Je vais faire mon Blabla au début cette fois-ci.
Je tiens à vous remercier pour votre soutien et votre fidélité à cette fiction, je suis aux anges dès que je reçois un mail et que je constate que vous êtes toujours présents. Merci à Mogo et Justine à qui je n'ai pas la chance de pouvoir envoyer un petit message privé pour les remercier des mots adorables qui me sont laissés.
Merci à Peetniss pour son aide :D
Bonne lecture à tous.
Fin du chapitre précédent :
Alors qu'elle était décidée à quitter la pièce sans être sûre de revenir un jour, une question lui brula les lèvres. Elle ne pouvait pas partir sans avoir cette réponse. Sans connaitre les motivations de ce choix. Même si elle devait souffrir, peu lui importait désormais.
Elle voulait la vérité.
S'il y avait un prix pour cela, elle était prête à le payer.
Chapitre 3 :
Felicity se retourna et avança de nouveau vers Oliver pour lui faire face.
— Pourquoi moi ? le questionna-t-elle une fois à sa hauteur. Pourquoi ne pas avoir utilisé Sara pour ton plan ? Il y avait plus de chance que Slade y croit après tout, il connaissait votre passé commun. Ou est-ce peut-être parce que ce que l'on dit est vrai, plus c'est gros plus les gens tombent dans le panneau ?
Oliver soupira, il n'avait jamais entendu autant d'amertume dans la voix de la jeune femme. Quoi qu'il lui réponde, il savait qu'elle le prendrait mal.
— Slade se méfiait de Sara, il ne l'aurait pas laissée s'approcher, répondit froidement Oliver.
— Tu avais peur que Sara ne parvienne pas à s'approcher ? J'ai plutôt l'impression que c'est l'inverse et que tu n'avais pas envie de voir Slade menacer Sara, continua Felicity d'un ton toujours plus accusateur.
Oliver ne savait pas quoi faire ou dire pour la calmer. Ils auraient dû crever l'abcès bien avant, le fait que Felicity ressasse tout ça n'avait rien arrangé. Pour compenser le manque d'explications, elle n'avait eu de cesse de trouver des réponses seule, en élaborant des scénarios tous plus improbables les uns que les autres.
— Mais ce n'est pas ça que je te reproche, reprit Felicity. Je sais qu'elle compte pour toi et que tu ne veux pas prendre le risque qui lui arrive quelque chose, tu m'avais dit que c'était important pour toi.
Oliver devinait où elle voulait en venir et avait compris l'orientation qu'allait bientôt prendre leur conversation. Cependant, il ne pouvait pas lui laisser dire : qu'il l'avait envoyée tout droit dans le repaire de Slade parce qu'il ne tenait pas à elle. Il ne la laisserait pas croire ça, car c'était faux, mais il ne pouvait pas non plus lui dire la vérité. Il ne pouvait pas prendre le risque de les briser tous les deux.
— Sara est une grande fille, elle aurait pu se défendre toute seule. Si elle ne faisait pas partie du plan c'est parce qu'elle n'y avait pas sa place, s'expliqua Oliver calmement.
Ces paroles radoucirent Felicity. En cet instant, elle avait horreur de ça, mais la voix d'Oliver l'apaisait toujours. Il avait ce don pour lui faire croire en quelques mots qu'elle était en sécurité, qu'elle était spéciale pour lui.
Malgré tout, elle s'évertuait à éviter son regard, si par malheur elle croisait ses yeux bleus, elle avait peur d'oublier qu'elle n'avait encore eu aucune réponse. Elle ne voulait pas qu'il s'en tire à si bon compte. Ce soir elle était décidée à ne pas se contenter de quelques paroles rassurantes.
Oliver s'avança vers Felicity. Cette dernière sut aussitôt ce qu'il allait faire. Il allait poser ses mains sur ses épaules la forçant à le regarder. Il avait réussi à éviter beaucoup trop de discussions comme ça, alors elle recula d'un pas.
Oliver sentit la frustration parcourir son corps.
— Je tiens à clarifier quelque chose. Je n'ai jamais dit que j'évitais aux personnes importantes pour moi de prendre des risques parce que malheureusement même si je veux n'impliquer personne, je n'y arrive pas.
Il voulait lui faire comprendre qu'elle comptait pour lui et qu'il ne souhaiterait jamais qui lui arrive quelque chose de mal. Pourtant Felicity ne réagissait toujours pas. Alors Oliver se souvint que par sa dernière phrase, elle parlait de toute autre chose. Il savait que, s'il s'engageait sur cette voie, elle réagirait, mais par contre il ne savait pas où ça le mènerait.
