Voici la suite!
Comme d'hab, un grand merci à S. pour sa précieuse relecture. Tu es un as!
le trio infernal: Boat-people va bien et vous remercie. Je ne montre pas les dents face à la très grande délicatesse de ma tortionnaire en chef^^ See you soon!
Bonne lecture,
Charlie
Ruby s'était écroulée sur le canapé, passablement éméchée et, sous le regard de Regina, Emma alla chercher une couverture dont elle recouvrit son amie.
- Rappelle à notre arsouille qu'elle déjeune avec ses parents à midi. Indiqua Mulan à son amie.
- Je n'y manquerai pas.
- Ce que je constate, c'est qu'il est quatre heure du mat' et que la mémère n'aura pas les yeux en face des trous. Fit Aurore avec un sourire en coin.
- Pupute Monique… Deux qui la tiennent, trois qui la… marmonna Ruby, les yeux clos.
Les quatre jeunes femmes éclatèrent de rire et la policière reprit, amusée :
- Même bourrée, Rub ne peut s'empêcher de dire des conneries. (Prend la main de Mulan) Bonne fin de soirée les filles et bon courage avec cette bête-là. A bientôt Regina.
Le couple parti, Emma fit signe à Regina de la rejoindre.
- C'est régulier que Ruby squatte ton canapé ?
- Oui. Je préfère qu'elle décuve ici plutôt qu'à la caserne. Autant éviter Radio Rumeur.
- Radio Rumeur ?
- Une compagnie remplie ras la gueule de langues de putes. Ce n'est pas le grand amour entre nous. (Sourit) Tu es épuisée. Je vais récupérer de quoi dormir dans ma chambre et te laisser te reposer.
- Tu ne veux pas dormir avec moi ?
- Autant éviter la tentation. Ajouta la militaire, amusée.
Si Regina fut déçue de la réponse d'Emma, elle ne le montra pas, songeant à ce qu'elle lui avait dit plus tôt.
Je ne veux pas aller trop vite.
Et, visiblement, la militaire n'avait pas l'attention de faire le contraire.
En entrant dans la chambre, l'étudiante eut l'impression d'être dans une chambre d'hôtel.
Rien ne traînait.
Le lit était fait au carré et les murs étaient vierges de toute décoration. Comme si Emma n'y faisait que dormir.
Elle se posta contre le dos de la militaire qui sortait de son armoire les affaires dont elle aurait besoin dans quelques heures et celle-ci suspendit ses gestes, troublée et gênée par la proximité imposée par l'étudiante.
Les mains posées sur le ventre plat de la jeune femme, Regina se laissait aller à la quiétude du moment, ne se rendant pas compte que sa petite amie était mal à l'aise.
- Je… Heu… Ferais mieux d'aller me coucher.
- Cela te met mal à l'aise ? demanda la brune en relâchant la blonde.
- Je ne cours pas après.
- Donc, tu es mal à l'aise.
- Désolée. Les câlins et tout ça… Ce n'est pas ma tasse de thé.
- Chacune ses défauts. Moi, je suis nulle en cuisine et toi, tu ne cours pas après les câlins. 1 partout. Répondit l'étudiante avec un large sourire. Et je ne t'en veux pas.
Emma sourit à son tour, s'empara d'un oreiller et embrassa la jeune femme.
- Bonne nuit Gina.
- Bonne nuit Emma.
Elle avait prit place dans sa chaise et, mains jointes sur son menton, songeait à la jeune femme qui était dans sa chambre.
Imaginant qu'elle était en train de se déshabiller…
- Bordel… Moi et ma retenue…. Grommela Emma tout en prenant son téléphone. J'espère qu'il est réveillé…. Helo taid*
Ce fut l'odeur du café chaud qui tira Regina des bras de Morphée quelques heures plus tard.
La jeune femme s'étira, farfouilla dans son sac pour en extirper un bas de survêtement qu'elle enfila rapidement et se dirigea vers la cuisine où Emma, douchée et habillée d'un short et d'un t-shirt, sirotait un café tout en lisant une parodie des aventures de James Bond. La militaire ferma son livre, enleva ses lunettes et sourit à l'étudiante.
- Bonjour Gina.
- Bonjour. Répondit-elle en l'embrassant. Quelle heure est-il ?
- Un peu plus de dix heures et Ruby dort encore.
- Tu es déjà douchée ?
- Je suis allée courir.
- Tu aurais dû me réveiller.
- Négatif. J'aime courir toute seule. Thé ou café ?
- Café noir sans sucre s'il te plaît. Dit Regina en s'asseyant sur une chaise. Tu cours tous les jours ?
