Skouare Enix : Contente de voir que ça te plait toujours. Décidément je suis horrible avec Kyle après son histoire foireuse dans Sang pour Sang. X) Tu n'as pas finis de détester Tom.
Oui j'ai décidé de réintégré James et Kerry. On va aussi beaucoup parler de Zara. Pour les autres... peut être à la fin mais comme ma lecture remonte à loin j'ai peur de faire des contradictions.
X) Pas le temps pour le programme d'entrainement malheureusement, mais ça aurait pu être marrant.
InfiniteScorpioInuko : Il faut bien que notre Kyle réussisse sa vie sentimentale enfin. Après le massacre dans « Sang pour Sang »... Enfin là ce n'est pas gagné.
Contente que ça te plaise.
Lenacia : Merci Beaucoup ^-^
Darren venait tout juste d'ouvrir les yeux. Il se sentait bien, détendu, reposé malgré sa tête un peu douloureuse et son esprit embrumé. Il se redressa sur ses avant-bras pour observer la pièce où il se trouvait. C'était une chambre, simple, propre, lumineuse. Le mobilier était moderne et en bonne état. Il y avait deux portes dont une menait surement à une salle de bain. Le jeune homme porta une main à son front essayant de se souvenir des événements qui l'avait conduit ici.
Tout avait était très vite. Alors qu'il se morfondait, attaché au lavabo d'un motel miteux, des hommes avait débarquait dans la chambre et avant qu'il n'ait pu formuler une seul question on lui avait administré un puissant sédatif. Il se souvint avoir cherché le visage de Kyle parmi eux. Mais il n'y était pas. Les murs de la pièce s'étaient alors mit à onduler et il avait sombré dans un sommeil profond. Et maintenant ? Il se réveillait dans un lit douillet, libre de tous mouvements. Qu'est ce-que tout cela voulait dire ?
Il se leva et s'aperçut avec surprise qu'il était complètement nu. Cela le mit quelque peu mal à l'aise. Heureusement, on avait préalablement placé des affaires au pied du lit. Ils étaient soigneusement pliés et placés en ligne, presque militairement. Il saisit le t-shirt orange vif qui portait une inscription et le déplia pour y lire le sigle « CHERUB ». Alors il y était enfin dans cette fameuse organisation secrète.
Habillé, il alla vers la fenêtre pour observer les extérieurs. Il fut surpris de découvrir de grandes pelouses, des bâtiments et des terrains de sport dont l'agencement lui évoquait plus un campus universitaire qu'une base militaire. Il y avait beaucoup de monde dehors, des jeunes qui portait des t-shirt de couleurs différentes avec toujours le même nom en lettre noir en travers.
Mais il ne pouvait pas rester éternellement dans cette chambre. L'anxiété et le questionnement le rendait nerveux. Il devait faire quelques choses. Alors que sa main se posait sur la poignée quelques choses le freina dans son élan. Et si des gens armés l'attendaient derrière la porte ? Peu importait il ne supporterait pas de restait sans réponse plus longtemps. Et il ouvrit.
Le couloir était désert. Cela ne le rassura qu'à moitié. Il s'avança et à l'angle il tomba sur deux jeunes adolescentes qui le fixèrent, stupéfaites. Elles portaient des hauts bleus clairs.
« Bonjour, balbutia Darren, gêné. Est-ce-que vous...
-On a pas le droit de parler aux oranges, déclara l'une d'elle en désignant son t-shirt.
-Oh... Mais vous ne pourriez pas m'indiquer où je dois aller au moins... »
Son amie pointa l'ascenseur du doigt derrière lui. Le jeune homme les remercia et se dirigea vers lui. Alors qu'il attendait, fixant les étages défiler sur l'écran, il entendit les deux jeunes filles gloussaient.
« Il est pas un peu trop vieux ?
-J'en sais rien. Mais il est beau. Tu ne trouves pas ? »
Trop vieux pour quoi exactement? Mais Darren n'eut pas le temps de se poser plus de questions que les portes de l'ascenseur s'ouvrirent.