— Je t'ai dit une fois, qu'à cause de la vie que je mène, je pense qu'il est préférable que je ne sois pas avec quelqu'un à qui je tienne réellement, déclara-t-il en attendant sa réaction, qui ne tarda pas à venir.
— Oh s'il te plaît Oliver, épargne-moi ça ! Sois honnête un peu, si ce n'est pas avec moi, au moins que ce soit avec toi-même ! Ce joli discours a tenu quoi, deux semaines ? Le temps que Sara revienne d'entre les morts.
— Non ! s'emporta- t-il lui aussi. Je pensais ce que j'ai dit et je le pense toujours !
— Tu veux dire que tu ne tenais pas à Sara ? Tu me prends à ce point pour une idiote ? cracha Felicity de plus en plus hors d'elle.
Peut-être qu'elle passait pour une fille jalouse mais elle s'en moquait bien. Elle pensait que cette conversation allait bientôt s'arrêter (sûrement avec elle claquant la porte) et qu'elle ne reviendrait pas pour s'excuser. Autant en profiter, se disait-elle.
— Je n'avais juste pas peur pour sa sécurité, elle n'avait rien à craindre de mes activités, s'expliqua Oliver décidément agacé de parler de son histoire avec Sara.
— Dommage que la femme idéale ait décidé de prendre le large, souffla Felicity assez fort pour qu'Oliver l'entende.
Elle devenait insolente mais elle était soulagée que ces mots sortent enfin de sa bouche. Evoquer Sara refaisait apparaitre ce sentiment d'infériorité qu'elle avait ressenti à chaque fois qu'elle l'avait vu au bras d'Oliver. Elle n'avait rien contre elle, elle l'avait trouvée plutôt gentille et cordiale avec elle, peut-être même qu'elles auraient pu être bonnes amies dans d'autre circonstance. Pourtant elle ne cessait d'associer Sara à l'idéal féminin qu'elle ne pourrait jamais atteindre.
Enfin, l'idéal féminin d'Oliver, nota mentalement Felicity.
Oliver bouillonnait intérieurement, il voulait dire tellement plus de chose, il voulait rattraper la situation mais il ne savait plus comment s'y prendre. Il n'avait pas l'habitude de voir Felicity aussi vulnérable. Malgré ce qu'elle pouvait penser d'elle, lui savait qu'elle était une femme forte. Malgré les nombreuses épreuves qu'il lui avait faites vivre en l'intégrant dans l'équipe, elle n'avait jamais baissé les bras, elle était restée fidèle à ses idéaux et à sa bonne humeur qui était devenue la bouffée d'oxygène d'Oliver dans les moments les plus durs.
Il se rendait compte que comme lui, elle avait mis sa vie entre parenthèses pour l'aider dans ses missions. Elle le comprenait parfois même mieux que lui et elle avait en elle ce qu'il avait éperdument besoin : la foi, pas seulement en la vie, mais surtout en lui.
Il avait aussi appris à la connaitre. Et en la voyant ainsi, son corps tendu par la colère, il savait ce que ça signifiait. Elle avait les bras croisés fermement sur la poitrine et elle gigotait d'un pied sur l'autre. Ses lunettes étaient dans sa main droite, ce qui permettait à Oliver de mieux apprécier son regard bleu perçant, qui ce soir était emprunt de colère. C'était comme si elle lui criait « Mais parle, Oliver. Arrête de t'enfermer dans ce mutisme et parle-moi enfin ! »
— Elle n'est pas du genre à s'attacher, reprit alors Oliver. Je sais ce que c'est parce que je suis comme elle (enfin j'étais comme elle, pensa Oliver) et je savais que cette facette de ma personnalité ne pouvait pas la blesser. Ce n'est pas seulement à cause de la vie que je mène que je ne peux pas être avec quelqu'un qui compte, c'est surtout à cause de moi.
Felicity avait pu constater qu'Oliver était assez instable sentimentalement parlant et elle avait cru comprendre que ça ne datait pas d'hier.
Mais malgré ces belles paroles, elle n'avait toujours pas de réelles réponses.
— Je n'ai toujours voulu qu'une chose, continua doucement Oliver visiblement désireux de prouver à Felicity qu'il pouvait se confier à elle. C'est te protéger. Je me le suis promis, et je l'ai promis à Diggle lorsque tu es entrée dans l'équipe. Et j'ai essayé de le faire, j'ai dû faire des choix pour y parvenir, même si j'ai du mettre des choses de côté mais …
— Alors c'est ça, le coupa Felicity qui s'emportait soudainement. Nous y revoilà, tu me reproches d'avoir dû tuer pour me protéger.
