Genre : PoV, TMT, sentiments, humour

Tite note : Une nouvelle fic, la première sur Naruto que je publie !! Ben vi, paske c'est pas ma première première, mais la toute first est… comment dire… incapable de se présenter à vous :p

J'espère que vous aimerez, j'explore un genre totalement nouveau pour moi, celui du journal intime !

go goGONaruto !!!!



MA VIE AVEC LUI

KONOHA, 7/21 ; 10 : 09

Hier soir, j'ai été à l'hôpital. J'ai été voir Sasuke – non, en fait dès notre retour de mission on a foncé à la clinique pour son genou.

Il a eu de la chance.

Son articulation, gorgée de sang coagulé, commençait déjà se bloquer, à se raidir. La pression du sang appuyait sur les nerfs, ce qui causait d'effroyables douleurs à notre collègue, mais aussi sur les muscles, les tendons. Trois heures de plus et… au revoir, la jambe. En même temps, ça faisait sept jours qu'il se baladait avec ça… Et dire que c'est ma faute… Mais bon, reprenons depuis le début.

Il y a une semaine, on est partis en mission avec Kakashi-senseï. C'était un rang D, donc relativement très simple. Des ninjas de notre niveau pouvaient très bien s'en tirer.

Oui, mais non.

Parce que voilà, cette mission si simple qui devait durer trois jours a, en réalité, duré HUIT jours. En effet… Comme le p'tit papy du pont du Pays des Brumes, le client n'avait pas vraiment prit la peine de considérer le vraidanger de l'expédition, parce que forcément, hein, ça coûte trop cher… Lui qui est milliardaire, mais bon… Restons-en là, ne ?

Il a ¤oublié¤ de préciser que son horrible tête ( il est moche en plus ) est mise à prix par son plus grand concurrent, l'entreprise KoKitsune49 – en gros, une sorte de multinationale qui se charge d'un peu tout et qui s'est mit en tête de s'octroyer le monopole dudit « tout ». Qui disant contrat dit ninjas super forts, qui disant ninjas super forts dit besoin d'autres ninjas super forts, qui disant besoin d'autres ninjas super forts dit rang B minimum – et même un petit A en ce qui nous concernait, qui disant rang B dit beaucoup plus de fric à débourser, eh bien notre coco s'est dit que ça allait bien le faire comme ça, et alea jacta est !

Ce qui devait arriver arriva donc : les emmerdes ! On s'est fait… harponner on va dire, par trois ninjas de je-ne-sais-quel pays – j'étais trop occupé à attaquer pour m'en préoccuper – dès la soirée du premier jour, direct. Pendant que Sakura-chan restait en protection du client – pétrifié de peur évidemment – Kakashi-senseï, Sasuke et moi avons attaqué – car, ne dit-on pas que « la meilleur défense, c'est l'attaque ? ».

Et c'est là que s'est produit la Chose. Trop occupé à regarder mes copies esquiver les attaques répétées des clones d'un ninja insistant afin de trouver l'original, je n'ai pas vu venir le coup qui venait par derrière – provenant du vrai, celui-ci. J'ai entendu un cri de rage qui m'indiquait que j'allais mourir prochainement mais rapidement – c'est toujours ça, puis un bruit mou – comme un gros Sploch !! – et Sasuke est apparu à côté de moi, un genou à terre, le visage crispé par la douleur, un shuriken king size planté dans la rotule.

Il l'a arraché avec peine – j'ai vu sa mâchoire jouer puissamment – en soufflant comme un bœuf, puis ses Sharigan ont clignoté un moment, et ses yeux sont redevenus noirs alors qu'il s'affalait lourdement sur la branche.

Son genou était couvert de sang. Je suis resté un moment à regarder sa blessure.

Stupidement.

Le temps que ça me monte au cerveau.

Pour me sauver la vie, il a sacrifié son genou.

Et là, de voir que le mec que je considère comme mon plus grand rival s'était fait planter le genou pour m'éviter de me retrouver avec le dos éventré, ça m'a fait enrager comme pas possible. Il s'était fait blesser à cause de moi – de ma faiblesse. Et ma rage contre lui, qui joue toujours les chevaliers invincibles alors qu'il n'est finalement, qu'un adolescent, s'est dirigé vers les ninjas de Perpèt'-les-Ouailles no Kuni qui me les brisaient sévère.

