Bonjour à toutes !
Nouveau chapitre attendu avec impatience par certaines … Oui oui oui … Il y aura le bal ^^ !
Juste une dernière chose, pas de publication lundi prochain parce que je pars au ski pour le nouvel an. Rdv le 7 Janvier.
Je vous souhaite d'excellentes fêtes de fin d'année !
Bonne lecture. On se retrouve en bas pour les rar's.
.
0O0O0O0O0O0O0O0O
.
Previously ( rôôô allez on se la joue à l'américaine ) : … Pour la première fois, je laissais mon veela prendre le contrôle.
De l'importance de garder le contrôle …
.
Année 1994, Tournois des Trois Sorciers, Poudlard, Ecosse.
.
Mon corps subit une transformation pour le moins animale.
J'explosais. Au sens premier du terme. Et quand ma forme humaine réussit à remonter suffisamment à la surface, je pris conscience que je n'étais pas debout mais à quatre pattes. J'avais une fourrure grise d'après ce que je pouvais voir et une queue.
Une queue ! Bordel !
J'étais un putain d'animal qui se déplaçait la truffe collée au sol.
Quand il décida de s'arrêter boire à une flaque d'eau boueuse qui me fila la gerbe, ma conscience humaine pris acte de ce que mon veela était. Et merci Salazar, j'étais assez enfoui sous lui pour ne pas hurler d'horreur et devenir dingue quand je vis à quoi ressemblait mon corps.
Un loup. Immense, d'au moins deux mètres, une espèce de monstre avec une gueule dotée de crocs aiguisés.
Cette constatation me plongea dans un état catatonique que je n'aurais pas su contrôler en étant humain. Là ma rage, s'exprima différemment. Je chassais dès heures durant, parcourais la forêt en long en large et en travers jusqu'à ce que mes coussinets soient douloureux avant d'être suffisamment calmé pour redevenir moi-même.
Mon escapade dans la Forêt Interdite me fit un bien fou. Mon veela se déchaîna et évacua un minimum de pression sans pour autant cesser de me rabâcher que JE l'avais blessée elle. Dans le genre protecteur et primitif, il atteignait des sommets.
Après les derniers évènements, il fallut cependant que je me tienne à carreau. Ma Bête comme je l'appelais dorénavant avait très moyennement apprécié mon comportement.
J'avais attaqué sa compagne et il avait beaucoup de mal à s'en remettre. Il m'inondait le crâne avec ses remontrances à longueur de journée me filant des maux de têtes pas croyables.
Pour me changer les idées, je m'oubliais entre les cuisses lisses, accueillantes et chaudes d'une française dont je ne retenais le nom que le temps de la pousser dans un renfoncement qui abriterait nos ébats.
Même s'il rechignait à prendre une autre qu'elle, il comprit vite que moi aussi j'avais des besoins. Et pour évacuer le trop plein, moi je baisais. Lui, il avait la forêt interdite devenu son terrain de jeu où il prenait un plaisir fou à chasser, à abattre des arbres et à fouiner un peu partout grâces à ses sens ultradéveloppés.
Peu après Halloween alors que sous ma forme veelane je chassais, une odeur inconnue de brûlé titilla mon odorat sensible. Je me dirigeais prudemment vers l'ouest, là où l'odeur était la plus forte, nous étions à quelques jours de la Première Tâche et mon Instinct me souffla que ça n'allait pas être une partie de plaisir pour Potter.
J'éclatais de rire en découvrant les dragons dans des cages qui avaient bien du mal à résister à leurs assauts.
Je déchantais cependant rapidement quand Potter nous livra son spectacle de haute voltige quelques jours plus tard. Ma Bête me souffla qu'il pourrait être un allié de poids, je le muselais sans attendre la fin de sa phrase et m'empressais d'oublier les quelques mots que j'avais entendu dans mon esprit non sans lui répliquer sèchement « Le jour où Potter sera mon allié il gèlera en Enfer ! »
Mon veela avait dans l'idée un rapprochement stratégique avec Potter pour nous rapprocher d'elle. Allez savoir où il avait pêché ça. Je m'y opposais farouchement. Mais pas avec assez de force pour qu'il abandonne cette idée farfelue.
