Chapitre 4:

Les 4 derniers jours d'Août, dans l'ensemble, passèrent d'une lenteur incroyable aux yeux de Martin.

Le 28, il utilisa la même technique que la journée précédente : sa fausse grippe se calmait un peu, pour que ses parents acceptent qu'il aille quand même à l'école le premier septembre. En effet, cela aurait été un comble qu'il fasse tout pour aller à Poudlard et qu'il n'y arrive finalement pas à cause... d'une fausse grippe. Ses parents s'étaient bien posé quelques questions, par exemple sur la rareté des grippes en été, mais rien de très probant, et la fièvre de martin indiquait parfaitement qu'il ne pouvait tricher.

Pourtant, ses parents remarquèrent bien quelques différences dans son comportement. Il avait la grippe, pourtant il souriait souvent comme s'il avait remporté un prix au loto, puis pouvait complètement se retrouver dans ses pensées en quelque secondes. Cependant ils ne s'en inquiétèrent pas non plus : il avait toujours été dans la lune, et la grippe devait accentuer ce trait de caractère.

A quatorze heures, simulant à nouveau une sieste prolongée, Martin rejoignit à nouveau Ernie grâce au Portoloin sur sa fenêtre. Celui-ci lui expliqua comment était organisée la société sorcière, et pourquoi ils devaient se cacher, puis ce qu'il devait savoir sur la guerre. Il entreprit également de lui expliquer les notions de « sang pur », « sang-mêlé » et « sang impur », tout en essayant de ne pas trop lui faire peur ou le dégoûter.

- Pendant la guerre, commença Ernie, il y avait deux camps, si on oublie le noeud entre Harry et Voldemort.

Le premier était celui des suiveurs du mage noir. Tu sais, ils n'étaient pas tous foncièrement mauvais, en réalité, la plupart voyaient en lui une personne capable de les aider, de les sécuriser, du moins au début. Ils venaient principalement de familles riches de Sang Pur, ce qui signifie qu'ils n'ont dans leurs aïeux aucun moldu ou sorcier né-moldu. C'étaient des aristocrates qui pensaient, à tort, que la magie ne pouvait être accessible à tous, et qu'elle devrait être limitée aux descendants de lignées de Sorciers, et seulement de sorciers. Évidemment, dans ce camp-là, il y avait des extrémistes, qui souhaitent ni plus ni moins éradiquer les né-moldus, ainsi que les moldus dans un second temps. On les appelait les Mangemorts, ils étaient les suiveurs directs et privilégiés de Voldemort.

Le deuxième camp était composé des résistants, des gens qui croyaient en l'égalité et l'entraide. Il n'y avait pas de type pour nous, nous étions tous différents. Entre autres, le deuxième camp abritait tous les né-moldus persécutés ou non, toutes les familles non-adeptes du schéma de Voldemort, souhaitant avoir une vie libre. En réalité, c'était une guerre composée de deux générations qu'on appelle pre-Harry et post-Harry dans le jargon sorcier. La première fut lors de l'avant dernière apogée de Voldemort, elle fut remplie de terreur. Il y avait des groupes de résistance, comme l'ordre du phénix, mais ils n'avaient pas vraiment de pouvoirs, il leur manquait un leader. Ce leader, la deuxième génération l'a eu. Je l'ai eu. C'était Harry, qui a eu une vie bien compliquée jusqu'ici. Mais Harry avait une capacité à englober les gens autour de lui, à être toujours sincère, peut être un peu trop parfois même. mais ce qui lui a permis de gagner. Nous ne nous battions pas seulement pour la guerre, beaucoup se battaient pour Harry, et grâce à lui.

Ernie se laissa quelques secondes pour reprendre sa respiration, rendue aléatoire par l'émotion, sans doute.

Cette seconde partie de la guerre fut la pire, mais en même temps la plus courte. Elle n'a duré que 2 ans où Voldemort était vraiment puissant.

- Mais qu'est-ce qu'il a fait, ce Harry Potter, pour être autant adulé ? demanda Martin.

- Je ne vais pas te raconter toutes les fois où il a sauvé des gens et le monde sorcier, mais il a repoussé le sortilège de mort de voldemort alors qu'il n'avait que 1 ans et demi, il s'est retrouvé 6 fois devant lui sans jamais succomber alors que n'importe qui serait mort avant même de l'avoir remarqué, à 14 ans il l'a même combattu et vaincu, et il l'a tué en essayant de se suicider car il savait que c'était la seule solution pour qu'il meure.

- Alors, il est mort ?

