CHAPITRE IV
Le lendemain matin, à l'aube pour être plus précis, Jenny vint le chercher au dortoir.
- Tu es prêt? demanda-t-elle en souriant.
La question semblait superflue étant donné que Tom était prêt depuis 2 heures déjà.
Ils descendirent tous deux et sortirent sans être vus de l'établissement. Tom fut d'ailleurs surpris que personne ne soit dans la cour et soupçonna Jenny d'y être pour quelque chose, cependant, il eut la délicatesse de ne lui poser aucune question.
Quelques minutes plus tard, ils montaient dans un bus bleu, de ceux qui voyageaient d'une ville à l'autre. Jenny lui expliqua qu'ils trouveraient ses affaires à Londres. Tom n'était jamais allé là-bas, mais il lui semblait peu probable que l'on y vende des chaudrons, des capes, ou même un manuel intitulé: " la Grande Histoire de le Magie, 1'' et il supposa que Jenny l'emmènerait dans un endroit où seuls les sorciers pouvaient se rendre. Il s'avéra qu'il n'avait pas tort, mais il était loin de s'attendre à ce qu'il verrait. Une fois arrivés à Londres, Jenny le conduisit dans une grande rue claire, débordante de monde. Comme il l'avait prévu, elle n'avait rien de spécial et seuls des gens ordinaires la traversaient. Tom se sentit soudain très mal à l'aise, comme s'il n'avait pas sa place ici. C'était l'effet que lui faisait toujours les lieux trop fréquentés.
- C'est ici, lui murmura Jenny au bout de quelques minutes.
Tom tourna la tête vers l'endroit qu'elle indiquait et aperçut un minuscule bar, encastré entre 2 immenses immeubles.
- C'est curieux, dit-il, je ne l'aurais jamais remarqué si tu ne me l'avais pas montré...
- Bien sûr, répondit Jenny, c'est fait pour ça.
Ils pénétrèrent dans le pub et, à nouveau, Tom fut envahi par un sentiment de chaleur inexplicable. Son bonheur n'était certes plus l'euphorie de la veille, mais il n'en restait pas moins que cela fut un des meilleurs moments de toute sa vie.
Le pub avait pour nom "le chaudron baveur", inscrit sur une enseigne ternie et dont l'extrémité pendait lamentablement et claquait bruyamment au moindre coup de vent. Tom s'aperçut que le bar était beaucoup plus grand qu'il n'y paraissait de l'extérieur. La lumière était faible et légèrement jaunâtre, des tables étaient entassées un peu partout et quelques clients bavardaient en sirotant d'étranges boissons. Les yeux de Tom s'étrécirent de surprise. À première vue, les gens qui occupaient les places au bar ou ceux qui étaient assis aux tables n'avaient rien d'anormal, mais, une étude plus approfondie de leur accoutrement lui fit comprendre que ce n'étaient pas des gens ordinaires. Ils portaient tous de longues robes, les hommes compris, de diverses couleurs et certains avaient même un chapeau pointu, sur leur tête ou bien posé à côté d'eux sur la table. Tom eut presque envie de rire, il avait l'impression de se trouver dans un conte de fées, avec des sorcières et des dragons, mais, mis à part leurs habits, ces gens ne semblaient pas avoir grand chose en commun avec la fée Carabosse. Cependant, quelque chose d'autre, de plus fort, de plus profond l'avait empêché de rire. Il éprouvait pour ces gens, tous ces gens, un immense respect, qu'il n'avait jamais manifesté à l'égard de personne jusqu'à présent. Il se sentait chez lui, avec les gens avec lesquels il aurait toujours du être et ils valaient bien mieux que tous ceux qu'il avait connus. Les "moldus", comme les avait appelé Jenny, il les avait assez vus. Ils battaient les enfants, se moquaient de lui, le blessaient pour le plaisir, l'affamaient, le méprisaient, ils jetaient leur femme à la rue alors qu'elle attendait un enfant... Mais, à partir de ce jour-là, tout serait différent. Il était chez lui à présent. Et tout son cur, toute son âme espérait que ces gens-là étaient différents. Une petite voix chuchota dans sa tête que les moldus n'étaient pas tous mauvais et que tous n'agissaient pas comme il le disait, mais Tom n'en avait encore jamais rencontré un qui lui soit sympathique. Il chassa ces pensées et suivit Jenny au comptoir.
