Point de vue de Clarke.

J'ouvre les yeux, je suis dans une pièce sombre et humide à en juger par la froideur du sol. Je ne sais pas pendant combien de temps je suis restée inconsciente mais en tout cas assez pour que mes vêtements absorbent l'eau du sol. Je me relève, j'ai la tête qui tourne, je ne sais pas où je suis, ni comment je suis arrivée là d'ailleurs. Je me touche l'arrière du crâne, l'endroit où j'ai reçu un coup. Mon agresseur a dû avoir peur que je ne m'effondre pas au premier coup, vu la force avec laquelle il m'a assommée. Je n'ai plus ma veste, mon t-shirt mouillé me colle à la peau et je frissonne. Je croise mes bras et les frictionne en essayant de me réchauffer. J'entends des gouttes d'eau claquer sur le sol en pierre. Les murs font écho et amplifient le bruit. Je me déplace dans ma cellule et je piétine les flaques que les minuscules gouttes d'eau ont mis du temps à former. Je cherche une issue, une porte, une poignée mais rien, je suis complètement enfermée.

J'entends des pas qui se rapprochent et je retourne au fond de la cellule. Un bruit de clé qui s'insère dans une serrure et la porte s'ouvre en grand. Un courant d'air frais s'immisce dans la cellule et j'ai l'impression de pouvoir enfin respirer. Je lève les yeux et découvre une femme. Elle est grande, les cheveux brun lisse, le visage fin. Ses grands yeux sont marqué par la peinture noir étalée autour de ceux-ci, lui donnant un air agressif. Elle doit être un peu plus vielle que moi, au alentour de l'âge de Bellamy peut-être. Je la vois me détailler de haut en bas avant d'ordonner à ses gardes de me sortir de cette cellule. Je la suis entouré des deux gardes. Le silence est complet et j'admire l'endroit ou je suis retenu. Je traverse un couloir, assez étroit. J'ai du apercevoir trois portes similaires à celles de ma cellules. Cet endroit doit servir de prison pour les traites, les criminelles ou les intrus, comme moi. Un des deux gardes s'éloigne de moi et déverrouille la porte qui se dresse devant nous. Je suis emmené à l'extérieur de la prison. Le froid me brûle les joues et je baisse la tête pour éviter de prendre le vent en pleine face. Je suis gelée.

Nous sommes dans un village, j'aperçois des enfants jouer et courir mais il s'arrête net lorsqu'il me voit. Tous le monde me regarde, le silence est absolue. J'entends juste la terre gelée craqué sous mes pas et ceux de mes ravisseurs. En affrontant le regard des gens je crois déceler une lueur menaçante mais en y regardant de plus près je me trompe, ce n'est pas de la menace, ils sont terrifiés. Je ne sais pas ce qui leur fais aussi peur. Une pierre roule à mes pieds et je me baisse pour la ramasser. Elle appartient à un des enfants que j'ai vu jouer tout à l'heure, un petit garçon blond. Je la fais rouler jusqu'à ses pieds en lui adressant un petit sourire mais lui me fixe du regard. Un jeune femme blonde, que je suppose être sa mère, l'attrape par la main et le fait rentrer dans une tente. La jeune femme m'adresse un regard terrifié et je comprends alors que ce qui leur fait peur à tous... c'est moi.

Je rentre dans une grande tente. Il y a une sorte de trône au fond, il est assez imposant. Des peaux de bêtes tapissent le sol. La femme brune s'assied sur le trône et s'adresse enfin à moi :

- Je m'appelle Anya. Je suis la commandante des Terriens, me dit-elle sur un ton froid, dénué de tous sentiments.

- Je suis Clarke, dis-je d'une voix que je n'espère pas tremblante.

- Clarke. Peux-tu me dire ce que vous faites sur mes terres, tes amis et toi ?

- Mes amis et moi ? déglutis-je.

- Oui, ceux qui sont regroupés dans un ridicule petit camp ainsi que les deux garçons que je retiens prisonnier.

