Je vois que cette fict vous intéresse et que pas mal de personnes la suivent, ça me motive grandement et c'est pour ça que je n'ai mis qu'une semaine pour vous traduire ce chap, j'espère que ça vous fait plaisir.
Chapitre 14 : Fudge et Honeydukes.
Alors que les murmures de la foule augmentaient de volume concernant ce qu'avait dit Harry, il ne put s'empêcher de poser ses mains sur le podium et de regarder la foule avec un sourire sur le visage. Harry avait voulu faire cela depuis longtemps, et maintenant, il avait finalement la chance de souligner certains choses sur lesquelles le publique avait été mal informé.
Fudge devenait nerveux à l'autre bout, mais il ne pouvait pas vraiment interrompre le Garçon-Qui-A-Survécu alors qu'il venait juste de passer le micro au jeune sorcier. Fudge n'aurait aucun problème pour censurer les articles dans les journaux et les communiqués de presse, mais il ne pouvait pas contrôler ce que quelqu'un disait en publique. Harry savait cela, ben sûr, et avait prévu cela depuis la rencontre dans le bureau de Dumbledore un mois plus tôt. Le fait qu'Harry avait un magnifique phénix blanc perché sur son épaule aidait aussi. La moitié de la foule continuait à admirer Hedwige depuis son arrivée, et se demandait si elle appartenait vraiment au Garçon-Qui-A-Survécu. Harry pensa un instant à la présenter, mais décida de ne pas le faire. Sa présence demeurant mystérieuse causerait un plus grand effet.
« A l'exception de l'interview que j'ai donné au Chicaneur l'année dernière, » dit Harry d'une voix forte pour être entendu malgré le bruit de la foule, « qui était seulement pour clarifier des évènements dont vous aviez été mal informés, je n'ai pas eu beaucoup de contacts avec le publique sorcier. En fait, à l'exception de Poudlard et de quelques officiels du ministère, je ne pense pas que j'ai rencontré beaucoup de monde sauf de brèves rencontres sur le Chemin de Traverse quand je faisais mes achats scolaires. Cela m'a surpris le nombre de personne qui ont mis des photos de moi dans leurs journaux, et reporté mes actions ; quand vous ne pouviez avoir suffisamment d'informations pour savoir ne serait-ce que la moitié de ce qu'il se passe dans ma vie. »
« L'été dernier, il a été raconté tous les jours que j'étais un garçon émotionnellement et mentalement déséquilibré, qui faisait de fausses déclarations à propos du retour de Voldemort et qui était seulement cru par un vieil homme tout aussi fou et sénile, le directeur de Poudlard, Albus Dumbledore. »
Si Harry pensait que les neufs jeunes Serpentards avaient mal réagis au nom, ce n'était rien par rapport à la réaction de la foule des centaines de sorciers et sorcières assemblés. Les murmures et les conversations à voies basses devinrent des cris de peur et de terreur, et même le ministre et son équipe se levèrent de leurs sièges. Même avec la politique de Dumbledore de toujours utiliser le nom de Dumbledore, Harry doutait qu'il ait déjà été prononcé devant une si grande foule auparavant.
« S'il vous plait, asseyez-vous ! » La foule était encore tumultueuse, et pouvait entendre sa voix magiquement amplifiée. Hedwige l'aida en attirant l'attention de tout le monde en chantant quelques notes. Une fois que la foule fut calmée, elle se tut. « Je suis désolé si mon utilisation de son nom vous agace, mais je n'ai jamais utilisé les noms ridicules que vous avez inventés. »
Cela engendra des conversations entre les personnes, mais au moins, maintenant, la foule était assez calme pour qu'Harry continue.
« Depuis que j'ai rencontré l'homme l'été après ma deuxième année d'école, le ministre Fudge n'a rien fait d'autre que d'agir comme un politicien pompeux et insensé que je sais qu'il est. Il est plus soucieux de son image publique et des bénéfices d'être ministre de la magie que de ce qui compte vraiment ; servir notre peuple. J'ai accepté cette conférence de presse aujourd'hui, non pas pour accepter une récompense, mais pour avoir une chance d'exprimer mes convictions, et pour montrer au publique une fois pour toute quel type d'homme notre leader est réellement. »
La plupart des personnes sur le podium se regardaient mal à l'aise, et essayaient autant que possible de se fondre dans le décor. Il était clair pour tous qu'Harry allait commencer un discours contre leur patron, et aucun des officiels du ministère ne voulait s'opposer au fameux Harry Potter devant un tel publique. Même Percy Weasley, dont la seule ambition était de grimper dans les rangs du ministère, jetait des regards à son patron comme pour lui dire, « Désolé, vous êtes seul sur ce coup-là ! »
Seul restait Fudge pour se défendre, ce qu'il essaya de faire de manière incertaine. Alors que la foule continuait à manifester son indignation, Fudge s'approcha nerveusement d'Harry et lui chuchota à l'oreille.
« Potter ! Que pensez-vous faire ? »
Ne sentant pas le besoin de cacher leur conversation, Harry ne prit pas la peine de murmurer pour répondre. Il fut entendu par tous.
« Que pensez-vous que je suis en train de faire ? Je dis au publique ma version de l'histoire, donc, ils sauront réellement ce qu'il s'est passé. Vous ne pensiez pas réellement que j'accepterais n'importe quel type de récompense de votre part, n'est-ce pas ? N'importe quoi venant de vous serait sans valeur à mon avis. Comme si je me souciais d'une stupide médaille de toute façon. J'ai des choses importantes en tête actuellement. »
« Vous ne pouvez pas faire ça, Potter ! » cria Fudge. Il semblait qu'il avait oublié les milliers d'électeurs qui l'écoutaient sans parler des innombrables journalistes. « La conférence de presse est terminée. Vous êtes manifestement sous un sort, ou êtes fou tout comme l'imbécile que vous appelez un professeur ! Vous allez retourner à Poudlard et attendre mon arrivée pendant que j'essayerai de rétablir la situation. »
« Désolé, monsieur le ministre, mais j'ai l'intention de terminer mon histoire. Je pense que le public voudrait l'entendre. Et comme il a juste un instant vous étiez derrière pour me permettre de dire quelques mots, je pense qu'il est juste que je sois autorisé à dire ce que je veux. »
« Absolument pas ! Je suis le Ministre de la Magie, et vous allez faire ce que je vous ai dit ! Je ne vais pas être ignoré par un simple gamin ! » Fudge dépassait les bornes et le fait n'échappa pas à la foule. Certains d'entre eux attendaient avec impatience ce qu'Harry avait à dire, personne n'était plus impatient que Rita Skeeter.
Harry répondit, « Je dis, laissons le public décider. S'ils veulent entendre ce que j'ai à dire ; entendre comment vous leur avez menti depuis aussi longtemps que je vous connais, et comment vous avez caché au public la menace de Voldemort, alors je resterai et je parlerai. Cependant s'ils vous font confiance ; et pensent que je suis juste un adolescent ravagé qui a laissé sa célébrité lui monter à la tête, et que je ne connais pas la menace réelle même si vous venez juste d'admettre que j'étais présent à la bataille du ministère en juin dernier ; alors je partirai. Qu'en pensez-vous ? »
« Laissez-le rester ! » un cri sortit de la foule.
« Je veux entendre la vérité ! » suivit un autre.
Tout le long de l'assemblée, le publique exprimait leurs décisions en faveur d'Harry. Certains lançaient même des cris et des insultes au ministre, pour autant qu'ils étaient assez loin au fond et ne pouvaient pas être identifiés. ''C'est assez ironique !'' pensa Harry alors qu'il regardait Fudge essayer inutilement de regagner le contrôle de la foule. ''Si nous étions dans le monde moldu, ils lanceraient des choux pourris.''
Après une minute, il était clair pour Fudge qu'il ne regagnerait pas les faveurs du public, et que les choses ne pourraient que se dégrader. C'est pourquoi il se retourna et descendit de la plateforme.
« Où est l'escorte du garçon ? » cria-t-il. « Je veux que Potter soit escorté jusqu'à l'école immédiatement ! Et gardé à l'œil jusqu'à ce que je sache quoi faire de lui ! Potter ! Avec qui êtes-vous venu ici ? »
Harry aurait répondu, mais il n'en eu pas besoin. Le grand visage d'Hagrid était difficile à manquer, alors que sa voix tonnait.
« Je suis l'escorte d'Harry ! Vous vous rappelez de moi, n'est-ce pas ministre Fudge ? Je suis celui que vous avez envoyé à Azkaban il y a quelques années. Sans même l'ombre d'une preuve ! »
La foule entendit bien sûr ce qu'Hagrid avait dit, et se calma pour entendre d'autres détails intéressants qu'ils pourraient apprendre à propos de leur leader élu. L'emprisonnement temporaire d'Hagrid avait été gardé secret, et il n'était pas de notoriété publique qu'il avait été accusé d'avoir ouvert la Chambre des Secrets. Avoir été emprisonné sans un procès équitable était une infraction grave, et peu des personnes présentes pensaient que c'était juste pour Hagrid. Il avait été le Gardien des Clés et des Lieux de Poudlard pendant près de cinquante ans après tout, et personne à par Harry ne connaissait ses étranges méthode d'enseignement de SACM. Pour la majorité de ceux qui le connaissaient, Hagrid était simplement un sorcier agréable, bien que très grand qui ne ferait pas de mal à une mouche.
