Auteur : Numphea
Titre : Les Mémoires d'un laboratoire : Autrefois j'avais des jambes...
Rating : K, juste de l'humour, aucun paring
Note : Je suis affreusement désolée pour ce laps de temps énorme entre le dernier chapitre et celui-là mais je n'avais vraiment pas d'idée. Hélas, la taille du texte ne compense absolument pas la durée de l'attente et j'en suis la première désolée.
J'espère vraiment que le prochain arrivera plus tôt que celui-ci mais, me connaissant, je préfère ne rien promettre.
Merci en tous cas pour toutes vos reviews et tous ceux qui m'ont mise en alert ou favoris !
Disclamer : Stargate Atlantis n'est pas à moi, la Petite sirène appartient avant tout à Andersen puis à Walt Disney.
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Chapitre 3 : Autrefois j'avais des jambes...
Le lieutenant-colonel John Sheppard, éminent chef militaire de la cité des Anciens, Atlantis, à la tête de nombreuses responsabilités et surtout de la sécurité de chacun ici, s'ennuyait à mourir.
Il aurait tout donné pour une petite expédition en planète inconnue, histoire de se changer les idées avec un petit combat Terrien/Wraith ou même Atlante/Génii – il n'était pas difficile – bref, n'importe quoi qui pourrait le sortir de la monotonie de cette journée. C'est fou comme on s'habituait vite à essayer de sauver sa peau tous les deux ou trois jours.
Aussi, pour s'occuper un peu, décida-t-il que rendre visite à son scientifique préféré était une excellente idée. Bien sûr, McKay allait sans doute le rabrouer en lui répétant inlassablement que lui avait des choses très importantes à faire, qu'il n'avait absolument pas le temps de jouer comme un gamin de 5 ans à des stupidités, et qu'il ne pouvait pas laisser ses subordonnés seuls, de peur de voir la cité s'écrouler ! Mais voir le canadien gesticuler dans tous les sens pour étayer ses propos était une activité comme une autre, et toujours un spectacle très amusant à regarder – sauf, évidemment, quand ils étaient au milieu d'un peuple inconnu et que les gesticulations en question montraient à quel point les gens de cette planète étaient arriérés ; ça avait la fâcheuse manie de mettre le dit peuple dans une colère noire.
Sheppard avançait donc assez rapidement dans les couloirs menant aux laboratoires scientifiques, certain qu'il y trouverait une quelconque occupation. Et ce qu'il y découvrit fut bien au-dessus de toutes ses espérances.
Déjà, à peine rendu à quelques mètres du laboratoire principal, John sût que la monotonie honnie de cette journée prendrait très vite fin. En effet, il entendait d'ici les hurlements de McKay et ses jurons envers les pauvres scientifiques qui lui servaient plus de souffres-douleurs que de véritables collègues.
- Bande d'incapables ! Espèce d'idiots congénitaux ! Mais qui m'a donné des abrutis pareils ? Vous n'êtes que des singes en blouse blanche, et encore c'est une insulte à ses pauvres animaux ! Attardés ! Sans cervelle !
Il semblait que Rodney fusse particulièrement en forme. Rester à savoir pourquoi le chef scientifique était-il si remonté. Et puis John avait également l'étrange impression que la voix de son ami était un peu plus aigüe qu'elle ne le devrait – et il avait suffisamment essuyé la colère du canadien pour savoir précisément qu'elle timbre pouvait atteindre sa voix dans une situation pareille.
Mais quand il ouvrit la porte du laboratoire afin de comprendre ce qui se passait, jamais ce qu'il vit ne lui aurait traversé l'esprit – et pour sa propre santé mentale c'était tout aussi bien comme ça.
Par il ne savait quel procédé, McKay – et, oui, c'était bien lui, impossible de douter quand il l'entendait jurer ainsi – était présentement assis par terre, incapable de se lever pour la simple et bonne raison qu'il avait ce qui ressemblait à s'y méprendre à une queue de poisson, précisément là où auraient dû être ses jambes.
Et, comme si ce n'était pas suffisant, Rodney était maintenant devenu Meredith avec des cheveux tellement longs qu'il s'était assis sur quelques mèches sans s'en apercevoir et, surtout, une paire de seins qui n'aurait jamais due se trouver là et qui n'était cachée par rien d'autre que les propres bras du chef scientifique.
Atlantis était désormais le théâtre d'un remake de la Petite sirène façon Ancien. Car John ne doutait pas un instant que la petite machine en forme de coquillage qui clignotait joyeusement sur le bureau de McKay était à l'origine de la transformation de ce-dernier.
Et, attroupés tout autour de la nouvelle femme-poisson, les scientifiques étaient soit en train de prendre des notes sur cette étrange créature, soit en train de chercher un moyen de lui rendre sa forme véritable, soit en train de la reluquer sans gène. John lui-même devait avouer que Rodney au féminin, et dans cette tenue, avait de quoi remuer les hormones de tous les hommes de la cité.
Sauf que le principal concerné semblait également l'avoir remarqué parce qu'il fusillait du regard tous ceux qui posaient les yeux sur lui une seconde de plus que nécessaire.
- Et cherchez un moyen de me rendre mon état normal au lieu de me mater, bande de pervers obsédés !
John grimaça : il avait vraiment vu juste quand il avait pensé que la voix du scientifique était plus aigüe que d'habitude. Mais ça eut le mérite de remettre tous le monde au travail, même si Sheppard pouvait parfois voir un des hommes du laboratoire jeter un coup d'œil à Rodney-Meredith qui lui lançait alors son regard le plus noir.
Ce n'est que quatre longues heures plus tard que Meredith redevint Rodney et qu'il retrouva ses jambes. Le petit spectacle étant fini, John repartit rapidement dans ses quartiers, un petit sourire moqueur aux lèvres, l'image de son ami moitié poisson gravé dans sa tête.
Bizarrement, les hommes de l'équipe scientifiques prirent de nombreuses douches froides pendant les deux mois qui suivirent la transformation de leur chef.
Et, si un jour vous passez dans les laboratoires, vous aurez peut-être la chance de voir l'un d'eux se faire tout petit devant le regard noir de Rodney et le « Pervers ! » jeté comme une insulte.
FIN.
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J'espère que ça vous a bien fait rire et que ça rattrape un peu le temps considérable que j'ai mis pour l'écrire.
Encore désolée pour cette longue attente.
J'espère en écrire un autre bientôt mais je préfère ne rien vous promettre.
Numphea.