- Hé, Jenny! lança le barman avec un sourire qui illumina son visage buriné, comment vas-tu? ça fait longtemps que nous ne t'avons pas vue par ici... Tu as décidé de revenir dire bonjour à tes anciens amis?
Jenny s'accouda au bar en lui rendant son sourire.
- Sam, dit-elle, je te présente Tom, le fils de Lyra Betley.
Tom supposa que Sam ne devait pas connaître sa mère sous son nom de mariage, mais il n'avait aucune envie de penser à cela pour le moment, l'image de son père mettant sa mère à la porte était encore trop présente dans son esprit.
- Le fils de Lyra... ça alors, j'ai beaucoup entendu parler de toi, Tom.
- Ah bon, dit Tom en rougissant les yeux rivés sur ses chaussures. Il détestait parler aux adultes, ils le rendait nerveux, d'ailleurs il n'aimait parler à personne.
- Tu l'amènes faire ses courses pour Poudlard? Demanda Sam à Jenny.
- Oui, répondit-elle distraitement, d'ailleurs nous devons y aller, nous repasserons tout à l'heure!
Tom se demanda vaguement pourquoi ils étaient entrés si c'était pour ressortir immédiatement. Mais Jenny se dirigea vers une autre porte, qui s'avéra donner sur une petite cour entourée de murs délabrés.
- Où sommes nous? demanda Tom en ouvrant de grands yeux.
Jenny ne répondit pas, elle s'avança vers le mur qui faisait face à la porte et laissa sa main courir sur les pierres. Il fallut un certain temps à Tom pour se rendre compte qu'elle les comptait. Au bout d'un moment, elle sembla avoir trouvé la bonne. Elle sortit quelque chose de sa poche, quelque chose qui ressemblait à...
- C'est ma baguette, dit-elle, chaque sorcier et sorcière en a une et chacune est unique. Regarde...
Elle tapota nonchalamment la brique avec l'extrémité de sa baguette et Tom vit apparaître un trou, un trou qui s'élargit de plus en plus, jusqu'à qu'il soit assez grand pour les laisser passer tous les deux. Tom se faufila sous l'arcade etsa stupeur céda à l'émerveillement. Une immense rue ensoleillée courait devant lui, mais elle n'avait rien en commun avec l'avenue sur laquelle ils étaient tout à l'heure. Des centaines de sorciers et de sorcières en robe longue s'affairaient entre les innombrables boutiques: "Chaudrons-toutes tailles", annonçait fièrement l'enseigne d'un magasin, Animalerie magique, balais d'occasion (comète 230 en promotion! ) Fournitures scolaires (divination, métamorphose, enchantements et autres! ) Cap'occase (l'occasion de l'année! ).
Tom avait envie de se précipiter dans tous les magasins, d'admirer les balais volants, les baguette magiques, s'il avait pu, il serait resté là à jamais. La voix de jenny vint soudain le tirer de sa rêverie.
- Le Chemin de Traverse. Viens ici, nous devons passer à la banque, après, nous irons chercher tes affaires.
- À la banque? répéta Tom d'une voix blanche.
- Oui, lança Jenny qui montait déjà les marches d'un grand édifice de pierres situé à quelques mètres de là. Tom se demanda comment il avait fait pour ne pas le remarquer avant. Le bâtiment était d'une blancheur immaculée et un immense portail de bronze trônait devant l'entrée. C'est alors que Tom remarqua que le portier n'était pas un sorcier, en fait ce n'était pas même vraiment un être humain.
- C'est un goblin, expliqua Jenny en désignant la créature à la peau verdâtre et au dos courbé, ils sont très cordiaux, mais pompeux. Ne les vexe surtout pas. Après avoir jeté un regard au goblin, Tom décida qu'il n'en avait effectivement pas très envie. Le petit être souriait à présent d'un air légèrement inquiétant.