- Entre 7 et 10 kilomètres. Qu'il neige, pleuve ou vente. Indiqua la jeune femme en préparant le café de sa petite amie.
- A ce rythme-là, tu es prête pour faire un marathon.
- Simple déformation professionnelle incorporée aussi le week-end. (Donne un mug à la brune et s'assoit) Que veux-tu faire aujourd'hui ?
- Ce qu'il te plaira.
- Dans ce cas, pas grand-chose. Un peu de tourisme.
Regina allait répondre lorsque son attention fut attirée par Ruby qui venait juste de se lever.
- Tu délaisses le canapé ? commenta la blonde, amusée.
- Ouais. Salut les dindes. Aspirine…
- Fais comme chez toi.
- Merci. (Grimace) Plus jamais je ne bois autant.
- Tu le dis à chaque fois.
- Je sais.
- N'oublie pas que tu déjeunes avec tes parents.
- Ouais. Et vous ? Quoi de beau aujourd'hui ?
- Rien de bien particulier.
- Et c'est toi qui dis ça ?
- Oui, pourquoi ?
- Glande à l'horizontale ! s'exclama la pétillante brune, goguenarde. J'imagine déjà…
- Tu n'es pas croyable. File à la douche espèce de mal propre. Coupa Emma en éclatant de rire.
- Oui chef ! fit la militaire en esquissant un salut. N'en profitez pas pour faire des cochonneries.
- Avec toi dans les parages ?
Ruby sourit et fila dans la salle de bain. Regina avait suivi l'échange sans rien dire et reporta son attention sur Emma qui avait un sourire en coin.
- Pourquoi cela l'étonne que nous ne fassions rien ?
- Le week-end, je suis très peu chez moi.
- Tu es allée courir.
- L'habitude. Qu'est-ce que tu fais de tes fins de semaine ?
- Je passe du temps avec ma famille ou je flâne dans les musées.
- Intéressant. J'aime y traîner mes guêtres de temps en temps. Quelle est ton œuvre préférée ?
- J'hésite entre le Cri de Munch et la Joconde. Je dirais le Cri car la Joconde….
- C'est sûr qu'en voyant les touristes agglutinés devant….
- J'ai été déçue la première fois que je l'ai vue. Je l'imaginais plus grande.
- C'est surtout la technique qui m'impressionne. Peinte en trois fois. D'abord le squelette, puis les muscles et la peau et pour finir, les vêtements et le décor. Mais pour en revenir à la question… L'Origine du Monde de Courbet. Un vrai scandale pour l'époque.
- Tu es vraiment à l'opposé des clichés. Dit la brune, étonnée.
- Je m'intéresse à beaucoup de choses.
- Tes parents doivent être contents que tout ne tourne pas autour de ton travail.
- Surtout ma mère.
- Et ton père ?
Emma se leva, déposa sa tasse dans l'évier et se tourna vers la brune qui ne comprenait pas son changement d'attitude.
- Il peut aller se faire foutre. Répondit la blonde en allemand et en serrant les dents.
Regina n'insista pas, ayant déjà remarqué que sa petite amie employait la langue de Goethe quand elle n'était pas à l'aise. Mais là, elle sentait que le malaise était plus profond.
- Ruby, magne-toi le cul ! C'est un déjeuner avec tes parents, pas une bouffe avec une de tes dindes ! dit Emma en frappant contre la porte.
- Faut bien que je sois présentable si jamais il…
- Je ne veux pas le savoir et dépêche-toi. Il y a des personnes qui veulent se laver.
- Fallait le dire que tu voulais faire un geste pour la planète. Répondit Ruby en ouvrant la porte pour apparaître en baggy et débardeur.
- Alors là cocotte, il ne te manque plus que le piercing à l'arcade. Ricana Emma.
- Ce sont tes fringues.
- Que je ne mets que quand je suis chez moi et non pour aller appâter les potentielles conquêtes que tu risques de te faire…
- Je sais. Emma, tu es sérieuse en disant que vous n'allez pas faire grand-chose de particulier ? Chuchota Ruby.
- Je vais juste lui faire visiter la ville. Répondit Emma sur le même ton.
- Et pas ton lit ?
- Je n'ai pas un vagin à la place du cerveau.
- Fut un temps où c'était le cas. Dois-je en conclure que ça va virer comme Mulan et Aurore ? (silence de la blonde) C'est bien. (Un ton plus haut) Bon. Gigot d'agneau parce que sinon, je vais être à la bourre et que le paternel ne va pas me louper.
- Salue-les de ma part.
- Ça marche.
