Salut, salut !

Avant qu'je zappe, Maracapucin te passe le bonjour xDinghy. Oui oui, je gribouille mais je fais AUSSI office de boîte aux lettres. C'est bien connu, nous, les nanas, on est multitâches :D

Merci encore pour les follow/ajouts etc etc et surtout merci pour les reviews. Pour les réponses, c'est juste en dessous :

Britanna1409 : Hey ! J'pensais pas qu'autant de gens adhéraient au Octaven. C'est cool. Ce chapitre contient une scène entre les deux, j'espère que t'aimeras. Le POV Raven est un condensé d'humour louche.

Thegleek67 : Han, toi aussi t'aimes bien Octaven. Chaud, elles vont finir par voler la vedette au Clexa, aha.

Elominnie : Je balance toujours cette expression aussi, c'est abusé. Je te la case dans le prochain chapitre, sans faute ! Et ouaip, c'est mal de picoler. Surtout quand on a l'alcool misérable/agressif comme Clarke xD. Merci pour ta review qui file du peps.

: Yo ! Merci et bonne lecture à toi.

Maracapucin : J'ai le générique de Pokémon dans la tête à cause de toi. C'est malin ! ^^ Auf Widersehen à toi aussi.

Sponthex : Et moi j'louperai aucune de tes reviews, même si mon PC me lâche. A la revoyure ! :D

Jukah : Ca, c'est certain, Clarke n'a pas fini d'avoir honte. En même temps, qui ne s'est jamais payé une bonne tranche de honte en réalisant toutes les conneries qu'il ou elle avait pu cumuler complètement cuitée ? Je doute que les persos pensent et s'expriment comme ça. Enfin, j'espère pas pour eux sinon, ils doivent être vraiment matraqués du cervelet xD.

Isis7981 : Ce n'est QUE la première crise de jalousie de Clarke. A voir si Lexa peut en taper aussi ! Merci pour ta review.

Si jusque-là, j'ai pu poster un chapitre tous les W-E, ça risque d'être plus tendu pour les chapitres à venir. Je nage dans mes révisions de partiels et tant que mes exams ne seront pas terminés, je risque de poster plus ou moins aléatoirement. Désolée pour ça, j'espère que vous continuerez malgré tout à suivre.

Bonne lecture !


POV Clarke :

Les lendemains de soirées arrosées sont terribles : on se paye une gueule de bois abominable, une haleine de chacal enragé, un matraquage de tête d'enfer, une mine de déterrée et une irrésistible envie de lâcher la galette. So Sexy ! Le pire, c'est lorsqu'on se coltine un trou de mémoire. Là, c'est l'horreur, panique à bord, le drame intergalactique, surtout quand on se réveille à côté d'un ou d'une parfaite inconnu(e) à poil dans son plumard. Dans mon cas et malgré les litres de tord-boyaux enquillés la veille, le réveil est plutôt agréable, à dire vrai, c'est certainement le meilleur depuis que je suis à Polis. Voire le meilleur de toute mon existence. Roulée en chien de fusil sur le dessus du lit à mes côtés, dort la Commandante/Idole/Déesse des Grounders. Elle respire la quiétude. Ses longs cheveux bruns alors détachés encadrent joliment son minois apaisé et sa nuisette sombre dévoile des gambettes bronzées et athlétiques. God. J'ai l'impression d'être un asthmatique devant sa dose de Ventoline, une boulimique devant une poche de chips, un camé devant un sachet d'herbes ! C'est intenable. Il me suffirait de tendre la main pour la toucher. Juste quelques secondes, juste le temps de me rappeler le doux grain de sa peau. Il aurait été question de quelqu'un d'autre, j'aurais saisi l'occasion d'emblée, sans atermoyer des lustres, mais il aurait été question de quelqu'un d'autre, jamais je n'aurais pu être aussi tentée. Ce qui était déroutant avec Lexa, entre mille autres choses, c'est qu'elle avait beau être incroyablement attirante, elle était si impressionnante qu'elle parvenait volontairement ou non à vous faire perdre tous vos moyens. Quand elle entrait dans une pièce, nous étions tous en pleine extase comme une ruée de gosses le seraient devant un superhéros. Or, on ne tripote pas les superhéros, on les admire. Dédicace à tous les pervers qui fantasment sur Catwoman et qui rêvent de lui arracher cette putain de combinaison trop serrée.