« Là n'est pas la question ! » hurla Fudge. Il avait complètement perdu son contrôle, et agrippa physiquement Harry par le bras et le traîna à côté d'Hagrid. « Je ne veux pas que ce garçon débite des mensonges ! Vous êtes son escorte, et je vous demande de le raccompagner maintenant ! »
Hagrid souriait simplement alors qu'il reposait son poids assez conséquent sur son siège bien solide. Même assis, sa tête dépassait de loin au dessus de la foule, permettant à tous les autres de le voir. « On m'a dit d'escorter Harry à une conférence de presse, pour qu'il accepte sa décoration et fasse un discours. Jusqu'à ce qu'il ait fini son discours, je ne vais nulle part ! »
Hagrid fit une grand sourire à Harry en disant cela, et Harry le remercia d'un signe de tête. Cela se passait mieux qu'il ne l'avait prévu. Fudge avait perdu tout intérêt pour Harry maintenant, et laissa son bras alors qu'il continuait son argumentation avec Hagrid. Il devait le faire, car aucun autre personnel de Poudlard n'était présent. Les quelques personnes du ministère présentes auxquelles il pouvait demandé de l'aide étaient peu nombreuses, et s'étaient judicieusement déplacées loin du peut-être futur ex-ministre. Avec Fudge descendu du podium, Harry se dirigea vers le podium pour continuer son discours.
« Donc, est-ce que vous voulez entendre ce que j'ai à dire ? » demanda-t-il à la foule. Une grande acclamation lui répondit. Un seul « Nooonnn ! » fut la seule opposition.
« OK, alors. Comme je le disais, Fudge et les autres personnels du ministère ont mentis au publique depuis de nombreuses années maintenant. Les rapports de la Gazette du Sorcier l'été dernier n'étaient pas les pires. Même maintenant, le ministère contrôle et censure ce que les principaux journaux publient, c'est pourquoi j'ai choisi le Chicaneur pour mon interview l'année dernière. Ils impriment d'intéressantes théories de conspiration dans leurs pages, mais au moins, je peux leur faire confiance pour imprimer réellement ce que je dis. »
La blague d'Harry sur le Chicaneur avait suscité quelques ricanements dans la foule. Le journal avait longtemps été écarté par les lecteurs respectables jusqu'à l'article d'Harry l'année dernière, qui avait triplé les abonnements. Depuis lors, il avait été informé par Luna que le journal était devenu plus sérieux, et les faits et les histoires les plus absurdes étaient divisés dans des pages séparées du journal.
« Fudge avait empêché ces articles de Dumbledore et de moi d'être imprimés car nous admettions tous les deux le retour de Voldemort dans le monde sorcier. Fudge ne voulait pas traiter avec le fait que sa petite société heureuse était sur le point de vivre des temps sombres, donc il ignora le problème, et essaya de discréditer ceux qui s'opposaient à lui. Ce n'est pas un moyen de faire fonctionner un gouvernement. Plus tôt dans la journée, Fudge a mentionné l'ancienne Directrice Dolores Ombrage, toujours en examen pour abus de pouvoir. Savez-vous comment elle a abusé de son pouvoir ? Elle faisait partie d'un complot pour cacher ce qu'il s'était réellement passé en juin dernier. Premièrement en tant que professeur de défense et Grande Inquisitrice puis en tant que Directrice à la place de Dumbledore, elle a utiliser ses contacts avec les étudiants pour répandre la propagande du ministère. Elle a même conduit mes propres camarades de dortoir à penser que j'étais fou. Et qu'est-il arrivé à moi et à tous ceux qui refusait d'aller dans son sens, et qui contredisaient son histoire ? Je vais vous dire ce qu'elle faisait. Elle abusait physiquement des étudiants durant les retenues pour les contraindre au silence ! »
La foule fut choquée par la vérité, et Fudge de son côté essayait de se cacher des accès de colère. Il avait déjà renoncé à essayer de contrôler la foule ou Harry, et pouvait maintenant seulement regarder les dommages infligés, et essayer de limiter les dégâts quand Harry partirait.
« Vous voyez ça ? » demanda Harry en levant la main. « J'ai du passé deux semaines de retenues à graver des lignes sur le dos de ma main sous la direction d'Ombrage, simplement parce que je n'étais pas d'accord pour propager ses mensonges. Vous savez ce qu'elle a fait d'autre ? Elle était celle quia envoyé deux Détraqueurs contre moi et mon cousin moldu l'été dernier, espérant que je serais expulsé pour avoir utiliser la mage en étant mineur. Elle l'a elle-même avoué ! Elle n'a jamais dit que Fudge avait quelque chose à voir avec ça, mais ça ne veut pas dire grand-chose. J'ai été traîné devant un tribunal du Magenmagot seulement pour m'être défendu contre un couple de Détraqueurs, et j'ai presque été expulsé pour cela, merci Fudge. Si ce c'était grâce à un témoin oculaire crackmol, il aurait réussi ! »
Harry ne pouvait plus voir Fudge dans la foule en colère. Il devait être parti carrément ou s'être caché derrière Hagrid. La défection des Détraqueurs d'Azkaban et du contrôle du ministère n'était vieux que de quelques mois, et de plus en plus de gens étaient effrayés par eux maintenant comme jamais auparavant. L'histoire d'Harry faisant face à deux d'entre eux sans le soutien du ministère était une possibilité effrayante pour tous.
« L'ensemble du discours de Fudge aujourd'hui état un mensonge. Nous n'avons pas travaillé ensemble pour lutter contre Voldemort et ses mangemorts. Fudge a au contraire rendu le travail plus difficile. Il y a seulement quelques semaines, il en a laissé partir certains libres et proclamés ''innocents de toutes les accusations'' sans même un procès. J'ai vu Lucius Malfoy et les autres avec les robes et les masques des mangemorts. Merde, ils ont tous été arrêtés en les portants ! Comment auraient-ils pu simplement être au mauvais endroit au mauvais moment, comme Fudge le prétend. Il les a simplement laissé partir car ils ont fit des contributions substantielles à sa campagne, et l'aident à le garder au pouvoir. »
« Et tout ce comme quoi Voldemort serait faible et pas aussi puissant qu'avant est totalement faux ! Dès la second ou il a renait, il était aussi fort qu'il ne l'a jamais été. Je le sais car j'ai dû faire un duel contre lui à ce moment ! Il pourrait même être plus fort maintenant, comme le ministère l'a complètement ignoré pendant un an, lui donnant le temps de faire dieu sait quoi. Je n'ai aucune idée de ce que dit cette stupide prophétie. Elle a été détruite dans la lutte avant que quiconque ait pu l'entendre. Je ne sais pas ce que 'l'équipe d'experts d'investigation' de Fudge peut avoir trouvé, sachant que moi et aucunes des autres personnes présentes pendant la bataille n'a été interrogé. Il est clair, pour moi du moins, que leur rapport est bidon. Fudge leur a dit quoi dire, et ils ont écrit leur rapport selon ses volontés.
« Et quelqu'un est mort cet nuit-là, peu importe ce que Fudge dit ! Seuls moi et une douzaine d'autres personnes ont vu ce qu'il s'est passé ! Mon parrain est mort cette nuit-là, luttant pour une cause en laquelle il croyait, même s'il avait des raisons de ne pas le faire. Il était un homme bon, qui a été faussement accusé d'un crime qu'il n'avait pas commis, et a payé presque 15 ans de sa vie pour cela. Encore une fois, emprisonné sans procès. Il n'a pas mérité ce qui lui est arrivé, et Fudge de devrait pas essayer de cacher sa mort et montrer un peu du respect que Sirius mérite ! »
Harry débordait d'émotions à ce moment-là, et devait ralentir le rythme rapide des accusations qu'il lançait. Un journaliste dans la foule prit avantage de la courte pause d'Harry.
« Sirius qui ? Harry, qui était votre parrain ? demanda Rita Skeeter. Elle savait parfaitement bien qui était le parrain d'Harry, mais ne pouvait refuser l'opportunité de voir les réactions à la réponse à cette question.
Bien qu'agitée durant l'humiliation publique de Fudge, la foule avait été calme durant la tirade d'Harry racontant la vérité. Le niveau sonore descendit à presque rien alors qu'ils attendaient la réponse d'Harry. Hedwige lui mordilla le lobe d'oreille, le poussant à répondre à la question.
« C'est Siri… c'était Sirius Black. » il attendait des cris et encore plus de questions, mais il ne se passa rien. Le silence était assourdissant. De toute évidence, la foule le croyait assez pour entendre le reste de son histoire, et par cela, Harry fut encouragé à continuer.
