Disclaimer : Kubo, maître de Bleach, je suis ta chose !
Pairing : Yumichika Ayasegawa x Kenpachi Zaraki
Total : 1374 mots
Warning : Yumi à poil (et à plumes) (que je suis drôle)
Béta-lecture de sens : Beautiful Draco et Xarinam (sauf pour la version updatée)
Petit mot : et voici, finalement, le dernier chapitre, parce que poussée par Beautiful Draco, et par vos gentilles reviews (kyah !), j'ai rajouté tout ça ! Ce qui fait de cette fic, avec Ator le guerrier, la seule trilogie en quatre volumes. Enjoy !
Kenpachi revint dans le bureau trois bonnes heures plus tard. Yumichika était toujours installé au bureau, une paire de lunettes trop grande pour lui en équilibre sur son nez. Il se demanda un instant s'il ne les avait pas empruntées à l'ami bizarre d'Ichigo, mais celui-ci avait disparu sans demander son reste. Quand son capitaine entra, le cinquième siège leva la tête et posa son pinceau. Il avait de l'encre sur le visage, et Kenpachi eut envie de l'enlever, mais il n'en fit rien. A la place, Yumichika demanda :
- Capitaine, pourquoi m'avez-vous embrassé ?
- J'avais envie, fut la réponse.
Le cinquième siège leva un élégant sourcil orné de plumes et insista :
- C'est à cause de la cicatrice ? Pour que je me sente mieux ?
- Arrête avec cette putain de cicatrice. Rien pourrait te rendre laid.
Yumichika mit un moment à comprendre ce qu'il venait de dire. Il rougit, ouvrit la bouche, la referma, la rouvrit, dans une superbe imitation de poisson rouge. Finalement, il réussit à articulier, alors que Kenpachi s'était déjà détourné :
- Vous... le pensez vraiment ?
- Tu m'as déjà entendu dire quelque chose que j'pensais pas ?
- Non, c'est vrai.
En quelques pas, il traversa la pièce, et comme quelques heures plus tôt, posa la main sur l'épaule de son capitaine. Quand celui-ci se tourna vers lui, il se mit sur la pointe des pieds, et l'embrassa doucement. Kenpachi ne se fit pas prier pour approfondir le baiser, passant une main dans son dos pour le soutenir et le soulever, jusqu'à le porter entièrement. Sans trop savoir comment, Yumichika se retrouva assis sur le bureau, heureusement à peu près dépourvu de papiers, sans que leurs lèvres se soient séparées. Les bras de son capitaine étaient refermés autour de lui, solides et réconfortants. Ses mains agrippèrent le haori, pour le tirer contre lui, encore plus près, toujours. Lequel commença, il ne savait pas, mais bientôt, les doigts passèrent sous les vêtements pour toucher la peau. Kenpachi ne fit aucune remarque en voyant les cicatrices, et se contenta de les embrasser. Très vite, Yumichika se retrouva couché sur le bureau, son capitaine le dominantn de toute sa hauteur, mais c'était une impression réconfortante. La suite, elle se perdit dans un tourbillon de caresses, de baisers, de rire, et finalement de plaisir, qui les laissa tous les deux essoufflés, allongés sur le haori blanc étalé sur le plancher, et parfaitement satisfaits. Ils seraient bien restés ainsi un moment, et pourquoi pas recommencer, mais ce n'était pas une bonne idée. N'importe qui pouvait débarquer, Yachiru, par exemple, et les choses deviendraient compliquées. Ils se décidèrent donc à se rhabiller, s'arrêtant de temps en temps pour échanger un baiser.
Une fois à nouveau décents, ils prirent la direction de la fête habituelle de la division, dont des échos se faisaient entendre d'où ils étaient. Au moment d'entrer, Yumichika hésita, et il demanda :
- Vous ne pensez pas qu'ils vont...
- Qu'ils vont quoi ? faire une remarque ?
- Hm. Pour le kido. Et... pour nous...
- S'ils ont la moindre remarque à faire, ils n'ont qu'à venir me la faire. Je m'en occuperai.
Yumichika se serra contre lui, rassuré, et ils entrèrent. Ikkaku les accueillit comme d'habitude, avec un grand geste du bras et des bouteilles plein les mains. Depuis l'après-midi, il arborait maintenant une lèvre fendue qui devait être douloureuse, et un œil au beurre noir qui méritait de rester dans les annales de la division. Un peu en arrière, Ichigo lui lançait un regard d'avertissement, qui devait faire office de message, parce qu'il attrapa Yumichika par le bras pour l'entraîner légèrement à l'écart, tout en assurant Kenpachi qu'il n'en avait pas pour longtemps. Le cinquième siège lui fit face, bras croisés, un élégant sourcil levé pour toute interrogation. Ikkaku avait l'air embarrassé, et qu'il soit damné s'il n'était pas un tout petit peu en train de rougir. Sans oser le regarder, celui-ci balbutia :
- Désolé tout à l'heure pour... enfin... j'avais juste... enfin, j'étais un peu en rogne.
