tellement sèche que ses cris de désespoir s'étaient transformés en gémissements rauques. La douleur était telle qu'elle semblait arriver quelques secondes après chaque coup. Il sentit un liquide chaud couler le long de son dos, emportant avec lui un peu plus de vie à chaque seconde passée. Si seulement...si seulement il s'était tenu à son plan de départ, peut-être qu'il ne se trouverait pas aux portes de la mort.

Il avait sous-estimé l'ennemi, ça avait été sa plus grosse erreur. Certes, il était devenu beaucoup plus fort depuis la dernière fois qu'il les avait vu, mais comment avait-il pu imaginer que les hommes en noir resteraient les mêmes ? Ils avaient plus d'un tour dans leur sac. Ils s'étaient douté que Feitan reviendrai, et avaient tout prévu. Ils savaient qu'il serait fort et que contre eux, il gagnerait haut la main, c'est pour cela qu'il avaient privilégié l'ingéniosité plutôt que la force. Et maintenant, il était fait comme un rat.

Les coups s'arrêtèrent soudain. Ça y est ? Le calvaire était-il fini ? Il avait baissé la tête, et des mèches noires lui tombaient devant les yeux. Il haletait. Il avait du mal à respirer. Il entendait le bruit que ses gouttelettes de sang faisaient en heurtant le sol. Il perdait trop de sang, beaucoup plus qu'il ne l'avait prévu. Il n'allait pas tarder à tourner de l'oeil s'il ne faisait pas quelque chose rapidement. Il essayait désespérément de casser ses chaînes, même avec le peu de forces qui lui restait. Il devait avoir l'air pitoyable. Lui, un membre de la brigade fantôme, prit au piège comme un débutant et en train de se débattre piteusement dans le but d'accéder à cette infime chance d'échappatoire. Que dirait les autres s'ils le voyaient comme ça ? L'aideraient-ils ? Ou le laisseraient-ils mourir pour avoir souillé la réputation de l'araignée ?

Ses pensées furent bientôt interrompues par un étau qui se referma autour de ses côtes, du côté droit. Puis, il commença à sentir une pression. Cette pression devint un peu plus intense à chaque seconde. Bientôt il commença à avoir vraiment mal. Il sera les dent et grimaça de douleur. Puis des craquements lui parvinrent : ses côtes se brisaient les unes après les autres comme des morceaux de verres. Il redressa brusquement la tête et écarquilla les yeux. Il ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortit. Ce fut quand deux de ses côtes pénétrèrent son poumon qu'il se lâcha. Jamais il n'avait crié aussi fort. Il eut l'impression que toute la ville l'entendait, ce qui était bien évidement impossible. Il toussa et du sang vint lui couler par les commissures de ses lèvres.

Puis, ce fut comme si quelque chose se débloquait en lui. Les hommes s'arrêtèrent de rire.

- Qu'est-ce qui se passe, petit ? Tu as un problème, tu veux que j'appelle tes parents ? Ah ! Mais oui, c'est vrai, que suis-je bête, on les a tué ! Hahaha !

- Arrête ça tout de suite. Dit-il soudain, froidement.

- Arrêter quoi ?! Oh, tu peux encore parler ?! Le petit ne veut pas qu'on cause de ses parents ? Mais il faut bien de rendre compte de la réalité ! Ils sont morts ! Morts, tu entends ! Tu n'as rien pu faire pour eux, tu était trop faible, trop lâche et trop peureux pour pouvoir les sauver ! Ils doivent avoir honte de toi ! Tu m'entends ? Ces incapables !

- Retire ce que tu as dit...

- Oh que non ! Et tu sais pourquoi on les a tué ? Tu aimerais bien le savoir, non ? On leur avait rendu un petit service qu'ils ne nous avaient pas remboursé... Nous leur avons donc demandé une chose pour qu'ils puissent nous rembourser, et on les laissait tranquilles ! Mais ils n'ont pas arrêté de refuser ! Et ce qu'il nous devaient, tu savais ce que c'était ? Un de leurs enfants ! Ce n'était pas compliqué, non ? Et bah ils ont refusé jusqu'au bout !

Feitan sembla s'intéresser à ce que disait l'homme.

- Mais tu sais au final, nous t'avons eu toi... Donc on peut dire que tes parents seront mort inutilement ! Tu entends, leur mort était totalement vaine ! Ces pauvre crétins se sont fait avoir ! Quels abrutis ! HahahaHAHAHAHAHA !

Soudain, comme un déclic, une aura noire sortit du corps de Feitan. La même qu'il avait eu il y a des années de cela, dans cette même pièce.

- Retire ce que tu viens de dire...tout de suite.

Il releva brusquement la tête. Un regard de tueur s'était installé dans ses yeux. Et les mèches qui les cachaient en partie, n'empêcha pas aux hommes en noir de voir à quel point Feitan leur en voulait. Jamais il n'avait fait ce regard à qui que ce soit. Il était terrifiant.

Malgré ses blessures, il cassa les chaines qui lui entouraient les poignets. A la seule puissance de son nen. Les sceaux ne pouvaient contenir la puissance qui émanait de son corps. Il marcha vers l'homme qui avait insulté ses parents. Autour de lui, ils s'étaient tous écartés, par réflexe.

- J'ai dit : retire ce que tu viens de dire...

- Gamin, je n'ai aucun ordre à recevoir de toi !

A peine avait-il fini sa phrase, que l'homme en question lui envoya une émission d'aura dans le ventre. Feitan recula à cause de la violence du coup, mais garda son regard menaçant.

- C'est un dernier petit cadeau pour t'aider à te souvenir.

- Tu l'aura voulu... Je vous avez prévenu qu'il ne fallait mieux pas me mettre en colère...

A ce moment là, Feitan libéra toute sa puissance. La température de l'atmosphère augmenta subitement. Une rafale de feu déferla sur les hommes les transformant en brasiers vivants. Il augmenta encore sa puissance et cette fois, les hommes devinrent des cendres. Il n'arrivait pas à s'arrêter, son pouvoir était en train de consumer toute l'énergie qu'il lui restait. S'il ne se maîtrisait pas, il allait y rester. Mais sa colère était si grande ! Il les avait tous enfin tués...ENFIN ! Il avait assouvit sa vengeance ! Ces ordures en avaient payées le prix fort ! Mais dans un autre sens, lui aussi...

Il réussi à se calmer et les flammes s'arrêtèrent bientôt. Il contempla la pièce calcinée remplie de divers tas de cendres éparpillés un peu partout. Il sourit. Tout ça était fini. Plus rien, rien. Le cauchemar se terminait ici.

Il commença à ressentir la douleur, qui s'était estompée avec sa colère, mais qui revenait maintenant à la charge. Il tomba à genoux en se tenant les côtes, puis sombra dans l'inconscient...


Chapitre 4 fini ! J'aurai voulu faire mieux au niveau du gore, mais je sais pas, je manquais un peu d'inspiration ^^'...

A la base, je voulais faire deux chapitres différents : Le premier avec le boss et le deuxième avec le reste, mais finalement, ça fait un plus gros chapitre, et j'espère que ça vous a ravi :). Sur ce, on se donne rendez-vous pour le prochain !