« Clarke. » murmura Lexa, la voix encore ensommeillée.

Oh. Putain. De shit. Pourquoi fallait-il qu'elle prononce si bien mon prénom et pire pourquoi fallait-il que mon idiot palpitant veuille à tout prix jouer les fugueurs quand elle me regardait ainsi ?

« Tu m'as déshabillée. » lâchais-je, en tentant l'air offusqué. Ce qui était contrariant, en réalité, ce n'était pas du tout le fait qu'elle m'ait désapée mais plutôt le fait que je n'en ai pas gardé souvenir. Certes, j'avais picolé comme la Reyne des pochtronnes mais de là à oublier les mains de Lexa sur ma peau, c'était quand même putain de chaud. Et frustrant aussi. Surtout frustrant. Un peu comme de gagner au poker, de rafler la mise et d'oublier comment on a dépensé le tout. En pire, évidemment.

« Ca, c'est ce que tu veux croire, Clarke. » souffla-t-elle, une lueur amusée brillant au fond de ses prunelles.

Elle se payait ma tête ? Les sourcils légèrement froncés en signe d'incompréhension, je la fixais, interdite. Berdol, la traduction, Lexa ! Elle dû piger que j'étais complètement larguée car elle ajouta, dans un sourire malicieux qui n'annonçait rien de bon : « Tu t'es déshabillée toute seule. Ou plutôt, tu t'es battu avec tes vêtements. La lutte a été acharnée et tu as manqué de tomber à plusieurs reprises. »

Au début, j'ai clairement cru qu'elle se foutait de ma tronche mais réalisant que ma robe et mes bottines étaient disséminées çà et là sur le sol de la chambre, j'ai dû me résoudre à accepter la réalité. Et là... honte suprême. J'avais failli me vautrer en me délestant de mes fripes sous les yeux de Lexa. Mais j'étais vraiment la dernière des crétines ! Plus que gênée, j'avais viré au cramoisi et, comme s'il était possible de sauver l'ultime miette de fierté qu'il me restait, je n'ai rien trouvé de mieux à faire que de me planquer sous la couette. Réaction plus puérile, tu meurs.

« Tu n'as pas à avoir honte, Clarke. Tu as un corps superbe. »

Nan mais nan, elle ne peut pas dire des trucs comme ça ! Pas de cette façon. Pas en mode « détente », tout va bien tout est normal. Sans pression, Lexa. La nana me balance ça, tranquille, au calme, comme si c'était la chose la plus naturelle au monde. Ma connerie de palpitant va disjoncter. Humpf.

« Tu n'étais pas censée le voir dans ces conditions. » lâchais-je à vive allure, toujours cachée de sa vue.

« J'étais censée le voir comment alors, Clarke ? » demanda-t-elle du tac-au-tac, visiblement très à l'aise avec la conversation. Bien, ça en faisait au moins une. Elle connaissait déjà la réponse à sa question et il était absolument hors de question que je lui donne satisfaction en faisant étalage de mes fantasmes refoulés. Que dalle. Prenant sur moi, je rabats le drap sur mon museau et, retrouvant totale visibilité, laisse mon regard filer à la rencontre du sien. Motivation ! On ne flanche pas, on ne cille pas, on ne faiblit pas. Et surtout, on y croit.

« Vous, les Grounders, vous êtes bien trop indiscrets. » dis-je en feignant le détachement. M'enfin, n'est pas Lexa qui veut, le résultat ne devait pas être très crédible.

« Vous, les membres du Peuple du Ciel, vous êtes bien trop peureux. »

Coup bas, puissant tacle, carton rouge ! Alerte, égo sévèrement touché.

« Peureux ? Moi je suis peureuse ? » m'exclamais-je en me redressant vivement, exposant ainsi sans le vouloir ma presque nudité aux yeux d'une brunette qui ne bougea pas d'un iota. Prise d'une irrépressible envie de lui arracher son sourire moqueur, je lui balançais mon oreiller rembourré à la plume de canard dans sa jolie petite gueule d'ange. Lexa n'ayant pas anticipé cette fourbe attaque de ma part, je profitais de ses trois-quatre secondes d'hébétement pour lui sauter dessus. Littéralement. L'effet de surprise aidant, il s'avéra relativement aisé de me jucher à califourchon sur elle. Pour une fois que JE maîtrisais la situation, un air triomphant ne manqua pas d'illuminer ma bouille. J'allais pouvoir fanfaronner, enfin ! Du moins, j'y comptais bien mais la façon qu'elle avait de me regarder en l'instant, de ses mirettes assombries, me coupa toute envie de faire la maligne. L'euphorie de ma victoire puérile retombée, je prenais pleinement conscience de la situation : j'étais plus ou moins avachie sur Lexa avec presque rien sur le dos et ses mains avaient gagné le creux de ma taille, sans que je n'y prête attention. Du moins, jusqu'à ce qu'un putain de frisson me parcoure l'échine. Clairement, j'avais chaud, très chaud, trop chaud.