« Sirius Black n'a jamais été le gardien des Secrets de mes parents, et n'a jamais fait explosé une rue remplie de moldus. Il a passé 12 ans de sa vie à Azkaban, et trois autres années pourchassé par le ministère. J'ai découvert tout ceci il y a deux ans, quand je l'ai rencontré face à face avec le vrai criminel responsable de ces crimes. Le criminel s'échappa finalement, mais j'ai tout de même dit cela au ministre Fudge, et même des témoins oculaires autres que moi sont venus témoigner. Mais Fudge clama une fois de plus que j'avais inventé une histoire pour attirer l'attention et ne passa pas plus d'un moment à écouter ce que j'avais à dire avant de me congédier rapidement.
« Beaucoup d'entre vous pensent que Sirius Black est le pire criminel que ce pays a connu depuis des années. Vous pensez tous qu'il est le bras droit de l'ennemi. Vous pensez qu'il est le plus mauvais mangemort connu. Hé bien, je suis ici pour vous dire que tout cela est faux ! Sirius a été tué en combattant contre Voldemort, et luttait en fait contre sa propre cousine Bellatrix Lestrange. Je n'ai pas été capable de le ramener à la vie, mais au moins, je peux finalement prouver son innocence et blanchir son nom. J'ai capturé le véritable criminel l'été dernier, et je l'ai gardé enfermé jusqu'à maintenant. J'aurai normalement dû contacter le ministère, mais j'ai appris qu'on ne pouvait pas leur faire confiance. Fudge ou les partisans de Voldemort qui travaillent pour lui auraient facilement pu organiser son évasion ou le tuer avant qu'il ne soit interrogé. Bien que cela puisse encore se produire, en face de vous, je pense qu'il y aura suffisamment de témoins pour que l'affaire ne soit pas de nouveau étouffée. »
Tandis qu'il laissé l'audience digérer ce qu'il venait juste de dire, Harry fouilla dans d'une des poches de ses robes et sortit sa preuve. C'était une idée audacieuse qu'il était en train de mettre en œuvre, mais Harry était convaincu que la foule le soutenait assez pour prendre un tel risque.
« Mesdames et Messieurs, permettez-moi de vous présenter le véritable coupable des crimes imputés à Sirius Black. C'est l'homme dont les actions ont causés la mort de mes parents. C'est l'homme qui a tué 14 moldus et qui a fait en sorte que Sirius soit accusé pour se protéger. C'est l'homme qui s'est coupé sa propre main pour ramener Voldemort il y a un an, et qui a été son plus fidèle serviteur depuis. Vous pensiez tous qu'il était mort, mais il ne l'est pas. Il était juste caché. Voici, Peter Pettigrew ! »
Harry poussa la forme de rat pétrifié de l'ancien Maraudeur dans les airs, pour que tout le monde le voit. Harry ne savait pas exactement à quoi il s'attendait, mais presque personne dans la foule ne fit un mouvement ou ne dit un mot. Que pensaient-ils, face à un rongeur qui était prétendument responsable des pires crimes de l'histoire sorcières ? Harry pouvait voir le doute dans leurs yeux mais ne s'en préoccupa pas. Il savait la vérité et il pouvait le prouver.
« Voyez ! » vint un cri de la foule. « Il n'est rien d'autre qu'un gamin qui cherche à attirer l'attention ! Un rat, honnêtement ! Nous devrions croire qu'un rat gelé est un sorcier maléfique responsable du meurtre de tant de personnes ? Tout le monde sait que Sirius Black est un meurtrier et rien de ce que vous pouvez dire prouvera qu'il n'en est pas un ! » Apparemment, Fudge n'était pas parti, et il faisait son apparition au moment ou il pensait qu'il avait une chance de retourner la foule contre Harry.
« Ce n'est un n'importe quel rat, ministre Fudge, c'est un animagus sous la forme d'un rat. » Après cela, Harry jeta le rat par terre et utilisa le même sort que Rémus avait utilisé des années auparavant dans la Cabane Hurlante. Le sort fit que Queudver reprit sa forme humaine, et la foule s'agita en réponse. Les femmes et les enfants aux premiers rangs crièrent, tandis que les hommes et les autres exprimaient leur incrédulité. Bien qu'il n'ait jamais été une personne des plus populaires, Peter Pettigrew restait un visage familier avec les innombrables articles écrits sur lui et Sirius. Trois ans auparavant, pendant l'évasion de Sirius, de nombreuses photos avaient de nouveau été publiées. Tandis que la forme pétrifiée de Queudver semblait plus vieille et hagarde que les photos de lui –même quinze ans plus tôt, il restait encore très reconnaissable.
« Peter Pettigrew, également connu sous le nom de Queudver, a été un animagus illégal depuis ses propres jours à Poudlard, et il est celui qui a transmis le plus de renseignements à Voldemort. Vous pensiez tous qu'il était mort, mais en réalité il a vécu en se déguisant tout ce temps, apparaissant sous forme humaine seulement à ses collègues mangemorts. Fudge, si vous pensez toujours que je mens, je suis certain que la marque des Ténèbres sur ce qu'il reste de son bras gauche prouvera que j'ai raison. »
« C'est un imposteur, je vous dis ! Ce doit être un imposteur ! Peter Pettigrew est mort. L'homme est un héro, et je ne vous laisserais pas ternir le nom d'un homme bien ! » s'exclama Fudge.
Harry ne s'en préoccupa bien sûr pas. De toute façon, les arguments de Fudge lui rendit le travail plus facile.
« Si l'homme est un imposteur, alors comment aurai-je fait cela ? Je suis juste un étudiant de sixième année, après tout. Et si l'homme avait réellement été mort pendant quinze ans, alors comment aurai-je pu faire tout cela ? Je sais, demandons-lui. Finite Incantatem ! »
Le sort qu'Harry avait placé sur Pettigrew avant de le transformer en rat fut rompu, et Peter commença à bouger dans un environnement très différents qu'où il avait été quand le sort avait été lancé. Au lieu d'une cellule de pierre sombre, , il se trouvait maintenant sur une estrade devant des centaines de personnes, qui le regardaient tous fixement. Avant qu'il ne puisse ne serait-ce que penser à un moyen de s'échapper, Harry jeta un autre sort. Celui-là conjura une pare de menottes, qui empêchait tout type de transformation, et attacha l'homme au sol. Il ne s'échapperait pas cette fois.
« Avant de venir ici aujourd'hui, j'ai administré un léger sérum de vérité à Pettigrew, qui est encore dans son système. » expliqua Harry. « Il est loin d'être aussi fort que le Véritasérum, mais il devrait permettre quelques questions simples. Peter, quel est votre nom complet ? »
Son visage montrait qu'il n'avait pas envie de répondre, mais Queudver n'avait pas la puissance magique pour lutter même contre un léger sérum de vérité. Un sorcier plus puissant en aurait été capable, mais sans sa main en argent, Peter était de nouveau réduit à un faible sorcier.
« Peter Pontificus Pettigrew. » La voix n'était pas forte, mais Harry l'avait placé devant l'amplificateur magique.
« Avez-vous trahis mes parents auprès de Voldemort ? Le servez-vous encore ? »
« Oui. »
La foule était choquée, et à juste titre. Ils croyaient depuis longtemps que l'homme était un héro, et Harry venait de mettre un terme à cette croyance. Les questions auraient pu durer éternellement, mais Harry avait une idée en tête. Il n'avait qu'une dernière question à poser.
« Peter, d'après ce que vous avez, est-ce que Sirius Black a été de mèche avec Voldemort ou un de ses partisans, ou a-t-il commis un des crimes dont il est accusé ? »
Encore une fois, on pouvait voir Queudver lutter contre la potion, et perdre une fois de plus. Sa réponse fut de nouveau dite d'une voix faible.
« Non. Mon maître a une fois sollicité les services de Sirius, mais il a refusé. Sirius n'a jamais fait l'une des choses dont il est accusé, surement pas d'être du côté du Seigneur des Ténèbres. Il est innocent de ces crimes. »
Harry était contant des réponses, et allait maintenant mettre un terme à son discours. Il en avait dit plus qu'il n'en fallait aujourd'hui et il était temps de partir avant de dévoiler plus de ses secrets.
« Il y a quelques jours, j'ai donner une autre interview à Rita Skeeter, qui paraîtra demain exclusivement dans une édition du Dimanche spéciale du Chicaneur. J'y décris en détail les faits entourant les crimes de Pettigrew, et l'innocence de Sirius Black. Je sais comment Sirius s'est échappé d'Azkaban, et je sais pourquoi. Je sais où était caché Pettigrew durant 15 ans, et je sais comment il a été découvert. Tout cela, et plus sur la politique de Fudge de mentir au publique, sera abordé dans l'article, et j'encourage tout le monde à le lire. Y a-t-il un Auror parmi la foule ?
Trois hommes et deux femmes s'avancèrent, dont un qu'Harry reconnu. Kingsley Shackelbolt était un membre de l'Ordre, et était probablement présent en tant que tel. Probablement pour protéger Harry. Et tandis qu'Harry avait certainement ses problèmes avec l'Ordre, il savait qu'on pouvait au moins faire confiance à cet homme pour cette tâche.