Emma regarda son amie partir et rejoignit Regina qui avait migré dans le salon. Cette dernière, assise dans le canapé, était plongée dans le Petit Prince.
- Ruby vient de partir.
- Elle déjeune vraiment avec ses parents ?
- C'est leur tradition du week-end. Normalement, c'est tous les dimanches.
- Tu les connais ?
- Ses parents ? Oui. Serait-ce de la jalousie que j'entends dans ta voix ?
- Tu as couché avec Ruby ?
- Non. Nous avons fait nos classes ensemble.
- Alors, la jalousie n'a pas lieu d'être. Termina l'étudiante en se levant.
Il n'y avait aucun bruit provenant de la salle de bain et Emma en avait conclu qu'elle était libre.
La jeune femme entra et resta bouche bée devant Regina, nue, qui lui tournait le dos.
La brune eut un sourire amusé en voyant la blonde via le reflet du miroir.
- Tu aimes ce que tu vois ? Ne put-elle s'empêcher de dire en remarquant que sa petite amie virait à l'écarlate.
- Je... Heu…
- Vous êtes très éloquente miss Swan.
- … La prochaine fois, je frappe à la porte. Marmonna la blonde en battant en retraite et en partant sous les rires de la brune. Foutue allumeuse. Grommela-t-elle entre ses dents une fois la porte close.
Le reste de la journée se déroula dans un climat serein.
Emma fit visiter la ville à Regina qui fut emballée par l'architecture gothique de la cathédrale Saint Etienne, les Halles couvertes, les rues piétonnes et le vieux centre-ville.
Les deux jeunes femmes étaient à présent attablées à la terrasse d'un restaurant, non loin de la cathédrale. Le soleil flirtait maintenant avec le ponant et Regina était fascinée par la couleur dorée que prenait l'édifice religieux sous la lumière du couchant.
- C'est dû à la pierre de Jaumont. Expliqua Emma. C'est comme du tuffeau sauf qu'elle est naturellement ocre. Et quand le soleil se couche…
- Magnifique. Murmura la brune. Il y a d'autres bâtiments construits avec cette pierre ?
- Oui. Le palais de justice, la Porte des Allemands, l'opéra-théâtre, le Palais du Gouverneur et l'ancienne gare.
- J'ai l'impression que tu aimes être ici.
- C'est différent de ma région d'origine. Concéda la militaire. Et…
- Emma Swan ! Tu aurais au moins pu passer un coup de fil pour me dire que tu étais dans les parages. Gronda gentiment un jeune homme qui slalomait entre les tables. Surtout si tu es en charmante compagnie. Six mois que je ne t'ai pas vue espèce de courant d'air…
- Tu exagères Graham. Je t'ai appelé en début de semaine.
- C'est vrai. Je peux être tête en l'air par moment. Admit le jeune homme en riant et en l'embrassant sur les joues. Comment va mon courant d'air préféré ?
- Très bien. August ?
- En Italie avec sa compagnie. Entre deux ballets, il fait le touriste. As-tu reçu sa carte de Florence ?
- Je n'ai pas relevé mon courrier.
Graham eut un sourire amusé et croisa les bras, attendant visiblement que son amie fasse les présentations.
- Je manque à tous mes devoirs. Soupira la blonde, amusée. Gina, je te présente Graham. Un ami très proche. C'est le patron du resto et nous nous connaissons depuis que je suis arrivée ici.
- Moins proche que Mulan mais assez pour la supporter. Précisa le jeune homme en riant.
- Bref… Graham, Regina, ma petite amie.
- Enchanté. Reprit-il avec un sourire charmeur.
- De même.
- Je suppose que vous n'êtes pas là par hasard… Je vous amène la carte.
Une fois Graham parti, Regina regarda Emma qui était silencieuse.
- Courant d'air ?
- Une blague entre nous. Comme je te l'ai dit ce matin, je suis très peu chez moi. Je n'ai pas d'horaires fixes avec le boulot.
- Et le foot se greffe là-dessus. Comment fais-tu ?
- L'habitude. (Graham revient avec les cartes) Qu'est-ce qui te tente ?
Le dîner se passa dans une ambiance bon enfant. Les deux jeunes femmes parlèrent de tout et de rien et Regina se fit la réflexion, en terminant son dessert, qu'elle aimait la dualité entre la militaire et la civile qui façonnait la personnalité de la blonde.
La façon qu'Emma avait de se tenir à table. Le dos bien droit, les mains posées de chaque côté de son assiette. Le tout mêlé à une certaine décontraction. Comme si elle ne voulait pas que ce côté ressorte trop.
