Fut-elle nécessaire, jamais une victoire ne me fut accordée. À travers le temps, les saisons, mes défaites s'enchaînaient.

Fut-il fragile, mon amour pour ma famille, mes amis, mes rares amantes, était coriace. Mes attaches, bien que mouvantes, semblaient possédées leurs propre être, un être que pour rien au monde je n'aurais abandonné. Je m'y accrochais désespérément, souhaitant y trouver une certaine forme de complaisance, souhaitant y trouver mon essence, ce qui m'aurait sauvé.

Ce qui m'aurait orienté vers des sentiers plus verts.

Et pourtant…

Pourtant cette essence, je ne la trouvai pas. Elle se déroba à moi, se refusa à mon supplice.

Puis mes intérêts changèrent. Non content d'une existence misérable, je me damnai. Je fis mes choix, et, pour la première fois, je m'y tins avec joie. Une joie malsaine, certes, mais une joie qui, pour une fois, me contentais.

Car J'avais soif, soif de reconnaissance, d'une gloire que je n'aurais atteint, n'eût été de ma trahison. Je me devais de m'astreindre à cette mesure transitoire, qui, je le savais, me mènerait vers le dégoût. Une profonde haine de ma personne.

Une haine qui, au final, me sauverait, portant à la victoire relative d'une âme en peine.

Ces lignes, jamais je ne les relirai. Je me contenterai de me les remémorer, au gré de ma mémoire flageolante, hymne à une vie passée.

Ces lignes seront mon témoignage, mon testament.

Que l'on se souvienne de moi comme un homme ayant fait le nécessaire, comme un homme s'étant compromis au nom de ses idéaux. Je ne suis pas parfait, l'êtes-vous?

Jamais je ne trouverai la force de me repasser ces écrits. Peut-être n'est-ce là d'ailleurs qu'une figure idéalisée de ma personne. Probablement.

Et pourtant…

Qu'on se souvienne que j'étais un homme d'action! L'action pure, qui ne demande aucune réflexion. L'action qui blesse, celle qui tourmente. Mais l'action qui dure, qui reste dans les mémoires.

C'est dans mes actes que je saurai trouver la pureté de mon être, qu'un jour, peut-être, je serai en droit de clamer.

Et pourtant j'ai peur…

Si peur…

Peter Pettigrew,

Homme déchu, âme voilée, corps scindé.

Puissiez-vous menés une existence que vous aurai choisis, comme je m'apprête à le faire.

Voilà. C'est la fin. Il y avait une suite à cela, bien sûr qu'il y avait une suite… Simplement, « Confessions d'une âme damnée » ne me touche plus autant qu'au commencement. Je suis plutôt difficile envers mes publications, et je crois que, dans une certaine mesure, c'est mieux ainsi. Je compte donc me lancer dans un nouveau récit de HP. Immédiatement, cette nuit. Le personnage de Harry Potter me tente, et vous?

Felicis3.