« Auror Shackelbolt, n'est-ce pas ? » Harry ne pouvait pas laisser transparaître qu'il connaissait l'homme personnellement. « N'étiez-vous pas l'Auror en charge de la recapture de Sirius Black ? »
« Oui, je l'étais. Si ce que vous dites est vrai, alors je pense que je peux arrêter de faire des heures supplémentaires maintenant. »
Sa réponse fit éclater le sérieux de la foule, et fit même apparaître un léger sourire sur le visage d'Harry. Il ne savait pas que le grand Auror noir avait un tel sens de l'humour.
« Je laisse Pettigrew à votre garde. S'il vous plait, rappelez-vous qu'il est un animagus, et qu'il peut facilement s'échapper des cellules normales. Je suis convaincu que vous allez vous assurer qu'il sera correctement interrogé, et accusé de ses crimes, ainsi que Sirius Black soit lavé de toutes les fausses accusations contre lui. »
Shackelbolt hocha la tête et prit en main les menottes de Queudver. Sur l'estrade, entouré de sorciers aguerris, il n'aurait jamais l'opportunité de bouger, encore moins de s'échapper. Maintenant, il était aux mains du ministère, et il y avait des centaines de témoins.
Une fois que Queudver fut descendu de l'estrade, le rat fut assaillit par les journalistes, et les questions de la foule en général. Au grand amusement d'Harry, et ne faisant pas totalement partie de son plan, le sérum de vérité le forçait toujours à donner des réponses plus complètes que ce qu'il aurait souhaité. Alors que l'attention était momentanément détournée de lui, Harry prit l'opportunité d'aller dans la petite tente érigée derrière l'estrade pour se tenir hors des yeux du publique. Hagrid et les Weasley virent où il était, et ils furent les seules à le suivre.
« Splendide Harry, » le félicita Hagrid, « Bien joué ! Ravi de voir Fudge avoir enfin ce qu'il mérite. Tout cela fut un choc tout de même. Je n'pense pas que Dumbledore aurait fait quelque chose comme ça. »
Harry n'eut pas une chance de corriger le demi-géant avant qu'il ne soit assaillit par une force sur humaine. Hedwige vola jusqu'à un perchoir plus stable alors qu'Hagrid continua à montrer son admiration pour Harry. Hagrid le maintenait toujours dans ses bras quand les Weasley entrèrent dans la tente, pas un instant trop tôt.
« Hagrid, camarade, laisse respirer Harry. » Charlie fut le premier visage à passer par l'ouverture de la tente et heureusement arrêta le demi-géant. « Tu lui as porté un coup terrible ! Laisse maman venir avant de partir, d'accord ? »
Harry ne put s'empêcher de penser qu'il préférait l'écrasement entre les mains d'Hagrid quitte à avoir la colonne vertébrale cassée plutôt que la dispute verbale de Mme Weasley. Cependant, il l'avait évitée trop longtemps, et avait déjà décidé de lui faire face aujourd'hui. Il fallait espérer qu'elle ne serait pas de trop mauvaise humeur, et que le temps l'avait un peu adoucie.
Bill fut le prochain à entrer dans la tente, suivi par ses parents. Bill leva le pouce vers Harry et lui fit un sourire, mais n'eut pas le temps pour autre chose avant que sa mère ne le pousse de côté, et ne s'avance devant Harry. Avant qu'il ne le sache, il fut enveloppé dans une grande accolade par Molly Weasley.
« Harry, mon chéri ! Oh, tu vas bien ! Tu nous as tellement inquiétés cet été. Où étais-tu ? »
Harry ne répondit pas à la question. Mais même s'il l'avait voulu, il n'aurait pas pu. Bien que maintenant plus grand que la femme survoltée, elle l'avait prit dans l'une des plus puissante étreinte qu'il ait connu et son visage se retrouva au grand embarras d'Harry entre deux seins plantureux. Une voix feutrée fut la seule réponse entendue.
« Molly, ma chérie, tu étouffes ce pauvre garçon. Laisse-le respirer un peu, veux-tu. » Merci mon dieu pour la tête raisonnable de Mr Weasley. Sauf s'il y avait des moldus autour, Harry savait qu'il pouvait compter sur lui pour garder le contrôle de son exubérante épouse. Après quelques autres tapes dans le dos, Harry se libéra finalement.
« Harry, d'où vient ce phénix ? Moi et Bill nous nous le somme demandé pendant tout le discours. » Charlie était dans le coin parlant à son frère et Hagrid, tandis qu'il admirait prudemment le plumage de l'oiseau. Lui et Bill savaient déjà pour l'argent, et voulait donner un peu d'intimité à leurs parents pour discuter de la question. Hagrid avait d'avantage voulu parler de l'embarras de Fudge, mais voyant l'occasion de voir de plus prêt une aussi magnifique créature, il se joignit aux frères Weasley. Il était professeur de Soins aux Créatures Magiques après tout.
« Le phénix peut attendre, Charlie. Nous avons des choses importantes à discuter. » cela venait de Mme Weasley. « Vous pouvez surement aller regarder le phénix plus loin pendant quelques instants, n'est-ce pas ? »
Ses fils hochèrent la tête, et firent demi-tour pour admirer l'oiseau. Avec un air interrogateur pour son maître, Hedwige descendit vers le bras tendu de Charlie. Harry lui avait donné sa permission, voyant que la conversation avec les parents Weasley allait prendre plus qu'une petite minute.
« Je suis désolé, je n'ai pas eu la chance de vous voir cet été ; Mme Weasley, Mr Weasley. Mais j'ai été réellement occupé, et je suis certain que vous avez maintenant entendu dire que j'ai prit mes propres décisions. Je pensais faire une visite au Terrier, mais je n'ai pas pensé que c'était sûr. Comment allez-vous ? Ron et Ginny n'ont pas dit grand-chose à propos de ce qu'il s'est passé cet été. »
« Pas grand chose à par ta fugue de la maison, tu veux dire ! Honnêtement Harry, à quoi pensais-tu ? Jusqu'à ce que Rémus revienne de sa première visite, je ne pense pas que j'ai dormi plus de quelques heures d'affilé la semaine où tu as disparu ! Et Dumbledore ne sachant pas où tu étais ! Je ne pense pas que j'ai déjà aussi angoissée depuis des années ! Pourquoi n'es-tu pas venu vivre avec nous au quartier général si tu voulais quitter les Dursley ? »
Elle n'était pas la première à poser la question, et Harry devait se rappeler qu'elle s'inquiétait seulement à son sujet pour éviter de répondre la même chose qu'il avait répondu à la question d'Hermione. Harry ne voulait pas mentir aux Weasley tant qu'il le pouvait.
« Mme Weasley, j'ai quitté les Dursley pas seulement parce que je voulais les quitter, mais parce que je voulais aussi me prendre en charge. Je sais que Rémus vous l'a déjà dit, donc, s'il vous plait essayez seulement de l'accepter. Si j'avais été au quartier général avec l'Ordre tout l'été, je n'aurai jamais eu la chance de faire les choses que je voulais. Dumbledore ne l'aurait jamais permis. Pensez-vous qu'il m'aurait laissé aller capturer Queudver s'il m'avait contrôlé ? Jamais. Désolé si vous vous inquiétez, mais c'est simplement quelque chose que tout le monde va devoir accepter. »
« Mais Harry, il doit surement y avoir d'autres moyens. Dumbledore veux seulement le meilleur… »
« Maintenant Molly, » l'interrompit Arthur, « Je ne pense pas que nous allons convaincre Harry maintenant. De ce que nous avons entendu de Rémus et dans ses lettres, il est évident qu'Harry a de sérieuses raisons à tout cela. Nous pouvons ne pas approuver, mais Harry est assez vieux pour commencer à prendre quelques unes de ses propres décisions. En outre, nous avons d'autres choses à discuter. Comme l'apparition soudaine de 300 000 Gallions dans notre coffre familial. Harry ? »
C'était la partie qu'Harry redoutait, mais au moins il ne serait pas réprimandé. Harry s'attendait à être grondé pour les avoir évité sur le quai du train, mais jusqu'à présent ça n'avait pas eu lieu.
Comme on pouvait s'y attendre, les Weasley voulaient retourner l'argent. Harry résista, et leur présenta le raisonnement qu'il avait développé dans la lettre qu'il leur avait envoyé. Aujourd'hui plus que jamais, Harry était à l'aise avec la richesse matérielle dans le coffre que sa famille lui avait laissé, mais tout l'été avec seulement deux elfes de maison l'avait laissé affamé de contacts humains. Les Weasley lui en avaient toujours donnés, expliqua-t-il, et lui donnait ce dont il avait cruellement manqué pendant le première décennie de sa vie. Et ce n'était pas juste de la nourriture, ou le logement, ou l'attention qu'il obtenait. C'était de toutes petites choses, comme les pulls faits mains à chaque Noël ou les tâches qu'il avait fait dans la cour comme dégnommer le jardin. Harry n'avait pas l'impression de faire la charité au groupe de têtes rousses, il se sentait une partie de la famille.