Cependant, l'étudiante remarqua un détail.
Dès qu'il s'agissait de donner un avis, objectif ou non, la blonde bottait en touche, comme si elle était incapable de penser par elle-même ou d'émettre une opinion. Pourtant, l'étendue de ses connaissances, la curiosité dont elle semblait faire preuve pour tous les sujets, son aisance dans des domaines aussi variés que la littérature, la peinture, la musique, le sport, faisait de la blonde quelqu'un de passionnant et l'étudiante n'arrivait pas à faire concorder les deux images.
Sans le savoir, Regina était près de la vérité. Emma, de part son éducation et son métier, n'était pas habituée à ce que l'on lui demande son avis.
J'ordonne et tu obéis sans rien dire. Je décide et ton avis n'a aucune importance.
Et la blonde appliquait ce précepte à la lettre.
Ce fut Graham qui vint apporter l'addition qu'Emma s'empressa de régler avant que Regina n'ait le temps d'esquisser un geste.
- Non.
- Non ?
- Non. Tu es mon invitée. Sourit la blonde.
- La prochaine fois, ce sera moi.
- SI tu veux.
- Alors mesdemoiselles, comment avez-vous trouvé ce dîner ?
- Mes compliments au chef. Dit Regina, sincère. Je me suis régalée.
- Merci. Répliqua le jeune homme en bombant le torse sous le regard amusé d'Emma.
- Tes chevilles vont enfler.
- Ça ne risque pas. Ma cuisine plaît et c'est le principal.
- J'apprécie les bonnes choses et là… reprit l'étudiante avec un air gourmand.
- Comme notre amie ici présente qui n'est autre qu'un estomac sur pattes. Oui, oui, je parle pour toi le courant d'air.
- Méfie-toi patron. La prochaine fois que tu viens dîner à la maison, je te fais une rasquette.
- Ça ne me fait pas peur. Brava Graham.
- Un mois à ce régime-là et tu perdras tes kilos superflus.
- Pari tenu mais juste pour un soir.
- Avec ou sans les filles ?
- Sans. Ruby serait capable de me chambrer là-dessus jusqu'aux calendes grecques. (À Regina) Par contre, si tu es présente… (Sourit) Bonne fin de soirée les filles et à bientôt.
Graham leur fit la bise, empocha le règlement et rentra à l'intérieur.
- Il me fait penser à Ruby. La gouaille en moins.
- Méfie-toi de l'eau qui dort. Quand ces deux là sont dans la même pièce, il n'y en a pas un pour rattraper l'autre.
- C'est son pendant masculin.
- Oui.
- Les soirées doivent être animées.
- Tu n'as pas idée. On rentre ?
Comme la veille, Regina dormit dans la chambre d'Emma, cette dernière se repliant dans son bureau pour y passer la nuit.
Et, comme la veille, l'étudiante se posta dans le dos de la militaire.
- Je sais que tu n'en raffoles pas mais j'en ai envie.
Emma pivota sur elle-même et referma ses bras sur Regina qui enfouit sa tête contre son épaule.
- Il y a certaines choses que l'on aime faire, d'autres, non.
Non par manque d'envie mais parce que ce n'est pas ancré en soi. Et, dans le cas de la blonde qui n'aimait pas ou redoutait, au choix, les interactions physiques d'affection, la fuite avait toujours été au programme. Sauf avec Regina et cela la déconcertait.
Ce fut une douce mélodie qui tira Regina de son sommeil.
L'étudiante enfila à la hâte un short et se rendit dans le salon où elle vit Emma, de dos, en jean et t-shirt, jouant la Nocturne en C, Op.72 n°1.
- Bonjour Gina. Dit-elle sans se retourner.
- Je croyais que tu ne connaissais pas Chopin. Murmura la brune en fermant les yeux.
- J'ai acheté un CD hier et je l'ai écouté pendant que tu dormais. Chopin est un de tes compositeurs favoris.
- Tu es vraiment hallucinante. Termina la jeune femme en se mettant derrière la pianiste. Continue…
- Vos désirs sont des ordres Majesté.
En début d'après-midi, Emma conduisit Regina à la gare.
Le week-end était passé beaucoup trop vite au goût des deux jeunes femmes et la brune voulait rester.
Quant à la blonde, elle n'avait pas envie que l'étudiante parte. Elle s'était habituée à sa présence. En deux jours.
- Ton train ne va pas tarder à arriver.
- Je sais. (Fouille dans ses poches) J'ai oublié de te rendre tes clés.
- Garde-les pour la prochaine fois où tu viens.
