II.

- Il semblerait… Que j'ai de nouveau besoin de votre aide…

Trois jours plus tôt

POV JOHN

Il y a toujours ce moment de flottement qui apparaît après une soirée mouvementée. Oui, mouvementée. En ressentant un fort mal de crâne alors que je m'extirpais des bras de Morphée, je compris pourquoi je venais de vivre ce moment. Mon attention fut temporairement accaparée par les chiffres en rouge sang qu'annoncèrent mon réveil … : Dix-heures et trente-sept minutes ! Retombant sur l'oreiller, je trouvais vite l'explication.

Hier, Harry et moi avions passé toute la durée du coucher de soleil ensemble… D'abord, nous avions parlé de l'armée, je m'en souvenais presque bien. Après, elle avait été cherché à boire… Beaucoup. Habituellement, l'alcool n'avait pas d'impact direct sur ma mémoire, mais visiblement cette fois-ci… De quoi avions-nous parlé par la suite ? Mince, pourquoi je n'arrivais pas à me souvenir ?

Grognant, je me levais et allais dans la salle de bain. Une bonne douche me dégriserait bien un peu. Je n'entendais aucuns bruits à l'étage du dessous, mais pourtant, ma sœur devrait être réveillée… A moins, peut-être, que elle aussi avait quelques soucis pour émerger.

L'eau rentra brusquement en contact avec ma peau et ce fut comme si je me réveillais pour la deuxième fois. Un frisson me parcourut alors que délicatement le jet venait papillonner sur mon épiderme. Je fermais mes yeux pour plonger ma tête sous le pommeau de douche. Un mur d'eau glissa jusque devant mes oreilles, me coupant totalement du monde extérieur. Seuls les mouvements de l'eau, seuls les clapotis, rien d'autres. Interdiction de laisser mon esprit vagabonder.

Soudainement, je reculais me plaquant à la paroi glacée du mur, et une boule se forma dans mon estomac. Un drôle de pressentiment… ?

Je soupirais, secouais la tête et attrapais le gant. Certes, à la guerre, l'instinct ou plutôt le sixième sens, devenait votre meilleur ami, mais pourquoi est-ce que maintenant, je me sentais si étrange ? Je haussais les épaules : c'était probablement dû au fait que je ne me souvenais pas de quoi nous avions parlé hier soir, Harriet et moi.

De nouveau, je me sentis vide et le peu de bonne humeur, de joie que j'avais cru ressentir au réveil, s'envola.

Je coupais l'eau : inutile d'attendre une éternité que je me détende, cela ne fonctionnait pas et j'allais finir par vider le chauffe-eau. Malheureusement, je n'étais pas resté assez longtemps pour que la pièce se réchauffe totalement et je dû m'habiller rapidement tellement la température était peu supportable. L'hiver à Londres.

Soudain, un bruit sourd parvint jusqu'à moi. Je fronçais les sourcils : qu'est-ce que Harriet avait encore fait ? J'attrapais ma chemise que j'enfilais, et j'allais la boutonner mais je l'entendis hurler… Mais, ce n'était pas de la peur, ni de la tristesse… C'était de la rage. Purement de la rage. Je me faufilais jusqu'au placard où j'avais déposé mon arme et sortis en douceur. Puis, il y eut un nouveau choc, très vite suivit par… Deux cris différents.

- Je vais te tuer ! hurla Harriet et je reconnus à peine sa voix tellement elle semblait en colère.

Je bondis tel un félin dans la pièce mais eus le temps de seulement voir deux corps tomber derrière la table de la cuisine qui était renversée.

Un instant, je ne compris pas ce que mes yeux me renvoyèrent.

Non.

Non.

- Harry ? appelai-je doucement, la voix enrouée malgré moi.

Immédiatement, les bruits de lutte cessèrent et il n'y eut plus aucuns mouvements. Pourtant, mon cœur résonnait jusque dans mes tympans au point que je crus que tous l'entendaient.

Non.

Tout d'un coup, alors que je pointais toujours mon arme, j'entendis un violent 'clac' et Harriet s'écria, fulminante :

- Ça, c'est pour ce qui va suivre.

