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Chapitre 4 – Les Géants de Fer
A l'arrivée des vaisseaux-cités, narra Beckett, toutes les grandes civilisations sont tombées les unes après les autres. Et un règne d'obscurité commença …
Non contents de mettre en place une sévère ségrégation fondée sur la couleur de la peau, les nouveaux Maîtres d'Atlantica détruisirent Universités et Ecoles, massacrant par centaines ceux dont l'intelligence menaçait leur pouvoir. Bientôt, plus aucune trace de technologie, si ce n'est la leur, ne subsista.
Mais rien ne peut dompter ce que la nature créée et souvent, malgré le plus arrogant des jardiniers, une herbe folle se glisse dans le jardin.
Meredith McKay était cette herbe …
Son intelligence n'avait que peu d'égale et était le secret le mieux gardé de tout Atlantis. La famille de McKay avait de tout temps été liée à celle des Sheppard et le père de Sheppard avait voué son seul fils à la protection de Meredith. Tout ceux qui souhaitaient voir un jour, Atlantica redevenir un monde libre, savaient que leurs espoirs reposaient sur les épaules de Meredith.
Il leur fallut mentir … cacher qui ils étaient. Sheppard entra dans la Garde quant à Meredith, il devint un fameux musicien.
Mais il arriva quelque chose que personne n'avait prévu.
Elevés ensemble, condamnés par le destin à rester près l'un de l'autre, Meredith et John tombèrent amoureux.
Et lorsque les Maîtres découvrirent la trahison dont ils avaient été les victimes, leur punition fut terrible. Pas d'exécution rapide, Oh non ! Quelque chose de pire que la mort attendait les deux amants : la séparation éternelle.
La malédiction était terrible : aux premiers rayons de l'aube, Meredith devenait un faucon, quant à John, lorsque la nuit tombait, il prenait les traits d'un loup. Ils étaient ainsi condamnés à ne plus se voir. Ensemble mais pourtant séparés et ce tant qu'il y aurait une nuit et un jour.
Dehors, les hurlements du loup d'étaient faits plus forts. Ronon trembla.
- C'est … c'est une histoire terrible, murmura Ronon.
- Oui, oui …. Mais nous avons trouvé une solution ! Cria soudainement Beckett qui renversa le tabouret sur lequel il était assis et empoigna Ronon par le col de sa veste. Oui, nous sommes plus nombreux qu'ils ne le croient. Des amoureux des sciences … que croyaient-ils ? Qu'ils pouvaient en … en nous sélectionnant comme des bêtes, nous empêcher de réfléchir, d'avancer … quels impudents ! Nous étions trois, Meredith, bien sûr, moi et Radek.
A l'énoncé de ce nom, un voile de tristesse passa dans les yeux de Beckett.
- RADEK ! S'écria Ronon.
- Tu le connais ? S'étonna Beckett.
- Si je le connais ! C'est grâce à lui que je me suis échappé des geôles d'Atlantis.
Il sortit le parchemin de sous sa veste et le tendit à Beckett. L'apothicaire ouvrit le plan et traça avec révérence les lignes que son ami avait dessinées là.
- Radek ... vivant ! Ah, mon garçon, tu m'apportes de si bonnes nouvelles ! Je l'avais cru perdu, tué par nos ennemis.
Ronon fit la grimace. Il ne savait pas très bien comment annoncer la terrible nouvelle à Beckett.
- Je … je suis désolé mais la captivité l'a rendu fou.
- Fou … répéta Beckett qui ferma les yeux et serra contre sa poitrine le parchemin. Alors dans ce cas, tout est perdu, je ne saurai jamais comment faire fonctionner seul, l'anticythère.
- Vous peut-être pas, mais moi si, fit une voix derrière eux.
oOo
- Une journée sans nuit ni jour, comment est-ce possible ? Demanda Ronon qui trottinait derrière Meredith et Beckett.
Meredith ignora la question de Ronon et continua à maugréer.
- Radek ! Le … le … le présomptueux ! L'arrogant petit … non de non, Carson, est-ce qu'il faut que vous me teniez aussi serré contre vous, je peux à peine respirer ! Je croyais que vous deviez m'aider à marcher pas contribuer à terminer ce que cet abruti de soldat a commencé.
Ronon entendit Beckett soupirer. L'apothicaire avait été assez mécontent de la petite visite surprise de son patient. Il avait obligé Meredith à s'asseoir mais ce dernier n'avait rien voulu entendre.