Je soupire de soulagement. Finn et Monty sont vivant. J'avais peur que Bellamy ait raison, qu'ils soient tous les deux morts. Je reprends mes esprits et m'adresse à la commandante avec assurance.

- Vous ne me croiriez pas, c'est une longue histoire.

- J'ai tout mon temps Clarke, dit-elle en se redressant. Tes amis, eux, ne l'ont pas. Tu vas tout me raconter, dans les moindres détails. Je veux tout savoir, qui tu es réellement, d'où tu viens. Ne me mens pas, sinon j'exécuterais un de tes amis devant toi et tu auras sa mort sur la conscience. Et crois moi, quand je te dis qu'il n'y a rien de pire de voir quelqu'un mourir par sa faute, dit-elle d'une voix menaçante.

Je prends une inspiration et lui explique en détails l'histoire de mon peuple, de l'Arche, de mon arrivée sur Terre. Elle trésaille lorsque je lui parle du Mont Weather, mais elle renfile son masque aussitôt et ses émotions redeviennent indéchiffrables. Une fois mon récit terminée, j'attends une réponse de sa part. Elle semble réfléchir à mes paroles puis dit :

- Je dois admettre que cette une des histoire les plus folle que j'ai été amené à entendre, mais tu me semble être quelqu'un de respectable et honnête Clarke du peuple du ciel. Cependant, je ne peux vous laissez toi et tes amis fouler mes terres. Tout le monde ici doit mériter sa place, dit-elle sur un ton glacial.

- Nous n'avons jamais eu l'intention de déranger qui que ce soit. Nous pensions que la Terre n'était plus habitable, me défendais-je.

- Tu es médecin, me dit-elle en rasseyant sur son trône. Je pense que nous pouvons trouver un compromis.

Je la dévisage en silence, je pense que je ne vais pas aimer la suite de sa requête.

- Je n'ai pas assez de médecin ici. Qui plus est, tu es compétente. Le garçon qui avait été empalé sur une branche n'aurait pas du s'en sortir, il devait vous faire prendre conscience de la menace que mon peuple représente pour vous... et pourtant d'après mes dernières informations, il est en vie.

Comment peut-elle savoir tout ça ? Notre camp est toujours bien gardé.

- Ne me regarde pas comme ça, Clarke. Mes soldats surveillent votre camp. Vous ne les voyez pas, mais eux, si. Je vais de proposer un marché. J'ai besoin de ton aide pour soigner une personne de mon peuple. Si tu arrives à la sauver, je vous laisserez une chance à toi et ton peuple de me prouvez que vous méritez votre place sur Terre. En revanche, si elle meurt, ton peuple meurt, c'est aussi simple que ça. J'exécuterais chacun de tes amis devant toi. Et pour finir, je te laisserai airé seule dans la forêt. Tu seras tellement ronger par la culpabilité de tu souhaiteras mourir et à ce moment là, je te trouverais et je te tuerais. C'est assez clair pour toi ? me demande-t-elle avec un faux sourire.

Anya prend plaisir à manipuler les gens. Les faire souffrir juste avec des paroles, des menaces. La tête me tourne et je me retiens de tomber à genoux. Je dois absolument sauver cette personne. Peu importe son état, je ne peux pas la laisser mourir. Je pourrais pas vivre en ayant la mort de mes amis sur la conscience. Je lève les yeux vers Anya et acquiesce d'un signe de tête.

- Où se trouve la personne que je dois sauver ? demandais-je avec une boule dans la gorge.

- Mes hommes et moi allons te conduire à son chevet.

Je sors ainsi de la tente avec Anya et ses deux gardes. Le vent est toujours aussi froid. Même si mon t-shirt a eu le temps de sécher, je sens encore une brise glaciale s'engouffrer sous mes vêtements. La tente d'Anya se situe au centre et la prison vers l'extérieur, presque en en dehors du village. Nous continuons de marcher et j'aperçois une petit bâtiment qui ressemble à la prison, vu de l'extérieur. Un des gardes ouvre la porte dans un grincement. Nous pénétrons à l'intérieur et je sens déjà mon corps se réchauffer. Je me rend compte que cet endroit n'est pas si différent de la prison en terme d'agencement, à part quelque ouverture pour laisser passer la lumière, les deux endroit sont identiques. La commandante m'indique d'un signe de la main la porte du fond.