Arthur ne fut pas aussi difficile à convaincre que Molly, mais elle accepta finalement de garder l'argent après une dernière promesse d'Harry. Il devait promettre qu'il ne disparaîtrait pas comme il l'avait fait l'été dernier, lui causant de l'inquiétude. Avec une dernière étreinte Harry accepta, et invita même toute la famille pour les vacances.
« Non-sens Harry. » dit Mme Weasley alors qu'elle essuyait ses yeux humides. « Nous passons toujours Noël au Terrier si nous le pouvons. Pourquoi ne viendrais-tu pas à la maison avec nous cette année ? »
Harry ne pensait pas que c'était sûr, et en outre, il voulait passer du temps dans sa nouvelle maison. Il avait déjà prévu de mettre un arbre énorme dans le salon. Les Weasley comprirent sa prudence, et passer les vacances au Square Grimmauld était hors de question en ce qui concernait Harry, donc les Weasley acceptèrent finalement. Ils furent d'accord pour passer le lendemain de Noël avec Harry, même si Molly aurait bien voulu savoir où ils allaient aller. Aucun n'avait ne serait-ce qu'une idée d'où vivait Harry, et Harry n'allait pas le leur dire. Ce serait une grande surprise !
« Vous avez fini ici ? » demanda Bill, en marchant vers les autres avec Charlie et Hagrid. Hedwige vola la courte distance jusqu'à Harry et se percha sur sa tête. Les autres rirent à se spectacle, car les cheveux d'Harry lui tombaient devant les yeux et il ne pouvait plus rien voir.
« Oh Harry, tu as réellement besoin d'une coupe de cheveux ! Veux-tu que je te fasse une rapide petite coupe pendant que tu es là ? Je m'occupe des cheveux de tous les garçons. »
« Pas tous. » répondit Bill. « Ne la laisse pas faire Harry ; j'aime les cheveux longs. J'ai essayé de convaincre Ron de laisser pousser ses cheveux depuis des années. Au moins quelqu'un qui s'écarte de la tradition, même s'il n'a pas les cheveux roux. Peut-être que je pourrais te trouver une boucle d'oreille aussi ? »
Mme Weasley ne supporta plus la moquerie, et ordonna à Bill d'aller chercher Percy pour le voyage de retour à la maison. Bien que toujours en contradiction avec sa famille, Ginny fit savoir à Harry que ses parents essayaient de rétablir leurs relations. Percy passait maintenant les week-ends au Terrier, mais sinon, n'avait aucun contact avec sa famille. Il n'était pas dans le secret des connaissances de l'Ordre du Phénix ni ne pouvait rester au Square Grimmauld quand les Weasley y passaient leur temps.
Une fois que les bonnes nouvelles comme quoi les Weasley gardaient l'argent, Bill partit pour trouver son frère, Charlie relança la conversation sur Hedwige.
« Alors, Harry, où as-tu eu le phénix ? Je n'en avait jamais vu un blanc auparavant. »
« Personne n'en a, Charlie. A ma connaissance, il y a pas eu de phénix blanc depuis 900 ans. » Personne ne l'avait vu entrer, mais la voix joviale du directeur ne pouvait pas être confondue. Il devait s'être glissé dans la tente quand personne ne l'avait remarqué et il se tenait maintenant derrière Harry et les autres en robes vert clair et des croissants de lune violets.
« Professeur. » Harry l'accueillit avec un léger hochement de tête. Les deux hommes surveillaient leur attitude en présence de l'autre depuis leur dernière rencontre, même s'ils étaient prudents. La rencontre avec Rogue après la classe de vendredi avait été digne d'un livre d'histoire mais au moins Harry avait pu démontrer qu'il était une personne responsable, et qu'il n'avait pas prit sa sécurité à la légère cet été. Dumbledore n'avait pas approuvé les méthodes d'Harry, mais les deux n'argumentaient plus à propos de l'été dernier.
« Tu te souviens d'Hedwige, n'est-ce pas Charlie ? Je sais qu'elle était une chouette quand tu l'as vu la dernière fois, mais c'est toujours elle. Elle a eu un accident cet été, et a méchamment brûlé. C'est comme si elle était morte en fait, mais quelques instants plus tard, elle et presque toute la chambre se sont transformés en flammes, et j'ai commencé à entendre le chant du phénix. Je ne sais pas combien de temps cela a duré, mais quand tout fut terminé, Hedwige était comme vous la voyez maintenant. Elle a eu son jour de combustion juste avant que je ne parte pour l'école, c'est pourquoi elle n'était pas encore là. C'était juste au bon moment pour qu'elle se montre quand elle l'a fait. Hedwige ne pourrait jamais manquer d'ignorer l'attention qu'elle pourrait obtenir. »
Hedwige chanta son accord, ce qui fit rire tout le monde. Personne ne comprenait comment une telle transformation était arrivée, mais ils n'eurent pas la possibilité de poser des questions. Harry fut le premier à poser une question.
« En fait, professeur, » demanda-t-il, « j'avais pensé vous interroger sur ce qu'il s'était passé. Je ne sais toujours pas comment c'est possible, et personne n'a sembler me croire jusqu'à ce qu'ils voient Hedwige par eux-mêmes. Rémus a essayé de regarder dans quelques livres, mais n'a rien plus trouver d'autres que des contes de fées. Et les gens semblent faire grand cas qu'elle soit un phénix blanc aussi. Savez-vous quelque chose à ce propos ? »
« En effet Harry. » répondit Dumbledore. « Tout comme Fumseck est décoré, la plupart des phénix sont de couleur rouge et or. Les seules exceptions sont ceux qui sont blancs, comme l'est Hedwige. Les phénix blancs sont en quelque sorte des mythes, mais comme tu le sais maintenant, un qui se révèle vrai. Il y a des tonnes d'histoires les décrivant, la plupart des contes pour enfants. Certains parlent d'un phénix blanc familier du grand sorcier Merlin, d'autres parlent qu'ils appartiennent aux elfes de la forêt, qui ont depuis longtemps parlés de notre monde. La véritable histoire, pour autant que je sache, n'est pas aussi merveilleuse que celles-là mais est tout aussi intéressante. »
« Pensez-vous la dire ? » demanda Harry. S'il comprenait finalement ce qui était arrivé à Hedwige, ce serait une chose en moins sur lesquelles Harry devrait faire des recherches. Il devait toujours découvrir ce qu'il pouvait à propos du patronus doré qu'il avait jeté.
« Pas du tout Harry. Je suspecte même Hagrid et les autres de vouloir aussi l'écouter, et c'est vraiment une histoire intéressante. » expliqua Dumbledore. « Mains cela prendra du temps. Pourquoi ne continuerions-nous pas ceci en retournant au château ? »
Harry n'avait pas de problèmes avec cela, mais un rapide coup d'œil à l'extérieur de la tente lui fit reconsidérer la question. Il y avait encore des gens partout, et il semblait que le ministère et son équipe essayaient de limiter les dégâts. La foule serait encore aux environs un certain temps, et Harry ne voulait pas se montrer s'il pouvait l'éviter.
« Et si nous restions ici à la place ? Ça semble rempli de monde dehors, et je préférerai rester hors de vue. Je pense que j'ai donné à la presse assez à écrire pour la journée. » D'un mouvement de baguette, Harry conjura des fauteuils confortables pour tout le groupe, et un pichet de limonades avec des verres pour boire. Même Hagrid fut satisfait, son siège était presque deux fois plus large que les autres. Molly Weasley servit les boissons tandis que Dumbledore haussait un sourcil en direction d'Harry. De multiples conjurations étaient un travail difficile, mais Harry était fatigué de cacher ses capacités. En outre, il doutait que les meubles durent plus d'une heure. Il ne s'était pas beaucoup concentrer dessus.
Une fois que tout le monde eut un verre de boisson fraîche aux agrumes, et qu'Arthur et Hagrid aient montrés leur appréciation de la douce boisson moldue, Dumbledore continua son histoire.