« Alors, j'ai toujours la trouille ? » déclamais-je d'un air de défi.

« Non, mais tu devrais peut-être. » souffla-t-elle alors que d'un mouvement du bassin, elle échangea vivement nos positions. La victoire fut de courte durée, certes, mais me retrouver à la merci de Lexa n'était pas pour autant désagréable, au contraire. Ses mains tenaient fermement mes poignets de chaque côté de ma tête et elle souriait, elle souriait vraiment. God, ses sourires valaient de l'or. J'avais le cœur qui tambourinait comme un enragé. Je ne saurais dire avec exactitude combien de temps nous sommes restées ainsi, tout ce que je savais, c'était que j'étais bien. Pour de vrai. Je flottais dans une petite bulle de bonheur incommensurable, à mille lieues des contrariétés rencontrées depuis notre arrivée sur Terre. En réalité, j'étais si bien, ainsi couvée par le vert étincelant de ses yeux, que ma langue se délia sans que je ne le lui ai commandé.

« Où est-ce que tu passes tes nuits ? Tu n'es jamais dans ta chambre. »

« Tu m'espionnes ? »

La pression autour de mes poignets se fit moins forte. Sa voix n'avait pas vacillé mais son regard sembla se troubler l'espace d'un court instant. En temps normal, je me serais abstenue de poser la question de peur de la braquer mais là, nous étions seules, au calme et je l'espérais suffisamment détendue pour obtenir quelques confidences. Sa vie, son passé, ses démons, tout ce qu'elle s'évertuait à cacher, j'avais envie qu'elle m'en parle, qu'elle se livre. J'avais appris à connaître la Commandante, du moins, j'aimais à le croire. Je savais de quelle manière elle gérait ses hommes, avec calme et autorité, je savais quelles étaient ses valeurs, convictions et motivations. Je savais quelle Guerrière elle était. Je l'avais regardée s'entraîner, je l'avais vue se battre, avec agilité, courage et détermination. Je savais aussi quelle stratège elle était. Je l'avais observée mettre en place des attaques, organiser des défenses, s'attarder sur le moindre détail et anticiper toute déconvenue. Elle était douée. Indubitablement. Efficace, vive d'esprit et très ordonnée. Elle était née pour diriger, elle l'avait dit et elle avait raison. Mais Lexa ne saurait se résumer à une combattante putain de badass et maintenant que la guerre était finie, que les combats avaient cessé, je crevais d'envie de découvrir toutes ses autres facettes.

« Non. J'ai cru entendre un bruit l'autre jour et je suis rentrée pour m'assurer que tu allais bien. »

« Mais je n'étais pas là. »

« Non, tu n'étais pas là. »

« Qu'est-ce que tu en as déduit ? »

« Que tu ne dormais jamais. » lâchais-je dans une ébauche de sourire. Le truc affreusement frustrant avec Lexa, c'est que même lorsque vous pensiez mener la conversation, elle la menait pour vous. Le contrôle, toujours, en toutes circonstances. Je voulais seulement qu'elle relâche la bride et me laisse choisir quel chemin emprunter cette fois-ci. « Certains pensent que tu as une sorte de… harem et que c'est ce qui occupe tes nuits. »

En réalité, je ne le pensais pas vraiment, même pas du tout, malgré l'insistance de Raven sur le sujet. A croire qu'elle aussi était en train de faire une fixette sur Lexa. Enfin, pour ce faire, encore faudrait-il qu'elle soit capable de s'extasier sur autre chose que des tournevis et des boulons.

« Le penses-tu aussi, Clarke ? »

Voilà, encore une fois, on en revenait à ce que JE pensais. Bigre, c'était laborieux.

