Me revoilà avec le chapitre 4 enfin écrit ! :) Je profite de la wifi d'un camping pour le poster, car oui, je suis très (TRES) loin de chez moi, mais je n'oublie pas ma petite histoire et le joyeux monde d'Himaruya malgré la grande distance entre moi et mon lit T^T
Sur ce chapitre retour à l'italien, l'intrigue commence a démarrer et vous aller enfin apprendre certaines petites choses.
Bonne lecture :)
Féliciano
Rien n'était plus comme avant depuis cette annonce, Féli le savait, il manquait à l'école comme une âme, une âme perdu qui n'aurait jamais dû quitter son enveloppe charnelle. Il semblait savoir une chose qu'il préférait oublier, mais rien ne pouvait le détourner de cet état d'esprit. Et comme si tout n'était pas assez effrayant, la nuit était longue, plus longue qu'une semaine, plus longue encore qu'une lune entière, et il devait rester dans l'obscurité, à espérer que les démons responsables de cet acte, soit loin de lui. Il se réveillait la nuit tandis qu'il entendait la respiration calme de ses amis endormis, ses amis qui ne se doutaient peut-être de rien. Ou alors trop effrayé de leur côté pour en parler.
Il se souvient encore de ce jour, il n'était pas si lointain encore pour qu'il oublie son repas de la veille. Ludwig était revenu tracasser dans la chambre, il leur avait dit de ne pas sortir. Féli comme à son habitude avait regardé perplexe le jeune allemand, lui demandant s'il pouvait aller manger leur petit-déjeuner, pourquoi il ne parlait pas… Ludwig avait soupiré puis reprit qu'il s'agissait d'Arthur. Kiku avait eu alors à ce moment-là une expression de terreur digne d'un anime japonais, avant que Ludwig l'ai rassuré et lui ai permis de respirer.
-« Je le tiens d'Arthur, les surveillants nous demandent de ne pas bouger pour le moment.
- Il s'est passé quelque chose ? demandait Féli de son air de plus en plus inquiet.
- Un élève…du bâtiment des collégiens, il serait mort. »
Le jeune allemand avait alors jeté un froid, comme celui qui régnait dehors, les deux autres colocataires s'était lancés un regard Ludwig n'avait rien su faire de mieux que de se pencher vers l'italien et lui caresser les cheveux, emmêlant les cheveux presque roux de son ami.
Il se réveilla en sursaut, comme sortit d'un cauchemar. Féli regarda le professeur près de sa table et acquiesça comme pour s'excuser tout en se redressant. Tandis que leur enseignant s'éloignait, il se tourna vers son compagnon blond, qui ne daigna pas lui adresser son sourire habituel. Finalement non se dit-il, le cauchemar continuai, mais il était bien réel.
…..
-« T…Tout va bien Féli ? Tu semblais être ailleurs pendant le cours.
- Ailleurs ?! Il s'était littéralement endormi ! Je ne sais pas ce que tu fabriques la nuit, mais t'as intérêt à dormir à partir de maintenant, » lança le grand blond tout en s'éloignant de ses deux colocataires de chambre.
Féli restait muet, il ne savait même plus comment réagir, les larmes ne venait plus, le malaise était présent sans qu'il lui fasse mal. La présence de Kiku était une sorte de soulagement, un petit soulagement de la journée, car dans l'ombre restait blotti ses démons, ses angoisses.
-« S'il y a quelque chose qui ne va pas, je suis là, Féliciano. »
Son prénom semblait résonner dans sa tête si silencieuse, il se tourna vers son ami japonais.
-« Si quelque chose n'allait pas, je te l'aurai déjà dit Kiku. Ou est Ludwig ? On va le chercher ? Tu crois qu'il est fâché ? »
Kiku souriait, il retrouvait Féli, les questions avant, la réflexion après même si ce n'était pas une lumière, il préférait les yeux de Féli lorsqu'ils brillaient au nom de leur ami Allemand plutôt que ses yeux ambres éteins par un manque de sommeil.
Féli savait que Ludwig était fâché, mais il pouvait lui réchauffer son cœur, il était le seul.
-« Tiens tiens, c'est la fête au village, tu ne hurles pas que la faim te rattrape, doit-on en déduire que tu as mal dormi ? S'inquiéta le Terminale s'approchant du jeune Italien.
- Francis, j'ai faim, mais Ludwig est parti.
- Oui, comme toujours à cette heure-ci ! »
Le jeune Kiku, curieux de la remarque de son ami, regarda sa montre. 11h08. Non, ce n'était pas un cours.
-« Tu sais où il va ? » Demanda le jeune japonais avec une conviction qui ne lui ressemblait pas.
Francis le regarda avec des yeux ronds, comme gobant des paroles peu souvent dite sur ce ton par son ami asiatique puis réfléchit un moment avant de répondre au négatif d'un signe de tête.
Féliciano ferma très fort les yeux pour se rappeler l'emploi du temps qu'ils avaient mais pas de cours ne correspondait à cette heure-là.
-« On l'attend pour aller manger ? » Finit-il par sortir, mettant de côté sa réflexion vaine.
-« Ce n'est pas l'heure de toute façon Féli ! » Souffla finalement le français tout en tapotant la tête brune, presque rousse de l'italien. « Je vous laisse, j'ai cours, je suis en retard ! »
Et alors qu'il s'éloignait, Kiku regarda sa montra esquissant un sourire crispé. 11h10. Oui, plus qu'en retard…
…..
Féliciano sautait sur le lit, chantonnant une chanson espagnole qu'Antonio lui avait appris, tandis que Kiku essayait de déchiffrer son exercice de mathématiques. A son bureau, il était penché sur sa feuille, une main aidant à soutenir sa tête, les lunettes légèrement tombantes, laissant penser à un personnage de manga. Il fit soudainement une grimace en comprenant les paroles de la chanson que Féli chantait.
Ludwig qui sortait de la salle de bain ne put s'empêcher de lui demander si l'exercice avançai ou bien si cette chanson l'intéressait plus auquel Kiku ne répondit pas, soucieux de la façon dont une conversation comme celle-ci aurait pu finir.
-« Tu viens t'asseoir Féli, on doit travailler, et puis descend d'ce lit, tu vas finir par le casser ! »
Le dit Féli atterrit en position assise sur le bord du lit, grognant comme tous les après-midi, face aux problèmes de math que lui obligeai à faire son cahier pourtant très peu rempli par manque d'attention.
-« Je suis pas gros, ça ne peut pas casser.
-Non, je n'ai pas dit ça, n'invente pas » S'énerva le grand blond, le prenant par la manche, et trainant l'italien devant leur deux bureau voisin.
« LACHE MOI ! »
Ludwig n'eut pas le temps de le retenir, qu'il s'était défait de son emprise et avait franchi la porte, courant déjà dans le couloir devant les pupilles bleuté écarlates du blond, et les reflets des lunettes du japonais qui avait d'ailleurs tout l'air d'un nerd qui se penchait sur la composition d'une molécule.
-« Il…il est parti voir Arthur ? » demanda timidement le japonais alors qu'il avait clairement entendu les pas s'arrêter et une porte s'ouvrir au fond du couloir, près de la chambre 251.
-« Je ne sais pas….je ne sais plus… »