« Hé bien, comme vous le savez tous, les phénix sont rares par nature. J'ai moi-même rencontré Fumseck il y a plus de quatre-vingt dix ans, et c'est seulement le troisième phénix que j'ai vu, jusqu'à maintenant. Un des autres appartenait à mon ami Nicolas Flamel, et c'est lui qui m'a appris la plupart de ce que je sais sur les phénix. Comme Hagrid et Harry le savent maintenant, Nicolas avait plus de 750 ans quand il est mort, et il avait vu beaucoup de choses dans sa vie. »
« Quoi qu'il en soit, il y a approximativement quatre à six douzaines de phénix vivants au monde en même temps, dont à peu près une douzaine en Grande Bretagne. C'est une idée fausse que les phénix vivent éternellement, mais en fait, ce n'est pas vrai. Ils vivent environ 200 ans, peut-être plus longtemps s'ils mènent une vie calme. Ashcroft, le phénix de Nicolas, est mort à l'âge de 263 ans juste quelques années avant que Nicolas ne meurt lui-même. »
« Au cours de leur vie, les phénix s'unissent pour la vie, et ont seulement un petit, peu importe les circonstances. Fumseck est en fait le fils d'Ashcroft, et un jour Fumseck trouvera une compagne est aura un fils ou une fille. Comme vous pouvez le voir, sur une période de plusieurs années, la population de phénix diminue. Un couple n'aura qu'un seul petit, et leur petit n'en aura qu'un seul aussi. Quand vous prenez en compte le nombre de phénix qui meurent prématurément, avant qu'ils ne s'unissent, la population diminue rapidement. »
« Mais professeur, » l'interrompit Harry, « Comment les phénix peuvent-ils mourir ? J'ai vu Fumseck se prendre un sort de mort en pleine tête, et il va très bien. »
« Hé bien Harry, » continua Dumbledore, « Normalement, ils meurent comme tout le reste. Ils vieillissent. Vous savez certainement que les sorciers vivent plus longtemps que la plupart des moldus. De même, les phénix vivent plus vieux que la plupart des autres oiseaux. Leurs jours de combustion font partis de leur cycle de vie, mais ce n'est qu'une partie. Plus un phénix vieillit, plus les jours de combustion se rapprochent. Permet-moi de te demandez ceci, Harry. Combien de temps s'est-il passé entre le moment où Hedwige est devenue un phénix et le moment où elle a vécu son premier jour de combustion ? »
« Environ deux mois. »
« Hé bien cela a du sens alors, comme elle est très jeune. J'ai arrêté de compter il y a longtemps, mais ça ne serait pas surprenant que Fumseck ait un peu plus d'un mois entre deux jours de combustion. Comme vous le voyez, plus le phénix est âgé, plus le temps se raccourcit entre deux combustions. Finalement, il ne se passe qu'un jour entre deux combustions et peu après seulement quelques heures. Puis un jour, le phénix disparaît en flammes et ne renait jamais. Et ceci conclut leur vie. »
« Mais professeur, » demanda Charlie, « Vous n'avez pas dit comment les phénix pouvaient mourir prématurément. Si un sort de mort ne provoque pas cela, je ne peux pas imaginer ce que ça peut être. »
Dumbledore sourit simplement. C'était des conversations comme celle-là qui lui rappelait combien enseigner lui manquait. En parlant d'enseignants…
« Laissons notre professeur de Soins aux Créatures Magiques ici présent répondre à cette question. Hagrid ? »
« Hé bien, » s'exclama Hagrid, « Je ne suis pas un spécialiste des phénix mais il me semble qu'être surexposé à la mort leur nuit gravement. Par exemple ils peuvent faire face à un sort de mort mais pas à dix. Ou quelque chose comme ça. »
« Correct, Hagrid ! » déclara Dumbledore. « Très bien ! Peut-être pourrez-vous ajouter cela à vos futurs cours, si Harry a la gentillesse de prêter Hedwige pour un cours. Oui, de toute manière, comme l'a expliqué Hagrid, un seul sort de mort, ou tout autre moyen de mort peut parfaitement être contré par un phénix. Ils peuvent survivre à un incendie, à un coup d'arme à feu moldu, ou même survivre à la famine d'après ce que j'ai entendu. Mais quand le phénix meurt, il renait tout de suite dans sa forme juvénile. Une autre mort aussi rapidement après la première causera un choc au phénix, suffisamment de décès rapprochés causeraient une mort permanente. Plus jeune est le phénix, plus il ou elle pourra survivre à des traumatismes. Un phénix de plus de 200 ans survivrait probablement à un ou au mieux à deux morts violentes. Hedwige, étant toute jeune, peut probablement survivre à 5 ou plus morts violentes rapprochées, bien que j'espère qu'elle n'aura jamais à passer par ça. »
Hedwige trilla une réponse positive depuis les genoux d'Harry. Il lui avait distraitement caressé le poitrail pendant que Dumbledore racontait son histoire.
« Donc, voilà comment un phénix peut mourir prématurément. Cela n'arrive pas souvent, mais occasionnellement un phénix meurt avant qu'il n'ait eu une chance d'avoir un descendant. S'il n'y avait pas les phénix blancs, le nombre total de phénix dans le monde diminuerait constamment, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus aucun. Les phénix blancs, comme Hedwige, repeuplent l'espèce, pour compenser la diminution du nombre d'individus. »
« Comment donc, Albus ? » Même Mr Weasley était suffisamment intéressé pour prêter attention à la conversation. Le sujet des phénix n'était pas aussi fascinant que les piles rechargeables, mais peu de sujets l'étaient.
« Hé bien, Arthur, les phénix blancs sont les seuls capables d'avoir plusieurs descendants, de différentes portées. Tandis qu'un phénix normal ne peut avoir qu'un seul petit, les phénix blancs, qui sont toujours des femelles, peut en avoir un nombre incalculable. Leurs descendants reconstituent la faible population selon les besoins, et ramènent la population de l'espèce à un niveau plus élevé. Personne n'en est certain, mais je pense que le plus grand nombre de phénix vivants enregistrés à un moment donné est de 81. Je doute que plus d'une centaine vivent en même temps. »
« Mais professeur, » argumenta Harry, « Cela n'explique toujours pas comment Hedwige est devenue un phénix blanc. Je veux dire, elle était une chouette. Elle était une bonne chouette et tout, mais je ne crois par qu'elle avait vraiment quelque chose de particulier ? Alors pourquoi est-ce que ça lui est arrivé ? »
« Ah, c'est là une des plus grande question du monde magique, Harry. Comme ils n'apparaissent qu'une fois en mille ans, il est difficile de répondre à cette question. Il y a de nombreuses théories bien sûr, et celle que je crois et celle avancée par Nicolas lui-même. Dans sa jeunesse, son mentor lui a raconté l'histoire d'un phénix blanc, qui était auparavant un chat familier. L'histoire racontait que le chat avait été noyé par un ennemi de la sorcière à qui il appartenait, et il fut trouvé un instant après sa mort. D'après l'histoire que tu as raconté, il semblerait que la même chose qui est arrivé au chat soit arrivé à Hedwige. Un grand feu a consumé le corps, et le chant du phénix se faisait entendre, jusqu'à ce que le corps du familier renaisse sous la forme d'un phénix. Que ce soit un chat ou une chouette, il semblerait que les phénix blancs naissent d'animaux familiers récemment morts. Contrairement aux phénix normaux qui sortent d'œufs, les blancs naissent de la misère et de la mort. »
Bien, ça n'apportait pas de réponses. Harry était maintenant frustré, et ne pensait pas qu'il obtiendrait un jour une réponse. Apparemment, Charlie était tout aussi découragé.
« Mais, professeur, pourquoi est-ce que cela s'est produit ? »
Il sourit de nouveau. « J'allai y venir. J'avoue que je m'écarte parfois du sujet. Comme je le disais, je soupçonne qu'Hedwige est devenue un phénix grâce à toi, Harry. »
« Moi ? »
« Oui, Permet-moi de te demander cela. Comment te sentais-tu en voyant Hedwige mourir, et au moment juste après ? »
Harry essaya de se rappeler les souvenirs douloureux mas c'était difficile avec Hedwige blottie sur ses genoux. Sa proximité le faisait se sentir mieux sans parler de son chant magnifique.
« Je pense que j'étais triste. » admit-il. « Plus triste que je ne l'avais jamais été. Sa mort m'a rappelé celle de Sirius, et celle de mes parents aussi je crois. Hedwige a été ma première amie, et elle seule a été à mes côté chez les Dursley. Elle était la seule à me tenir compagnie, peu importe où j'étais. Plus que tout, je voulais qu'elle revienne. Je ne voulais pas croire qu'elle était en train de mourir. »
« Oui, tu vois : Tu t'es laissé emporté par tes émotions, et voulais plus que tout au monde qu'Hedwige revienne près de toi. » Dumbledore dansait presque de joie dans son siège. « Et Harry, que ce passe-t-il généralement quand un sorcier ou une sorcière se laisse emporté par ses émotions ? Pense à ton enfance. »
Il ne préférait pas, mais vit ce que Dumbledore voulait qu'il comprenne.
« Vous voulez parler de la magie accidentelle ? » C'était une réponse évidente, mais Harry ne pouvait pas croire qu'Hedwige était devenue un phénix grâce à lui. « Êtes-vous en train de dire que je … j'ai souhaité qu'Hedwige revienne à la vie ? »
« Oui ! » Le vieux sorcier bondit de son siège à ce moment-là. « Bien sûr, ce ne sont que des spéculations, mais je ne vois pas d'autres explications sur ce qu'il s'est produit. Considérez ceci. Les phénix par nature sont des animaux bons. Ils détestent le mal, et leur chant nuit même aux êtres maléfiques. Toi, Harry, tu as souffert de nombreuses fois des mains du plus maléfique sorcier au monde, c'est la même chose. Tu es foncièrement bon, tout comme le phénix. Je suis convaincu qu'une personne avec d'aussi bonnes intentions et moralité a la possibilité de créer un phénix blanc. Cela n'arriva pas à chaque fois, mais c'est un enchaînement de circonstances, tout les cent ans ou presque les conditions sont réunies, je crois que les phénix blancs sont souhaités par des sorciers bénéfiques à l'aide de la magie accidentelle. Seules des émotions aussi puissantes peuvent amener à la vie une telle créature. »
« Euuhhh…OK. » Harry ne savait pas quoi faire mais son bégaiement fit rire les autres. Il y avait beaucoup de spéculations bien sûr. Mais si c'était vrai, ce dont Harry n'était pans encore sûr, alors au moins cela voulait dire qu'il était une bonne personne, et ferait de bonnes choses dans la vie. C'était une pensée rassurante.