Il n'était pas seul à l'intérieur. Un homme, qui devait avoir la trentaine et portait un t-shirt blanc, lui sourit aimablement et devant sa mine déconfite appuya sur le bouton du rez-de-chaussée. Pendant toute la duré de la descente l'homme ne cessa cependant pas de le fixer, ce qui le rendit mal à l'aise. Savait-il qui il était ? En tout cas il se sentit plus léger quand les portes se rouvrirent. L'homme lui indiqua des bureaux vers l'entrée et, au soulagement du jeune homme, pris une direction opposé.
Derrière un ordinateur, une femme semblait plonger dans tout un tas de papier. Darren hésita à s'avancer. Mais quand elle l'aperçu elle lui fit un sourire affable et l'invita à venir lui parler. Décidément, l'accueil qu'on lui réservait était surprenant et à des années lumières de ce à quoi s'était attendu le jeune homme. C'était presque surréaliste. Il se sentait un peu décontenancé.
« Bonjour, je...
-Oh je sais qui tu es, affirma-t-elle avec un regard rassurant. Darren, c'est ça ? »
Il acquiesça.
« Tu as rendez-vous avec Zara. C'est la directrice. Tu vois ce couloir là-bas. Tu prends à droite et après c'est indiqué. Tu devrais t'en sortir. »
Elle lui sourit à nouveau.
En effet il n'eut pas beaucoup de mal à trouver le bureau. Une salle d'attente le précédait et il s'assit, attendant son tour. Il se demandait à quoi pouvait bien ressembler celle qui dirigeait un tel endroit. La porte s'ouvrit soudainement et il sursauta. Deux adolescents sortirent, une fille et un garçon. Il arborait tout deux une mine dépitée.
« Je t'avais dit que c'était une mauvaise idée ! T'es vraiment qu'un idiot. Par ta faute j'ai tout ces tours de terrains à faire !
-Ca va, on aurait pu avoir le fossé à récurer. Et puis tu l'as trouvé plutôt génial mon idée au départ.
-Crétin ! »
Sur quoi le garçon se reçut une tape derrière la tête et ils quittèrent la pièce.
« Ha ces adolescent, soupira une voix féminine. »
Darren se retourna, surpris par la directrice qui se tenait dans l'encadrement de la porte.
« Tu viens Darren ? »
Le jeune homme s'agitait dans son fauteuil, les mains crispées sur les accoudoirs. En face de lui, Zara feuilletait calmement un dossier. Elle était jeune, plus jeune qu'il ne l'aurait imaginé et semblait tout aussi sympathique à son égard que le reste du personnel. On pouvait entendre le chahut d'enfants provenant de dehors.
« Tu es mal à l'aise ?, demanda doucement la femme.
-Un peu... Je ne m'attendais pas à ça.
-Je comprends.
-Ca parle de moi ?
-De quoi donc ?
-Ce dossier. »
Elle acquiesça.
« Et qu'est-ce-que vous savez sur moi ?, demanda le garçon.
-Pas tellement de chose que ça. Tu voudrais m'en dire un peu plus ?
-Et pourquoi je ferais ça ? Pourquoi je devrais avoir confiance en vous ? Vous utilisez des enfants pour faire des missions pour l'Etat.
-C'est vrai, confirma la directrice. Mais aucun d'eux ne le fait contre son grès. C'est pareil pour toi. Tu n'es pas obligé de me raconter ce qui c'est passé. Je peux rester sur les faits. Après tout ce n'est pas moi qui vais te juger...
-Ce sont des menaces ?
-Nan, des fais. Si tu es coopératif, je peux t'aider. Sinon ce n'est plus de mon ressort.
-Et pourquoi vous voudriez m'aider ?
-Je pense que tu pourrais être un atout précieux, répondit-elle. Tu es un garçon intelligent, je me trompe ?
-A chaque fois qu'on m'a dis ça, ça a très mal finis pour moi. »
Zara lui sourit, compatissante. Darren avait bien envie de la croire, de lui faire confiance. Il avait terriblement besoin d'une accroche en ce moment où son monde entier s'écroulait. Mais il doutait.
« Imaginons que j'accepte, supposa-t-il. Et les représailles ?
-Tu parles de Scavenger. »
Alors elle était au courant de bien plus de chose qu'elle ne le prétendait.
« On peut te protéger, assura-t-elle.