Elle se releva et dès qu'elle croisa mon regard, elle détourna son visage. Je penchais légèrement la tête sur le côté, serrant la mâchoire.

Non.

Ma poitrine se souleva brusquement, alors que j'abaissais mon arme en remettant le cran de sûreté.

Non.

Dites-moi qu'il n'a pas fait ça…

Non…

Or, dès que je vis une chevelure brune ondulée se redresser, je fermais les yeux…

Non…

J'eus brusquement du mal à respirer… Et le monde vacilla dans mon esprit…

Non… Non… NON !

- Non, soufflais-je en posant mes mains sur mes yeux… Non…

Ma voix n'était pas plus qu'un supplice… J'entendis le sol craquer quand il se leva… Non… Je ne voulais pas… Je ne pouvais pas… C'était pire que tout… Il s'était foutu de moi… Non… Je n'étais pas prêt… Non…

- John…, chuchota-t-il.

Le son de sa voix détruisit tout. Absolument tout. C'était comme si on me découpait le cœur au scalpel. Une rage énorme m'envahit et je ne me rendis compte de ce que je faisais que quand mon poing rencontra le mur, à côté de moi. La douleur se mua en fureur tellement ça faisait mal. Tout défila dans mon esprit. C'était comme si je ne savais plus penser. Putain. De. Merde.

- John…, commença-t-il mais Harriet le coupa méchamment.

- Tais-toi où il va t'encastrer dans le mur.

Je souris malgré moi, il y avait de fortes chances, oui. Mais… La pression retomba aussi vite qu'elle était venue… Les larmes manquèrent de couler…

Le parquet craqua derrière moi, et j'entendis Harry grogner. Je ne savais plus si c'était l'eau de la douche qui avait inondé mon corps ainsi… Je m'en fichais après tout. Peu importait.

De longs doigts frôlèrent mon bras avant de l'attraper un peu plus fermement. J'entendis un sifflement désapprobateur derrière. Les frissons qui me parcoururent me sortirent de ma léthargie et… Incapable de me contrôler, je me retournais brutalement en lui encastrant mon poing dans son visage.

- Ne me touches pas, crachais-je en m'éloignant sans le regarder une seule fois. Ne me touche plus.

N'y tenant plus, je choisis de disparaître dans ma chambre alors qu'une voix étranglée que je ne pensais plus jamais entendre murmurait mon nom :

- John….

Non, non… Il n'y avait plus de John. Il n'y avait plus rien.


Il était revenu. Je ne rêvais pas. Non. Les cris de Harriet que j'entendais depuis une heure et demie le prouvaient. Il était revenu…

Etendu sur le lit depuis ce temps-là, j'avais calmé ma rage, ma douleur… Mais je n'avais pas de joie, de soulagement… Il était rentré. Il n'était pas mort. Mais, pourtant, je ne pouvais savourer ce retour, j'étais remplit d'amertume… Douze mois qu'il était partit et il revenait comme si de rien n'était… Enfin… Je ne vois pas ce qu'il aurait pu faire d'autre…

Dehors, il neigeait de nouveau mais elle se transformait en pluie d'un moment à l'autre. Comme mon humeur, du moins jusqu'à ce que celle-ci se mue en total stoïcisme… C'était comme si on avait retiré toutes émotions de mon corps… J'étais vide… Vide… Complétement vide… Mon cœur paraissait à deux battements de faillir, de s'étouffer dans mon propre sang…

Il était revenu. Mon meilleur ami… Lui qui était mort, lui qui m'avait abandonné, lui qui m'avait menti… Menti… Ce n'était pas mon meilleur ami, non l'amitié s'arrêtait là où le mensonge commençait… Il était revenu. Revenu.

Je n'arrivais peut-être pas à réaliser. D'un côté, je voulais le prendre dans mes bras, le toucher, le serrer, être sûr… Mais de l'autre, l'idée d'un simple contact me rendait fou de colère.

