Disclaimer : Seul certains personnages m'appartiennent, les autres sont le fruit de l'imagination de J.K. Rowling.

Avertissement : Présence de langage cru, de scène de sexe et de violence. RELATION HOMOSEXUELLE et THREESOME, vous êtes prévenus.

Note : Je n'ai pas de Beta Reader pour le moment, toute proposition sera la bienvenue :)

Bonne lecture !

Chapitre 4 : Big jet plane

Quelques jours plus tard, Ginny était de sortie. Elle adorait faire les boutiques, essayer toutes sortes de vêtements, acheter des tenues des plus sexy au plus décontractées puis rentrer chez elle pour les réessayer et s'admirer dans le miroir en toute tranquillité. Mais par-dessus tout, Ginny adorait se rendre dans les magasins de disques. Elle pouvait y rester des heures, passer en revue tout les CDs du magasin avant de trouver la perle rare. Elle aimait toute sorte de musique, du classique au métal, du rap au reggae en passant par l'électro.

Alors que son regard concentré voyageait sur les étalages colorés de pochettes de CDs, La rouquine remarqua une jeune femme grande et mince avançant vers elle à grands pas, un sourire radieux collé sur son visage qui lui était familier.

« - Ginny ! Mon dieu, je…..Ah, quelle joie de te revoir ! fit la jeune femme en enlaçant Ginny.

- Salut Hermione…contente de te revoir aussi…. »

Le ton de la rouquine n'était pas aussi enjoué que celui de son ami, il était même plutôt froid et hésitant. La jeune femme quant à elle, rayonnait, elle semblait ravie de revoir Ginny. Elle possédait de longues jambes fines et élancées, mises en valeur par une robe courte bleu nuit et serrée à la taille, et une paire de talons fermés noirs. Une chevelure brune et épaisse ondulait autour de son visage aux traits fins, au centre duquel brillaient deux grands yeux noisette.

« - Ça fait tellement longtemps….des années même ! S'enthousiasma Hermione.

- Euh…4 ans à vrai dire… »

- Mon dieu, je n'espérais pas te revoir un jour….Comment vas-tu ?

- Je vais bien, j'ai arrêté le mannequinat. Je…je cherche un autre emploi à présent.

- Oh je vois. Winfield, m'a justement parlé de toi il y a peu. Il te regrette tu sais…D'après lui, tu étais l'un des plus beaux modèles de sa carrière. Et quand je te regarde je me dis qu'il a raison…Tu n'as pas changé Ginny, tu es vraiment belle.

- Je te remercie Hermione mais Mike n'est rien d'autre qu'un connard. Je me demande bien pourquoi tu continues à travailler pour lui !

- Je n'ai rien d'autre Ginny…Il faut bien que je gagne ma vie.

- Si, tu es une femme très intelligente !

- Tu ne peux pas savoir à quel point je suis contente que tu l'ais enfin remarqué ! Taquina Hermione, dans l'espoir aussi de changer de sujet. »

Ginny sourit, amusée. Elle était tout de même contente de retrouver sa vieille amie. Même si, au début, elle avait eu peur que celle-ci n'essaye de la convaincre de retourner travailler pour Mike Winfield. Elles discutèrent un moment, de tout et de rien, puis Ginny proposa à Hermione de prendre le déjeuner avec elle, celle-ci accepta de bon cœur.

Elles se quittèrent aux alentours de quatorze heures, se promettant de se revoir d'ici peu pour aller faire les boutiques ensemble. Ginny rentra à l'appartement de Harry, elle alla poser les sacs pleins de vêtements et de CDs dans leur chambre puis retourna s'affaler sur le canapé du salon.

Elle s'alluma une cigarette, pensive. Où pouvais bien être Harry ? Elle aurait aimé le trouver dans l'appartement en rentrant, et faire l'amour pourquoi pas…

Elle avait l'impression que rien n'avais changé entre eux. Ce qu'elle avait fait n'avait rien changé. D'un côté, c'était une bonne chose, Harry l'acceptait malgré ce qu'elle lui avait fait endurer. Mais leur relation était trop fade à son goût. Tout était redevenu comme avant, et bientôt ils auraient une pitoyable dispute parce que Ginny n'a toujours pas trouvé de travail. Rien de plus médiocre, habituel, normal.

« Harry ne pense surement pas à moi en ce moment….se dit-elle. Je l'aime. Je l'aime à en crever et lui ne voit rien. Il se contente de se que nous avons. Mais je n'ai pas l'intention de lui laisser le choix. »

Elle écrasa sa cigarette dans le cendrier et se leva brusquement. Quelques minutes plus tard, elle tapait à la porte de Drago.