- Reste ici, lui ordonna Jenny, je vais chercher ton argent.
Tom était sur le point de lui demander ce qu'elle entendait par " son" argent, étant donné que le seul qu'il ait jamais eu avait été une pièce de 20 cents qu'il avait volée à Mr Denvers, mais conclut rapidement que l'argent dont elle parlait avait dû appartenir à sa mère.
En effet, 20 minutes plus tard, Jenny revint, à la grande joie de Tom qui commençait à se sentir mal à l'aise devant le goblin qui ne cessait de sourire en montrant ses dents, et lui expliqua qu'avant sa mort, sa mère avait laissé un peu d'argent, dans un coffre ici.
- C'était la fortune de tes grands-parents, celle de ta mère et maintenant c'est la tienne.
Tom se rendit compte qu'il n'avait jamais questionné Jenny à propos de ses grands- parents maternels.
- Oh, répondit Jenny après qu'il lui eut demandé ce qu'ils étaient devenus. Ils sont... morts, tous les deux.
Mais Tom perçut aussitôt la tension du mensonge dans sa voix.
Il ne fit aucun commentaire et ils allèrent acheter le nécessaire pour l'école.
- Tu iras chercher tes robes et ta baguette, je m'occuperai du reste, lui dit Jenny en s'éloignant.
Tom se sentit à nouveau mal à l'aise. Il allait devoir parler à tous ces vendeurs, devant tous ces gens... Il se maudit lui-même de n'avoir jamais engagé une vraie conversation avec quelqu'un d'autre que Jenny, cela lui aurait fait de l'entraînement.
Il se dirigea vers le magasin "Cap'occase" et jeta un coup d'il à sa liste. Il lui fallait 3 robes noires, une cape d'hiver, un chapeau, des gants et une robe de soirée. Il s'imagina aussitôt avec son chapeau pointu et sa cape voletant derrière lui puis considéra longuement les mots "robe de soirée" et étouffa un éclat de rire. Il passa la petite porte et se trouva nez à nez avec une minuscule sorcière trapue, aux cheveux grisonnants.
- Euh, bonjour... marmonna Tom en regardant les chaussures de la vendeuse.
- Bonjour! dit-elle d'un ton beaucoup plus convaincu. Tu viens chercher ton uniforme?
Tom hocha la tête en se demandant comment il se débrouillerait pour répondre aux questions de ses professeurs s'il n'était même pas capable de faire une phrase complète dans un magasin.
La petite sorcière l'emmena à l'arrière du magasin et entreprit de prendre ses mesures. Elle lui fit essayer une robe, mais celle-ci lui arrivait à mi-mollets.
- Mmmh, fit-elle après quelques instants, c'est ta première année à Poudlard?
- Oui, répondit simplement Tom qui ne voyait pas où elle voulait en venir. Les adultes ne lui adressaient jamais la parole pour faire la conversation. Mais la vendeuse n'ajouta rien et alla chercher une robe un peu plus longue.
- Tu es grand pour ton âge, remarqua-t-elle en s'apercevant que cette robe était trop courte également.
Tom ne répondit pas.
- Tu n'aimes pas beaucoup discuter n'est-ce pas? dit-elle avec un sourire.
Il devint écarlate et commença à bafouiller quelque chose, mais la vendeuse ajouta:
- Ce n'est rien, je comprends, tous les enfants sont impressionnés par Poudlard mais, en réalité, c'est moins terrible que ce qu'on en dit.
Tom acquiesça un pâle sourire, il ne savait pas ce qu'on en disait et, après réflexion, ne tenait pas tant que ça à le savoir.
Tandis que la vendeuse retournait dans l'arrière-boutique, il commença à inspecter le magasin. Il était grand, lumineux et le parquet était couvert de poussière. Tom aimait beaucoup cet endroit, il trouvait qu'il ressemblait à un grenier, la pièce qu'il avait toujours préférée à St Clouds.
- Salut!