Je crois que là, Kyûbi est un peu ressorti.

J'étais totalement noyé dans le démon.

Je me souviens juste que du sang a giclé, et que sur le coup ça me faisait un bien fou. Œil pour œil, dent pour dent. Chacun sa loi.

La mienne était celle du sang.

Quand j'ai reprit connaissance – Kakashi-senseï avait dû m'assommer pour me stopper, et avait failli se faire embrocher dans la manœuvre – Sasuke était appuyé au même arbre que moi, juste à ma gauche, la jambe en écharpe, une attelle sur la cuisse ; Kakashi-senseï, son bandeau toujours relevé, accroupi près de moi, juste dans mon champ de vision ; et les délicieux cheveux roses de Sakura-chan un peu plus loin.

« Ne t'inquiète pas Naruto, tout est fini, m'assura Senseï en posant une main sur mon épaule.

Quelque part, j'ai pensé que sa voix, plus grave que je ne l'avais jamais remarqué, avait des tonalités très réconfortantes…

« Tu les as littéralement massacrés, a-t-il ajouté.

Sa main m'apaisait, j'ai réalisé avec un temps de retard.

« J'vais pas en pleurer, j'ai murmuré.

J'ai sourit, un peu – ben oui, j'étais encore dans les choux – et ils m'ont aidé à me redresser. Sakura-chan m'a sourit, elle avait l'air un peu inquiète.

« Excusez-moi les enfants, j'ai quelque chose à dire à notre client, nous prévint Senseï.

Sa voix est dure, pensai-je.

« Bien sûr, Kakashi-senseï, a répondu Sakura-chan de sa jolie voix si mélodieuse.

J'aime écouter les oiseaux chanter au lever du soleil… Je le fais souvent. Eh bien, sa voix m'y a fait penser. Le chant d'un rouge-gorge le matin quand il fait encore si frais, presque nuit encore, et que la nature s'éveille lentement. Superbe.

Notre Maître s'est éloigné en embarquant notre client, comme il l'avait dit. Il était en face de nous, et nous l'avons vu « discuter » avec le marchand. Sauf que ledit marchand a dû lui dire quelque chose qui ne lui a pas plu, et il a, comment dire… pété les plombs.

Littéralement.

Je ne l'avais jamais vu comme ça.

Il a subitement empoigné le type par le col de sa chemise et l'a violemment plaqué contre un arbre ; ça a fait un gros CRAC !! Senseï s'est penché sur le marchand, tout son corps visiblement tendu, une jambe en arrière et l'autre pliée – en gros il enfonçait vraiment le mec dans l'écorce – sa deuxième main fermement serrée en poing au niveau de sa hanche. Et il parlait – criait – si fort qu'on l'entendait de là où on était.

J'aurais presque parié sur ma vie – qui ne me paraissait à ce moment que tourbillon incessant et flou total par intermittence – voir le Sharigan de ma place, affalé comme j'étais contre mon arbre – ce qui, je m'en rend compte maintenant, est impossible, mais bon, j'étais pas trop en état.

« Ce garçon, dont vous dites qu'il va s'en remettre, a eu le tendon sectionné ! Il ne pourra pas marcher pendant 3 mois au moins ! Cette mission est de rang A, et vous l'avez réclamée de rang C !! Passe encore que vous falsifiez vos paiements, je fais mon rapport et je le rends à l'Hokage, après vous vous arrangez avec lui, je m'en FOUS complètement !! Mais vous avez mit la vie de MESELEVES en DANGER !! Vous avez eu ¤beaucoup¤ de chance, premièrement qu'ils soient réactifs, et deuxièmement encore plus que Naruto ait eu encore assez de contrôle pour me laisser une ouverture dans sa garde !

QUOI ?! J'avais fait ça, moi ?

« Sinon, non seulement je n'aurais pas pu l'arrêter… !

En y repensant, là, en l'écrivant sur toi, journal, je réalise.

A quel point je suis potentiellement puissant. Et donc dangereux. Je comprends pourquoi maître Kakashi. Et pourquoi Sasuke[1

Et je comprends, surtout, que je dois apprendre à maîtriser mes émotions, pour ne pas me laisser contrôler par Kyûbi. Quoiqu'apparemment j'aie moi aussi du pouvoir sur lui…

Mais Senseï n'avait pas fini.