Contre toute attente, c'est une jeune femme qui lui ouvrit. Ginny la considéra un instant, sans dire un mot. Elle n'était vêtue que d'un simple ensemble de souvêtements noirs. Très sexy, pensa Ginny. Mais quelque chose dérangeait chez la jeune femme aux cheveux noir, elle avait un aspect tellement juvénile… Pourtant, son ton froid et cynique fit penser tout le contraire à Ginny.

« - Je peux vous aider ? Déclara la jeune femme en dévisageant la rouquine.

- Oui, je veux voir Drago.

- Je suis désolé mais Drago est occupé pour le moment, repassez plus tard, répondit-elle en faisant mine de refermer la porte avec un grand sourire hypocrite »

Ginny la reteint fermement, le regard menaçant.

« - Non. Je veux le voir maintenant. »

Soudain l'objet de leurs pensées apparut derrière la jeune femme.

« - C'est bon laisse, retourne dans la chambre, fit-il d'un ton autoritaire. »

Elle s'exécuta non sans envoyer un regard noir à Ginny. Le ton de Drago se radoucit en s'adressant à la rouquine.

« - Je suis désolé, viens rentre…dit-il en s'écartant pour la laisser passer. »

Ginny pénétra dans l'appartement de Drago avec un sourire amusé.

« - Qui est cette jeune fille ? Demanda-t-elle sans se défaire de son sourire.

Oh personne d'important, un coup d'un soir, qui se sent un peu trop chez elle. »

Ginny ricana.

« - Tu veux boire quelque chose ?

- Un martini si tu as.

- Bien sur, suis-moi. »

Ils se rendirent dans le salon où Drago invita Ginny à s'assoir sur un des canapés blancs. Il alla dans la cuisine, puis revint rapidement avec deux verres de martini, dont un qu'il tendit poliment à Ginny.

« - Qu'est ce qui t'amène ici ? Demanda le blondinet.

- Oh rien de spécial. Je suis allé en ville ce matin, j'ai fait quelques emplettes. J'ai croisé une ancienne collègue à moi, nous avons mangé ensemble puis je suis rentrée. Je n'avais rien à faire, alors je me suis dit, pourquoi ne pas rendre visite à Drago ? Mais peut-être je dérange…Dit-elle, faussement gênée.

- Non, au contraire. Rassure-toi. Cette gamine commence à me taper sur les nerfs… »

La gamine en question fit son entré dans le salon, habillée cette fois. Elle contourna le canapé et alla embrasser Drago.

« - J'ai des choses à faire, je repasserais. A bientôt golden boy… »

Elle se retourna, et se dirigea vers la porte sans adresser un regard à Ginny.

« - C'est ça…marmonna Drago en ricanant »

Elle s'effaça dans le couloir avec un signe de main nonchalant. Drago soupira en entendant le bruit de la porte se refermer.

« - Merci Ginny…

- Je t'en pris. Dis tu ne saurais pas où est Harry par hasard ?

- Non, pourquoi ?

- Eh bien je ne l'ai pas vu depuis ce matin huit heures.

- Oh ne t'inquiète pas, il va bien rentrer ce soir.

- Certainement. En tout cas, tu as de bien meilleurs goûts que lui en matière de décoration, déclara Ginny, en détaillant la pièce.

- En effet oui, ria Drago…

- Mais assez parlé de lui, je t'ai apporté quelque chose. Je pense que ça va te plaire. »

Elle sortit un petit paquet en papier de son sac à main. A l'intérieur, une magnifique chemise d'une couleur bleu gris très classe, qui s'accordait parfaitement avec les yeux de Drago. Elle la déplia pour la montrer au blondinet. Celui-ci parut abasourdi.

« - Je l'ai acheté ce matin. J'espère qu'elle te plait …

- Merde, Ginny, elle est vraiment très belle. Il ne fallait pas.

- Hm… je sais que tu ne mérites pas qu'on t'offre de cadeau, vilain garçon, dit-elle sur un ton taquin. Mais dès que je l'ai vue elle m'a fait penser à tes yeux, alors je l'ai prise.

- Merci, Ginny.

- Je t'en pris, tu veux bien l'essayer ?

- Bien sur. »

Après avoir pris la chemise dans ses mains afin de mieux la détailler, il la posa sur le canapé, se leva et retira son tee-shirt. Ginny se leva à son tour et s'approcha de Drago, très prés de Drago.

Elle laissa son regard descendre le long du torse imberbe et finement musclé du blond. En matière de beauté, Drago était l'opposé de Harry. Le brun possédait un charme fou, son regard était doux et vif à la fois, voilé par de longs cils noirs. Sa musculature était plus imposante que celle du blond. Ce dernier démontrait une beauté plus discrète mais aussi plus pure. Ses yeux n'attiraient pas le regard, mais quand on y faisait attention, la couleur de son iris semblait tellement profonde, semblable au ciel un soir d'orage. Mais la particularité de Drago était incontestablement ses cheveux d'un blond cendré rare.