Il sursauta et fit volte-face. Une fille, d'environ son âge, se tenait près de la porte. Elle avait un teint pâle, des cheveux châtain et des yeux d'un gris froid.
- Euh, salut, marmonna Tom qui eut envie de se frapper pour être incapable de la regarder dans les yeux. Il n'était pas plus doué avec les enfants qu'avec les adultes.
La fille sourit, d'un sourire légèrement sarcastique, et prit le siège à côté de lui.
- C'est ta première année? demanda-t-elle.
Tom se força à la regarder et hocha la tête.
- Moi aussi, dit la fille. Comment tu t'appelles?
- Tom, dit-il d'un air gêné, Tom Jedusor.
- Moi c'est Electra Malefoy... Jedusor... Je ne connais pas ce nom... Elle lui lança un regard suspicieux. Tes parents sont sorciers?
Tom s'agita sur son siège. Il n'avait pas vraiment envie de répondre à Electra. Vu la manière dont elle l'observait, il craignait qu'elle ne lui jette un sort s'il ne répondait pas correctement. Il choisit de dire la vérité:
- Moitié-moitié, mon père est moldu et ma mère sorcière.
Electra fronça le nez.
- Hum, je vois, fit-elle avec un air pincé.
À cet instant, un garçon aux cheveux bruns fit irruption dans la boutique.
- Ah, tu es là, Electra, s'écria-t-il, je te cherchais partout!
Il se tut en apercevant Tom.
- Voici Nathan Diagon, dit Electra à Tom, c'est un ami à moi. Nath, c'est Tom ... Jedusor, c'est ça? Elle fronça à nouveau le nez.
Tom hocha la tête et tenta de sourire à Nathan qui le regarda comme s'il venait de le décoller de sa semelle.
- Salut, fit évasivement Nathan. Electra, nous sommes attendus!
- Eh bien, tu vois bien que je fais faire mes robes, répliqua-t-elle sèchement, ils attendront.
- Très bien, dit Nathan avec dédain, je reste ici aussi.
- Fais comme tu voudras, répondit Electra, exaspérée.
À cet instant, la vendeuse réapparut dans le magasin. Elle souhaita le bonjour aux nouveaux arrivants et fit essayer sa robe à Tom.
- Parfait, s'exclama-t-elle, ravie, en voilà une qui te vas.
Tom jeta un coup d'il dans le miroir. Il n'était pas aussi ridicule que prévu. En réalité, il se sentait même mieux habillé ainsi.
- Il te faut des robes de soirées aussi... déclara la vendeuse d'un air songeur. Quelle couleur voudrais-tu?
Tom se mit à rougir. "Robe de soirée" le dérangeait vraiment comme appellation.
- Tu ne sais pas? demanda la femme voyant Tom hausser les épaules. Eh bien, je te conseille d'en choisir une aux couleurs de ta future maison... Où penses-tu aller?
Tom se sentait de plus en plus mal à l'aise, il n'avait absolument aucune idée de là où il se trouverait.
- Tu vois, lui dit la vendeuse, si c'est Gryffondor, c'est rouge, si c'est Serdaigle, c'est bleu, Poufsouffle jaune et Serpentard vert.
Tom se demanda vaguement pourquoi les gens citaient toujours Serpentard en dernier. Sa mère y avait été, c'était une bonne maison. Il sentit soudain une bouffée de colère monter en lui, comme si cette femme avait insulté sa mère.
- Ma mère était à Serpentard, dit-il un peu sèchement, peut-être y serais-je également. En réalité, il ne savait absolument pas ce qu'il disait, mais il voulait voir quel effet produiraient ses paroles sur la vendeuse.
Elle haussa un peu les sourcils, mais ne fit aucun commentaire.
- Bien, dit-elle, je vais chercher d'autres robes.
- Tu veux aller à Serpentard? Lança la voix moqueuse d'Electra derrière lui. Tu sais, ils ne prennent que des sorciers de sang pur. Enfin, tu peux toujours tenter ta chance!