- Carson, s'il y a la moindre chance pour que Radek ait réussi, alors je n'ai pas le choix … nous n'avons pas le choix. Conduisez moi à la machine, maintenant ! Avait commandé Meredith.
Et Beckett avait capitulé. C'était pour ça qu'ils se retrouvaient tous les trois à grimper au grenier du bâtiment principal du vieux monastère.
oOo
La machine n'était pas bien grosse. Ronon s'était attendu, au vue des miracles qu'elle était sensée produire, à quelque chose de bien plus impressionnant. Il s'agissait d'une mécanisme complexe composé de plusieurs engrenages et de rouages en cuivre, le tout enfermé dans une boite en verre. La boite ne devait pas dépasser les 30 cm de hauteur et pas davantage de large (3).
Pendant que Meredith (que Beckett était parvenu à convaincre de s'asseoir) examinait la machine sous toutes les coutures, Beckett farfouillait dans une immense malle.
- Radek a laissé des … ah, les voilà ! Je pense qu'il s'agit d'instructions mais -
Meredith lui arracha les papiers des mains et se mit à en parcourir le contenu.
- Vous croyez que ça va marcher ? Demanda Ronon, intrigué.
Meredith l'ignora. Beckett lui fit signe de le suivre.
- Mieux vaut le laisser seul. Lorsqu'il est en mode « science », rien ne peut tout à fait l'atteindre et -
Le hurlement du loup (non, de Sheppard pensa Ronon) retentit tout près des murailles.
Meredith leva immédiatement la tête, ses papiers oubliés.
- … enfin, presque rien ne peut l'atteindre soupira Beckett. Viens, ordonna l'apothicaire. Je vais faire un peu de thé, je crois que nous en aurons tous besoin. La nuit va être longue.
oOo
Perché sur ce qu'il restait d'une courtine, Ronon repensait à ce que lui avait dit Beckett quelques heures auparavant : la nuit va être longue … Pour Ronon, jamais nuit ne parut aussi courte. Une nuit qui aurait pu coûter la vie à John et à Meredith. Une nuit terrible ! Ronon ferma les yeux laissant les souvenirs l'envahir …
- J'ai réussi ! Hurla Meredith en entrant dans la pièce principale, brandissant des papiers couverts de chiffres et de diagrammes.
- BLOODY HELL ! Qu'est-ce que vous faites debout ! Répliqua immédiatement Beckett, sur un ton pas du tout, du tout content. Je vous avais dit de rester assis. Vous auriez pu piquer un petit plongeon dans l'escalier, c'est ce que voulez ?
Meredith leva les yeux au ciel.
- Carson, je ne suis pas en sucre. Je vais très bien, regardez ?
Il agita son bras … et une grimace de douleur apparut immédiatement sur son visage. Visage qui perdit aussi toute couleur.
Ce fut au tour de Beckett de lever les yeux au ciel.
- Bon sang, mais vous êtes pire qu'un gamin, grommela t-il en aidant Meredith à s'asseoir. Alors, qu'avez-vous trouvé, demanda Beckett en désignant de la tête les papiers que Meredith serrait entre ses doigts.
Un large sourire apparut sur le visage de Meredith.
- Ca, mon ami, c'est la solution ! La solution à … à cette malédiction.
Beckett fronça les sourcils.
- La solution ?
- Oui, oui, je suis un génie !
- Vous voulez dire, Radek est un génie, précisa Ronon, la bouche pleine de l'excellente tourte que Beckett leur avait préparée.
- Humpf, oui, Radek peut avoir -
- Rodney … l'admonesta Beckett.
- Oui, ok, Radek a contribué à mon succès mais -
- Rodney ? Vous l'avez appelé Rodney ! S'étonna Ronon.
Les deux hommes le regardèrent un long moment … un peu comme on regarde un pauvre fou.
- Je vous jure que je sais ce que j'ai entendu et -
- Je ne connais aucun Rodni, l'interrompit Beckett.
- Non, Rodney, pas Rodni, et je sais ce que j'ai entendu, insista Ronon.
- Bon, ok, ok, nous avons donc deux fous dans cette affaire, ce pauvre Radek et un adolescent. Quoiqu'il en soit, comme je le disais, j'ai enfin trouvé la solution, continua Meredith imperturbable.
Ronon croisa les bras sur sa poitrine et se tut (non sans avoir pris une autre part de tourte).