Les cinq minutes suivantes furent passées à regarder Hedwige et à raconter les histoires les plus loufoques à propos des phénix blancs. Mme Weasley racontait son histoire favorite à propos d'une princesse emprisonnée par un sorcier maléfique quand Bill revint finalement avec Percy. Il ne semblait pas très heureux. En fait, une fois qu'il eut repéré Harry, Percy sembla enragé. Il ne remarqua même pas les autres personnes assises en cercle sirotant leurs limonades.
« Toi ! » cracha Percy, pointant Harry du doigt. « As-tu une idée de ce que tu as fait ? Le Ministre Fudge a eu l'amabilité de te nominer pour une des plus prestigieuse récompense du ministère, et tu n'as même pas eu la décence de l'accepter gracieusement. Au lieu de cela, tu insultes non seulement moi et mon équipe d'enquêteurs, mais aussi le Ministre Fudge lui-même ! Sans mentionner tous les mensonges que tu as dits. Le Ministère est parfaitement capable de décider comment diriger au mieux la population, merci beaucoup. Il est clair que tu es toujours de mèche avec Dumbledore pour renverser le Ministère. »
Harry n'allait pas en supporter plus, même si Mr et Mme Weasley étaient présents.
« Tu ne sais pas de quoi tu parles, Weatherby ! » Harry n'avait pas accidentellement écorché le nom de famille. « Si tu avais passé une minute à enquêter comme tu étais supposé le faire, au lieu de simplement suivre aveuglément ce que Fudge disait, tu aurais appris la vérité de ce qu'il s'est passé cette nuit-là. Je n'ai pas dit un seul mensonge, c'est plus que je ne peux dire pour certains. Fudge a voulu me discrédité depuis des années, et maintenant j'ai eu la chance de me défendre moi-même. C'est toi qui devrais avoir honte, pas moi ! Tu as ignoré ta propre famille pour avoir choisi le côté de Dumbledore, à juste titre, je pourrai ajouter, et maintenant, tu n'as même pas le courage d'admettre que tu t'es trompé. Dis-moi, Percy, t'es-tu au moins excusé pour avoir été un tel imbécile l'année dernière ? Ginny m'a raconté ton idée de ce que sont des excuses. J'ai entendu dire que tu avais eu une bonne discussion avec Bill à ce propos. »
Hedwige s'envola et commença à crier, et les autres manifestèrent leur présence avant que la situation ne s'aggrave d'avantage. Dumbledore suçait tranquillement un bonbon au citron et semblait vouloir rester en dehors de la conversation. C'était une affaire de famille, après tout.
Percy n'avait rien de plus à dire pour sa défense, mais avec tant d'autres personnes contre lui, il se retourna et sortit de la tente aussi rapidement qu'il y était entré.
Oh ! » dit finalement Dumbledore. « Je crains que Percy ne semble agacé par tout ceci. Peut-être devriez-vous le rejoindre, Molly. Ne jamais terminer une conversation en colère, c'est ce que je dis toujours. Cela n'arrive pas toujours, bien sûr, mais j'essaye. »
Mme Weasley ne pouvait pas être plus d'accord, et sortit à la suite de son fils après une dernière étreinte à Harry. Il promit de leur écrire rapidement, et le reste du clan Weasley la suivit à contrecœur.
Avec la permission de Dumbledore, Hagrid se retira, comme il avait des plans de cours qui l'attendaient. Il voulait faire un cours sur les phénix pendant que c'était encore frais dans son esprit et cela voulait dire qu'il devait faire quelque chose avec les chimères adolescentes qu'il avait parqué dans un enclos près de sa cabane. Ils devraient attendre une autre semaine.
« Pourquoi est-ce qu'on ne rentrerait pas tous les deux, Harry ? J'ai encore quelques sujets à discuter avec toi. »
Harry accepta la proposition de Dumbledore, et ils trouvèrent tous les deux que le centre de la ville s'était vidé depuis la fin de son discours. Il restait quelques personnes aux alentours mais ce n'étaient que les habitants habituels qui vaquaient à leurs affaires. Les journalistes et les photographes semblaient être partis.
« Une journée pleines d'éclaircissements pour le monde sorcier, je dois dire. J'avais eu l'impression qu'il serait dans mon intérêt d'assister aux festivités d'aujourd'hui, et j'ai finalement eu raison. » Harry et son directeur se dirigeaient lentement vers la gare. Hagrid avait prit la calèche, et il ne leur restait leurs pieds pour voyager. De la gare, il y avait trente minutes de marche jusqu'aux portes du château, et Harry espérait qu'il pourrait passer le temps sans se disputer.
« Vous étiez-là ? Amusant, je ne vous avais pas vu. » Il était difficile d'imaginer qu'il avait pu manqué Dumbledore avec ses robes vertes et violettes, mais si quelqu'un pouvait faire cela, c'était certainement lui. Il y avait des moyens de se rendre invisible après tout, d'autres que d'utiliser une cape d'invisibilité.
« Je ne voulais pas être vu, comme je suis sûr que tu peux le comprendre. Dans ma position, j'aurai attiré une attention indésirable, et je ne peux pas paraître choisir entre mes étudiants et le ministre. Tandis que Cornelius et moi ne sommes pas d'accord sur de nombreuses questions, au moins en publique, nous devons apparaître civils et coopératifs, pour maintenir l'image du publique. Il ne serait pas bon que le public panique, après tout. »
Harry n'était pas tout à fait d'accord, mais garda son opinion pour lui. Ce n'était pas vraiment nécessaire, après tout après le discours qu'il venait de faire. Son opinion du ministre était maintenant à coup sûr de notoriété publique.
Les deux continuèrent dans un silence confortable pendant un moment, jusqu'à ce qu'ils atteignent la gare qui ne servait pas la majeure partie de l'année. Il apparut que de nombreux journalistes et photographes n'était finalement pas partis. Ils s'étaient simplement déplacés à un autre endroit où ils savaient à coup sûr que l'étudiant de Poudlard devrait passer.
« Oh, non ! Ils ont dû remarqué que j'avais disparu, et sont allé attendre ici ! » Harry n'aimait pas le fait d'être poursuivi par tant de journalistes sur le long chemin de retour à l'école. Dumbledore pouvait certainement lui apporter une certaine protection, mais il y en avait plus que le vieux sorcier ne pouvait en gérer. S'il y avait une armée de mangemorts de l'autre côté, alors ils n'auraient aucun problème.
« Nous pouvons les contourner si tu veux ? suggéra Dumbledore. « Comme tu connais déjà le passage, je ne vois aucun mal à retourner à l'école par la Cabane Hurlante. Je n'ai moi-même pas utilisé le tunnel depuis de nombreuses années, mais je suis sûr que je vais apprécier l'expérience. »
Harry fut partant pour l'offre pendant un instant, si ce n'était le fait que la cabane était déjà occupée. Au moment où les mots sortirent de la bouche de Dumbledore, Harry se rappela qu'il y avait toujours près de cinquante âmes attendant sa visite, et il avait déjà prit du retard dans sa promesse. Il n'était pas encore prêt à partager ce bout d'information avec le directeur.
« Hum, je préférerai ne pas y aller, si ça ne vous fait rien. Trop de mauvais souvenirs. » Le mensonge ne semblait pas convainquant, mais il devait l'avoir été car Dumbledore ne fit pas d'objection. C'était le premier endroit ou il avait rencontré Sirius après tout, donc Harry supposa que cela pouvait être une excuse réaliste.
« Très bien alors. Je suppose que il nous suffira de gérer la situation. »
« Que pensez-vous d'un autre moyen ? » Harry avait une idée. Dumbledore s'était vraiment bien comporté avec lui aujourd'hui tout comme la veille. Harry sentit qu'il pouvait commencer à partager quelques informations avec le vieil homme, comme un acte de bonne foi. « Avez-vous confiance en moi ? »
Dumbledore sembla perplexe, mais hocha la tête avec un sourire. En retour, Harry les fit retourner en ville, et se dirigea vers Honeydukes. Si peu de temps après la conférence de presse, la boutique était presque vide, et Harry avait justement compté là-dessus.