Ce dernier remarqua le regard insistant de Ginny posé sur lui, mais ne dit rien. Celle-ci posa ses doigts au centre du torse du blond et descendit lentement, effleurant la peau douce et laiteuse. Drago, impassible, attrapa la chemise la tendit à Ginny qui plongea son regard dans le sien avant de la prendre. Elle passa derrière Drago, lui enfila les manches, puis revint face à lui pour boutonner la chemise, prenant bien soin de laisser trainer ses doigts sur la peau blanche. Elle lui arrangea le col, et caressa la peau douce de son cou. Leurs corps s'étaient considérablement rapprochés, partageant leur chaleur.

Soudain, Drago reprit ses esprits et s'écarta rapidement.

« - Alors, elle me va bien ?

- Oui, très bien. »

Drago se regarda alors dans un des miroirs du salon, cachant du mieux qu'il pu sa gène du à leur soudain rapprochement.

« - Très jolie… Merci.

- Je reprendrais bien un martini. »

Le soir même, Harry sorti du même vieil immeuble qu'il y a quelques jours. Une cigarette à la bouche et le regard vague, il semblait perdu dans ses pensées, en pleine réflexion. Il avait accepté l'offre de Keitel. C'est vrai qu'il avait toujours était attiré par les armes, et Harry était doué pour le relationnel, il savait marchander, et rester discret tout en étant efficace. Si Keitel lui avait confié cette mission ce n'était pas pour rien. Ce dernier aussi savait qu'il pouvait tirer de gros bénéfices avec Harry et sa gueule d'ange à la tête du trafic avec l'Ukraine. Il savait aussi qu'il mettait Harry en danger, mais cela l'importait peu à vrai dire.

A peine arrivé à l'appartement, une rousse en furie lui sauta pratiquement dessus, prête à lui arracher les yeux.

« - Il est pratiquement une heure du matin, est ce que je peux savoir ce que tu foutais ? Cria Ginny, bouillonnant de rage.

- Oh je t'en pris calme toi ! Si on peut même plus sortir maintenant ! »

Harry pénétra dans son appartement, enleva son blouson, et se dirigea vers la cuisine, suivit de très prés par Ginny.

« - Où étais-tu ? demanda Ginny le ton menaçant.

- Au nom du ciel, j'étais chez Drago !

- Ne me mens pas ! ! Lui-même ignorait où tu étais ! »

Harry se servit un verre de whisky en ignorant sa remarque, puis se retourna vers Ginny avec un sourire amusé.

« - Ôte tout de suite ce sourire de ton visage ! Tu as été voir une autre femme c'est sa ? Tu as en assez, tu ne me désires plus ? Fit Ginny d'un ton désespéré.

- C'est une crise de jalousie ? Demande Harry sans se défaire de son sourire.

- Harry, où étais-tu ?

- Comme tu l'as dit. Chez une femme. Une jolie blonde, d'une trentaine d'année. Très experte si tu vois ce que je veux dire… »

Le visage rougit par la rage, Ginny s'approcha de Harry et fit mine de le gifler. Celui-ci retint son poignet fermement, le regard dur.

« - Arête tes conneries, j'étais chez un ami ! »

Ginny le plongea son regard dans le sien, essayant de lire le mensonge dans ses yeux. Harry Lâcha alors son poignet et retourna au comptoir de la cuisine pour prendre son verre.

« - Keitel ? Fit la rouquine d'un ton satisfait.

- Comment est-ce que tu connais son nom ? Demanda vivement Harry.

- Je t'ai entendue parler de lui avec Drago l'autre jour. C'est à lui que tu dois de l'argent ? Combien ?

- Plus rien. Je suis allé tout lui rendre ce soir, menti Harry. »

Harry soupira, et bu une longue gorgée de Whisky.

« - Ginny, Keitel ne doit jamais te voir. Il ne doit jamais savoir qui tu es, tu m'as bien compris ? Si il sait que tu es ma copine, que nous vivons ensemble en cas de problème il est capable de faire pression sur moi avec toi. Je ne veux pas que tu sois en danger à cause de moi.

- En danger ? En cas de problème ….mais Harry c'est qui ce mec ? Tu fabriques quoi avec lui ?