« …mais je n'aurais même pas essayé et je l'aurais laissé vous tuer ! Je ne tolère pas, et ce de personne, que l'on mette la vie de mes élèves en jeu.

Cette phrase, elle aussi, m'apprend quelque chose. Un élément, que je n'avais jamais vraiment prit en compte dans l'équation : maître Kakashi nous aime. Il tient à nous comme… ses enfants ? Peut-être pas jusque-là, mais… Il a prit la manie de toujours – hors missions – nous appeler « les enfants » ; venant de lui ce n'est ni humiliant ni méchant, juste… naturel…

Idée à creuser !

Puis, Kakashi-Senseï, après avoir laissé tomber – au sens propre du terme – le type, a sorti deux rouleaux de sa ceinture et les lui a tendu ; du reste, pas besoin de voir le visage de notre cher client pour saisir qu'il était furieux de s'être fait plus que vertement remonter les bretelles ! Nous n'entendions plus ce qu'ils se disaient, mais le marchand à dû rechigner, car Kakashi-senseï n'a eu qu'une phrase à dire d'un ton grondant pour qu'il s'empresse de remplir les feuillets. A partir de là, je n'ai plus suivit. Cette partie de l'histoire ne m'intéressait pas, ni ne me concernait d'ailleurs.

Alors, j'ai tourné mon regard vers Sasuke. Le garçon qui avait échangé son genou contre mes cervicales. Il faudrait toute la minutie des infirmiers de Konoha pour réparer – voire reconstituer – les fibres, si uniques et propres à chacun, de ses tendons, de ses muscles.

Sasuke semblait fixer intensément Senseï, mais je crois que son regard était davantage dirigé vers le client. Celui qui était à l'origine de cette blessure, bien plus que moi – ce qui ne m'empêchait pas de me sentir coupable.

Doucement, je touchai sa main. Il ne sembla pas réagir, mais tourna la tête vers moi. Son visage était froid – non, plutôt impassible, et il me fixa durement. Je le comprends, n'importe comment il devait m'en vouloir, car c'était mon inattention qui l'avait forcé à faire ce choix. Je baissai le regard devant lui, ostensiblement. Un long moment passa. Je sentais l'impatience me gagner rapidement – la patience n'est pas, je crois que vous l'aurez remarqué, mon fort – quoique muselée par ma culpabilité. Mais soudain je vis son bras tressaillir comme il haussait une épaule.

Pas besoin de mot avec lui.

« Je m'excuse »

« Je ne t'en veux pas »

¤¤¤¤-¤¤¤¤

Nous sommes repartis pour finir la mission. Blessés et absolument pas au niveau, mais ninjas tout de même. Nous n'avions pas le choix. Notre retour à Konoha aurait été l'occasion de longs palabres, pour finalement déboucher, presque à coup sûr, sur un « incident diplomatique », une mini déclaration de guerre.

J'ai mit un point d'honneur à porter Sasuke. Il râlait. Beaucoup. Mais pour la forme. Du moins, je crois – mais depuis quand je sais autant décrypter le Uchiwa ?!!? – car son visage n'était pas aussi froid qu'avant – mais quand a-t-il commencé à y avoir un avant ?!!

Mais avant cela, et après une longue hésitation, Kakashi-senseï m'envoya avec Sakura-chan, chercher des plantes pour refaire le cataplasme du blessé. Il fallait désinfecter sa plaie – le ninja ennemi pouvait l'avoir enduite de poison, et malgré que Senseï l'aie déjà désinfectée, il y avait d'autres plantes utiles à proximité. Il fallait limiter le risque de gangrène – et donc d'amputation – au maximum. Sasuke préfèrerait mourir plutôt que de perdre sa jambe. Moi aussi.

Au moment de partir, Kakashi-senseï a prit Sakura-chan par le bras et lui a dit ( textuellement ) « Tu sais quoi faire ».

Il parlait de Kyûbi.

Quand notre maître lui a dit ça, et bien que Sakura-chan n'ait vraiment rien à craindre de lui, je me suis dit…

… qu'il fallait absolument que j'apprenne à contrôler le Démon-renard.

