Titre: De l'argent
Auteur: FayVerte
Genre: Coupant
Rating: T. Sous-entendus de relations sexuelles approfondies entre deux personnes de sexe masculin n'étant ni passé par la case « Je t'aime, je te serai fidèle » ni « Marions-nous avant de consommer notre amour! ». Si vous êtes traumatisés par ça... on peut en parler. J'aurai bien fait du M mais je sens que la fille qui habite dans la même maison que moi m'en aurait voulu.
Disclaimer: Si KHR m'appartenait, ce serait visible. Déjà, l'apprentissage entre Dino et Hibari aurait été sensiblement différent. Ou plutôt, certaines scènes auraient été ajoutées. Puis on saurait exactement ce qu'il s'est passé pendant que Mukuro le « battait » si vous voyez ce que je veux dire... je n'en doute pas.
Avertissement: Attention. Cette histoire traite de relations homosexuelles entre deux hommes. On parle de slash, de yaoi. Merci de ne pas juger cette histoire selon ce seul critère s'il ne vous convient pas. Par ailleurs, cette histoire n'a pas été corrigée par une autre personne que moi-même qui me trouve être dans un état entre l'ivresse et l'euphorie, en passant par les deux, pendant cette période de l'année. Merci aux éventuels courageux qui relèveront des fautes pour me sauver la mise. Par ailleurs, tout à la fin de ce chapitre (après la note de l'auteur et tout mon blabla) se trouvent les petits cadeaux du chapitre précédent.
De l'argent
Fran s'était toujours senti différent. Il avait beau regarder, il avait passé la majeure partie de son temps à se raconter des histoires à dormir debout, à imaginer avec le désespoir des incompris des épopées dont il serait le héros. Au final, son monde s'était teint du noir au blanc sans qu'il parvienne à en apprécier les nuances.
La première fois qu'on avait fait voler ses illusions en éclat, il n'avait pas compris. C'avait été une explosion de couleur, des colonnes de feu, des serpents qui recouvraient les murs de la chambre où il s'était installé, les étoiles et la lune au sol et des cerisiers en fleurs qui se reflétaient au plafond. C'avait été soudain, violent. Beaucoup de choses qu'il voyait à nouveau et dont il avait perdu le goût. Il ne s'en était pas émerveillé. En fait, il avait trouvé que c'était trop. Quand il en avait fait part à l'homme dans la jeune fille qui lui faisait face, ce dernier avait ri.
Il avait été ramassé, un peu comme un animal blessé qu'on trouve sur le bord d'une route. Sauf que le conducteur n'avait aucunement l'intention de le soigner et le relâcher dans la nature après mais bien de l'utiliser. Il avait accepté, il n'avait rien d'autre à faire sur le moment.
Et puis, on l'avait emmené ailleurs, jeté dans une autre famille. Lui qui trouvait son maître bien singulier avait été surprit en découvrant le chef chez qui on le plaçait. Il y avait eu des cris, des hurlements, des coups qui partaient dans tous les sens et des membres arrachés. Avant qu'il ne saisisse tout à fait la situation, on l'avait volé. Il s'était laissé faire. Parce que les deux hommes étaient bruyants, qu'il n'avait pas encore vu comment ils se battaient, et qu'au final ce qu'ils avaient attrapé était une grenouille. Lui les suivait à distance.
Fran ne comprenait pas grand chose. Mais quand au moment où il allait partir retrouver son maître, se disant qu'au moins là il saurait à quoi s'attendre, il avait été retenu par des fils coupants, il s'était immobilisé. Et quand les couteaux qui y étaient rattachés avaient manqué le tuer, sans même que leur propriétaire ne s'assure de l'identité de la personne qu'il avait attrapé, il comprit qu'il était mal barré.
Il y avait eu une explosion rouge. Elle s'était reflétée dans chaque couteau d'argent lacérant sa chair. Ils avaient découpé proprement sa peau dans un schéma artistique pré-défini. Fran contemplait son corps s'affaisser sur les fils. Son travail était plus que satisfaisant. Il serait partit s'il n'avait pas reçu brutalement sur la tête, non pas un coup, mais un chapeau. Affreusement lourd. A cause du corps qui pesait dessus. Et pèserait le soir même sur le sien. Le prince s'était mis à rire et avait commencé à énoncer des consignes, ses ordres, pour qu'il accepte dans son infini bonté sa présence à ses côtés. C'était aussi soudain que ridicule. Mais quand il l'avait enfin vu, il avait compris. Il avait compris qu'il n'était pas mal barré mais bien foutu par avance. Car s'il ne comprenait pas grand chose, s'il n'avait que peu conscience de ce qu'il valait mieux taire et des éléments importants à dire, il avait eu la certitude que son aîné n'était pas normal. Non pas pour l'attaque surprise mais bien à cause du chapeau. Et parce qu'à cet instant, il se sentait vraiment comme une grenouille.