- Bon, voilà, j'ai terminé l'Anticythère. Et croyez moi, ce ne fut pas des plus faciles. Déchiffrer les pattes de mouches de Radek avec un mal de crâne de la taille d'Atlantis et avec une blessure à l'épaule, sans avoir mangé … d'ailleurs, Beckett pourquoi n'ai-je pas eu droit moi aussi à une part de cette excellente tourte ? Je sens mon taux de sucre –-
- Raaaaaaaaaaaaaaaah ! Par tout ce qui est divin ! Allez vous enfin nous dire ce que vous avez trouvé ! Finit par craquer Beckett.
- Une éclipse ! Carson, il va y avoir une éclipse dans moins de trois jours.
- Une éclipse … répéta Beckett.
- Qu'est-ce que c'est qu'une éclipse ? Demanda Ronon.
- Oh par tous les saints ! Une éclipse … Meredith, c'est … c'est merveilleux !
Et les deux hommes tombèrent dans les bras, l'un de l'autre.
- Mais enfin, est-ce que quelqu'un peut me dire ce qu'est une éclipse ? S'énerva Ronon.
oOo
- Donc, si je comprends bien, il va y avoir un jour … sans jour ? Questionna Ronon qui manipulait l'Anticythère, examinant le ballet des engrenages dans la petite boite en verre. Et c'est en tournant cette petite manivelle que vous avez trouvé la date exacte de cet évènement ?
- Oui, oui. Nous allons … il suffit … si je comprends bien la malédiction, il suffit que John et moi, nous présentions dans la Cité, sur le lieu même où nous avons été … punis, pour que … pour que la malédiction tombe.
Les paroles de Meredith étaient entrecoupées de larmes de joie.
Malheureusement, ce moment de joie fut interrompu par des coups frappés à la porte du Monastère.
oOo
L'homme était grand, des cheveux roux et filasse, des yeux ambre, presque rouge. Ronon grogna. Encore un de ces idiots qui croyaient pouvoir ressembler aux Maîtres. Ses semblables le dégoûtaient.
- Je suis Michael, annonça l'homme et je cherche … un loup.
oOo
- Mer ! Mer ! S'époumonait Ronon.
Il courrait à travers bois, essayant de ne pas trébucher sur toutes les racines qui semblaient n'attendre que cela pour le faire tomber (Ronon partageait l'opinion de Meredith sur les arbres : tous des criminels en puissance !).
On ne pouvait pas dire que Mer avait particulièrement bien pris l'arrivée de leur invité surprise. Beckett avait juste fait droit à sa demande d'hospitalité en lui donnant eau et pain et l'homme, Michael, était reparti un petit sourire énigmatique sur les lèvres.
Ce qui avait mis Mer en rage c'était ce que l'homme transportait sur sa mule.
Des peaux de loups.
Et puis soudain, Sheppard s'était mis à hurler. C'en avait été un peu trop pour Mer qui avait pris Jumper et était parti poursuivre le chasseur, persuadé que celui qu'il aimait allait se faire tuer.
Et voilà pourquoi Ronon courrait de nuit dans la forêt, tentant de retrouver, bête et homme.
- Merrrrrrrrrrr !
crac.
Ronon se retourna juste à temps pour éviter d'être proprement assommé.
- Tiens, tiens, tiens, le petit moustique, fit la voix goguenarde de Michael.
S'il y avait quelque chose que Ronon détestait plus encore que d'avoir des arbres essayant de lui faire des croche-pieds, c'était d'être appelé moustique par un de ses … ses sous-hommes. Il sortit son couteau et chargea.
Michael l'envoya à terre sans grande difficulté.
- Tu es amusant petit, mais j'ai vraiment autre chose à faire. Tu ne saurais pas par hasard où je peux trouver un loup, un loup noir, très particulier : un loup … aux yeux verts.
Ronon essuya le sang qui coulait de son nez avec le revers de sa manche et fonça à nouveau sur Michael … qui l'envoya une nouvelle fois bouler à terre.
- Oui, vraiment, tu es très drôle, ricana Michael.
Il attacha rapidement Ronon au pied d'un arbre et lui tapota la joue. Ronon répliqua à son geste en essayant de le mordre.
- Oula, mais toi aussi tu es un loup. Dans ce cas … Michael se pencha vers Ronon et lui susurra à l'oreille. … dans ce cas, tu sais ce que je devrais te faire, hein ? Ton scalp sera une belle addition à ma collection.
Michael se leva et disparut dans les bois.
Ronon s'agita et se démena comme un beau diable (et non un loup, ah !) et finit par dégager une de ses mains des liens qui le retenait contre l'arbre. Ok, moustique 1 – grand chasseur de loup 0 ! Il farfouilla dans ses dreads et en sortit un petit coutelas.