¤¤¤¤-¤¤¤¤

Kakashi-senseï avait eu plus d'informations de la part du client – pas besoin de mentionner par quel moyen, je pense, hein – et il nous briefa avant que nous ne reprenions la route.

Pendant cette fin de mission, où Sasuke était invalide – il l'est toujours, du reste – je l'ai observé. Je savais qu'il enrageait à l'idée d'être inutile.

Fierté, quand tu nous tiens…

Remarque, je le comprends. J'aurais fait appareil à sa place.

J'ai fait pareil pendant 10 ans.

On devait le forcer à rester assis. Kakashi a menacé de l'attacher sur son dos et de le ligoter façon merguez pas cuite pour qu'il se tienne tranquille. Un vrai vers de terre ! On a fait notre possible pour pas « l'abandonner ». Enfin, moi pas trop – le voir si vulnérable me mettait étrangement mal à l'aise, je n'arrivais pas trop à m'approcher de lui. Et puis, les combats m'occupaient beaucoup…

Il fut décidé que Sasuke resterai en protection du client. Dans son état, c'était mieux. Il ne protesta pas, bien que nous soyons tous sûrs qu'il en avait envie. Mais les Uchiwa sont aussi raison parfois, et il en a fait preuve.

Son handicap ne lui permettait pas de se battre activement, et il n'aurait même pas dû toucher à un kunaï ou utiliser son chakra, celui-ci risquant de lui aggraver sa blessure s'il était mal dosé – c'était donc une « fleur » que lui faisait Kakashi en le laissant se battre. En même temps, nous avions, faut pas se mentir non plus, besoin de ses capacités, aussi diminuées fussent-elles par sa blessure.

Donc, quand nous étions attaqués – ce marchand devait être bien influent pour qu'on prenne la peine de dépêcher autant de ninjas pour son assassinat – Sasuke restait dans le coin le plus sécurisé avec le client, et Sakura-chan, Kakashi-senseï et moi allions tabasser joyeusement les autres. Je ne nie pas que Kyûbi ait réussi à ressortir quelques fois. Ni même que parfois je n'ai peut-être pas opposé beaucoup de résistance.

¤¤¤¤-¤¤¤¤

Ces 8 jours furent… vraiment épuisants. Je n'avais jamais rempli de mission comme ça.

C'était bien plus… intense que toutes celles que nous avions effectuées. Beaucoup plus que l'examen, même. Et pourtant, il s'en est passé, des choses, pendant cet examen… mais ce n'était rien comparé à ça.

Parfois je me sentais épié, oppressé, et je me tendais naturellement ; je sentais une espèce de corde vibrer au creux de mon corps, et dans ma tête, et ça me rendait presque fou. J'attendais le moment de la confrontation, pour me libérer de cette oppression physique et mentale, et en même temps je la redoutais.

J'avais peur.

J'ai appris la peur pour la première fois.

Eh ben, c'est pas agréable.

Kakashi-senseï sembla remarquer mes périodes de troubles, plusieurs fois, car il posait épisodiquement la main sur mon épaule. Du genre « ne t'inquiète pas, il n'y a rien ». De même, il nous a avertis plusieurs fois d'un danger. Dans ces cas-là, on formait un cercle autour du client et de Sasuke, et on se battait. Sasuke se chargeait de l'aérien, et nous du reste – au reste, Senseï fait des merveilles avec le sol !

A l'examen, je réagissais, j'agissais. Comme ça, à l'instinct. Les coups, les attaques. Il fallait éviter, déjouer, parer, survivre, et attaquer. Mais là… je n'étais plus seul. C'était différent. On me demandait de réfléchir simultanément – mais pas au combat, à ses répercussions. J'avais ce client à protéger – Sasuke, même blessé, serait parvenu à éviter mes… « déchets ». A ne pas blesser. Ce client qui n'était pas un ninja, mais un homme gras, imbu et terrorisé – un boulet.

J'ai, pour la première fois, mesuré ce que protection et mission signifiaient. Toujours être sur le qui-vive, prêt à réagir, faire attention au moindre petit bruit… c'est crevant !

Kakashi-senseï a dû être le plus éprouvé. Car je suis sûr, que pendant nos tours de garde, il ne dormait quand même pas profondément. Or, ce que l'on nous apprend à l'école des ninjas ( et oui, j'avais beau ne jamais écouter, j'ai quand même retenu certains trucs ! ), c'est qu'il est nécessaire d'avoir des périodes de sommeil, profondes si ce n'est longues.

