Chapitre 3 : Évacuation

Merde, je n'arrive pas à avoir l'esprit tranquille à cause de ce connard d'Erwin m'a dit « Faites attention, TITAN vous surveille » avant de partir. Du coup maintenant, il ne se passe plus cinq minutes sans que je jette un coup d'œil dans la rue. Je suis à deux doigts de devenir parano en pensant que des passants, un facteur ou un livreur pourraient être un ennemi.

En plus il y a ce gosse qui n'arrêtait pas de me casser les oreilles avec ses pleures, j'ai même dû le prendre trois fois dans mes bras pour le faire taire parce que sa mère n'y arrivait pas. M'enfin pour le moment il dort alors j'ai un peu la paix et j'en profite pour faire le ménage.

*Toc. Toc. Toc*

Les battements de mon cœur commencent à s'accélérer, qui pouvait venir toquer ? Je marche doucement pour venir me coller contre la porte. « Qui c'est ? », demandais-je d'une voix menaçante.

« C'est moi Lili ! Ouvre ! »

Lili ? C'est donc avec un regard noir que j'ouvre sur cette binoclarde apparemment très amusé du surnom qu'elle m'a trouvé. J'allais refermer la porte mais elle la cale avec son pied.

« Je suis juste venue pour féliciter mon amie pas la peine de te méfier», me dit-elle à travers l'embrasure. Puis, comme Erwin plutôt dans la soirée, elle pousse la porte et rentre sans gêne… Mais elle s'arrête soudainement et revient vers moi : « Euh, je sais que tu n'as pas parlé avec ton frère et ta sœur depuis longtemps alors tiens » Elle me tend son téléphone. « Cherches dans mes contacts, tu as trente minutes maxi pour leur parler » puis elle repart avec un sourire.

Je galère un moment avant de trouver le numéro de Kaney. Je me pose pas plus de question et lance l'appel. « Allô ? », fait ensuite la très familière voix de mon frère… Enfin on n'a pas le même sang mais je tiens autant à lui qu'à un quelconque membre de ma famille.

« -Je suis content de t'entendre Furlan, dis-je avec un sourire nostalgique sur les lèvres

-… Livaï ?... C'est toi ?! Je suis soulagé que tu sois encore envie ! Isabelle ! C'est Livaï ! Si, si, je t'assure !, crie-t-il pour alerter Isabelle. Si tu savais à quel point tu-

- Livaï-nii !, hurle alors Isabelle me forçant à éloigner l'appareil de mon oreille

-Hey ! Pousses pas Isabelle !

-Mais tu vois pas que je discute avec Livaï-nii là ?

-Techniquement c'est moi qui étais en train de lui parler !

-Je m'en fous ! Livaï-nii, c'est quand que tu rentres ?! Mais dégage Furlan ! »

Je grimace, ça fait tellement longtemps que j'avais oublié à quel point ils pouvaient être bruyants… D'habitude je les laisse 'parler' jusqu'à ce qu'ils se fatiguent mais là j'ai que trente minutes. « Mettez juste en main libre », interrompais-je après cinq mutes de dispute sans queue ni tête.

« -Comment vous allez ?, pouvais-je finalement dire après qu'ils se soient calmés

-Bien et toi Livaï-nnniiii ?, s'écrie trop joyeusement Isabelle pour mes pauvres oreilles

-…Ca peut aller

-Mais pourquoi tu n'appelles que maintenant ? On s'inquiétait, dit à son tour Furlan

-Désolé, je… Je n'ai pu avoir accès à un téléphone que maintenant… »

C'est frustrant, je n'avais plus de contact extérieur depuis cette infiltration et ce connard d'Erwin qui m'a lancé chez les Jäger sans préparation. J'ai même pas eu le temps d'emporter des habits…

« -Alors ? Vous vous débrouillez sans moi ?

-Ouais, oncle Kaney nous a trouvé un boulot !, dit Isabelle

- Un boulot trouvé par Kaney ? Ce chieur de Kaney ?, demandais-je en fronçant les sourcils

-C'est un boulot journalier donc on pourra avoir de l'argent rapidement, répond ensuite Furlan

-Je vois, quel genre de boulot ?

-Nous l'ignorons encore mais c'est l'entreprise TITAN qui embauche

-…Ce n'est pas une bonne idée, dis-je en repensant à ce que m'a dit Erwin sur cette entreprise

-Mais on n'est pas en position pour faire des caprices. On fera attention, fais-moi confiance »

J'abandonne finalement l'idée de changer leur avis vu que de mon côté je n'ai pas de solution à leur proposer. Nous parlons encore quelques minutes avant que je ne termine l'appel avec regret. Je vais ensuite rejoindre Mme Jäger et Hanzi qui étaient en train de parler de la cause de la mort de Mr Jäger.

« -… C'est donc les TITANS qui s'en sont pris à Grisha ?, marmonnait Mme Jäger en fixant le vide

-Ils ont saboté sa voiture qui a fini contre un arbre, dit à son tour Hanzi

-Ah… et tu crois qu'il a pu s'en sortir ?