Tom ne répondit pas. Il n'éprouvait pas une intense sympathie pour Electra, ni pour Nathan, d'ailleurs, qui s'empressa de confirmer ses dires.
- C'est vrai, dit-il d'un air de supériorité non dissimulé, j'ai rarement vu des Sang-de-Bourbe à Serpentard.
Tom acheta une robe couleur émeraude et sortit du magasin. Il se demanda alors comment il avait pu se retenir d'étrangler Nathan. Il était susceptible et il ne laissait pas souvent passer ce genre d'incidents. Il retrouva Jenny, encombrée de tous ses manuels, devant une petite boutique dont la porte portait l'inscription en lettres dorées: "Ollivander - Fabricants de baguettes magiques depuis 382 avant J-C."
- Tout s'est bien passé? lui demanda Jenny.
Tom grommela quelque chose d'inintelligible. Sa rencontre avec Electra et Nathan lui était resté en travers de la gorge.
Ils pénétrèrent la boutique et Tom sentit sa colère se diluer dans l'atmosphère du magasin. C'était une simple pièce, étroite et délabrée. Des centaines de paquets s'entassaient un peu partout et un homme se tenait dans le fond.
Tom sursauta. L'homme était si immobile qu'il avait presque cru qu'il faisait partie du décor.
- Bonjour, déclara l'homme d'une voix douce, je suis Mr Ollivander, puis-je vous aider?
- Bonjour bredouilla Tom dont le cur battait un rythme inquiétant.
- Vous venez chercher votre baguette... Je vois.
Il s'approcha et son visage apparut à travers la faible clarté que dégageaient les bougies. Il devait avoir environ 40 ans, mais ses cheveux étaient déjà grisonnants. Ses yeux avaient une couleur pâle, et des reflets argentés couraient sur ses iris.
- De quelle main tenez vous la baguette? demanda-t-il à Tom.
- Je suis gaucher, répondit-il à tout hasard.
Mr Ollivander parut surpris et fronça les sourcils. Le sentiment de mal aise de Tom s'amplifia.
- Quoi? demanda-t-il.
- Oh, pas grand-chose, de vieilles superstitions... répondit Mr Ollivander, mais il n'alla pas plus loin. Tom jeta un coup d'il à Jenny qui lui sourit, mais il remarqua qu'elle aussi paraissait tendue, comme lorsqu'elle lui avait parlé de ses grands-parents...
- Voilà, dit Mr Ollivander, en brandissant un paquet, essayez celle-ci.
Tom prit la baguette dans sa main gauche et fit un petit mouvement avec. Rien ne se produisit. Mr Ollivander lui en donna une autre, puis une autre et ils continuèrent ainsi pendant une vingtaine de minutes.
- En voilà une, dit-il, avec une plume de phénix, peut-être que...
Mais avant qu'il ait pu achever sa phrase, des étincelles dorées fusaient aux quatre coins de la pièce.
- Bravo, déclara Mr Ollivander. Il jeta un coup d'il à la baguette qui reposait dans la main de Tom. Excellente baguette, sans doute une des plus puissantes que j'aie jamais vendue. Il regarda à nouveau Tom d'un air suspicieux.
- Mr Ollivander, demanda Jenny en se levant, pourriez-vous vérifier ma baguette, je crois qu'elle a besoin d'un récurage...
- Bien entendu... Oui, je me souviens, une des premières baguettes que j'aie vendue, 30 cm, acajou, excellente pour...
Tom laissa Jenny et Mr Ollivander à leur conversation et sortit discrètement du magasin. Il se sentait oppressé par la boutique, par le regard froid de Mr Ollivander. Pourquoi semblait-il si inquiet, qu'y avait-il de mal à être gaucher? Il regarda sa baguette, les références étaient inscrites sur la boîte: 33.75 cm, bois d'if.
Jenny le rejoignit quelques minutes plus tard. Elle tenta de rétablir une conversation joyeuse, mais Tom semblait à nouveau perdu dans ces pensées et elle lui fut impossible de l'en sortir . Ils finirent leurs achats et rentrèrent à St Clouds avant le déjeuner.