- En rogne pourquoi ? Parce que j'ai "trahi" ?
Yumichika lui annonçant qu'il était une femme n'aurait pas pu lui donner un air plus étonné.
- Tu m'prends pour un de ces abrutis ?
- Tu ne portes pas le kidô dans ton cœur, si je me souviens bien.
- Y'a une différence entre "ne pas aimer" et "trahison", non ?
- Alors quoi ?
Soupir d'Ikkaku. Yumichika croisa les bras, attendant l'explication, que son ami finit par lui donner, en plantant son regard dans le sien :
- Pourquoi tu ne m'as rien dit ?
- Je pensais que... tu penserais que j'ai trahi.
- Tu pensais ça, vraiment ?
- Eh bien... tu suis les règles de la Division...
Le poing d'Ikkaku filant près de son visage et heurtant le mur le fit sursauter. Il attendit le coup suivant, mais il ne vint pas. Ikkaku se contentait de le regarder, avec une expression... incrédule. Et peut-être blessée. Il grogna plus qu'il ne dit :
- Et c'était quoi, ton excuse, avant qu'on soit ici ? Pourquoi tu ne me l'as jamais dit quand on était au Rukongai ?
Long silence hésitant.
- Parce que... je ne le savais pas. Je l'ai appris quand nous étions déjà dans la Division. Et j'avais peur que...
Yumichika baissa la tête, pour cacher les larmes qui menaçaient de poindre à nouveau.
- T'avais peur que je réagisse comme ces ânes.
Le cinquième siège répondit d'un signe de tête, de peur d'entendre sa voix craquer complètement.
- T'aurais pu me le dire. Je... je t'en aurais pas voulu.
- A quoi bon, maintenant ? C'est fait, c'est dit.
- Je sais, mais... j'aurais juste voulu... enfin... j'aurais voulu pouvoir te protéger contre Kurotsuchi.
Yumichika garda la tête baissée, pour cacher les larmes qui maintenant débordaient. Il se sentait idiot. Avait-il vraiment pensé qu'Ikkaku le rejeterait, lui ? Alors qu'ils se connaissaient depuis tellement longtemps qu'ils ne pouvaient même plus compter, qu'ils avaient traversé l'enfer ensemble, il avait vraiment pensé qu'Ikkaku choisirait des règles idiotes, plutôt que lui ? Il se sentait ridicule, et méchant, et il ne savait pas quoi dire à son ami pour se faire pardonner. Il allait tenter de balbutier quelque chose qui pourrait exprimer à quel point il était désolé, quand la main d'Ikkaku se posa sur sa tête pour ébourriffer ses cheveux, et sa voix murmura à son oreille :
- C'est pas grave, va. L'important, c'est que tu ailles bien et que tu sois là. Le reste, on s'en fout. Et si un de ces idiots te tape sur les nerfs, je m'en occuperai.
Yumichika releva la tête, ému et embarrassé, et Ikkaku lui sourit, ce sourire d'une oreille à l'autre qui donnait l'impression qu'il avait complètement perdu la tête, et lui faisait chaud au coeur. Avant qu'il ait le temps d'y répondre, son ami plongea dans la foule pour se jeter sur les bouteilles de sake encore intactes. Yumichika alla s'asseoir près de Kenpachi, qui ne fit aucune remarque et se contenta de lui offrir une coupe.
La fête se déroula comme d'habitude, avec ses ivrognes, ses chants, ses bagarres et ses défis idiots, et personne ne fit la moindre remarque. Il y eut bien quelques idiots pour lui jeter des regards peu amènes qui disaient clairement qu'ils l'auraient bien vu jeté dehors à grands coups de pied, mais celui qu'ils se prirent de la part d'Ikkaku les dissuadèrent d'insister. De toute façon, même si leur reiatsu était agressif, il ne le sentait pas ; celui du Kenpachi l'enveloppait complètement, comme une couverture, et c'était réconfortant. Il n'avait envie de rien d'autre que de rester là, assis à côté de son capitaine, et de profiter de sa présence. De temps en temps, ils échangeaient un regard qui se passait de mots, et ça leur suffisait. Tout irait bien.
Et voilà ! Décidémment, qu'est-ce qu'on s'amuse ! Mais ne sont-ils pas mignons ? J'aime ce pairing, pour des raisons que je ne vais pas développer puisqu'elles pourraient donner lieu à des drabbles, alors je ne vais pas tout vous raconter !
Je suis bien contente de cette petite fic, qui rappelons-le est quand même partie d'une seule réplique. Vive Mayuri, quoi !
A la base, j'étais censée m'arrêter au chapitre précédent, mais Beautiful Draco m'a poussée à en rajouter (du fanservice), et toutes vos reviews ou presque parlaient d'Ikkaku, je me suis dit qu'on pouvait pousser un peu ! Et pis voilà !
Merci encore de m'avoir lue, et à bientôt pour de nouvelles aventures !