« Tu pourrais, les volontaires ne doivent pas manquer. »

« Ils ne doivent pas manquer pour toi non plus. »

Oui. Mais non. Il ne me viendrait pas à l'idée de m'empiffrer de croûtons ou de pain rassis la nuit alors que j'ai de la brioche fraîche et appétissante sous le museau toute la journée. Ouais, je viens de comparer Lexa à une brioche. Mais pas à n'importe quelle brioche. Une brioche joliment dorée. Avec de la confiote de mûres. Le grand luxe.

« Il n'y a que toi, Lexa. » la rassurais-je. Elle le savait certainement déjà mais c'était la première fois que je l'avouais de manière aussi claire. J'avais tardé, par rancœur, angoisse ou fierté, allez savoir. Désormais, il n'était plus question de faire machine arrière, de se cacher ou de se mentir. Comme rarement depuis notre arrivée sur Terre, je me sentais en accord avec moi-même et putain, c'était bon. Presque aussi bon que le sourire timide qui flottait sur les lèvres de la brune en l'instant. Fichtrement craquant ! Elle ne parla pas un moment durant mais ses émeraudes le firent pour elle. Elle allait m'embrasser, je le savais, je le sentais et mon enragé de palpitant l'avait capté aussi à en croire l'accélération subite de mon rythme cardiaque.

Le baiser fut parfait. Vraiment. Tout était là : les feux d'artifices, la myriade de petits papillons, le cerveau qui débranche, les sens qui s'enflamment. Tout. Le pied suprême. Lexa était tendre, prévenante et surtout putain d'incroyablement douée. Elle avait ce truc merveilleux qui nous, les nanas, nous rendait totalement accros : elle savait vous faire sentir spéciale, désirable et privilégiée. Par son regard étincelant, son toucher vibrant et l'intensité quasi-mystique qui émanait d'elle. Elle avait libéré mes poignets (enfin !) et d'une dextre possessive passée derrière sa nuque, je l'attirais un peu plus à moi. Le message envoyé était on ne peut plus clair : « Putain de merde, Lexa, ne me fais pas languir trois plombes ! ». Ouais, adieu la guimauve, j'avais les crocs. La réception devait être bonne car elle approfondit dare-dare le baiser, de tendre passa à fiévreuse, de prévenante à entreprenante et de putain de douée… à putain de douée. J'en avais rêvé, souvent, même très souvent mais la réalité surpassait de loin les mille et un fantastiques scénarios fomentés par mon imagination.

« Tu es sûre ? » s'enquit-elle, le souffle court, nos lèvres à peine séparées et son joli minois à quelques centimètres seulement du mien. God. Mais comment une nana qui transpirait la confiance à des kilomètres, pétait le compteur du charisme et inspirait des milliers de combattants pouvait-elle être aussi putain d'adorable, là, sa lippe inférieure inconsciemment mordillée, à s'assurer que j'étais prête à sauter le pas ? Je l'avais déjà repoussée une fois, je ne referai pas la même connerie deux fois. Pas maintenant que ma tête, mon corps et mon cœur étaient finalement tombés d'accord : je la voulais. Elle, juste elle. Purement et simplement elle.

« Certaine. » lui certifiais-je dans un sourire avant de sceller de nouveau mes lèvres aux siennes.

Les lendemains de soirées arrosées sont terribles, en général, c'est vrai, mais les lendemains de soirées arrosées passés à faire l'amour avec Lexa, eux, sont terriblement bons.


POV Raven :

« Tu vas tirer la gueule encore longtemps ? » lâchais-je en croquant dans ce qui ressemblait vaguement à une barre chocolatée. C'était une survivante elle aussi, il fallait lui faire honneur. En la dévorant, elle et toutes ses appétissantes frangines. Tel était le programme du jour : me goinfrer de sucreries en attendant que Blake de la Jungle décolère.

« Un suçon, Raven. Un putain de suçon ! » brailla Octavia pour la énième fois de la journée en faisant les cent pas dans la cabane en bois qu'elle avait elle-même bâtie à proximité de Polis. Ouais, bon, vu la taille de la cabane, elle faisait davantage les quatre pas et demi que les cent mais vous aviez saisi l'idée. Pour en revenir à nos moutons (ou à nos playmobils) – en avant les histoires ! - Ô drame du siècle, Minuscule se coltinait un suçon aussi minuscule qu'elle à la base de son cou. Sans déconner, elle flirtait volontairement avec la Faucheuse parce qu'elle trouvait badass de manier la machette avec les Sauvages, elle se bouffait une tartine de gnons lors de ses entraînements avec Indra, coursait du lynx en mode « relax, easy-peasy, dude » et elle s'inquiétait d'un malheureux suçon ? Mais what's the fuck ?