-C'est pas pour moi que je m'inquiète... mais pour mon père.
-Ton père ? »
Darren soupira. Tous les événements passés se bousculaient dans sa tête. Une fois de plus la situation lui échappait totalement. Alors il décida de parler.
...
Kyle sursauta quand on frappa à la porte de sa chambre. Décidément il était un peu tendu. Il alla ouvrir et avant même qu'il ne pu prononcer un mot une brunette élancé lui sauta au cou.
« Kyle tu m'as manqué !
-Ca fait du bien de te voir Kerry, souffla le garçon en la serrant dans ses bras. »
Derrière elle se tenait James. Il lui sera la main.
« Comment ça va mon pote ?, demanda le blond.
-J'ai un peu l'esprit dans du coton avec les calmants que m'a passé l'infirmière, répondit Kyle. A part ça, ça va. Qu'est-ce-que vous faites ici ?
-C'est Zara qui nous a appelé, expliqua Kerry. Et tu sais bien que James ne raterait pour rien au monde une chance de se la raconter devant les jeunes recrues.
-N'importe quoi, objecta le concerné. »
Kyle sourit pour la première fois depuis ses mésaventures.
« On a rendez-vous chez Zara, déclara Kerry. Faudrait pas être en retard. Je n'ai pas envie de récuré le fossé.
-Oui, acquiesça Kyle amusé. Je suis au courant. Allons-y. »
Mais alors qu'ils poussèrent la porte du bureau, les yeux de Kyle s'écarquillèrent de stupéfaction en apercevant Darren.
« Qu-Qu'est ce qu'il fait là ?, s'écria-t-il furieux. »
Darren se ratatina sur sa chaise. S'il n'était pas tétanisé il se serrait bien enfuit par la fenêtre.
« Kyle, commença Zara d'une voix douce. Je sais que ce que je vais te demander est difficile mais j'aimerais que tu mettes de côtés ta colère pour te concentrer sur ce que j'ai à vous dire. C'est pour le bien de CHERUB. »
Kyle se détendit un peu et avança tout en se plaçant le plus loin possible de Darren. Kerry vient placer une main apaisante sur son bras.
«Si je vous ai fait venir Kerry et James c'est que nous sommes en état de crise. Nous sommes sure qu'un groupe criminel est au courant de l'existence de CHERUB. Il menace de le dévoiler au monde entier.
-Mais que veulent-ils ?, demanda Kerry.
-Je n'en sais rien.
-Et on les connaît ?, la questionna James.
-Oui, souffla Zara et sa voix sembla se briser. Ca remonte à mes débuts quand j'étais contrôleuse de mission adjointe. Le but de la mission était d'identifier les différents membres d'un trafic de drogues. Mais la mission à mal tournée et a était interrompu. Des membres ont quand même était arrêté mais on a jamais pu attraper le leader. Il se fait appeler « The Scavenger ». Il dirige une sorte de mafia anglaise qui fait des trafiques en tous genre en Angleterre. Apparemment il y aurait eu une fuite lorsque Kyle a quitté CHERUB à sa majorité et il voulait se servir de lui pour nous nuire... grâce à Darren. »
Il y eut un silence dans la pièce.
« Et que peut-on faire ?, demanda James soucieux.
-On ne devrait pas avertir des autorités supérieurs ?, proposa Kerry.
-Surtout pas, trancha Zara. S'ils l'apprenaient CHERUB risquerait d'être fermé. Encore une fois je vais être sur la sellette. Tous mes opposants vont être ravi de cette occasion pour me faire renvoyer. Quelle galère ! »
Elle s'en assit, épuisé.
« Et tu as un plan ?, la questionna Kyle.
-Oui. C'est pour ça que je vous ai tous fait venir. Je ne peux pas envoyer des agents qui risquent d'éveiller les soupçons avec leur jeune âge. Le plus simple se serait de faire tomber « The Scavenger » avant qu'il ne révèle quoi que ce soit. Il faudrait juste découvrir son identité, ce qu'il a derrière la tête et où il se cache, ensuite on l'arrête. Pour ça j'aimerais infiltrer Kerry et James. Darren vous aidera...