Il me contraignait à suivre de loin et le plus possible sa compagne, il n'était serein que quand elle était dans son champ de vision, ce qui me pesait à un point inimaginable. Mais s'il était apaisé je n'avais plus les sens aux aguets à longueur de journée. Mon corps humain fatiguait vite d'être sollicité plus qu'il n'en avait l'habitude, donc je le laissais faire.
Pour me distraire pendant ces filatures je m'amusais à répertorier tous ses tics, ce qui bien sûr ne plaisait pas du tout à mon compagnon à quatre pattes. Mais j'espérais qu'en faisant la liste de ses défauts, il comprendrait qu'elle n'était ni pour lui, ni pour moi.
Il renforça encore plus sa surveillance quand il décela dans des endroits qui ne lui plaisaient pas du tout une odeur masculine qu'il ne connaissait pas.
Souvent je marchais derrière elle et sous son odeur corporelle qui m'apaisait moi et ma Bête, une fragrance discrète mais constante de bois de santal flottait. Je savais que le savon bon marché c'était Weasley, le nettoyant pour balais et la sueur saine c'était Potter mais le bois de santal était un mystère qui minait mon veela d'autant plus quand nos yeux perçants virent dans le creux de son cou, une rougeur qui n'aurait pas dû s'y trouver.
Il fallut plusieurs heures à mon côté humain pour refaire surface et renvoyer le fauve dans sa cage après ce constat. Je ne me privais pas de l'insulter copieusement, non seulement j'avais raté une après-midi complète de cours mais j'étais en plein milieu de la forêt interdite à poil et sans baguette.
Allez savoir comment je m'étais retrouvé dans cet état. Moi je l'ignorais. Il était tellement furieux que je n'avais aucun souvenir de ce qui c'était passé cette après-midi là. Il me fit peur … et les paroles de Severus me revinrent en mémoire : « Il pourrait faire des choses que tu regretteras »
Le retour jusqu'à mon dortoir allait être comique.
.
0O0O0O0O0O0O0O0O
.
Novembre fila vitesse grand V, non sans apporter son lot d'attaques en tout genre entre moi et le Trio. Les articles de la Gazette écrit par Skeeter me fournissait l'artillerie de base pour attaquer Potter et je m'en donnais à cœur joie, surtout quand une rumeur des plus ... affligeante fit la Une.
« Le cœur d'Harry Potter bat pour Miss Granger. »
Quand mes yeux s'égarèrent sur le titre, une violence sans nom coula dans mes veines. Je m'acharnais encore plus contre lui grandement encouragé par mon veela qui rêvait de déchiqueter le Golden Boy de Poudlard.
Le temps où il envisageait un rapprochement était révolu. Merci Merlin !
Peu de temps avant Noël, Dumbledore nous appris qu'il y aurait un Bal pour sceller l'amitié entre les écoles de sorcellerie. Chacun devait venir accompagner. Evidemment l'autre me répéta en boucle pendant quinze jours d' «inviter notre compagne».
Ce à quoi je répondais invariablement qu'il était hors de question si je voulais rester en vie, qu'un Malfoy apparaisse au bras d'une Sang de ... Née Moldue. Et puis j'étais persuadé que ce genre de frivolités passait largement au dessus de la tête de la Miss-Je-Sais-Tout.
Je l'imaginais passant sa soirée devant un grimoire poussiéreux, lovée dans un canapé de sa salle commune devant la cheminée avec une robe de chambre rose en pilou-pilou sur les épaules pestant contre le raffut que faisait la musique qui l'empêchait de se concentrer sur sa lecture.
C'est pourquoi, en entendant une question de la Belette, je tendis l'oreille :
-Hermione, avec qui tu vas au Bal ?
-Je ne te le dirais pas, tu te moqueras de moi.
Je nageais en plein délire ! Elle allait au Bal ?!
Avec qui ? Eructa mon veela.
