Grandir
Sinbad était capable de tout pour son pays, le pire comme le meilleur.
Désormais, il était bien loin du jeune optimiste qui pensait qu'il suffisait d'agir de la bonne manière pour que cela marche.
Parfois, il s'en attristait, se demandant s'il n'avait pas fini par trahir ses idéaux de jeunesse.
Toutefois il suffisait qu'il sorte dans les rues de Sindria et qu'il s'aperçoive du bonheur de son peuple pour que tous ses doutes soient balayés.
Il avait fait ce qu'il fallait faire et s'il devait avoir des regrets ce n'était pas à propos de comment il construisait son pays.
Non. Ce n'était pas ça qui lui tordait le cœur.
Par contre, peut-être que lorsqu'il posait les yeux sur les taches de rousseur de son premier conseiller alors il imaginait ce que ça aurait pu être si des années plus tôt, il l'avait choisi plutôt que son royaume.
Est-ce qu'ils auraient été plus heureux s'ils avaient pu s'aimer ?
Nul ne savait et nul ne le saurait jamais alors généralement Sinbad finissait par faire disparaître ses interrogations au bras d'une femme et avec un bon verre d'alcool.