Il avait presque fini de couper ses liens lorsqu'un cri retentit.
Mer !
Ronon fut sur ses pieds en un instant et fonça à travers bois.
oOo
Ronon ne pouvait pas détacher ses yeux du spectacle devant lui : Mer serrait John le loup contre lui et lui caressait doucement le museau. A leurs pieds se trouvait ce qui restait de Michael. Ce n'était pas joli à voir …
Tout s'était passé si vite ! Ronon était arrivé juste à temps pour voir Sheppard sauter sur Michael qui, armé d'une longue lame, attendait juste le bon moment pour surprendre Meredith. Et il l'avait purement et simplement déchiqueté. Ronon entendrait longtemps dans ses rêves les cris de l'homme …
- Oh non, fit une voix essoufflée derrière Ronon. Est-ce qu'il est -
- Si vous voulez parler de cette … bête, fit remarquer froidement Meredith en parlant de Michael. Oui, il est mort Carson.
Beckett hocha la tête et s'approcha lentement de ses deux amis. Meredith leva vers lui des yeux pleins de tristesse.
- Cela ne peut plus durer Carson, il faut que tout cela cesse, que nous puissions enfin vivre comme deux hommes.
oOo
Le retour au monastère s'était fait dans le silence. Meredith avait refusé de monter sur Jumper et c'était John qui le soutenait lorsque son pas manquait de trébucher. Beckett marmonnait dans sa barbe (quelque chose à propos d'idiots qui se plaignaient pour une écharde dans le doigt mais qui n'était pas fichu d'écouter les conseils de leur médecin lorsqu'ils étaient réellement malades) et Ronon fermait leur étrange cortège, tenant les rênes de Jumper.
oOo
- Nous devons partir, rejoindre la Cité, John et moi, annonça abruptement Meredith une fois qu'il eut dis ses adieux à Sheppard devant la porte du monastère.
- Je vous y guiderai, répondit immédiatement Ronon.
- Et je vous suivrai, bien entendu, Dieu seul sait ce que vous pourrez encore, l'un ou l'autre, vous casser sur le chemin. On ne peut pas vous laisser seul un instant !
Meredith leur adressa un sourire las.
- Merci, murmura t-il.
- Ouais, ne nous remerciez pas trop vite, ajouta Ronon. Je connais Sheppard, lorsqu'il s'agit de vous, il est plus méfiant qu'une duègne veillant sur une pucelle ! Comment pourra t-on le convaincre de venir avec nous si vous n'êtes pas là pour expliquer cette histoire d'éclipse ?
- Hum, euh, oui, vous avez raison, je vais lui écrire une lettre que vous lui remettrez lorsque je … Meredith fit un geste de la main désignant son corps, … ne serai plus tout à fait moi-même. Carson ! Papier et crayon, vite !
Meredith, suivi de Beckett trottinant derrière lui, regagna le grenier.
Ce ne fut que quelques heures plus tard, que des coups retentir à nouveau à la porte.
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Des Gardes !
Ronon qui cette fois avait voulu vérifier qui les dérangeait avant d'ouvrir, reconnu vite les hommes de la Garde. Il courut au grenier.
- Les gardes de la Cité sont là ! Lâcha t-il d'une seule traite en enfonçant pratiquement la porte du grenier.
- Vite, vous devez vous cacher ! Ronon, emmène Meredith, je vais tenter de les retenir annonça Beckett.
oOo
- Par ici, chuchota Ronon.
Mer hocha la tête et le suivit.
Oups ! Non, pas bonne idée : deux gardes se tenaient devant l'entrée de l'étable.
- Demi tour, vite, grinça Ronon.
Ils pouvaient entendre la voix de Beckett demandant à ce que les gardes lui présentent les documents officiels leur permettant de pénétrer le monastère et de le fouiller. Le problème, c'était que cette tactique n'était pas très efficace : les ruines semblaient grouiller de gardes !
- La tour ? Suggéra Meredith.
Partiellement écroulée, la tour était en effet la seule partie de la vieille bâtisse à ne pas être gardée. Ronon prit la main de Meredith et l'entraîna vers la tour. Malheureusement, un garde les vit passer et donna l'alerte.
- VITE ! Cria Ronon, courrez !
Ils arrivèrent à la porte sous une nuée de flèches.
- Et maintenant ? demanda Meredith pendant que Ronon barricadait la porte derrière eux avec tout ce qui lui tombait sous la main.
- GRIMPEZ ! Ordonna Ronon. Cette porte ne va pas tenir bien longtemps !