Je sortis de l'ombre qui me dissimulait et lançais malfaisant en ignorant la douleur qui me traversa :
-Tu plaisantes Weasley ? Tu ne vas quand même pas me dire que quelqu'un a demandé à ça de l'accompagner ? Une Sang-de-Bourbe aux dents de lapin ?
L'objectif était :
Lui faire cracher le morceau quant à qui l'identité de celui qui l'avait invité.
L'humilier pour qu'elle reste enfermée dans la Tour Gryffondor.
Évidemment Potter et Weasley prirent une jolie teinte rouge brique en entendant mes paroles mais ils furent retenus par celle qui avait toujours à cœur d'éviter les conflits entre nous. Je la vis regarder derrière moi et sourire en agitant joyeusement la main :
-Bonjour Professeur Maugrey !
Instantanément mes sens furent en alerte. Un sentiment de danger m'étreignait à chaque fois que je le croisais et l'odeur fétide du polynectar qu'il exhalait dès qu'il ouvrait la bouche me confirmait qu'il n'était pas ce qu'il paraissait. Je regardais attentivement les alentours sans rien déceler de sa présence ce qui me rendit encore plus nerveux mais j'étais prêt à une éventuelle attaque quand elle ajouta d'un ton cinglant avant de tourner les talons :
-Tu m'as l'air d'une fouine bien nerveuse Malfoy !
Je la regardais partir accompagnée des deux Gryffondors en faisant un énorme travail sur moi-même pour ne pas l'attraper et la plaquer contre le mur le plus proche pour la ...
Je fermais les yeux en inspirant profondément pour contrôler mes pensées.
Mon veela lui se marrait. Clairement heureux qu'elle m'ait remit à ma place tout en saluant la ruse dont elle avait fait preuve.
Mon côté Serpentard lui me signifiait combien il était déçu que je sois tombé dans ce genre de piège.
Moi, au milieu du bordel qui régnait dans ma tête, je pensais que je ne savais toujours pas avec qui elle allait au Bal. Et malgré ma mauvaise foi légendaire, je reconnaissais que j'étais loin de n'en avoir rien à faire et ça, ça ne me plaisait pas du tout.
.
0O0O0O0O0O0O0O0O0
.
Le vingt-cinq Décembre au soir, j'attendais tendu comme jamais ma partenaire pour la soirée. Mon Loup rigola ouvertement quand je vis arriver une Pansy complètement engoncée dans une robe rose bonbon qui la moulait outrageusement.
J'entrais avec la masse des élèves dans la Grande Salle tout en cherchant des yeux le plus discrètement possible sa compagne. La voix de vieille chouette de McGonagall s'éleva dans le hall et les champions firent leur entrée. Il y eu d'abord Delacour au bras d'un Poufsouffle que je ne connaissais pas, puis Diggory avec la chinoise suivit de Potter avec une des jumelles Patil et enfin Krum avec ...
Mes yeux découvrirent avec incrédulité une masse de cheveux bruns relevé en chignon qui dévoilait une nuque ô combien tentante pour mes crocs.
Je ne m'attardais pas sur cette idée pour le moins incongrue et laissais mon regard poursuivre sa course.
La robe bleu pervenche qu'elle portait lui allait à merveille et dévoilait de manière appétissante sa poitrine. À chaque respiration elle se soulevait et se pressait contre le tissu qui se tendait. Chacun des battements de son cœur affolé trouvait un écho dans mon corps. Ils m'électrisaient et mon bas-ventre se gonflait à chaque répercussion que je percevais.
À cet instant j'aurais donné n'importe quoi pour être à la place de cette putain de robe.
Mon regard descendit sur ses hanches rondes qui se balançaient de droite à gauche grâce aux petits talons qu'elle portait. Quand elle passa à proximité de moi, son odeur me percuta de plein fouet et mon corps se tendit.
Mon Loup ne rêvait que d'une chose :
Elle, à quatre pattes la croupe offerte et nous derrière enfoncés au plus profond de sa chaleur, prêts à abattre nos crocs dans la chair tendre entre son cou et son épaule.