En entrant à l'intérieur, je vois une jeune fille qui ne doit pas avoir plus de 14 ans. Elle est allongé sur une table, inconsciente. Je me précipite vers elle. Sa respiration est rapide, son teint est pâle. Elle transpire. Je pose ma main délicatement sur son front, elle est brûlante. Je me tourne vers Anya.

- Que lui est-il arrivé ?

- Elle est tombée, dit-elle d'une voix basse presque inaudible.

- Comment ? demandais-je.

- Elle s'entraînait, près de la falaise. Quand le vaisseau de ton peuple s'est écrasé, ça a provoqué une impulsion. Tris a été projeté en arrière et a dégringoler de la falaise.

Je panique. J'observe le corps de Tris. Je regarde en dessous de son t-shirt et aperçois un gros hématome. Je touche ses côtes, elles sont brisées. Je retrouve aussi des hématomes sur ses bras et ses jambes. Tous ses os sont complètement brisé. Je n'ai pas ce qu'il faut pour la soigner correctement. Ses os ne se remettront jamais en place, elle ne pourra plus jamais se débrouiller toute seule, elle ne récupéras pas complètement. Elle sera dépendante toute sa vie. Mais ce n'est pas ce qui m'inquiète le plus. Ce que je redoute ce sont les hématomes, la fièvre, les tremblement régulier, sa respiration rapide, sa transpiration. Un seul diagnostic regroupe tous ces symptômes. Je m'accroche à la table pour ne pas tomber, j'essaie de ne rien faire paraître.

- Peut-tu la sauver ? s'impatiente Anya.

- Tu sembles beaucoup tenir à elle, dis-je en tentant de me calmer.

- Elle est mon apprenti, c'est une jeune fille surprenante et pleine de potentiel. Plus tard elle fera une fantastique guerrière. Un jour, elle prendra ma place et accomplira son rôle de commandante.

- Oui, je peux la sauver, tremblais-je.

- Il vaudrait mieux pour toi, me dit-elle.

Anya tourne les talons et me laisse seule avec la jeune fille. La porte se ferme derrière moi et mes larmes commence à couler. J'ai menti, je ne peux pas la sauver. C'est impossible. Tris souffre d'une hémorragie interne. Peut-être que si j'avais eu l'équipement de l'Arche, j'aurais pu faire quelque chose. Mais je ne suis pas sur l'Arche. Je suis sur Terre, seule, dans une pièce close avec une jeune fille que je ne peux pas sauver et que je vais devoir regarder mourir.

La réalité me frappe d'un seule coup, je ne pourrais pas sauver mes amis. Je vais devoir les regarder mourir eux aussi, les voir souffrir, agoniser, comme cette fille. Mes yeux se tourne vers Tris et mon cœur se serre en voyant sa poitrine se soulever et redescendre rapidement. Elle souffre beaucoup trop. Même si elle n'est pas consciente, je le sais. J'ai déjà vu ça sur l'Arche. Ma mère avait réussi à stopper l'hémorragie mais le garçon avait subit beaucoup trop de dommage au cerveau. Il ne s'est jamais réveiller. Je ne peux rien faire pour elle, ici. Je n'ai pas l'équipement nécessaire. La seule vérité, c'est que Tris va mourir. Mais je ne laisserai pas mes amis subir le même sort. Peu importe le moyen, il faut que je sorte d'ici.

Point de vue de Bellamy.