Felicity avait perdu sa perspicacité, la douleur lui faisait croire et comprendre ce qu'elle redoutait le plus, c'est-à-dire perdre Oliver. Au lieu de faire tout pour l'éviter, elle ne pouvait pas s'empêcher de se rapprocher un peu plus du gouffre, de voir jusqu'à quel point elle pouvait s'approcher du précipice.
Oliver commençait à perdre patience, il ne voyait pas comment faire entendre raison à la jolie blonde. Il avait l'impression que c'était le revers de la médaille après avoir passé deux années à la repousser pour ne pas qu'elle souffre maintenant qu'il voulait s'expliquer, c'était elle qui reculait de deux pas à chaque fois que lui avançait vers elle et c'était lui qui en souffrait.
— Non, Felicity. Tu ne comprends pas, reprit posément Oliver.
— Non, en effet, alors expliques moi !
Oliver prit une profonde inspiration avant de reprendre la parole et de revenir sur cette soirée où le Comte avait retenu Felicity en otage. Il comptait regagner sa confiance et ça passerait par lui ouvrir son cœur et enfin partager ses pensées.
— Quand j'ai su que tu étais en danger et que le Comte te menaçait, je n'ai pas hésité un instant. Je sais que tu dois te souvenir de cette journée parfaitement…
Il lui laissa le temps de se replonger dans ce souvenir. Il avait raison, elle se souvenait parfaitement de chaque minute de cette soirée, elle avait été à cran longtemps après cet incident.
— Je ne comptais pas le tuer, reprit Oliver. Je t'ai dit qu'il n'y avait pas d'autre choix à faire mais je t'ai menti.
L'air se bloqua un instant dans la poitrine de Felicity, attendant fébrilement la suite.
— Si j'y repense maintenant, continua Oliver. Je sais qu'il y avait un autre moyen. Mais je ne lui ai pas laissé une seule chance, j'ai décoché trois flèches, tu comprends ?
Felicity hocha la tête. Oui elle comprenait ce qu'il sous-entendait. Il aurait pu lui planter une flèche dans le bras ou dans la main pour lui faire lâcher la seringue mais au lieu de ça, il lui avait lancé trois flèches coup sur coup sans aucune chance pour le Comte d'en réchapper.
— Pourquoi avoir fait ce choix ? demanda timidement Felicity.
— Ce n'est pas moi qui ai pris cette décision, la colère l'a fait à ma place. Elle m'a envahie en un instant, comme un brasier qui s'enflamme.
— Parce que Théa a failli mourir à cause du Vertigo, déclara Felicity pour prouver à Oliver qu'elle avait compris.
— Non, répondit Oliver en avançant d'un pas. Parce qu'il te menacer … Toi … Parce qu'il t'utilisait pour m'atteindre … Parce qu'il avait ses mains sur toi …, la voix d'Oliver se brisa.
Felicity retenait son souffle, ne sachant pas comment réagir face à la détresse soudaine dans le ton qu'avait employé Oliver. Mille et une questions se bousculaient à nouveau dans sa tête. Elles se stoppèrent nettes lorsqu'Oliver reprit la parole.
— L'amour est l'émotion la plus forte.
Elle arrêta de regarder un point invisible derrière Oliver pour enfin le regarder lui. Leur regard se croisèrent pour ne plus se lâcher. Felicity Smoak était pour une des rares fois dans sa vie à court de parole.
— J'en ai assez de faire ça, déclara Oliver.
Felicity fronça les sourcils, ne comprenant pas à quoi faisait allusion Oliver. Son cœur se mit à battre à une allure folle, elle savait que quelque chose allait se passer, elle sentait que quelque chose allait prendre fin.
Oliver vu la panique parcourir le visage de son interlocutrice. Mais aucune panique ne se dégageait de lui. Pour la première fois depuis son retour de l'île, il était sûr de son choix.
La ville voyait désormais l'Arrow comme un héro mais quant était-il de lui ? Ce soir là, il voulait enfin penser à lui, il ne voulait plus taire ses émotions.
Alors pour cesser les interrogations silencieuses de Felicity, il s'approcha d'elle encore un peu plus. Ils échangèrent un regard intense, il ne voulait pas qu'elle recule, alors par ce regard, il lui laissait le choix.
Il combla le dernier vide entre eux et scella ses lèvres sur les siennes, dans un baiser tendre et doux pour lui prouver qu'elle n'avait plus rien à craindre, pour lui faire comprendre qu'elle était son nouveau départ.
Je suis impatiente d'avoir vos avis sur ce nouveau chapitre. J'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire, j'espère que ça se ressent à la lecture.
A très vite !