« Ah ! Toute solution qui implique un voyage dans une boutique de confiserie est un excellent plan selon moi. Je pourrai faire des recherches pour un nouveau mot de passe en même temps. J'ai honte d'admettre que j'ai commencé à réutiliser de vieux favoris, au point que même Minerva s'en est aperçu. J'espère vivement que de nouvelles sucreries vont sortir rapidement, ou je vais devoir me rabattre sur les confiseries moldues. Pas que j'ai quelque chose contre, mais je préfère garder les confiseries moldues comme mots de passe pour mes quartiers personnels. A mon âge, je dois garder les choses clair dans ma tête, tu sais. »
Une fois à l'intérieur de la boutique, le professeur Dumbledore se dirigea tout droit vers le comptoir, mais Harry attrapa son bras et le dirigea vers l'arrière. Il y avait deux autres clients à l'intérieur, et les deux discutaient avec le propriétaire sur les avantages des sucres piquants sur les bâtons. Dumbledore parla quasiment à voix haute et fit presque éclater leur couverture, mais Harry réussit à l'entrainer vers l'arrière boutique.
« Harry, que faisons-nous ici ? Je pense vraiment que nous cacher dans l'arrière boutique d'une confiserie ne fera pas fuir les journalistes, cependant, je dois avouer que nous ne mourrons pas de faim. »
« Suivez-moi, professeur. » dit Harry. « Et taisez-vous. Nous ne voulons pas qu'on nous vois. En outre, je pense que vous allez aimer ce que je vais vous montrer, si vous ne le savez pas déjà. » après cela, ce ne fut pas long de convaincre Dumbledore de descendre les escaliers jusqu'au sous-sol.
La cave n'avait pas beaucoup changée depuis la dernière visite d'Harry, lors de sa troisième année à Poudlard quand il était venu à Préaulard sous sa cape d'invisibilité. Il y avait quelques nouvelles confiseries qui étaient stockées en abondance mais il n'y avait pas d'autres changements visibles. Dumbledore resta près de l'escalier alors qu'Harry traversait la pièce, mais se rapprocha quand Harry souleva un tapis dévoilant la trappe cachée.
« Qu'est-ce que c'est ? » demanda-t-il. « Et comment le savais-tu ? »
Harry sourit simplement. « Vous ne pensez quand même pas que je vous dire tous mes secrets, n'est-ce pas professeur ? C'est un autre passage qui mène à l'école. Il ressort au niveau de la statue de la sorcière borgne, au quatrième étage. Il y a d'autres passages menant à l'école que celui de la Cabane Hurlante. »
« En effet, c'est ce qu'il semble, Harry, mais je ne savais pas que tu étais au courant de leur existence. J'en ai moi-même découvert un quand j'étais étudiant l y a de nombreuses années, mais il s'est écroulé. Je n'étais au courant d'aucun autre. »
« Vous voulez dire celui derrière le miroir ? » demanda Harry.
Dumbledore ne put cacher sa surprise en entendant ceci, et acquiesça. « Il semble que tu en connaisse plus sur le sujet que tu ne le laisse savoir. Je n'ai jamais été capable de découvrir comment tu as pu identifier le ministre Fudge le week-end dernier quand il était dernière la porte de mon bureau. Je me demande ce que tu sais d'autre sur le château et ses environs que j'ignore. Je peux seulement imaginer à quel point ce passage particulier doit être utilisé. Si j'avais eu accès à une telle réserve de sucreries dans ma jeunesse, j'aurai eu très souvent mal aux dents. »
« Ne vous inquiétez pas. » le rassura Harry. « Je n'ai pas utilisé ce passage depuis des années, et je n'ai jamais prit une sucrerie. Je connais d'autres étudiants qui l'ont fait, ceux qui m'ont dit à propos du passage, mais ils ont toujours laissé de l'argent pour ce qu'ils avaient pris. »
Tout en ne mentionnant pas les jumeaux Weasley par leur nom, pendant que Dumbledore et lui avançait dans le passage, Harry raconta quelques unes des fêtes les plus spectaculaires des Griffondors auxquelles ils avaient apportés nourritures et boissons. Les deux sorciers sortirent leur baguette pour lancer un Lumos, et ils se dirigèrent dans la direction opposée à la ville tout en continuant leur conversation.
Comme il savait que cela arriverait, Dumbledore parla uniquement de sucreries et de fêtes pendant un moment, puis passa à un sujet plus sérieux. Le discours qu'Harry avait fait, et les possibles ramifications qu'il aurait, le préoccupait grandement. Dumbledore admit qu'il avait pensé qu'Harry aurait pu faire quelque chose de ce genre quand il avait si précipitamment accepté la récompense, mais il n'avait aucune idée qu'Harry allait révéler tant de choses.
Juste le sujet de Peter Pettigrew et le fait de l'avoir démasqué tout seul prit presque la moitié du trajet. Harry laissa l'Ordre savoir qu'il avait capturé l'ignoble sorcier avec l'aide de Rémus la nuit où il les avait contactés par cheminette, mais il n'en dit pas plus. Il dit à Dumbledore que Rémus lui donnerait plus de détails plus tard. Il devait juste s'assurer d'avertir Rémus de ne rien dire à propos des Détraqueurs.
Une chose que Dumbledore mentionna, qu'Harry n'avait pas examiné, était la possibilité que Fudge soit démis de ses fonctions. Ce n'était pas l'intention d'Harry, bien sûr, mais ce que voulait souligner Dumbledore, c'était le fait que quelqu'un d'encore plus inutile et ignorant pouvait prendre sa place au pouvoir. Peut-être même quelqu'un avec des liens solides avec les mangemorts, ou Voldemort lui-même. L'élection d'un bon ministre n'était pas du tout garantie.
La réponse d'Harry ? Il n'était pas trop concerné, même s'il était reconnaissant qu'il le lui ait fait remarqué. Il dit simplement à Dumbledore, « Hé bien, c'est le genre de chose dont l'Ordre du Phénix pourrait s'assurer. ça n'a pas de sens de subir un ministre médiocre et de ne pas prendre le risque d'en trouver un meilleur. Au lieu de cela, vous pourrez chercher d'éventuels candidats, et essayer de trouver la meilleure personne pour le poste. Avec toutes les connexions que vous et les autres avez, sans mentionner le respect, je suis sûr que vous pouvez aider presque n'importe qui à obtenir le poste. Concentrez-vous sur l'élection d'un meilleur Ministre de la Magie plutôt que d'imaginer le pire. »
Le trajet dans le tunnel souterrain ne dura pas plus longtemps, et Harry utilisa brièvement sa lentille à rayon-x pour s'assurer que le couloir était désert avant de chuchoter le mot de passe. Ça n'apporterait rien de bon que quelqu'un le vois sortir du passage secret avec le directeur et lui comme complice. La population étudiante ne savait toujours pas pour la conférence de presse qui venait d'avoir lieu, seuls les amis proches d'Harry le savaient. Mais même eux ne savaient pas ce qu'il avait prévu. Le lendemain quand les journaux seraient livrés, cela causerait un grand choc à tout le monde.
« Hé bien Harry, » fit Dumbledore alors qu'il enlevait la poussière de ses robes, « C'est ici que je te laisse. Ma décision de dernière minute d'assister à la cérémonie aujourd'hui m'a fait manqué le déjeuner, et j'ai peur que visiter Honeydukes n'ait rien fait d'autre qu'aiguiser mon appétit. Est-ce que ça te dirait de te joindre à moi pour un petit repas dans les cuisines ? Peut-être que je peux te montrer un secret ou deux à propos de ce château pour avoir partagé ta connaissance de ce tunnel très utile. »
« Non merci, Monsieur. » déclin poliment Harry. « J'ai mangé un rapide déjeuner avant la cérémonie, et je dois rencontrer ma partenaire de patrouille bientôt à la bibliothèque. Nous ne nous connaissons pas bien, et nous allons passer un peu de temps ensemble pour nous connaître mieux. »
« Une très bonne idée. Je souhaite que d'autres étudiants de maisons différentes brisent les frontières pour développer des amitiés. Qui est ta partenaire ? »
« Cami Mitchell, de Poufsouffle. C'est à peu près tout ce que je sais d'elle. » admit Harry. « C'est pourquoi on s'est donné rendez-vous. »
« Je vais te laisser à tes affaires alors. Passe une bonne fin de week-end, et je te vois demain matin pour le brunch ( breakfast/lunch il se prend vers 11h et comporte aussi bien des céréales et du lait que de la viande et des légumes) Je ne sais pas toi, mais je ne peux pas attendre pour voir les réactions de l'école à l'article qui sera sans aucun doute très excitant du Chicaneur. »
« Au revoir, professeur. » Harry fit un signe de la main alors que le vieil homme allait tourner à un angle. « Chatouillez la poire de ma part ! » De l'autre côté de l'angle, Harry entendit le rire du directeur.
12 reviews pour un chap, c'est pas mal franchement, de quoi combler une traductrice et la motiver à continuer de traduire le prochain chap. Merci à tous.
Merci et gros bisous donc à titmo, Demenciae, Elmisten27, Dray Potter 42, fizban (merci de ta review, ça fait plaisir), Calipsa/ Louana (ils profitent du spectacle ! ils auraient tort de se priver !), celou (la voilà la suite, j'espère qu'elle te plaira), Gabriel Lucifer Sepdor (on a maintenant l'explication d'Hedwige qui se transforme en Phénix, merci de tes encourragements), Sscomplexe, julius-magyar, benji251 et zaika.