Cela fait plus d'un jour que je marche, en recherchant des traces de Clarke. J'ai remarqué quelque feu récent dans les environs. Clarke a dû s'arrêter pour faire une pause, ou plusieurs. Les brindille de bois craquent sous mes pied, mais pour l'instant je ne voie personne à l'horizon et je ne suis pas en train de chasser alors la discrétion n'est pas vraiment nécessaire. Je ne sais pas combien il y a de Terriens ici mais pour l'instant je n'en ai croisé aucun. Il me reste 3 balles dans mon chargeur, mais ça je suis le seul à le savoir. Si je croise des Terriens, je pourrais les effrayé en leur faisant comprendre qu'une balle est bien plus rapide qu'un couteau. Il y a de la fumée pas loin d'ici. Je me dirige vers l'endroit d'où provient la fumée. En arrivant sur place, je remarque que le feu n'a pas été éteint. Clarke n'est pas aussi idiote que ça, si elle était parti elle aurait éteint son feu, comme elle l'a fait pour les autres. Il y a des plantes ainsi que des provisions, derrière l'arbre à droite du feu. Elle ne serait pas parti sans ses provisions. Je remarque alors d'autre traces de pas, plus grandes que celles de Clarke. Je m'avance un peu plus pour mieux voir les éléments. Il y a du verre brisée, je remonte la piste et je trouve une montre. Pas n'importe laquelle, sa montre, la montre de son père.

Je suis les traces de pas. Je me retrouve devant une grande statue, elle est un peu cassé mais je la reconnaîtrais en mille. C'est celle d'Abraham Lincoln. Finalement les cours sur l'Arche ne sont peut-être pas si mal. Il y a un petit passage, juste à côté de l'édifice et je me glisse à l'intérieur, sans faire de bruit. Le passage donne sur un village, mais il n'y a pas d'endroit où je puisse me cacher. Si je bouge, je serai forcément repéré.

Je réfléchis pour trouver une autre entrée quand je sens une main se poser sur mon épaule. Je me retourne brusquement et pointe l'arme sur l'individu. C'est Lincoln, le Terrien que nous avions capturé. Comment s'est-il échappé ? Il lève les mains et recule.

- Je ne suis pas venu là pour te tuer, me dit-il calmement.

- Comment t'es-tu échappé ? demandais-je méfiant.

Un petit rire s'échappe de sa bouche. Il me regarde comme si j'étais un idiot.

- C'est ma sœur, pas vrai ? demandais-je la mâchoire serrée.

- On va dire qu'elle a l'esprit plus ouvert que certain, me réplique-t-il.

- Si tu n'es pas là pour me tuer, qu'est-ce que tu veux alors ?

- Je suis venu t'aider à libérer tes amis, pour te montrer qu'entre nos deux peuples, la paix peut exister, dit-il en s'avançant.

- Reste où tu es, je n'ai pas besoin de ton aide, je peux me débrouiller tout seul.

- Ah oui ? Et comment comptes-tu passer les gardes à l'entrer ? Tu te feras tuer avant même d'avoir pu atteindre le village. Laisse moi faire, je peux aller les sauver. Et si tu n'as pas confiance en moi, fais confiance à ta sœur.

J'abaisse doucement l'arme. Je ne sais pas quoi faire. Qui me dit que Lincoln est sincère ? Qui me dit que c'est bien ma sœur qui l'a laissé s'enfuir ? Qui me dit que ce n'est pas elle qui est attaché maintenant.

- Nous n'avons pas beaucoup de temps, Bellamy. La nuit va bientôt tombé, me presse-t-il.

J'acquiesce d'un signe de tête.

- Si jamais il leur arrive quelque chose, je te tue. Compris ? le menaçais-je.

- Aucune chance, me lance-t-il avant de partir en direction du village.

Je n'ai plus qu'à attendre. J'espère qu'ils vont bien, mais surtout j'espère qu'elle va bien.

Point de vue de Clarke

Il fait nuit maintenant. Le seul éclairage qui me reste ce sont les torches qui réchauffent la pièce. Les ombres des flammes dansent sur les murs. Je prends la main de Tris, tout en regardant le spectacle. Je veux qu'elle sache qu'elle n'étais pas toute seule pour traverser ça. Enfin, peu importe. Je me perds dans la contemplation des flammes et je sens que Tris respire de moins en moins. Au bout de quelques minutes, plus rien. Elle est partie. J'essuie la larme qui s'est échappé de mon œil.