Un franc sourire éclaira le visage de Regina qui se retint à grand-peine de l'embrasser mais un hochement de la tête de la militaire la stoppa net.
- Non. Les jeunes que j'encadre peuvent débarquer à tout moment. Mais je peux faire ceci.
Joignant le geste à la parole, Emma prit Regina dans ses bras, dans une étreinte qui laissait penser qu'elles n'étaient que deux amies se disant au revoir, à la différence près que les lèvres de la brune n'étaient pas très loin des siennes.
Mesdames et messieurs, le train n°12345 en provenance de Luxembourg ville et à destination de Paris…
- Il arrive.
- Je voudrais tellement rester avec toi…
- Je ne te promets rien mais dès que j'ai du temps de libre, je viens te voir. Lwyl fawr** Regina. Termina Emma en l'embrassant sur la joue.
Mulan fronça les sourcils et fourra son portable dans sa poche tandis qu'Aurore, qui venait de se lever après une permanence de nuit, se préparait un café.
-Emma arrive. Indiqua la brune en regardant sa compagne.
-Regina est partie?
-Elles étaient à la gare.
La policière rajouta du sucre et du lait dans son mug et le remua, pensive.
-A mon avis, Emma n'a pas aimé que Regina s'en aille et cela ça la perturbe. D'où le texto.
-Tu crois?
-Elle a besoin de t'en parler. Ne fais pas cette tête- là ma chérie. Reprit Aurore en voyant l'étonnement se peindre sur le visage de Mulan. Je vous connais.
-Tu es un ange.
-Non. Trois ans à vous supporter dans la même école, ça vous apprend des choses. Aussi bien sur vous deux que sur nous.
-C'est bien ce que je dis.
-Et bien, l'ange en question va aller boire son café sur le balcon. Tu m'accompagnes?
Les deux amies étaient sur le balcon, une bière à la main et assises dans des chaises.
Aurore s'était éclipsée dès qu'Emma était arrivée. Non parce que la conversation ne l'intéressait pas mais parce qu'elle sentait que son amie ne parlerait qu'à sa compagne.
De toute manière, la policière finirait par connaître la teneur de la conversation si elle tracassait trop Mulan.
-Bon, tu la craches ta Valda ou il te faut une PLD? Demanda Mulan, amusée.
-Quelle Valda?
-Qu'est ce qui te tracasse? Rub a dégueulé tripes et boyaux chez toi? Elle s'est promenée à poil dans le salon et ça s'est fini en plan à trois?
-N'importe quoi.
-Je suis toute ouïe.
Emma tripota sa bouteille de bière, ne sachant pas quoi dire.
-C'est à propos de Regina? Il s'est passé quelque chose?
-Je n'ai pas aimé qu'elle parte. Ça fait comme un manque ici. Indiqua la blonde en désignant son cœur.
-Et?
-Ben…
-Cherche pas cocotte. Tu es amoureuse. Affirma Mulan avec un sourire en coin. Ta Regina te manque.
-N'importe quoi. (Soupire) Ça craint…
-Pourquoi?
-…
- Tu sais que c'est bien d'avoir une vie privée en dehors du boulot et que ça se fait de concilier les deux?
- Toi et Aurore, vous êtes des exceptions. C'est sûr que si je prends l'exemple de mes parents… ricana la blonde.
-Qu'est- ce qui te fait peur là dedans? De ne pas avoir de contrôle là-dessus? Mais c'est le jeu ma grande. Pour une fois, essaie de dire ce que tu penses.
-Je suis effrayée de l'importance qu'elle a prise en l'espace de deux jours. Effrayée par ce qu'elle me fait ressentir. Avoua Emma au bout de quelques secondes de silence.
-Et effrayée par les sentiments que tu as pour Regina. Tu es amoureuse d'elle. (sourit) C'est la meilleure nouvelle du siècle.
-Tu plaisantes j'espère?
-Non. Je t'ai observée depuis que tu es rentrée de ton fameux voyage. L'œil pétillant, la tête à moitié dans les nuages. La réaction que tu as eue quand Rub t'a dit que tu avais de la visite… Même la manière dont tu te comportes avec Regina… Dieu seul sait à quel point je t'ai vue agir avec des nanas, mais ton comportement n'était pas le même. Et je suis prête à parier que vous n'avez rien fait.
Emma ne répondit pas et but une gorgée de sa bière, nullement surprise par la sagacité de son amie.
-J'ai vu juste. C'est chiant que je te connaisse aussi bien… termina Mulan en éclatant de rire.
Le prochain chapitre est en cours d'écriture
* Bonjour grand-père
** au revoir (dans le sens "à bientôt)