Le Prince grenouille. C'était un conte ridiculement cliché et peu intéressant. Réservé aux petites filles pour leur donner des valeurs morales. La parodie qu'ils en avaient fait n'avait rien d'enfantin. Elle tenait même plus du livre caché sous l'oreiller par des adultes esseulés les froides nuits d'hiver, entre chaque samedi soir. Chez eux, le prince passait une laisse autour du coup de la grenouille et la faisait avancer à coup de cravache, juste pour s'amuser. Il la menaçait de la disséquer si elle cessait de le faire rire et prenait plaisir à la découper, ignorant qu'il pourrait la tuer par inadvertance. Il l'obligeait à accomplir tous ses vœux, à réaliser chacune de ses prières, agitant devant ses lèvres affamées la promesse d'une liberté inconditionnelle. Et n'y accédait pas.
Fran avait finalement trouvé un prince. Égoïste, violent, fou, mais un prince pour le délivrer. Et les années avaient beau passer, il n'obtenait toujours pas le baiser qui lèverait la malédiction. Ce sadique se plaisait à le faire souffrir, le gardant prisonnier du sort qu'il lui avait jeté et s'amusant à le moquer, le forçant à obéir à toutes les lois absurdes auxquelles il fallait se soumettre pour demeurer en son royaume, lois qu'il réinventait au jour le jour et les nuits qu'il désirait. Il ne lui enlevait jamais tout à fait l'espoir d'une libération et écrasait chaque rébellion. Fran n'était pas aussi intelligent que lui et il ne comprenait pas toujours tout. Mais il savait qu'un jour, il serait délivré. Il espérait juste que dans son conte de fée, le prince arrête de flemmarder.
Au final, c'était peut-être mieux ainsi. Il n'était pas certain de vouloir quitter son enveloppe de grenouille, devenue si confortable. Il n'aimait pas beaucoup le changement et sous cette apparence au moins, il pouvait continuer à faire semblant d'être lui-même. Et ne rien ressentir.
Un soupir franchit ses lèvres alors que le prince plantait le dernier objet pointu présent à table dans son dos. Sa grande royauté partie dans un éclat de rire alors que les autres personnes présentes autour de la table protestaient quand à la disparition de leurs couverts. Il devait ressembler à un porc-épic maintenant.
« Bel-sempai, je ne peux pas vous affronter avec ce chapeau. »
« Ushishi! Je sais. »
Note de fin de l'auteur: … je préfère ne rien dire que « ... ». Ah si! Je vous souhaite de recevoir de l'argent et de le dépenser avec savoir. A demain!
Un drabble à ceux qui trouveront le mot que je voulais à tout prix placer dans cette histoire, avec les conditions qu'ils choisiront. Un indice ? C'est extrêmement Mukuro/Hibariesque.
Source: Kuroshitsuji
La première fois qu'ils avaient livré combat, Ciel avait refusé son aide. Sebastian s'était mis sur le côté et avait admiré son « maître », portant pour unique glaive la candeur de sa jeunesse, affronter vaillamment son destin. Cisaillant courageusement, il n'avait pas prêté attention au rouge qui avait atteint son visage poupon pendant qu'il achevait avec grâce son opposant.
Sebastian s'était penché à ses côtés et avait léché sur la joue de l'enfant les restes de sauce bolognaise, se promettant de refaire ce plat quand il serait plus grand. S'il vivait jusque là.
J'espère que cela t'ira mon adorable Sushie-chan. Comme tu peux le voir, il y a du sang et du combat, comme promis. … Tu as le droit de me faire des réclamations.
Hibari regardait la neige tomber. Pas un seul nuage, juste l'étendue blanche duveteuse qui glissait dans les airs jusqu'au sol, à un rythme lancinant. Il sentait ses yeux papillonner mais résistait à la tentation de les clore et s'endormir. Il devait rester éveiller, l'attendre. Le visage apparu au dessus du sien, le souffle embué par la différence de température.
« La neige te va bien Hibari Kyoya. »
« Il est interdit d'utiliser des illusions dans l'enceinte de l'école de Namimori. » Se redressant, il éloigna le garçon, beaucoup trop proche. « Nettoie mon bureau avant de partir. »
Finalement, j'ai opté pour le 6918 Master of Mad. Parce qu'il me reste peu de temps avant l'échéance et que les mots me viennent plus facilement avec eux. Allez, je cours poster!