- Je ne fabrique plus rien avec lui, je lui ai rendu tout ce que je lui devais mais maintenant c'est fini. Seulement, on ne sait jamais, il me connaît bien… Il pourrait….avoir besoin de moi. Et je ne veux pas qu'il m'oblige à faire quoi que se soit en t'utilisant tu comprends ? Alors s'il te plait oublis cet homme, oublis son nom. Pour le moment il n'a absolument aucun moyen de pression sur moi. »

« Il n'en a pas besoin….pensa Harry amèrement. »

Plusieurs jours s'étaient écoulés depuis que Harry avait parlé de Keitel à Ginny. Cette dernière avait enfin décroché un poste de serveuse dans un petit restaurant de la ville. Ce n'était pas vraiment ce qu'elle avait envi de faire pour le reste de sa vie, mais elle s'en contenterait, le temps de trouver mieux.

Ce soir là, Ginny était de service, les garçons en profitèrent donc pour aller boire un verre entre amis. Ils rejoignirent donc Blaise Zabini, un bel homme noir et imposant, et Théodore Nott, beaucoup moins imposant, le teint blafard et les cheveux fins et noirs, dans un bar de la ville.

Un bon nombre de verres plus tard, à une heure bien avancée de la nuit, Harry et Drago décidèrent de rentrer, ils dirent au revoir à leurs amis et s'enfoncèrent dans les rues sombres.

« - Ah ça m'a fait plaisir de les revoir ! Déclara Drago

- Oui, moi aussi… »

Après un moment d'hésitation, Harry continua :

« - Drago je voudrais te dire quelque chose….

- Eh bien vas-y qu'est ce que t'attends ?

- Ben voilà…enfaite…je t'ai menti. J'ai pas totalement arrêté mes affaires avec Keitel… »

Drago s'arrêta net et lui lança un regard noir.

« - Je t'écoute !

- Il m'a proposé d'intégrer son réseau de trafic d'armes, pendant qu'il sera en mission en Ukraine. Je me chargerais de l'export vers l'Europe, mais tu sais je serais en sécurité, Il a beaucoup de relations…

- Mais j'en ai rien à foutre de ses relations ! Hurla Drago. Tu te fous de ma gueule, t'avais dis que tu recommencerais pas !

- Calme toi Drake, je te jure c'est rien….je…pas la peine de se mettre dans cet état ! »

Drago, rouge de fureur attrapa le col de Harry et le plaqua contre le mur le plus proche. Sous l'effet de surprise, le brun ne put réagir et se tête frappa violement contre le mur.

« - Ah ! Putain Drago !

- Tu vas bien m'écouter Potter, siffla Drago la voix menaçante. Tu vas aller dire à l'autre graisseux que tu refuses son offre, que tu as changé d'avis. Bordel, mais…Qu'est ce qui t'as pris ? »

Drago relâcha brutalement Harry. Il ne comprenait pas sa décision, il se sentait trahi, déçu.

« - Hors de question, c'est impossible…répondit Harry. Drake, c'est une affaire immense ! Une chance qui ne m'a jamais été offerte ! Je ne veux pas passer à côté…

- Ginny avait raison…Tu es trop gourmand Harry, tu en veux toujours plus ! Peut être que tu aurais du purger ta peine jusqu'au bout. Apparemment deux ans et demi en prison ça t'as pas suffit. »

Et Drago le planta là, disparaissant rapidement dans les ruelles obscures. Harry soupira, bon dieu mais qu'est ce qu'il lui avait pris d'en parler à Drago. C'était évident qu'il réagirait de la sorte. Mais cela lui faisait mal. Harry se demandait pourquoi quand quelque chose lui souriait dans sa vie, il fallait qu'une autre lui tourne le dos.

Il resta une heure à errer dans la ville plongée dans la nuit noire, se demandant s'il devait ou non refuser l'offre de Keitel, comment celui-ci réagirait s'il changeait d'avis, pourquoi Drago l'avait si mal pris…Tant de questions tournaient dans sa tête, il était trop tard, et Harry était trop fatigué. Il fallait qu'il rentre, il réfléchirait à tout ça le lendemain.

Mais, inconsciemment, ses pas le dirigèrent vers l'appartement de Drago. Quant il s'en aperçu, il était trop tard pour faire demi tour, et de toute façon, Harry n'en avait aucune envie. Il sonna.

Le blond lui ouvrit, vêtu d'un simple boxer noir. Harry, le regard troublé, ne put dire un mot. Il aurait voulut lui dire qu'il était désolé, qu'il renoncerait à son affaire. Qu'il ne voulait pas le décevoir parce que c'était la seule personne qui l'avait toujours considéré. La seule personne qui l'aimait, vraiment. Mais il resta planté devant la porte, sans un mot.

Drago soupira et le laissa entrer, le visage fatigué. Ils se rendirent dans le salon, le blond sortit une bouteille de whisky et deux verres. Assis l'un à côté de l'autre, ils buvaient sans échanger un mot, seuls leurs regards parlaient.

Soudain, Drago passa une main dans les cheveux de Harry, et dans un élan de tendresse il l'embrassa sur la tempe.

« Tu n'es qu'un enfant… »