Je me redressais sur le lit et m'assis sur le bord… Pourquoi me sentais-je si vide… ? Pourquoi étais-je si perdu ? Il était revenu, tout aurait dû se résoudre… Tout aurait dû se résoudre… Pourtant… Au lieu de cela, je ne comprenais pas le flot qui m'assaillait de tous les côtés. Le flot de sentiments… Cette douleur, comme un trou béant dans ma poitrine…

Il fallait que je bouge… Que je fasse quelque chose… Si je restais immobile, j'allais l'être pour l'éternité… Du moins jusqu'à la fin… Cette fin que j'avais cru si proche il y a moins de deux heures de cela…

Les cris de Harriet s'effacèrent soudainement… Je me levais à cet instant, mais ma tête tourna très vite… J'étais éreinté. Je ne voulais plus sortir… Non, je refusais de sortir. De le voir. J'enlevais mes chaussures avec mes pieds et me recouchais… Fermais les yeux. S'il vous plaît… Que Morphée m'enlève.

POV HARRIET

- Comment… Tss, soupirai-je en me détendant enfin.

Face à moi, il restait immobile. Il n'avait pas bougé depuis le début. Son regard bleu-gris comme vide… Je l'avais insulté de tous les noms, à défaut de le frapper, il avait déjà le nez bien amoché.

- Dis quelque chose pour ta défense au moins ! m'agaçais-je en lui jetant un regard noir.

Il sursauta, et il tourna la tête vers la chambre de John… John que l'on n'entendait pas, comme s'il avait disparu. Mais, je le connaissais bien, je me doutais qu'il était allongé, essayant de comprendre, de savoir comment régir.

- Tu avais compris, intervint une vois me sortant de mes pensées.

Je baissais instinctivement les yeux.

- Oui, depuis seulement hier. Mais… Il y avait… Toujours… Quelque chose en moi qui ne voulais pas y croire, qui ne pouvait pas y croire…

A son tour, il baissa la tête.

- J'étais là, quand vous étiez tous les deux dans la ruelle. Et… J'ai compris… J'ai compris qu'il était temps…

Je fronçais les sourcils quand un élément me revint en tête :

- Mais, il n'y a pas de risques ? Je veux dire… Ceux qui te poursuivaient… Sont-ils enfin… Morts ? Tous ?

Il me suffit juste de croiser son regard pour comprendre :

- Je suis revenu parce que John était… Au bord… J'espère juste pouvoir continuer à le protéger…

Ainsi, les ennuis ne faisaient que commencer.


- Je n'en peux plus ! s'énerva soudainement Sherlock alors que John allait une fois de plus partir sans dire un mot.

Enfin… Il ne parlait quasiment plus depuis trois jours. Depuis que Sherlock était revenu. Quand il était obligé d'être dans la même pièce, il ne le regardait pas. Absolument pas. A-B-S-O-L-U-M-E-N-T P-A-S ! C'était comme si il n'existait pas. Et moi dans tout cela, je ne savais pas où me mettre. Sherlock, depuis hier me jetait des regards qui imploraient mon aide… Mais, que pouvais-je faire ? A part me mettre à lui parler alors que Sherlock était dans le même angle de vision que moi, je ne pouvais pas faire grand-chose ! Mais… Visiblement, aujourd'hui, ce fut l'ignorance de trop… !

John s'était arrêté, la main sur la poignée sans bouger, dos à Sherlock. Il se redressa en soupirant. Évacuait-il la tension ? Je m'enfonçais dans le fauteuil en resserrant ma tasse de thé.

- Pourquoi m'ignores-tu ainsi ?!

John tourna la poignée et je crus un instant qu'il allait partir, mais cela eut le don d'énerver encore plus Sherlock qui s'avança :

- John ! Arrête ! A quoi cela va nous mener ?! Tu veux que je parte ? Que je m'excuse ? Je l'ai déjà fait maintes fois, et tu sais que ce n'est pas chose aisée chez moi…

John ouvrit la porte, cependant, Sherlock lui agrippa fermement le bras. Je déglutis bruyamment.

- Lâche-moi.

La voix de mon frère était sombre, grave… Était-ce de la rage qu'il retenait ainsi ? Je vis son poing gauche s'ouvrir, puis se fermer plusieurs fois… John ne frapperait jamais encore Sherlock, n'est-ce pas… ?