En effet, ils étaient à peine arrivés en haut de la tour lorsqu'ils entendirent la porte céder.
- Vite, aidez moi à bloquer la trappe !
- Avec quoi ! Répondit Meredith. Pourquoi faut-il que l'on me demande toujours des choses impossibles, marmonna t-il. Pourquoi !
- Oui, oui, ça ne doit pas être facile d'être un génie, grommela Ronon qui, assis, sur la trappe, tentait d'empêcher les gardes d'envahir le parapet.
- Oui, c'est vrai mon ami, tout ce qu'il y a de plus vrai, non franchement, personne ne sait combien il est difficile d'avoir réponse à tout et de devoir se retenir de corriger les erreurs de tous ces idiots. Oh, ceci devrait faire l'affaire n'est-ce pas ?
Ronon qui maudissait une fois encore sa frêle constitution était pratiquement allongé sur la trappe maintenant.
- Qu'est-ce que vous voulez que je fasse avec … avec une barre en fer ? Leur botter le derrière avec ? Je vous rappelle qu'ils ont des armes, des armes longues et tranchantes !
Meredith leva les yeux au ciel. Il s'agenouilla.
- Est-ce que vous pouvez vous pousser ?
- Me pousser ! Mais vous êtes complètement cinglé ! Si je fais ça ils vont -
- Si vous faites ça, je pourrais placer cette petite barre de fer entre les deux portants et bloquer ainsi ces abrutis … du moins, pendant quelques minutes supplémentaires,
Ronon obtempéra et Meredith plaça rapidement la barre.
- Bon, et maintenant ? Questionna Meredith.
- Maintenant, maintenant … je … je ne sais pas !
Ils faisaient le tour du parapet lorsqu'une flèche frôla Ronon. Sur le toit du bâtiment principal, se tenait un arbalétrier. Une autre flèche siffla. Pour l'éviter, Ronon bouscula Meredith. Celui-ci perdit pied et tomba par-dessus le parapet. Ronon le retint de justesse mais ses forces n'étaient pas suffisantes pour retenir un homme adulte et il pouvait sentir la main de Meredith glisser dans la sienne, inexorablement. Jusqu'à ce qu'elle lâche complètement …
… juste au moment où les premières lueurs de l'aube faisaient leur apparition.
oOo
Et c'est comme ça que Ronon s'était retrouvé sur la courtine.
Il avait assisté à l'extraordinaire transformation de Mer en faucon ! Le soleil était apparu derrière un nuage et avait enveloppé Mer, sa longue robe avait flotté un moment comme immobilisée en pleine chute par quelque miracle avant de retomber mollement sur les rochers en contrebas. Vide.
Ronon avait regardé le faucon s'envoler vers la forêt.
Maintenant, il ne lui restait plus qu'à attendre que Sheppard fasse son apparition.
oOo
- Alors ? Demanda Oberoth.
- Nous avons échoué, répondit le collectif.
- Inacceptable ! Hurla Oberoth, faisant frémir le collectif.
- Il est protégé par ceux qui l'accompagne ! Nos tentatives pour les éliminer se sont toutes soldées par -
- Assez ! Interrompit Oberoth.
Après un long moment de silence, Oberoth annonça d'une voix froide :
- Il semblerait que je doive me charger moi-même de cette affaire.
A suivre « Chapitre 4 – La Cité d'Atlantis »
(2) Anticythère : calculatrice mécanique antique permettant de calculer des positions astronomiques (mouvements solaires et lunaire ainsi que ceux de certaines planètes). Datée de 87 avant JC (mais il se peut qu'il soit encore plus ancien, sans doute 65 avant JC !), c'est le plus vieux mécanisme à engrenages connus. Il fut retrouvé en 1900 par des pécheurs d'éponges dans une épave ayant coulé aux larges de l'île grecque d'Anticythère. Ce mécanisme pouvant restituer des données transformées après entrée d'autres données, il est souvent désignée comme étant le premier « ordinateur » (ou calculateur). Il pouvait notamment faire le point sur la position géographique et donner ainsi aux navigateurs, la longitude de leur navire. Ce calcul n'a été « redécouvert » en occident qu'au XVIIIème siècle !
(3) Et oui, ce qui surprend le plus les scientifiques, c'est la taille de l'Anticythère : le mécanisme tient dans un petit boîtier haut de 21 cm, large de 16 et épais de 5 (dimensions d'un livre de taille moyenne). Vous trouverez sur Youtube de nombreuses vidéos sur ce fascinant mécanisme (taper anticythère ou antikythera).