Je le laissais fantasmer tout en promenant mon regard avide sur son corps.
Je crus devenir fou en la voyant de dos.
La robe était ouverte et dévoilait une chute de rein à damner un saint. La rondeur de ses hanches et le satiné de sa peau étaient exposés à tous les regards.
Ma Bête rugit et afflua dangereusement à la surface. Je devais quitter la pièce.
Et vite.
Je savais que je ne pourrais le garder en cage si Krum posait les mains sur elle devant moi. Mes yeux étaient déjà certainement jaunâtres si j'en croyais les froncements de sourcils des élèves qui me dévisageaient. Je ne pris pas la peine de m'excuser auprès de Pansy et je m'esquivais sans un regard en arrière.
Je luttais de toutes mes forces pour ne pas perdre le contrôle. La tête entre les mains, assis sur un banc de pierre au milieu du Parc les mots franchirent mes lèvres sans que je ne m'en rendre compte :
-Il faut que ça cesse ... Je ne peux pas passer mon temps à lutter contre de telles pulsions ... Pourquoi moi ?
La colère me submergea et je levais la tête vers le ciel étoilé :
-Oh ! Là haut vous m'entendez ?! Vous avez fait de moi un animal ! Un hybride répugnant incapable de se contrôler et tout ça pour quoi ? Pour protéger une fille?! De quoi, on se le demande ! ... Bordel on est à Poudlard ici ! ... Rien ne la menace à part les escaliers qui n'en font qu'à leur tête !
Je restais un long moment en quête de réponses qui ne vinrent pas. Seul le silence me répondit.
Dépité je me rassis sur le banc et envoyais bouler mon Loup quand il voulut me parler :
J'y suis j'y reste l'Humain, va falloir ...
C'est pas le moment le Loup !
-Severus ... Tu ne peux pas faire comme s'il ne se passait rien !
La voix teintée d'un accent slave de Karkaroff me sortit de mes pensées pour le moins lugubre.
-Depuis plusieurs mois, on la voit de plus en plus nettement ...
-Alors prends la fuite, le coupa mon parrain. Va-t-en je trouverai une explication ...
Les voix des deux hommes décrurent et finirent par ne plus être audibles même pour mes oreilles sensibles.
Tiens, tiens ... Karkaroff et Severus discutant à l'abri des regards et des oreilles indiscrètes. Leur échange fit fonctionner mon cerveau ... ils parlaient certainement de la Marque ... moi même j'avais vu celle de mon père cet été reprendre forme et bouger amenant un rictus de douleur vite refoulé sur son visage.
Et puis après ce qui c'était passé à la Coupe Du Monde, il fallait être sourd, aveugle et muet pour ne pas ressentir la montée en puissance de la Magie. Même Poudlard avait renforcé son champ magnétique et ce sans qu'aucun sorcier n'intervienne.
Mon nouveau statut me rendait sensible aux changements. Et quelque chose se préparait dans les Ténèbres, je le sentais mais j'ignorais d'où viendrait l'attaque et quelle forme elle prendrait.
.
0O0O0O0O0O0O0O0O
.
Quand le jour de la Seconde Tâche arriva, je pris place avec mes camarades de maison sur les estrades sur pilotis qui avaient été installées au bord du Lac. Je cherchais des yeux dans la foule, ma Gryffondor mais elle restait introuvable. Je pariais sur le fait qu'elle était en train de materner Potter avant le grand plongeon.
L'arrivée des champions et la découverte de leur épreuves fit frissonner la foule autour de moi.
« Ils auront une heure pour reprendre ce qui leur a été enlevé ».
Une fois qu'ils furent tous à l'eau, me regard se perdit dans le vague. J'appréciais le fait de ne plus sentir mon Loup en permanence. Il avait compris la leçon depuis le soir du Bal. Il se faisait petit et en échange je le laissais sortir dès que j'en avais l'occasion. On était arrivé à un compromis qui satisfaisait les deux parties.