C'est à ce moment que j'entends le raisonnement des pas dans le couloir. Je me ressaisie et attrape le couteau qui devait servir d'instrument chirurgical. Je le cache dans mon dos et contourne la table afin qu'il ne soit pas visible. Le garde fait son entrée dans la pièce et referme la porte.

- Comment va-t-elle ? me demande-t-il.

- Bien...bien, mentis-je.

Autant le dire tout de suite, je suis une très mauvaise menteuse. Le garde se méfie et s'approche de Tris. Il pose la main sur sa poitrine et je sens mon cœur va éclater. Le garde me dévisage et je lis la douleur dans ses yeux. Il vient de comprendre. Je ne sais pas ce qu'elle représente pour lui, mais une chose est sûr, ils étaient proches. Il agrippe ma main et essaie de m'attirer vers lui. Je me saisis de mon couteau mais je suis trop lente. Le couteau tombe sur le sol dans un tintement et le garde réussi à me maîtriser. Je le vois sortir son couteau à son tour. Non, il ne va pas... Je ne le laisse pas aller plus loin, je lance ma tête en arrière et le frappe au menton. Il me lâche et recule en grognant tandis que moi je sens mon coup de boule se répercuté dans tout mon corps. Je me tourne vers lui et donne un coup de pied dans ses jambes. Elles plient sous le choc et j'essaie d'attraper mon couteau mais il est trop loin. Le garde me saute dessus, et je me retrouve en dessous de lui avec ses mains serrés autour de ma gorge. Il serre de plus en plus fort et j'ai l'impression que ma tête va exploser. Il resserre sa prise encore et encore. Je sens l'air quitter mes poumons. Je tâtonne le sol à la recherche de mon couteau quand soudain je le trouve. Le garde claque ma tête contre le sol froid et dur. Je vais m'évanouir. Mais dans un dernier élan de force, je saisis mon couteau et l'enfonce dans sa carotide. Il relâche sa prise, se tient le coup et tombe sur le côté, pendant que moi j'essaie tant bien que mal de reprendre mon souffle. Je tousse, j'inspire et ma tête tourne de moins en moins. Je suis allongée sur le sol et je réalise que j'ai failli mourir mais pire encore, je viens de tuer quelqu'un.

La porte s'ouvre une nouvelle fois mais je reste allongée, je n'ai pas la force de me battre contre quelqu'un d'autre. Je m'attends à recevoir un couteau en plein cœur mais au lieu de ça, la personne me soulève et me prends dans ses bras. Je n'ai pas la force de résister, je crois même que doucement je me laisse bercer par la respiration de la personne qui me porte et je m'endors.

Quand je me réveille, je ressens des à coups. J'ouvre les yeux. Je suis sur un cheval. Je n'en avais jamais vu avant, je pensais qu'il avait eux aussi disparu. Je caresse son poils et me laisse droit à un sourire. Je ne connais toujours pas la personne qui est avec moi.

- Vous allez me tuer, demandais-je inquiète.

- Non, rassure toi, Clarke.

- Comment connaissais vous mon prénom ? blêmis-je.

- Un ami à toi me l'a dit, me répond-t-il.

- Où allons-nous ?

- Au point de rendez-vous, ne t'inquiète pas, c'est sécurisé, me rassure-t-il.

Finn. Monty. Ils sont toujours là-bas. Ils vont mourir par ma faute.

- Il faut faire demi-tour, paniquais-je. Mes amis sont toujours là-bas.

- Non...

- Si, il faut y retourner ! criais-je.

- Clarke...

- Je ne peux pas les abandonner, hurlais-je avec les larmes aux yeux.

- CLARKE, gronda-t-il. Tes amis vont bien. Ils sont déjà au point de rendez-vous. Je m'en suis occupé.

Je le dévisage en silence et je me calme.