-Pardon ?!, s'écria Kyle. Tu as perdu la tête Zara. Enfin si il s'agit de jouer la comédie tu as ton homme. Par contre ce n'ait pas un agent. Il n'est pas entrainé.
-Kyle, il a décidé de coopérer.
-Justement. S'il change aussi vite sa veste tu ferais mieux de te poser des questions sur sa loyauté. »
Sur ce l'ancien agent quitta la pièce, furax. La directrice soupira.
« Il va lui falloir du temps, dit-elle à Darren, compatissante.
-Nan, il a raison, souffla le jeune homme alors que la culpabilité l'envahissait.
-On part quand ?, se contenta de demander James très sérieux.
-En fait un agent est déjà sur place. Il a pris l'identité d'un homme du réseau. Il me tient au courant de se qui se prépare. Pour l'instant les hommes de Scavenger son sur leurs gardes. Ce ne serait pas judicieux d'arriver maintenant.
-Oui mais s'il décide de lâcher le morceau ?, s'inquiéta la jeune fille.
-Apparemment leur plant serait de pirater la BBC pour passer leur message. Ca va leur prendre un moment. Et s'ils veulent quelque chose en échange ils nous contacteront avant. Mais tenait vous prêt à partir à tout moment. »
Ils acquiescèrent.
...
Les jours qui suivirent furent assez éprouvant pour Darren. Personnes à part les t-shirts blanc n'avait le droit de lui adresser la parole et Kyle le fuyait comme la peste. Il ne pouvait pas l'en blâmer. Il trouvait même parfois son châtiment très clément. Zara lui avait imposé un programme très chargé pour le préparer. Il devait suivre de nombreuses activités physiques comme la course, le karaté ou la natation et jamais de sa vie il n'avait eu pareilles courbatures. Il suivit également des cours d'informatiques et il découvrit qui pirater un ordinateur n'étais pas si difficile que ça. On lui apprit à mentir, à déchiffrer le langage corporel, à réagir dans des situations délicate comme une prise d'otage. Pour tous ces cours il était seul avec un professeur. Aucun autre agent de CHERUB. Personne n'eut besoin de lui en expliquer la raison. Mais il ne se leurrait pas. Ce n'était pas avec quelques jours de cours intensifs qu'il deviendrait un super James Bond. Cela lui occupait néanmoins l'esprit et il en avait terriblement besoins. Le reste du temps il le passait dans sa chambre à essayer de retenir parfaitement l'histoire qu'il devrait raconter à son retour. Il se demandait souvent si ce qu'il faisait était trahir ou rendre service à son père. Cela l'angoissait. Serait-il à la hauteur ?
Ainsi un jour fut-il surpris de voir James et Kerry s'asseoir à sa table au self.
« Bonjour Darren, le salua cette dernière.
-Qu'est ce que..., balbutia-t-il sous la surprise.
-C'est elle qui m'a obligé, expliqua James avant de pousser un cri de douleur. »
Kerry venait de lui donnait un coup dans le tibia et le foudroyait du regard.
« Enfin je voulais dire, glapit-il. Salut ! Comment ça va ?
-Vu qu'on va collaborer en mission je voulais m'assurer que tu étais prêt, reprit la jeune fille.
-Heu... ouais... Pour l'instant ça va.
-Zara veut que tu te rendes au dojo à quinze heures pour apprendre quelques trucs.
-J'y serais.
-Et n'hésites pas à venir nous poser des questions si tu as besoin, rajouta Kerry.
-C'est juste que je n'osai pas trop. Je n'ai pas l'impression que l'on m'apprécie beaucoup ici...
-Sans rire, lança James sarcastique mais un regard noir de Kerry le fit taire.
-Malgré les efforts de Zara ton histoire à un peu fait le tour du campus, expliqua la jeune fille avec un sourire gêné.
-Ho, c'est...
- Nan ce n'est pas Kyle, assura-t-elle avec un sourire doux.
-Je ne lui en aurais pas voulu.
-Tu sais ce n'est pas vraiment qu'ils te détestent, déclara James. Disons plutôt que tu es en période de test. Pour ces gamins CHERUB c'est un peu leur seule maison. Alors forcément savoir que tu as essayé de la mettre en danger et que maintenant leur destin est entre tes mains...
-Tu me mets pas du tout la pression, ironisa Darren avec un sourire nerveux.