Mais il a quand même réussi à tous nous protéger : nous n'avons pas eu d'entailles sérieuses. Par contre, lui s'est fait blesser. Sakura a essayé de le soigner, un peu à la bonne franquette. Surtout qu'à la fin elle ne tenait presque plus debout. Et bien sûr, ce fut à la fin que les attaques se condensèrent…

Etrangement, j'ai du mal à penser que je suis en vie. Je suis cassé de partout, fourbu, j'ai envie de dormir pour deux jours, de manger un immense bol de râmens, et de… je ne sais pas. Regarder le ciel, sûrement…

Je crois que la leçon nous a tous servit.

Personnellement, j'ai réellement mesuré à quel point l'entente dans l'équipe est primordiale. Sakura-chan, Sasuke et moi devons mieux nous synchroniser – ça éviterait des « exploits » comme celui de notre grognon national ! Nous devons tous avancer à un rythme commun. Sinon nous mourrons, fatalement. Nous sommes des ninjas, même de basse classe, et somme donc potentiellement appelables au combat. Et, de ce fait, appelés en danger de mort imminente et rapide. L'esprit d'équipe, alors, serait capital.

Dès que Sasuke ira mieux, nous nous entraînerons ensemble, lui, Sakura-chan et moi.

Il est temps de former une équipe, une vraie.

¤¤¤¤-¤¤¤¤

Sasuke revient demain. Toute activité de l'équipe est suspendue jusqu'à ce qu'il aille mieux. Il est hors de question qu'on s'entraîne sans lui.

Quand il s'est réveillé, à l'hôpital, j'avoue que je dormais. N'ayant ni l'un ni l'autre ni l'envie ni la force de papoter, Sakura-chan s'était posée sur une chaise et s'était écroulée à peine 18 minutes de veillée silencieuse plus tard.

Moi, j'avais réfléchi un peu, accoudé à la fenêtre – on voyait les étoiles de la nuit, c'était beau. En regardant Sasuke, étendu sur son lit avec son genou inutile, les sourcils crispés par la douleur même dans le sommeil, j'ai eu une brusque poussée de culpabilité.

C'est de ma faute.

Je suis resté à me morfondre quelques temps, puis la potion que les infirmières nous ont fait avaler après le rapide chek-up a fait effet, j'ai glissé le long du mur sous la fenêtre, et je me suis endormi comme ça.

Quand j'ai ouvert les yeux, mon cerveau n'a pas compris tout de suite ce qu'il voyait. En face de moi, ma jolie Sakura-chan dormait encore. Son habit était taché – sang, herbe, terre, boue ; on avait tout fait – et un peu déchiré ; la tenue d'une kunoïchi. Et sur le dessus de mon champ de vision, deux trucs pendouillaient.

C'étaient les pieds de Sasuke. Ce baka s'était levé, et s'était assis sur la plaque de la fenêtre.

« Tu devrais rester au lit, j'ai murmuré pour ne pas réveiller Sakura-chan, en contemplant les pieds du brun – tout aussi pâles que le reste de son corps. Ton genou a besoin de repos.

Il ne m'a pas répondu.

Je me suis relevé, et je l'ai vu alors, endormi contre le carreau froid de la vitre dans sa robe de chambre blanche trop grande pour lui, son genou bandé. Il était affalé contre la fenêtre et le mur, sa tête reposant sur le verre froid. Sa peau paraissait aussi blanche que la lumière de la lune qui l'éclairait. Pour une fois, il ressemblait à un adolescent normal qui dort.

J'ai soupiré.

Il ne devait pas rester à dormir ici, ce n'était pas bon pour son genou.

Alors j'ai doucement glissé mes bras dans ses reins et sous ses cuisses, en le bougeant le moins possible – pas envie de me faire égorger par erreur, je suis sûr que même sans kunaï il en est capable ! – et je l'ai porté comme ça jusqu'à son lit – juste trois mètres plus loin au demeurant.

Il n'a pas bronché ne s'est pas réveillé, et on aurait dit qu'il s'était placé de manière à ce que je le porte, car sa tête s'est calé contre mon épaule, et son bras n'a pas pendouillé – plus pratique pour le recoucher.

