Ce OS aura mis plus de temps que les autres à sortir, pour la simple raison que je voulais qu'il soit publié aujourd'hui. Si vous vous êtes renseignés, vous saurez pourquoi.

(Indice : Aujourd'hui, c'est la journée internationale contre l'homophobie !)

J'espère qu'il vous plaira !

Bonne lecture !

Disclamer : Rien à moi sauf Hana. Tout à YandereDev.


Lettre à ma femme

Je me dit souvent que j'ai eu une chance énorme de t'avoir.

De nombreuses personnes comme moi font souvent l'objet de moqueries, de coups, de rejets ou de harcèlement pendant leur enfance.

Pas moi.

Au contraire, quand j'ai annoncée à mon père que j'avais une petite amie et que je voulais la lui présenter, il la très bien pris.

Tes parents aussi d'ailleurs.

Peut-être est-ce parce que nous sommes amies depuis l'enfance ?

Probablement.

Nos camarades de lycée ne nous ont fait aucune remarque sur la légitimité de notre couple, parce qu'on se fréquentaient depuis tellement longtemps que nous voir nous embrasser n'a choqué personne.

Je ne leur en serais à jamais reconnaissante.

J'ai ce dont tout le monde rêverait : Une jolie maison, un bon travail, une femme et une fille que j'aime plus que tout.

Je sais que tu n'aimes pas être complimentée, mais tu seras servie dans cette lettre !

Mais parfois, j'ai des remords.

Parfois, quand j'entends parler d'un nouveau fait divers au coin de la rue, quand je vois deux hommes se faire insulter dans la rue parce qu'ils se tiennent la main, quand j'apprends qu'une adolescente s'est suicidée parce qu'on méprisait ce qu'elle était,

Je me dit que je ne mérite pas ma chance, cette vie, ou ce bonheur.

Que je ne mérite pas d'être aussi heureuse alors que d'autres ne le sont pas.

Mais toujours dans ces moments-là, c'est ton visage souriant que je vois et celui de notre fille qui s'impriment dans mon esprit, et je me sens mieux.

Notre fille, justement, viens d'avoir 8 ans aujourd'hui.

Et tu as beau me répéter en riant qu'elle me ressemble, je ne vois en elle que tes yeux, que la douceur de ta voix.

Mais selon toi, elle a mon caractère.

Et tu répètes à tout le monde qu'elle sera une merveilleuse jeune femme.

Hana Haruka-Miyu est notre ange et après toi, la meilleure chose qui me soit arrivée dans la vie.

Pourtant, je ne peux pas m'empêcher de me sentir coupable pour elle, enfin, pour ce qu'elle risque de vivre dans le futur.

Toutes les moqueries, les médisances qu'on pourrait lui lancer parce qu'elle n'a pas de papa.

Et si tu as les mêmes remords que les miens, tu le cache bien.

Je ne peux pas m'empêcher de rougir quand les gens se moquent de nous quand on se baladent dans la rue toutes les trois.

Quand les mères de familles murmurent dans mon dos quand je vais chercher Hana à l' école.

Quand on blague « gentiment » sur nous eux au travail.

« Te fâches pas Kokona, c'est pour rire ! »

« Quelle honte tout de même... Faire vivre ça à une enfant si jeune... »

« Hé, les deux gouines ! Vous perpétuez l'espèce ? »

Ça me rends folle, et j'ai l'impression d'être revenue à l'époque du lycée, où j'avais toujours peur du regard des autres et ce dont on pensait de moi.

Mais toi, c'est différent.

Quand les gens se moquent de nous, tu m'embrasses plus fort.

Quand les femmes murmurent dans ton dos, tu les ignores et serre Hana dans tes bras devant elles.

Quand nos collègues blaguent sur les clichés homosexuels, tu blagues bien fort devans eux sur les clichés hétéros.

Tu es bien plus forte que moi, je dois l'admettre.

Et tu as tout mon respect pour ça.

Et mon amour, mais ça tu le savais déjà.

Tu es forte, c'est vrai.

Mais c'est vers moi que tu te tournes pour t'expliquer ce que tu n'as pas compris, te rassurer sur le fait qu'Hana ne grandit pas si vite que ça, qu'elle nous aimera toujours et que oui, tu es une excellente mère.

Parce que tu as toujours des doutes sur ce sujet, sur l'éducation que tu portes à notre fille. Pour elle, tu stresses rapidement.

Si j'étais plus taquine, je dirais même que tu peut être une très grande stressée parfois.

On s'est bien trouvées, non ?

Mais je veux encore te rassurer sur une chose.

Toi et moi, nous serons toujours ensembles.

C'est ensembles que nous avons vu notre fille pour la première fois.

C'est ensembles que nous la verront grandir.

C'est ensembles que nous la voyons se vanter d'avoir deux mamans « Trop gentilles et géniales » et qu'un papa « Ça sert à rien ».

C'est ensembles que nous la verront aller au lycée.

C'est ensembles que nous pleurerons si elle se marie. Et je parie que tu pleureras plus que moi.

Et c'est ensembles que nous passerons le reste de notre vie.

Car quoi que l'on puisse dire,

Quoi que l'on puisse penser,

Quoi que l'on puisse faire,

Tu es ma femme Saki,

Et je ne cesserais jamais de t'aimer comme au premier jour.

S'il te plaît, n'oublie jamais ça.

Ta femme qui t'aime,

Kokona Haruka-Miyu


Oui, c'est niais.

Mais ces deux personnages ne méritent-ils pas un peu de bonheur ?

Sur ces sages paroles, je vous souhaite une bonne journée

MadyLuna