-Peut être mais c'est la réalité, mec. »
...
Kyle noua sa ceinture noire autour de son haut de kimono d'un coup plus sec qu'il ne l'aurait voulu. Il était à bout de nerf. Il s'en voulait de ne pouvoir s'empêcher de penser à Darren et à cette mission à laquelle il ne pourrait pas participer. Si CHERUB était en danger c'était de sa faute. Il avait était aveugle. On l'avait abusé. Et savoir qu'à présent il ne pouvait plus rien faire pour changer ses erreurs était le coup de grâce. Il détestait se sentir impuissant.
Aller ! Il fallait qu'il arrête de se tracasser à propos de tout ça ou il allait devenir fou. Il devait s'occuper l'esprit et c'est pour ça qu'il avait proposé de s'occuper de l'entrainement de judo des t-shirts rouge.
« Aller les jeunes, clama-t-il en frappant dans ses mains pour attirer l'attention des enfants. »
La séance se déroulait plutôt bien et ce fut dans la bonne humeur que Kyle avait organisé une course en rampant à laquelle les enfants l'avait prié de participer. Il s'était prêté au jeu, amusé.
« Et toi là-bas tu crois que je ne te voie pas ! Qu'avec les mains j'ai dit ! »
Et tout le monde se mit à rire. Tout sauf Kyle qui en redressant la tête avait aperçut Darren qui le fixait à l'autre bout du dojo avec ses deux grands yeux bleu qu'il maudissait. Il portait un kimono bien trop grand pour sa frêle constitution et avait maladroitement noué sa ceinture blanche autour de la taille. L'ancien agent ordonna aux t-shirts rouges de continuer l'exercice et alla rejoindre le nouveau venu.
« Qu'est-ce-que tu fais là ?, demanda-t-il d'un ton cinglant.
-Je..., balbutiai Darren. C'est Zara. Elle m'a dit de venir ici pour le cours de quinze heures. Je ne savais pas que tu serais là. Je te le jure. »
Alors encore en coup de Zara.
« Elle veux que je m'entraine avant la mission, continua le jeune homme mal à l'aise.
-Ha oui ?! Tu veux que je te dise ?! Tu va te planter. On ne devient pas agent comme ça.
- Alors apprends-moi... »
Un grognement agacé sortit d'entre les lèvres de Kyle avant qu'il ne se jette sur Darren. Ce dernier en une fraction de seconde se retrouva chargé sur le dos de l'ancien agent puis projeté au sol. La douleur secoua tous son corps et il émit un gémissement de douleur.
« Tu vois, dit Kyle qui le maintenait fermement de tous son poids. Tu es foutu. »
Darren soutint son regard un moment puis essaya de se débattre. Il ne réussit même pas à déplacer son corps d'un centimètre. Alors il se détendit et attendit que Kyle continue de répandre sa rage sur lui.
« Tu attends quoi exactement ?, cracha-t-il.
-Qu'est-ce-que tu veux dire ?, demanda Darren.
-Pourquoi tu fais tout ce putain d'entrainement ?! Pourquoi tu nous aides ? Tu fraternises avec mes amis. Tu collabores. Pourquoi ? »
Ce serait tellement plus simple si ce n'était pas le cas, pensa l'ancien agent.
« C'est pour éviter la prison c'est ça ?!
-J'ai peut être envie de réparer des choses. Pas avec toi bien sure. Je sais que tu ne me pardonneras jamais. Et c'est compréhensif.
-C'est sure !
-Mais pour eux c'est peut être pas trop tard. »
Darren désigna d'un signe de la tête les t-shirts rouges qui continuaient de rire aux éclats en se trémoussant pour avancer.
Kyle n'ajouta rien et se releva, tremblant. Il le détestait lui et ses yeux remplient de remords et sa voix prononçant des discours plein de bonnes intentions. Il venait de se rendre compte que, que se soit par l'amour ou la haine, Darren avait toujours une influence sur lui. Il ne pouvait s'empêcher de se consumer pour lui que se soit de rage ou de passion. Il se haïssait de ne pouvoir échapper à cette emprise.
« Tu as intérêt d'assurer alors, souffla-t-il. »
Darren sourit.