Sherlock commença à enlever sa main mais se ravisa au dernier moment… Oh… Oh…

- Si je te lâche tu vas partir. Ça fait trois jours que tu me fuis comme la peste. La compréhension des émotions n'est pas vraiment mon domaine de prédilection, tu le sais…

Je vis John serrer les mâchoires.

- Tu rapportes tout à ta pauvre personne ! Tu n'aimes pas t'excuser, tu ne comprends pas les sentiments ! cracha-t-il avant d'arracher la main de Sherlock et de planter son regard noir dans le sien juste un instant : je ne savais pas vivre sans un être cher et pourtant je l'ai fait. Tout est possible !

Et paf, l'argument puissance dix…

- John…

Je me mordis la lèvre. Je ne voyais pas l'expression de Sherlock mais sa voix en disait long. John avait touché un point sensible.

- Tu ne me pardonneras donc jamais… ?

Maintenant, John fixait un point invisible dans l'escalier. Il ne voulait pas voir le visage de Sherlock comme cela. Je compris qu'il pourrait tout lui pardonner juste en le regardant… C'était pour cela qu'il l'évitait…

- Tu cherches à me punir en m'évitant ?

Oh oui, Sherlock ne comprenait vraiment rien aux émotions ! Mais… Mon frère était tellement maladroit et blessé que c'était presque un défi de lire en lui ses derniers temps ! J'aurais pu me lever et tenter d'améliorer la situation, mais cela ne me regardait pas, même si John était très important à mes yeux. Ils devaient être capables de trouver un accord…

C'était étonnant de découvrir le côté rancunier de mon frère quand le sujet n'était pas moi, évidemment ! Oui, quand j'avais des problèmes d'alcoolisme, John se montrait assez rancunier… La preuve : pendant deux ans il n'était pas venu me voir !

- Quand vais-je retrouver mon John ?

- Tu as perdu ton John, Sherlock. J'ai peur qu'il ne sache pas quel chemin prendre pour revenir, s'exclama une voix en bas de l'escalier.

Les deux hommes se renfrognèrent immédiatement, visiblement du même avis – chose inédite depuis trois jours ! Ils firent demi-tour, Sherlock s'allongea sur le canapé et John alla se faire un thé dans la cuisine. Un homme apparut à la porte, un parapluie à la main, en costard. Première impression : homme riche imbu de lui-même à en juger par son sourire en coin. Il me salua d'un hochement de tête, je haussais un sourcil et reportais mon attention sur Sherlock.

- Que puis-je pour toi, très cher frère, lança-t-il avec dédain.

Je dus retenir un énorme fou rire : son frère ! C'était son frère ! Je bus une gorgée de thé, cherchant à camoufler mon sourire… Son frère !

- Je venais voir comment vous alliez, répondit-il d'une voix mesurée mais pleine de sous-entendus.

Je retins un gloussement dans ma tasse : il était ridicule !

- Nous allions bien. Je doute que tu sois venu nous embêter juste pour cela…

- Je n'ai plus le droit de venir voir mon petit frère ?

Ce fut plus fort que moi : j'explosais de rire. Les nerfs, ce devait être les nerfs. Tous les regards convergèrent vers moi, sauf celui de John : il devait se douter que je me moquerais de cet inconnu.

- Harriet ? s'étonna Sherlock en haussant les sourcils.

- Elle se fout de votre gueule, Mycroft, lâcha John en apparaissant dans mon champ de vision.

Ainsi donc il s'appelait Mycroft. Plutôt intéressant niveau morphologie mais alors qu'est-ce qu'il avait l'air coincé ! Je repris un peu contenance.

- Je suis vraiment navrée, murmurai-je en posant ma tasse sur la table basse. Mais… (Je cherchais une formulation adéquate) vous vous prenez toujours autant au sérieux… ?

Il fit la moue, visiblement vexé.

- Je travaille pour le gouvernement, j'ai…, continua-t-il avant que je ne le coupe par un nouvel éclat de rire.

Coincé et travaille pour le gouvernement ! C'était une véritable perle cet homme ! Je fus surprise d'entendre mon frère pouffer à mes côtés.

- L'esprit de votre sœur est… Surprenant ou stupide, je cherche encore, lâcha platement Mycroft encore blessé.

Je me stoppais à ses paroles.