« Tu devrais songer à remercier l'artiste qui te l'a fait. Un vrai chef d'œuvre. » la charriais-je en la détaillant du coin de l'œil. Elle bouillonnait. Je le savais, je le sentais, je la connaissais à force. Si certains auraient préféré se tirer à mille lieues d'ici pour éviter de subir ses foudres, c'était loin d'être mon cas. Pas que je sois spécialement maso mais c'était bigrement drôle de voir le Moustique s'énerver. Surtout pour si peu de chose.

« Ferme-la, Reyes ou je te refais le portrait et alors on aura une bonne raison d'causer art. » siffla-t-elle méchamment. Enfin, du moins, elle voulait probablement qu'une telle tirade sonne méchante, cinglante voire menaçante. Le truc, c'est qu'il n'en était rien. Nonchalamment, je me détachais du mur en bois contre lequel j'étais jusque-là appuyée et restreignit sans tarder la distance qui nous séparait, lui montrant ainsi clairement que son petit speech pseudo-impressionnant, je m'en carrais comme de ma première clef à molette.

« On ne cogne ni les nanas, ni les handicapés, c'est la base. Puisque j'suis une gonzesse et une éclopée, c'est combo gagnant. J'suis archi protégée. » taquinais-je, en bazardant une légère pichenette sur son épaule. Elle grogna. Comme Petit Ours Brun sans son pot de miel. Ou comme Oui-Oui qui se serait fait chourer son taxi. Voyez le niveau. Avec un peu de chance, bientôt, elle évoluera du grognement à l'onomatopée, de l'onomatopée à la monosyllabe et de la monosyllabe, un jour peut-être, à une phrase claire et cohérente. Alors, Ô miracle de la vie, la communication sera enfin possible ! Plus qu'une poignée de centimètres et on pourra s'essayer à une méthode de communication beaucoup moins conventionnelle. « Est-ce que j'me plains, moi, de tes conneries d'ongles qui m'ont tailladé la peau sans vergogne ? » dis-je dans une œillade malicieuse. Parce que, oui, Mademoiselle se prenait parfois pour Zorro, elle marquait ses victimes et, en l'occurrence, la victime (absolument consentante) de cette nuit, c'était moi.

« J'y suis pour rien si t'es une petite nature. » argua-t-elle en haussant les épaules. Aha, je l'avais chopé ! Ce fin sourire qu'a élu domicile une demi-seconde sur sa jolie petite trogne de sauvage renfrognée.

Mais sans rire, qu'elle me traite moi de petite nature alors qu'elle nous tape un scandale à cause d'un suçon à la noix, c'était vraiment la poêle qui se foutait du chaudron, l'incontinent du constipé, le bacon de la tartiflette ! Nan mais.

« Pour rappel, tu dois deux orgasmes à la petite nature, Mini-Blake. »

« Va te faire foutre, Reyes. »

« J'attends que toi.. » provoquais-je, maintenant tout près de ses lèvres. Et c'était vrai, j'avais grave envie de remettre le couvert. D'autant que c'était prouvé, le sexe-colère, c'était toujours archi bon et ça permettait d'évacuer les tensions. En somme, c'était gagnant-gagnant. Le hic, c'est que cette connerie de cor Grounder se mit à résonner avec force foutant en vrac mon plan de câlin brûlant.

« Sauvée.. pour cette fois. » rajoutais-je en reculant d'un pas, mimines en l'air.

Y'avait intérêt à ce que les Faces Bariolées aient une bonne raison de sonner l'alerte.


Alors, comment vous avez trouvé ce chapitre ? Trop guimauve ? Han, je veux trop savoir ! C'est qui votre perso préférée pour l'instant ? Clarke, Lexa, Octavia, Raven ? Celle pour qui vous voterez le plus aura un chapitre entièrement consacré. Choisissez bien :D. Ah et, aussi, selon vous, pourquoi les Grounders ont sonné l'alerte ? Une attaque ? Un nouveau clan qui débarque ? Pike qu'a été fait prisonnier ? Totalement autre chose ?

La bisaille !