- Anya a dit...

- Laisse-moi m'occuper d'Anya.

- Merci... euh...

- Lincoln, dit-il calmement

- Merci Lincoln, soufflais-je.

Lincoln s'arrête et descend du cheval. Je crois que nous sommes arrivé au point de rendez-vous. Il tends ses bras vers moi pour m'aider a descendre. Lorsque mes pieds touche le sol, je glisse sur une racine. Je me serais effondré si Lincoln ne m'avait pas rattrapé. Il attache les rênes du cheval autour de l'arbre et m'indique de le suivre. Nous sommes arrivé devant un petit feu de camp. J'ai a peine au le temps d'admirer le lieu que j'étais déjà dans les bras de Finn et Monty. Je leurs rends leur étreinte en souriant. Lorsque nous nous séparons, leur yeux brillent, accentué par la lumière du feu.

- Je suis tellement contente de vous retrouver tout les deux. J'avais peur que vous soyez mort.

- Ouai, nous aussi. Mais on compte bien rester encore dans les parages un bout de temps, me lance Monty en souriant.

- Ouai, tu vas pas de débarrasser de nous comme ça, blague Finn.

Je rigole avec eux, leur joie de vivre et leur blague m'avait manqué. J'entends une branche craquer et je me tourne brusquement pour voir...Bellamy. Je le fixe et mon pouls s'accélèrent. Il est là, devant moi, avec ce petit sourire que je connais si bien

- Alors Princesse, on a voulu jouer les gran...

Je ne le laisse pas terminer. Je cours vers lui et me jette dans ses bras. Je le serre si fort, comme si je n'avais que lui pour m'accrocher, comme s'ils pouvaient partir à tout moment. Je le sens me serrer dans ses bras à son tour.

- Je t'ai manqué ? souffle-t-il dans mes cheveux.

-Tais-toi, idiot. Ne dis rien, soufflais-je à mon tour.

Je veux profiter de cette instant rien qu'à nous. Je n'ai pas besoin de lui dire ce que je ressens à ce moment-là. Les faits parle d'eux-même. Nous n'avons pas besoin de nous parler pour nous comprendre. Nous avons juste besoin de nous regarder et de nous sentir l'un l'autre. Je le lâche à contre-cœur et je remercie un nouvelle fois Lincoln.

- Est-ce que ça va ? me demande Bellamy.

- Oui, mentis-je.

Non, je ne vais pas bien. Aujourd'hui, j'ai tué un homme. Je devrais me sentir terriblement mal mais la présence de Bellamy semble m'aider à supporter le choc. Ce dernier m'informe que nous allons nous reposer avant de repartir au levé du soleil.

- Je prends le premier tout de garde, nous informe-t-il.

- Non, protestais-je plus fort que je ne l'aurais voulu.

Il me regarde avec incompréhension, il attends que je dise autre chose.

- Reste, s'il te plaît, dis-je avec un nœud au ventre.

- Clarke, je ne pars pas, je vais juste monter la garde, tente-t-il de me rassurer.

- Non, reste. Reste...avec moi, le suppliais-je.

Il se dirige vers moi et me prends dans ses bras. D'un coup d'œil, il indique a Finn de monter la garde. Bellamy se pose contre un arbre et je m'assois sur ses cuisses. Je pose ma tête, hésitante, sur son torse. Elle se soulève au rythme de sa respiration, son cœur est rapide et je m'autorise un sourire. Il me caresse les cheveux et me chuchotant des "ça va aller", "endors-toi" et je me laisse bercer parle son de sa voix. A ce moment, je suis sûr d'une chose, j'ai besoin de lui.


J'espère que ce looonnng chapitre vous a plus. Je vais essayer d'en poster plus régulièrement. N'oubliez pas de me laisser une review pour savoir ce que vous en avez pensé. Elles sont très utile et m'aide à mieux construire mes chapitres. J'ai essayé de décrire un peu plus, les lieux et les émotions. Merci encore pour votre lecture.

A bientôt, pour un nouveau chapitre !