- Entre stupide et coincé, je ne sais pas lequel vaut le mieux, répliquai-je en me levant.

Il s'approcha de moi en me scrutant sans ciller, alors que John et Sherlock esquissaient un sourire. Espiègle, je me rapprochais aussi de manière à ce que nos visages soient proches. Il ne broncha pas et eut même un sourire en coin. Hum, peut-être avait-il un fond bien différent de son apparence ?

- Ravie de faire votre connaissance, Mycroft ! Susurrais-je en avançant.

Mais, je l'esquivais au dernier moment pour glisser à côté de lui. J'attrapais ma veste en jean et disparus dans les escaliers.

- Je sors, à plus tard ! Lançais-je alors que la porte du 221b Baker Street se refermait sur moi.

Comme je l'avais soupçonné, on ne tarda pas à me rejoindre.


- Tu as laissé les Holmes sans surveillance ?! Plaisantais-je alors que John s'adaptait à mon allure plutôt soutenue.

Il pouffa avec dédain.

- J'ai décidé qu'ils avaient besoin d'être seuls pour leur première retrouvailles.

- Attends, attends... Mais... Mycroft agissait comme si tout était normal et c'est la première fois qu'il revoit son frère depuis plus d'un an ?

John esquissa un sourire.

- Il devait avoir repéré son frère avec son attirail d'outils d'espionnage à son service.

Je ne répondis rien, me contentant de hocher la tête. Si je m'interrogeais trop, cela deviendrait trop compliqué.

- Qu'est-ce que cela ne te va pas d'agir en contraire de tes sentiments, me moquais-je soudainement en tentant d'observer sa réaction sur son visage.

Il se referma comme une huître et partit dans une autre direction sans demander son reste. Je m'arrêtais et attendais un instant avant de lui crier :

- Tu sais que j'ai raison ! On ne peut pas perpétuellement ignorer un ami !

Je montais précipitamment les marches, de bonne humeur. Cette petite sortie en solitaire m'avait fait du bien ! J'ouvris la porte en enlevant ma veste d'un même mouvement, mais fut surprise de découvrir une nouvelle tête à la place du frère Holmes, cependant, celle-ci je la connaissais très bien :

- Greg ! M'écriai-je en lui encerclant les épaules.

- Harriet ! Je suis content de te voir..

Je me détachais de lui alors que Sherlock nous observait consciencieusement depuis son fauteuil, les sourcils froncés. Visiblement, cela le perturbait de nous voir nous comporter ainsi. Il est vrai qu'au début de mon arrivée ici, j'ai vite été en contact avec Lestrades, notamment parce que nous nous doutions de quelques choses vis-à-vis de Sherlock, et que l'état de John nous inquiétaient tous les deux. Mais, je n'avais pas pu le revoir depuis le retour du grand détective Holmes. D'ailleurs, Greg prenait assez bien la nouvelle, même si je pouvais votre une barre marquer son front, signe de sa nervosité précédente. Revoir quelqu'un qu'on croyait mort, ce n'est pas vraiment commun, même dans la police.

Je remarquais que Mycroft et son parapluie s'étaient fait la malle. Dommage, j'aurais bien encore ris un peu. Je reportais mon attention sur la personne qui me faisait face.

- Mais que viens-tu faire ici ? Tu ne serais pas venu uniquement pour confirmer de tes propres yeux l'improbable...

- Non, j'aurais même bien voulu attendre d'être plus calme...

Je penchais la tête sur le côté :

- Alors, quoi ?

- Il semblerait… Que j'ai de nouveau besoin de votre aide…

Son regard s'était tourné vers l'autre personne présente dans la pièce, tandis que sa phrase semblait être restée dans l'air, attendant patiemment qu'elle atteigne sa cible.

Le Détective Sherlock Holmes et son acolyte le Docteur John Watson devaient reprendre du service.


Bonjour, bonsoir !

J'espère que vous avez appréciez ce chapitre ! Pour ceux qui aurait remarqué, c'est en effet un peu plus court, mais je ne fais jamais vraiment attention à la longueur :) Je vais essayer de revenir très vite, puisque le plus intéressant arrive bientôt - du moins, je trouve.

Merci encore pour tous les commentaires !

MB