Je fus brusquement ramené à la réalité par mon Loup qui se redressa dans mon corps, tout les sens aux aguets. Sous ma forme lupine, j'aurais été en position d'attaque : l'arrière train ramassé sur mes pattes arrière, prêt à bondir sur l'ennemi, les babines relevées et le poil hérissé.
Je scrutais ce qui se passait autour de moi mais ne notait rien d'anormal.
La fanfare faisait un bruit d'enfer, la foule chantait pour passer le temps ...
Danger ... Protéger !
Je quittais immédiatement ma place et fendait la foule sous les regards interrogateurs de mes camarades de Serpentards. J'arrivais rapidement sur la plateforme qui surplombait le lac quand Krum à moitié métamorphosé en requin jaillit des eaux avec entre ses bras Granger qui aspirait à grande goulée de l'air.
Je muselais ma Bête pour l'empêcher de se jeter sur elle, mais je ne pus résister au besoin vital de m'approcher dès qu'elle fut sur la terre ferme.
Je notais avec satisfaction que l'infirmière lui mettait une couverture sur les épaules et la frictionnait pour qu'elle se réchauffe. Le comportement de Krum me mit les nerfs à vif, il était trop près d'elle et ça ne plaisait ni à ma bête ni à moi même. Cependant je remarquais avec satisfaction qu'elle ne lui accordait pas beaucoup d'attention :
-Tu as un scarabée dans les cheveux Her-mion-eeeuuu !
Je la vis chasser l'insecte d'un revers de main avant de se tourner vers Potter. Intrigué, je suivis du regard la bestiole et mon odorat ne me trompa pas. Ainsi la journaliste à la plume acérée était un Animagus ... Toujours bon à savoir.
Je me détournais du Trio et retournais vers mes camarades qui me demandèrent pourquoi j'étais parti. Je répondis que je n'avais pas résisté à l'idée de commenter le dix sur dix de Potter.
Les rires gras résonnèrent autour de moi et j'emboitais le pas aux élèves qui rentraient au château sans un regard en arrière pour une certaine Gryffondor.
Je repris ma surveillance habituelle, dans l'ombre.
Je la suivais dans les couloirs regrettant de ne pas pouvoir l'approcher de plus près mais je luttais contre mes instincts pour le plus grand malheur de mon veela.
Celui-ci avait repris du poil de la bête et me faisait clairement savoir qu'il était en manque d'elle en m'envoyant en continu des images pour le moins explicite de ce qu'il rêvait de lui faire et malheureusement pour moi, mon corps d'homme réagissait on ne peut plus positivement.
Je me retrouvais donc quasiment toutes les nuits dans la forêt interdite pour évacuer la pression. Au moins quand il était occupé à chasser toutes sortes de bestioles, il me foutait la paix avec Granger.
Au cours d'une de ces traques nocturnes, mon odorat releva une odeur qui ne m'était pas inconnue. Je reprenais forme humaine et grâce au sac en toile qui était attachée à ma cheville et qui contenait ma baguette, je fis apparaître des vêtements. Je m'approchais doucement de ma cible et la cueillais au sol par surprise un sourire mauvais sur les lèvres et une idée derrière la tête :
-Miss Skeeter, que diriez-vous d'une actualité pour le moins croustillante sur Potter ?
Le lendemain je lisais avec joie la Une de la Gazette :
Harry Potter : Perturbé et Dangereux.
J'étais assez fier de mon coup. L'article racontait en détail comment il avait littéralement pété un câble en divination quelques jours auparavant, en se roulant par terre tout en tenant son crâne entre ses mains. J'avais rajouté force de détails plus ou moins vrai, le fourchelang, le club de duel de seconde année, la chambre des secrets ... Bref tout ce qui le ferait sortir de ses gonds et j'attendais avec impatience le résultat.
Mon instinct avait essayé de tempérer mes ardeurs en insinuant que le « pétage de câble » n'était peut-être pas ce qu'il paraissait. Il eut le temps de tenter un « Voldemort est peut-être derriè ... » avant que je ne lui renvoie un cognard en pleine tête pour le faire taire.
Sur ces évènements le 24 Juin arriva vite.
