Titre : 52 semaines avant le début
Chapitre : 4/52
Auteur : camille_miko
Rating : G
Disclaimer : Hormis l'histoire, patamoi.
Fandom : Harry Potter
Pairing : Harry/Draco un jour
Résumé : Une mystérieuse lettre vient rompre le quotidien de Harry. Quelqu'un a décidé de le courtiser.
Bêta : Tara qui a eu la merveilleuse gentillesse de me donner un coup de main au pied levé, quand Azh ne le pouvait pas.
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Sa semaine avait filé à une vitesse impressionnante. Harry lui-même avait été surexcité et presque intenable. Ron avait eu un air absolument navré pendant tout ce temps. Il l'avait accusé d'être retombé en enfance et son ami n'avait certainement pas tort.
Cette histoire d'admirateur secret lui donnait des papillons dans le ventre et l'envie d'en parler à tous. C'était un drôle de sentiment.
Il ne pouvait pas être tombé amoureux d'un inconnu, juste au bout de trois lettres. Néanmoins, il avait bien conscience qu'il agissait comme si c'était le cas. Il y avait quelque chose de charmant à être courtisé ainsi.
Il était plus habitué à être celui qui courtisait l'autre. C'était même une sorte de contrainte. L'homme devait courtiser la dame et ces dernières ne dérogeaient pas là dessus.
Il aurait aimé que Ginny cherche à le courtiser un peu. Des petits présents, un bouquet de fleurs, qu'importait l'objet au final. Juste un petit geste pour lui montrer qu'il était désiré.
Enfin, il était de mauvaise foi quelque part. Il savait que son ex-femme l'avait désiré. Ils n'avaient pas vécu comme des moines et Ginny avait parfaitement pris l'initiative dans leur vie sexuelle. Néanmoins, sur l'aspect romantique…
Elle appréciait qu'il ait des petits gestes pour elle, mais pour autant elle n'en avait pas pour lui. Il n'avait jamais pensé à s'en plaindre, jusqu'à aujourd'hui. Jusqu'à ce qu'il découvre le plaisir d'être celui vers qui toutes les attentions se tournaient.
Comment faire en sorte que son inconnu ne se sente pas délaissé, lui aussi ? Peut-être aurait-il un moyen d'agir quand il le laisserait lui écrire directement.
En attendant, il avait passé sa soirée du vendredi chez Hermione et Ron, avec ses trois enfants. Ajouté à Hugo et Rose, autant dire qu'il était ravi de ne pas être un de leurs voisins. Leurs gosses avaient été surexcités et plus que bruyants. Bref, des gamins.
Lors qu'ils avaient été épuisés de fatigue, Harry avait fini par sortir la pierre qu'il avait reçue la semaine précédente.
- Est-ce que tu connais ça, 'Mione ? Lui demanda-t-il en lui tendant l'objet.
La jeune femme regarda celui-ci, avant de froncer les sourcils.
- Ca ressemble à un projecteur. Tu sais comme les objets moldus. Mais… Il a l'air sacrément perfectionné. Et cassé. Je n'arrive pas à le mettre en marche.
Le brun passa à son tour sa baguette au-dessus, déclenchant l'illusion.
- Oh, mince ! Il ne marche qu'avec ta magie, s'exclama-t-elle. Tu as trouvé ça, où ? L'interrogea-t-elle.
- On me l'a offert.
Harry était légèrement mal à l'aise. Il avait espéré que son amie l'aide à identifier l'histoire, mais celle-ci était surtout fascinée par l'objet plus que par ses aptitudes.
- La personne qui te l'a donné doit sacrément tenir à toi, parce que c'est un cadeau de prix. Est-ce que tu aurais quelque chose à nous dire ? Ajouta Hermione, taquine.
Le brun leva les yeux au ciel. Evidemment… Elle était curieuse, en plus. Pourquoi cela ne l'étonnait même pas ?
- C'est chouette de t'avoir offert ile sorcier et la marmite sauteuse/i. C'est un classique, lui lança Ron, alors qu'il finissait de mettre la vaisselle dans l'évier.
- Tu connais ? L'interpella Harry.
Ron leva les yeux au ciel.
- Je connais pas grand chose à vos trucs moldus et vous vous moquez de moi là dessus, lui répondit-il. Néanmoins, je connais les classiques sorciers, tu sais. C'est un des contes de Beedle le barde. Et toi, 'Mione, si tu avais lu un peu plus sérieusement le livre que Dumbledore t'a légué, tu le saurais.
Harry regarda l'objet. C'était vraiment un objet sorcier. De A à Z. Et… Cela avait un côté magique. En dehors de toute mauvaise blague.
- Tiens, lui fit son ami, le sortant de ses pensées, en lui tendant un livre. Lis les et fais le partager à tes enfants ou je devrais tout dire à Maman et tu ne veux pas qu'elle refasse ta culture.
- Merci, mon pote.
Le brun avait lu l'intégralité des contes avant de s'endormir le vendredi soir. C'était des histoires chouettes et il comprenait pourquoi Ron lui avait ordonné de les lire. C'était un autre style que les contes de Grimm, mais… Ca se lisait tout aussi bien.