- Non, on ne sait pas trop ce qui s'est passé, mais il est revenu.

- C'est tellement intéressant... Comment je pourrais connaître tout ce qu'il s'est passé sans avoir à te demander ?

- Ton livre « Histoire de la magie » à du être mis à jour ! Tu ne l'as pas commencé ?

- Dt bien... Je n'ai commencé aucun de mes livres, par peur que si mes parents les trouvent...

- Demain, tu le donneras un de tes livres moldus et j'échangerai sa couverture contre celle de ton livre de cours.

- Merci beaucoup ! s'exclama Martin, émerveillé.

- Mais de rien. Demain, je vais venir chez toi, il ne faudra pas que tu paniques. Je viens par la cheminée, continua t-il sous le regard inquisiteur du préadolescent.

Martin n'insista pas plus, le jeune homme ne semblait pas vouloir lui en dire plus. Il verrait bien le lendemain, de toute manière.

Et il ne fut pas déçu. Le 29 Août, à 17 h 30, un grand bruit de fit entendre dans le salon. Chantal et Andrew se levèrent de suite, et qu'elle ne fut pas leur surprise lorsqu'il virent l'homme qui avait frappé à leur porte trois jours plus tôt.

Ernie s'excusa pour le dérangement, puis expliqua pourquoi il avait dû passer par la cheminée.

- J'ai bien vu que vous aviez fermé la porte à clés, et je sais que vous auriez eu très peur en voyant que je pouvais entrer tout de même. Je suis donc passé d'une manière plus conventionnelle !

A ce mot, Martin ne put s'empecher de ricaner.

- Ernie, ce n'est pas conventionnel d'arriver par la cheminée !

Celui-ci ne repondit pas, mais lui fit seulement un clin d'œil. Chantal explosa alors :

- Vous vous connaissez ? Et comment êtes vous rentré ? RÉPONDEZ ! J'appelle la police !

- Oh non ! Vous n'avez pas besoin d'appeler la police, vraiment !

Ni une, ni deux, Chantal attrapa son téléphone fixe. Elle s'apprêtait à composer le numéro quand ce dernier lui sauta des mains, et alla doucement se reposer sur la table. La mère de Martin sursauta, puis se paralysa durant quelques secondes.

- Très bien, reprit Ernie, maintenant vous allez m'écouter. Asseyez vous, s'il vous plaît.

Andrew lui lança un regard noir, puis s'exécuta, tout comme sa femme. Ils semblaient effrayés, mais déterminés.

- Je ne veux pas vous faire peur, mais voilà, votre fils a le don de magie et vous ne pouvez le nier. Il doit aller à une école pour apprendre à s'en servir, car s'il ne le fait pas, de graves conséquences pourraient en découdre.

- De la magie, cria Andrew ! Et puis quoi encore ?

- Ne me dites pas que je dois encore vous le prouver !

En voyant leurs mines suspectes, il ne put s'empêcher de soupirer. Mais qu'est-ce que c'était énervant, ces moldus qui ne voulaient pas croire la vérité !

Il transforma la chaise ou était assise Chantal en un fauteuil très luxueux, puis la table en bois devint en marbre. Ébahis devant ces changements, les parents de Martin mirent un peu de temps à réagir. Cependant, d'un coup d'œil, ils se comprirent et il ne fallut que quelques secondes à Andrew pour se lever et crier :

- Dehors ! Allez-vous en ! TOUT DE SUITE !

Ernie réfléchit, puis se leva et dit :

- Je repasserai demain, et vous ne pourrez pas m'en empêcher. À bientôt, Martin.

Ce dernier ne réagit pas, silencieux face à la colère de son père, puis regarda, émerveillé, Ernie sauter dans la cheminée, crier « Le Chaudron Baveur » puis disparaître dans un nuage de flammes vertes.

Sa mère ne laissa pas le temps à son fils de filer :

- Comment tu connais cet homme ? Tu lui as parlé ? TU AS CRU À SON HISTOIRE DE SECTE ? Mais tu es complètement fou, mon fils ! NON ! Ne parle pas ! MONTE DANS TA CHAMBRE ! Tu n'iras certainement pas dans cette école de Trolls ! Tu m'entends ? JAMAIS !

Effrayé par sa mère, qui était devenue rouge de colère, Martin s'empressa de monter les escaliers.

Il entendit des cris durant un certain nombre d'heures dans la salle à manger, et ne mangea pas ce soir-là. Il s'endormit tard. Très tard.