-Certaine ! Mais on cherche encore l'endroit où il est retenu… Carla, je pense qu'il serait mieux si, toi et Eren, vous vous éclipsez un peu. Ils savent déjà que vous êtes ici, ils vous surveillent et personne ne pourra intervenir s'ils venaient à entrer par effraction pour vous capturer ou tuer

-Eh bien… Nous n'avons pas vraiment le choix, murmure alors Mme Jäger »

Sur ses mots, je rassemble les effets personnels des Jäger dans plusieurs valises en prenant aussi quelques vêtements chauds et couvertures. Les deux femmes se sont remises à discuter mais moi je suis revenu à mon poste d'observation, la fenêtre.

J'observe la rue éclairée par la lune. Je pouvais entendre d'ici les voix et les rires animés de Mme Jäger et de cette binoclarde, pas étonnant vu le silence qu'il y a dans ce salon. C'est tellement calme que mes paupières commencent à devenir lourdes.

*Toc. Toc. Toc*

Je me réveille en sursaut, avais-je encore dormi ? J'entends alors des pas venir vers moi, je me tourne et vois Hanzi qui s'approche. Elle se dirige tout de suite vers la porte et l'ouvre. Je fronce les sourcils.

« -T'es pas bien ?!, demandais-je alors en traversant la distance qui nous sépare pour refermer la porte

-Mais tu crois qu'on peut déplacer une femme qui vient à peine d'accoucher et un bébé à deux ? Il nous fallait des renforts !

-… Admettons. Mais Qu'est-ce qui te dis que ce sont tes renforts ? »

Elle allait me répondre quand celui est de l'autre côté de la porte s'est manifesté : « Ouvre Hanzi ! On a pas beaucoup de temps ! » La scientifique me sourit en constatant que je n'aurai rien à redire, elle rajoute alors : « Ce sont mes renforts »

Deux hommes et une femme rentrent alors dans la maison, ils me saluent brièvement avant de suivre Hanzi jusqu'à la chambre. Une chaise roulante est alors présentée devant Mme Jäger, ils l'installent dessus alors que la femme prend Eren avec elle. Hanzi pousse la mère jusqu'à un minibus tandis que je charge les valises dans le coffre du véhicule, aidé par les deux hommes puis nous partons enfin.

La voiture roule sur le goudron faisant défiler le paysage, je ne sais pas depuis combien de temps nous roulions mais je remarque qu'on est en train de s'éloigner du centre ville. Les bâtiments sont bientôt remplacés par des arbres dont la beauté devient effrayante sous la lumière de la lune.

Dans le minibus, à côté de moi se trouve cette femme qui berçait Eren. Sur le siège devant nous, Hanzi était penchée sur son téléphone alors que Mme Jäger dort la tête appuyée sur son épaule. Un des hommes a dû se retrouver derrière avec nous tandis que l'autre est assis à côté du chauffeur.

Le vent frais frappe mon visage alors que mon cerveau est en pleine ébullition. Je m'inquiète beaucoup pour Furlan et Isabelle, je crois qu'on roule à l'autre bout de la ville et je ne crois pas pouvoir intervenir en cas de problème. Puis il y a ces TITAN comment on peut se permettre de déplacer les Jäger alors qu'ils sont sûrement en train de nous surveiller ? Et il y a ce soupçon sur la mort de Mr Jäger, Erwin a dit qu'il était mort pourtant Hanzi a prétendu le contraire tout à l'heure…

Je me sens las, j'ai pas envi de bouger. Je pose ma main sur ma bouche pour masquer un bâillement avant de retourner à contempler le paysage. Je m'endors finalement sans m'en rendre compte…

« Debout tout le monde ! On est arrivé ! »

L'insupportable voix de cette binoclarde n'est qu'un murmure que j'ignore avec joie mais il a fallut que quelqu'un vienne me secouer. Je me force à ouvrir les yeux pour tomber sur la femme de tout à l'heure, elle avait un sourire gêné sur le visage.

« Il faut vous lever Livaï-san, vous devriez aider à transporter les bagages »

Mes sourcils se froncent de frustration alors que je me redresse. Je prends alors le reste des bagages et on monte des marches qui me semblent interminable puis à travers un long couloir sombre où elle pousse une porte. Je n'ai pas eu le temps d'étudier le chemin, j'explorerai mieux demain.

« En faite, je m'appelle Petra. J'espère qu'on s'entendra… Euh, excusez-moi, je dois m'en aller. Passez une bonne nuit Livaï-san ! », dit-elle en me faisant une courbette avant de partir et je referme la porte. Je me retrouve dans un salon aussi sombre que le couloir de tout à l'heure, je ne sais pas où je suis censé dormir alors je m'installe sur le canapé.

... X ...

Hey! Désolé pour le retard -w-

Voici le troisième chapitre, comment vous l'avez trouvé?

J'espère pouvoir poster la suite plutôt et que ce chapitre vous aura plus!

A plus! ^-^