Le week-end prochain, ce serait l'histoire avant de se coucher pour ses enfants.
Néanmoins, en se levant, ce n'était pas du tout ce qui lui occupait l'esprit. On était samedi. S'il ramenait ses enfants chez leur mère dans l'après-midi, il recevrait aussi la lettre de son inconnu.
C'était un mélange de tristesse de ne plus avoir ses trois terreurs et d'excitation d'en savoir plus sur son admirateur. En somme, une journée qui semblait bien meilleure que ce qu'il avait espéré…
C'était étrange de s'être attaché à lui ainsi. Même s'il s'adapterait très bien à sa disparition, il aurait un petit pincement au cœur si tel était le cas. Il s'en doutait.
En récupérant son courrier, Harry escamota immédiatement le pli rouge qui s'y trouvait, attendant d'être seul pour en profiter. Ce qui aurait dû se passer assez tôt prit un peu plus de temps que prévu.
En effet, sitôt Ginny arrivée pour récupérer les enfants, Molly qui était avec elle lui proposa de venir passer la fin d'après-midi au Terrier. Ce qu'il fit. Même s'ils avaient divorcé, cela n'empêchait pas les Weasley de continuer à l'inviter aux fêtes de famille. C'était une excellente chose pour les enfants et ce n'était pas parce que Ginny et lui n'envisageaient plus la vie commune qu'ils devaient s'entredéchirer et se haïr.
Ils avaient parfaitement compris l'un et l'autre ce qu'il en était et le divorce avait été calme, bien que triste. Il avait eu du mal à ne pas réagir en voyant qu'il avait échoué à fonder durablement une famille avec son ex-femme.
L'arrivé de l'inconnu dans sa vie l'avait aussi aidé à ne plus se focaliser sur cet échec. Il commençait à ne plus se concentrer là dessus quand ses enfants partaient. C'était plus sain et moins… C'était libérateur.
Harry finit par s'installer dans son lit, blotti dans sa couette pour ouvrir la lettre qu'il avait reçue.
« Harry,
Vous m'avez demandé un moyen pour me contacter. J'espère que la solution que je vous propose vous ira.
Si vous désirez m'écrire, vous pouvez envoyer vos lettres à l'adresse suivante : Boite Postale n°3452, Londres. Je les recevrais sans aucun problème. Je vous demande juste de ne pas chercher à savoir qui la paye. Je vous dirais tout quand le temps sera venu.
J'espère que vous avez passé une bonne semaine. La Gazette semble dire que vous avez été bien occupé et que votre week-end était plus que mérité.
A-t-il été reposant ? Je le souhaite pour vous. Je me suis dit que le présent que je vous ai glissé pourrait vous aider à cela. J'espère que vous l'aimerez. Je vous ai sélectionné mon préféré. Je… Cela me rendrait très heureux, si vous aussi lui trouviez quelques intérêts.
Bien à vous,
Votre admirateur. »
Harry regarda ce qui se restait dans l'enveloppe. Avant d'ouvrir de grands yeux. C'était un billet pour l'opéra. iLohengrin/i de Richard Wagner.
Sauf que non content de s'arrêter là, son mystérieux admirateur avait joint un portoloin pour se rendre à Madrid, car l'opéra avait lieu au Teatro Real. C'était… Surprenant, mais dans le très bon sens !
« Cher admirateur,
Je ne sais pas quoi vous dire. Je ne connais pas très bien la musique classique, mais votre choix était… Merveilleux !
J'ai cru que j'allais finir moi aussi sur scène pour partager cela avec eux. Leurs chants me parlaient au plus profond de moi-même. Je ne pensais pas cela possible. Je vous remercie pour cela.
En réalité, je vous remercie pour tous vos présents. Ils m'ont tous beaucoup touché. Je ne vous cache pas que c'est à la fois très excitant et très intimidant comme situation. C'est une première pour moi.
Je me dis que je devrais vous rendre la pareille, mais je ne sais pas quoi vous offrir. Je ne vous connais pas. Vous avez un sacré avantage sur moi.
Vous… Merci, quoi qu'il en soit.
Harry. »
- Papa ? Ca va ?
Draco releva d'un seul coup le nez de la lettre qu'il venait de recevoir.
- Qu'est-ce qu'il y a, Scorpius ? Répond-t-il à son fils.
- Tu as l'air bizarre.
- J'ai juste reçu une lettre très étonnante, mais qui me fait très plaisir. Est-ce que je peux faire quelque chose pour toi ? Ajouta-t-il en caressant la joue de son enfant unique. Je crois que tu devrais être couché, à cette heure-ci.
- Un câlin ? Sollicita l'enfant. J'ai fait un mauvais rêve.
Prenant le jeune garçon dans ses bras, il sourit. Réellement, cette journée se finissait très bien.
Harry avait dû lui écrire sitôt sorti de l'opéra et son enthousiasme transparaissait largement dans ses écrits.
Il avait envie de lui répondre.
IL AVAIT ENVIE DE LUI OFFRIR DES CADEAUX !
Erm. Il avait trente-quatre ans, était père et divorcé. Pas douze ans et en attente de son premier rencard.
N'hésitez pas à reviewer, cela fait toujours plaisir !