Je l'ai regardé un moment, recouvert de son drap pas beaucoup plus clair que lui, puis je me suis réinstallé en boule contre le mur. Je me suis rendormi.

¤¤¤¤-¤¤¤¤

KONOHA 12/21 ; 11 :11

Sasuke ne peux pas bouger. Interdiction formelle – et de toute façon, incapacité physique. Il lui faut donc une personne 24/24 pour prendre en charge ses besoins : toilettes, repas, etc…

Et bien sûr, qui c'est qui s'y colle ? Gagné, c'est Bibi !!

Je suis donc officiellement en charge de tout de qui le concerne : je l'emmène dans la salle de bains, aux toilettes, dans le salon, je change ses draps et fais son lit – moi qui ne fais même pas le mien !, j'ouvre sa fenêtre, je lui fais à manger. Je dois lui préparer de « bons petits plats ».

Bon.

Y a qu'un tout p'tit blèm.

LA CUISINE ET MOI, ÇA FAIT TRENTE-SIX, BOUDIOU !!!

Je sais même pas faire les omerices, je les transforme en charbon !! ( C'est ma technique ninjutsu secrète à moi !! )

Eh, y a encore pire !

Je l'ai empoisonné la première fois que je lui ai fait à manger. Moi, tout gentil, j'avais mélangé des râmens à des nouilles, pour donner un peu de goût, quoi ! Mais c't'abruti est allergique aux râmens ! A peine il était revenu de l'hosto pour son genou qu'on a dû l'y ramener en catastrophe pour son allergie !

Quand je suis revenu de la cuisine avec le broc d'eau, il avait les yeux révulsés, ne pouvait plus respirer, l'assiette était par terre, et il se convulsait sur le lit.

J'ai écrasé le système d'alarme relié directement à l'hôpital et à maître Kakashi – c'est un biper – et j'ai essayé de calmer ses spasmes – de plus en plus violents – en posant ma main sur sa poitrine.

Erreur.

Grosse erreur.

Il m'a – littéralement – broyée la main. Puis maître Kakashi est arrivé, a prit Sasuke sur son dos et l'a rapatrié en vitesse à l'hôpital. J'ai suivit, après avoir récupéré tous mes doigts.

On m'a copieusement sermonné, et j'ai prétexté que je pouvais pas savoir s'il était allergique ou pas s'il ne me le disait pas avant. Donc, on m'a fait une petite liste, avec tous les aliments auxquels il est allergique. Entre autres, les râmens, les moki, et le jus de mangave.

I'm happy[2

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Sakura-chan nous a rendu visite quelques fois. Lorsqu'elle est arrivée la première fois, deux jours après cet « incident », elle a immédiatement gueulé sur notre « rangement de ploucs ». Je suis resté scotché – il est très bien, mon rangement ! Où je pose, je retrouve ! C'est ma devise, et ça m'a toujours bien réussi. De toutes manières, quand je range je retrouve plus rien, alors… ![3 – et le grand Uchiwa s'est figé en plein avalage de patate à l'eau. Du coup, lui et moi étions d'accord sur un point : on est des ninjas, pas des machines à repasser !!

Sakura-chan, elle, vit avec Hinata – eh oui, les colocations ne sont pas mixtes ! ( dommage, héhé… ) – et il paraît que c'est « beaucoup mieux rangé » là-bas, parce que sinon elle ne pourrait « jamais supporter un tel capharnaüm ». Elle est si douce et délicate, ma Sakura…

Du reste, elle en a profité pour me donner quelques conseils « élémentaires » de cuisine, qu'elle a soigneusement inscrits sur une feuille épinglée sur le frigo. J'ai apprit plein de trucs que je savais pas. En même temps ça me servait pas, donc que je ne les sache pas n'était pas trop important ! Mais Monsieur Uchiwa a besoin de « vraie nourriture », a-t-elle dit. Comme si mes râmens n'étaient pas assez bien pour lui ! C'est bien, les râmens. Cool, simple, rapide, bon, pas trop cher. Y a que lui qui trouve le moyen d'y être répulsif !!! Enfin…

Pour l'instant et pendant un bon moment, hormis urgence urgente, l'équipe est paralysée. Maître Kakashi est venu lorsque Sasuke a été transféré ici, et a eu une longue conversation avec lui, à laquelle je n'ai pas participé. Je ne sais pas de quoi ils ont parlé. Sûrement de techniques ninja super sophistiquées et tout et tout. En partant, il m'a sourit et m'a dit de me rendre compte de la chance que j'avais.