Je me trouvais dans les gradins du stade de Quidditch réaménagé pour la Troisième et dernière Tâche en labyrinthe. Mon épiderme me chatouillait depuis quelques jours en continu. J'étais persuadé que quelque chose allait se passer mais je ne savais pas à quoi m'attendre.
Je me calmais un peu quand je vis Granger avec Weasley dans les gradins opposés au mien. Au moins elle ne serait pas de la partie. C'était déjà ça.
Les champions entrèrent chacun leur tour dans le labyrinthe et disparurent de mon champ de vision. Comme lors de la Tâche précédente, l'ennui me gagna rapidement.
Une première gerbe d'étincelle rouge fendit le ciel et le faux Maugrey ramena Delacour, inconsciente. Peu de temps après une deuxième gerbe jaillit de la végétation et Krum fut sortit stupéfixé.
Cependant, son regard vitreux attira mon attention.
Je connaissais très bien ce type de regard totalement hagard. Ma mère avait le même quand mon Père la contraignait sous Impérium.
Mon Instinct s'agita.
Et soudainement une violente décharge de Magie Noire me fit frissonner.
Je vis Karkaroff porter sa main droite sur son avant bras gauche en grimaçant de douleur. Je cherchais immédiatement des yeux mon parrain. Les muscles de sa mâchoire tressaillaient, seul signe visible de la douleur qui lui fendait le corps. Une seconde plus tard, le Slave faisait volte-face et quittait le stade au pas de course sous le regard dédaigneux de Severus.
Il était revenu.
Au moment même où cette pensée traversa mon esprit, le regard bleu de Dumbledore se posa sur moi et je sus qu'il savait.
Il avait lui même senti la montée en puissance de la Magie Noire dans l'atmosphère et il savait que je savais.
Ça c'était mauvais.
Son regard me sondait sans que je ne puisse détourner le mien. Il cherchait à comprendre comment un sorcier de Premier Cycle pouvait avoir perçut ce phénomène.
L'arrivée de Potter me sauva la mise.
L'odeur de son sang et de la mort me percuta de plein fouet. Il était avec Diggory mais je ne percevais qu'un seul battement de cœur.
Je reniflais et perçut l'odeur salée des larmes de mon ennemi.
La clique ministérielle et Dumbledore se précipitèrent. Potter fut emmené à l'écart. On fit évacuer les gradins et on nous consigna dans nos Maisons respectives jusqu'à nouvel ordre.
C'est le lendemain que l'on apprit ce qui s'était passé dans le labyrinthe.
Dans des termes on ne peut plus simple le Directeur annonça le retour de Voldemort et le fait que le Ministère de la Magie avait choisi d'ignorer l'évidence.
La Grande Salle frissonna à l'unisson.
À ma table, personne ne but à la santé de Diggory. On savait tous ce qui nous attendait cet été. On n'avait peut-être pas vécu la Première Guerre mais on connaissait l'Histoire.
Nos pères, nos mères, nos familles allaient devoir s'incliner devant le Maître sous peine de sanction et qui dit sanction dans notre milieu dit la plupart du temps un avada.
À notre retour chez nous, rien ne serait plus pareil et on avait beau adhérer aux idéaux, nous n'étions pas tous prêts à sauter à pieds joints dans l'abîme. Moi le premier.
Mon veela m'envoya une dose de courage bienvenue et me souffla :
Les choses sérieuses commencent.
Je ne lui répondais pas. Il avait raison.
Le lendemain, je pris place dans le Poudlard Express la peur au ventre. Je n'arrivais pas à faire taire ce sentiment de danger qui m'étreignait depuis la Troisième Tâche.
La promiscuité et les discours qui se voulaient enthousiastes en façade sur le retour du Seigneur des Ténèbres me portèrent vite sur le système. Je quittais le compartiment réservé aux Serpentards et remontais le train en direction de la locomotive quand en passant devant une porte je captais une conversation qui me fit sourire :
-Exactement, et Krum a trouvé un scarabée dans mes cheveux. C'est comme ça qu'elle arrivait à récolter ses informations. Je lui ai dit que je la laisserais sortir du bocal quand nous serions à Londres mais avec l'interdiction d'écrire pendant au moins un an sinon je la dénonçais comme Animagus non déclaré au Ministère.