Le lendemain, il prit soin de se lever très tard. Vers midi, quand il descendit, il eut du mal à cerner ses parents. Ceux-ci parlaient, comme si rien ne s'était passé. On aurait cru à une journée parfaitement normale, si il n'y avait pas deux éléments qu'étaient le fauteuil et la table qui rendaient leur salon insolite qui contrastaient. Cependant, Martin remarqua avec amusement et tristesse la barrière dressée au milieu de la cheminée, et la condamnation de la porte.

Le jeune garçon était partagé entre la peur de ses parents, l'incompréhension, mais aussi la joie de la découverte de la magie, qui était malgré tout une très bonne nouvelle. Il se dit que rien ne pouvait l'entacher.

Tout se passa parfaitement ce jour-là. Contrairement à ce qu'il pensait, Ernie ne réapparut pas. Mais le soir, avant de se coucher, il remarqua sous son oreiller un petit carnet, bien caché. Il l'ouvrit, et lit l'inscription qui était écrite : « j'ai parlé de ton cas au bureau des études pour jeunes sorciers et envoyé une lettre à Poudlard. On l'a répondu qu'il fallait que je laisse tomber pour l'instant. Cela signifie donc beaucoup, et en premier lieu que tu ne pourras partir dignement de chez toi après demain : oui, c'est ça, c'est une sorte de fugue. Mais rassure toi, c'est parfaitement cautionné par le ministère. Ainsi, après demain à 7 heures du matin, tu devras sortir de chez toi avec toutes valises prêtes. Je suis vraiment désolé si tu souhaitais leur dire au revoir, et je comprends parfaitement que cela soit un véritable déchirement pour toi ; malheureusement je ne peux faire autrement. Je t'attendrai dehors, et nous prendrons le magicobus jusqu'à Londres. De Bath à la gare, ça ne doit pas être trop cher. Bon, je t'écris trop pour ne rien dire, je vais te faire une liste, ce sera plus simple :

1 : prépare tes affaires durant la journée de demain

2 : n'oublie pas de faire un gros bisou à tes parents demain soir, tu risques de ne plus les revoir jusqu'aux vacances de noël.

3 : réveille toi et pars à 7 h de chez toi après demain - et n'hésite pas à sauter de ta fenêtre, tu auras moins de risque de les réveiller ainsi - même si ça ressemble vraiment à une fugue

4 : rejoins moi dehors à cette heure.

Si tu as des questions, n'hésite pas à les poser en les écrivant sur ce carnet. À mardi matin ! »

A la fin de la lettre, Martin remarqua la signature d'Ernie, ce qui ne laissait aucun doute sur l'expéditeur. Pas très rassuré par ce qu'il avait marqué, et une question lui trottant dans la tête, il inscrivit : « c'est la rentrée, mes parents vont sûrement se lever tôt pour me réveiller ! Et d'habitude, je me lève à 6 h 30... »

Une réponse lui parvint rapidement : « dans ce cas, désolé pour ta grasse matinée, mais il faudra que nous partions à 6 h. Nous allons peut-être attendre un peu, mais tant pis, on ne doit pas prendre le moindre risque que tu rates le train... »

Martin inscrivit finalement : « Merci, à Mardi »

Puis il s'endormit, serrant le carnet contre son torse.

(c'est mignon hein)

Le dernier jour passa vite, contrairement à ce que Martin aurait pensé. Ses parents semblaient rassurés que Ernie n'ait pas réapparut, et lui passa sa journée à boucler sa valise, en n'oubliant pas ses affaires de cours et ses habits. Il avait hâte aussi de retrouver son chat, confié à Ernie jusqu'à l'arrivée du train.

Le soir même, il fit un gros câlin à ses parents, à la fois stressé et empressé d'être le lendemain. Il eut un peu plus de mal à s'endormir ce jour là, mais quand il y arriva, il avait le sourire aux lèvres, encore une fois.

Le réveil qui sonna à 5 h 54 le jour suivant sonnait comme une lueur d'aventure qu'il ne put se résoudre à laisser passer. Il sentait que les jours qui allaient arriver seraient riches en émotion.

RARs ——————

Miss Lily Rogue - ooooh merci d'avoir lu, ça me fait super plaisir ! C'est cool si tu as apprécié, j'espère que la suite te plaira d'autant plus ! (et moi je voue toujours un aussi grand culte à tes fanfics)

AEIO10 - hey ! merci beaucoup, et tu verras bien haha ! J'espère que le nouveau chapitre te plaira aussi.

À bientôt ! Et hésitez pas à rewiewer aussi ça me fait vraiment plaisir !