Chapitre 4

On a tous peur d'affronter ce qui dépasse notre compréhension …

Le professeur X affichait un sourire jovial à sa nouvelle élève.

- Tu es officiellement une élève de l'Institut Xavier pour jeunes surdoués.

- Surdoués ? C'est une blague. Cela nous tombe dessus un jour, comme ça, et on doit prendre ça pour un don ? Appelons un chat, un chat, c'est une Malédiction ! s'emporta Elsana.

Charles la fixa avec un petit sourire en coin. Du caractère, ça elle en avait. Bien sûr, possédant une mutation invisible, il n'avait jamais eu besoins de la cacher. Mais, il comprenait que pour cette femme, c'était une tout autre histoire. Elle portait des gants noirs en cuir, en plein mois de juillet.

- Cela vous dérange, si je te demande d'enlever tes gants ? demanda Charles.

Le regard de la jeune femme changea du tout au tout. Enlever ses gants ? Et pourquoi pas sauver la Terre tant qu'on y est ! Le professeur sentit le stress de la jeune mutante, et se dit qu'il lui redemanderait une prochaine fois. Il fallait qu'elle prenne ses marques.

- Laisse, dit-il, nous verrons ça une prochaine fois. Tu peux y aller, mais avant, j'aimerai que tu ailles voir Hank pour une prise de sang.

- Une prise de sang ? demanda Elsa.

- Pour tes gênes, expliqua Charles.

Elsana hocha la tête et se leva de sa chaise. Avant qu'elle franchisse la porte, Charles lui envoya un message télépathique.

" Tous ce dont tu as besoins se trouve dans ta chambre au deuxième étage, troisième porte à gauche. "

- Merci, Professeur.

Elsana posa sa valise dans sa chambre, et se mit à chercher Hank Mccoy pour cette prise de sang qui la tracassait. Une prise de sang, le premier jour. C'est merveilleux comme cadeau de bienvenue ! Dans un couloir, elle croisa deux jeunes filles, un peu plus jeunes qu'elle. Tout deux étaient blondes. Elsa les intercepta.

- Excusez-moi, je cherche Hank Mccoy, vous ne savez pas où je pourrais le trouver par hasard ?

Les deux blondes se regardèrent, et l'une répondit d'un ton qui se voulait arrogant.

- Non, on ne sait pas, et même si on le savait, on ne te le dirait pas. On parle pas aux filles bizarres qui portent des gants en juillet. A plus, petite folle !

Sur ces mots, Amy et Emmy partirent dans la direction opposée.

" Troisième étage, dans l'aile droite, dernière porte sur la gauche ".

Un sourire naquit sur les lèvres d'Elsa.

" Merci, Professeur, j'aurais peut être besoin d'un plan ".

Finalement, grâce au Professeur, Elsana réussit à trouver la salle où Hank l'attendait une seringue à la main.

- Vous m'attendiez ? demanda-t-elle.

- Charles m'a prévenu de votre arrivée.

La jeune femme s'assit sur le chaise que lui désignait Hank. Elle remonta sa manche, et se concentra sur un point fixe devant elle. Pendant qu'il enfonçait l'aiguille dans la chair de la jeune femme, Hank ne pouvait s'empêcher de la regarder discrètement. Une fois l'opération finie, il appliqua un pansement sur le bras de la mutante. Elsa le remercia et sortit de la salle pour se rendre dans sa chambre.

Assises sur le rebord de la fontaine, Amy et Emmy se moquaient des petits mutants aux mutations non-invisibles. Leurs mutations à elles ne les empêcher pas d'avoir une vie normale, sauf peut-être pour Amy, qui possédait une langue de serpent. Emmy, quant à elle, pouvait changer la couleur de ses cheveux à volonté. Elle en profitait pour se rendre populaire. Une autre mutante vint les rejoindre, elle s'appelait Romanne.

- Vous avez vu la nouvelle ? demanda-t-elle.

- Tu veux parler de la petite folle ? demanda Emmy.

- Il paraît qu'elle a vingt deux ans, et que le Professeur a fait une exception pour qu'elle intègre l'Institut, dit Amy.

- C'est une manipulatrice, si ça se trouve le Professeur s'est laisser envouter, supposa Romanne.

- Envouter par quoi ? demanda Amy d'une voix mauvaise. Elle a rien pour elle, cette fille.

Un long silence s'ensuivit.

- Dans tout les cas, je sens qu'on va bien s'amuser, murmura Emmy.

- Oh oui ! renchérit Amy.

Le lendemain, Elsana se leva en se demandant où elle était. Une fois qu'elle eu remis sa vie en ordre dans sa tête, elle se rendit dans la salle de bain, qui jouxtait sa chambre. Elle prit une douche, et s'habilla comme à son habitude, en noir. Elle se maquilla légèrement, et se rendit dans la cuisine la plus proche. Elle se fit un café, qu'elle but noir. Il n'y avait personne à une heure aussi matinale. Et puis, c'était les vacances. Les cours reprendraient dans un peu plus d'un mois, même si Charles lui avait dit qu'il pouvait donner des cours si la situations l'exigeait.

- Tu es matinale on dirait.

Elle tourna la tête, et vit Charles dans son fauteuil roulant.

- Vous aussi on dirait, répondit-elle.

Il esquissa un sourire, et se rapprocha d'elle.

- Hier, tu as dit que tu aurais besoin d'un plan. Hélas, je n'en ai pas. Par contre, je peux te servir de guide, dit-il avec un sourire charmeur.

- Je pense que je pourrai me débrouiller seule.

- Cela ne fait aucun doute.

Charles se fit lui aussi un café, qu'il but à petites gorgées.

- Tu as eu une nuit agitée, je me trompe ? demanda Charles.

Elsa arqua un sourcil.

Il peut pas se mêler de ses affaires, pensa-t-elle.

Charles capta ses pensées, et fit mine d'être vexer. La jeune femme, ayant compris son manège, se mit à rire. Un beau rire cristallin. Il s'insinua en Charles, et le emplie d'une sensation qu'il ne put reconnaître.

De l'autre côté de l'océan, Laurine était agitée par un mauvais qu'elle faisait tout les ans, à la même date. Froid, elle avait froid. Elle ne pouvait plus bouger, elle était paralysée. Elle se réveilla en sursaut. D'habitude c'était Elsa qui venait la voir, et qui la réconfortait. Mais cette fois, elle était seule. Seule avec ses démons. Seule avec elle même.

oooooooooooo

Chapitre un peu plus court, désolées.