Ainsi la petite Gryffondor avait percé le secret bien gardé de la journaliste et ce sans aucun sens surdéveloppé. Décidément, le cerveau de Granger était vraiment brillant. Mais pas assez pour se rendre compte que les récents événements la mettaient en première ligne en cas de bataille rangée. Je poussais donc la porte du compartiment et collait sans trop avoir à me forcer un air menaçant sur mon visage :
-Tu as choisi le camp des perdants Potter ! Je t'avais dit de faire attention aux gens que tu fréquentes en première année, tu te souviens ? Je t'avais dit de ne pas traîner avec ce genre de racaille !
Pour être sûr qu'il me comprenne bien je la désignais d'un signe de tête.
-Trop tard Potter ! Elle sera la première à partir maintenant que le Seigneur des Ténèbres est de retour. Les Sang-De-Bourbe et les amoureux des Moldus en premier !
Le regard interloqué de Granger me fit comprendre qu'elle trouvait mon comportement étrange. Pour faire bonne mesure je tempérais mes mises en garde en finissant par une pique qui ferait sortir Potter de ses gonds :
-Enfin ! En deuxième, c'est Diggory qui a été le prem ...
Je vis la lueur meurtrière dans son regard et je sus que j'allais prendre cher. Je laissais son sortilège m'atteindre et me mettre K.O. Si je répliquais s'en était fini de mon anonymat. Sous le coup de la colère, je pouvais développer une puissance magique dangereuse.
Je m'écroulais au sol et la porte du compartiment se referma.
Quand je me relevais, nous étions proches de Londres.
L'insouciance de l'enfance était révolue. J'allais devoir jouer un jeu serré coincé entre ma Famille et mon Veela.
Le double-jeu, le vrai, commençait.
.
0O0O0O0O0O0O0O0O0
.
Voilà pour aujourd'hui.
Alors qu'en avez-vous pensez ? Comment avez-vous trouvé le bal ?
Les prochains chapitres seront plus sombres … On passera du côté obscure de la Force ^^ …
En attendant je souhaite un JOYEUX NOËL à toutes ^^ Profitez bien du réveillon et vive le Père Noël ^^ !
Merci à Aë qui fait un boulot remarquable sur cette fiction … ^^
Place aux rar's :
Jenifael09 : Moi aussi j'ai ri en écrivant ce passage ^^ ! J'espère que ce chapitre t'aura plu ^^ Joyeux noël.
Missfurba : Olalala mais quelle longue review ! Merci ! Alors comment as-tu trouvé le bal ? Quand tu te lanceras dans l'écriture se sera un plaisir de te lire ^^ ! Joyeux Noël.
HeliaH : Merci ! Drago original tu dis ? Alors mission accomplie pour moi ^^ C'était le but ^^ … Alors ton verdict concernant le bal ? Joyeux Noël ^^
Aangel-21 : Merci beaucoup ^^ ! Merci de ton soutien ^^ ! Joyeux Noël à toi !
Nyxie Estrella : Merci du fond du cœur ! Je suis vraiment contente que tu ai aimé l'originalité de cette fic'. J'en avais marre des histoires où Dray et Mione tombent amoureux en deux chapitres alors ici je voulais faire les choses dans les règles ! Ils vont en baver tous les deux pour notre plus grand plaisir ! Joyeux Noël à toi !
Harry : Olala si tu savais ce que notre Dray va en baver dans les prochains chapitres … Le pauvre je le plains ! Alors comment as-tu trouvé le bal ? Je crois que tu l'attendais avec impatience ^^ ! J'espère que ce chapitre t'as plu ^^ ! Joyeux Noël à toi !
Loupa4 : Ah je sais que c'est cruel mais c'est pour tenir le lecteur en haleine ^^ ! J'espère que ce chapitre t'a plu ! Joyeux Noël ^^ !