Quelle chance ?! Devoir me coltiner le Uchiwa 24/24 ?!??

¤¤¤¤-¤¤¤¤

1 : Pour ceux qui se demanderaient encore à propos de ces phrases… Juste, pour moi y a une raison au fait que ce soit maître Kakashi qui ait Naruto en charge : c'est le ninja copieur, le seul homme qui, en dehors d'Itachi et Sasuke, possède le Sharigan. C'est donc le seul qui ait accès à une puissance presque illimitée – ses limites étant tout simplement celles de son corps.

Quant à Sasuke, je pense que le Sharigan de son maître est également la cause de ce « tutellage ».

En même temps, si vous y voyez une allusion « pourquoi Sasuke »… sous-entendu « et Naruto »… Dans un certain sans, oui, mais lequel ? ¤ -..- ¤

2 : A imaginer avec l'air de Gai Luron, c'est trop fendard.

3 : Comment ça, on sent le vécu… ? ¤angel powa¤

¤¤¤¤-¤¤¤¤

Buzame Ui, j'e suis fan de Nana, bien que je trouve que ça commence à s'essouffler un peu… Moi aussi, Shin est mon perso préféré !! Je l'adore, gyaaaaah ¤bave, zyeux nhumides en nétoiles et en cœurs¤ L'est trop beau, mais en plus il est… adorable ! J'adore son look, mais des fois l'est si mimi, comme quand il dit à Nobu « Ramène-ns notre Hachi, Nobu… » et quand ils rentrent ensuite, tome 8 je crois, alors là il est… waouh !!

Sinon, ben la suite c'était là, et pour le reste… Je vais tenter de garder mon rythme de parution, bon là jsuis en retard et je m'excuse, mais bon $ Mais vu que les cours reprennent et que j'ai pas écrit la suite car certains commentaires me « forcent » à changer la suite… ça sera plus dur je pense. Je ferai mon possible.

Kisus, et merci pr la rev' !!

Piou-sama GRAND DIEU NON ! MOI, ABANDONNER UNE FIC ??? JAMAIS !! Hum, calmons-nous XD Et répondons calmement à cette loonngue review ( miam ! )

Je suis comme toi, les fics où subitement un évènement se produit et miraculeusement, PAF !! Oh mon amour, la compagne de mes jours je t'aime tu m'aimes faisons passionnément l'amour sur le canapé et marions-nous, ben ça passe plus trop XD Bienvenue chez moi lol

Et sinon, le truc qui m'a le plus « choquée » ( et cf plus haut ) NON je n'abandonnerai pas cette fic ! Je l'ai commencée, je la finis, mm si je ne sais pas trop comment je vais parvenir à mes fins, mon scénar est pas trop mal fait pr l'instant, il me mank plus que deux ou trois détails ; je m'engage à publier cette fic, alors je l'abandonne pas, et ça vaut et vaudra pour toutes mes autres fics, même si ça donne l'air d'être dans la désuétude la plus complète - -'

Bisou, j'espère te revoir sur cette fic, et que cette suite t'a plus, surtout ...

¤¤¤¤-¤¤¤¤

Voilà la fin de ce modeste chapitre de 10 pagounettes… Héhé, ça se corse, ça se corse… De la baston, des sentiments, c'est bien ce que je vous avais promis, ne ?

J''adoooooooooooooooooooooooooooooooooooooore ( regaarder daanseer leees geeeens TT ) le passage où Naru porte 'tit Sasu amoché ! Isn't it too cute ?!

Je me suis rendu compte que le principe du journal annihile complètement les effets de surprise, de suspense et de rapidité, mais… qu'y puis-je ?!? loool

Non, en fait ma question, c'est… Voulez-vous les scènes d'actions au passé composé ( cf ci-dessus ), au passé simple ou au présent ? J'attends vos réponses !!

Kisuuuuuuuxuxuxuxusssssssssss !!!

sHiN 1X2

qui passe son oral de bac lundi après-midi – le 18 juillet ( on est vendredi soir )