Chapitre 3 : Poudlard.
Harry se réveilla de bonne heure le lendemain matin. Il savait qu'il faisait jour, mais il garda les yeux fermés, même si cela ne lui aurait servis à rien des les ouvrir. Dans un demi-sommeil, il se demanda s'il n'avait pas rêvé, si le géant nommé Hagrid existait bien, s'il n'allait pas se retrouver dans son placard lorsqu'il se lèverait.
Il entendit alors frapper des coups.
"C'est bien ce que je pensais." Marmonna-t-il. "Tout cela n'était qu'un rêve. Voilà la tante Pétunia qui cogne à la porte du placard pour me réveiller."
Tap ! Tap ! Tap !
Résigné, il se redressa. Il sentit le gros manteau d'Hagrid glisser de ses épaules.
Après avoir cherché sa canne à tâtons Harry ce dirigea vers l'origine du bruit, la fenêtre.
Il chercha la poignée, et à peine avait-il ouvert la fenêtre que quelque chose s'engouffra dans la masure en faisant tomber Harry. Sous le choc, Lassie, ou plutôt la magie, montra à Harry une chose ressemblant à un oiseau, s'attaquer au manteau de Hagrid.
"Hagrid !" S'exclama Harry. "Il y a quelque chose qui s'attaque à votre manteau."
Se dernier ouvrit timidement un œil suite à l'étrange commentaire d'Harry pour apercevoir un hibou ainsi qu'un journal qui était tombé pas loin de sa propre tête. Il allait dire à Harry de le payer avant de ce rappeler qu'Harry ne savais pas ce qu'était une noise, et Hagrid doutait fort qu'Harry puisse différencier le bronze de l'or d'un simple touché.
"C'est bon maudit volatile." Grogna Hagrid. "Arrête ton cirque je vais te payer."
À la surprise d'Harry, le volatile s'arrêta.
Après plusieurs grognements matinaux Harry entendit comme un bruit de tirelire et l'oiseau s'envola par la fenêtre en même temps que la magie guide d'Harry.
"Il voulait qu'on le paye pour le journal qu'il a ramené." Expliqua Hagrid. "D'ailleurs approche. Je vais te faire un petit cours rapide sur la monnaie sorcière."
Voulant en savoir plus sur le monde magique, Harry ne se fit pas prier.
"Tend ta main." Dit Hagrid "Ceci et un gallion…" Hagrid posa un disque métallique dans la main d'Harry. "Ceci une mornille…" Il posa un second disque plus petit. "Et enfin une noise…" Un troisième disque encore plus petit atterri dans la main d'Harry. "Ceux sont là les trois valeurs de monnaie différente des sorciers, il n'y en a pas d'autres." Pendant qu'Hagrid lui expliquait la monnaie de son nouveau monde, Harry étudiait avec ses mains les pièces afin de les mémoriser. "Un gallion d'or est égales à dix-sept mornilles d'argent et une mornille d'argent est égale à vingt-neuf noises de bronze. C'est bon c'est retenue ?"
"Oui, Hagrid."
"Bien. On mange un morceau et direction Poudlard."
"Comment allons-nous nous y rendre ?" Demanda Harry
"J'ai un portoloin." Répondit Hagrid "On sera la bas en quelque secondes. Enfin façon de parler. On ne peut pas atterrir directement à Poudlard, il y a des protections empêchant cela. Il faut d'abord passer par Pré-au-lard le village avoisinant Poudlard, et faire le reste de la route à pied."
"C'est quoi un portoloin ?" Demanda Harry
Hagrid soupira. La journée allait être longue.
Albus Dumbledore était confortablement installé dans le fauteuil de son bureau et regardé avec un léger amusement sa directrice adjointe faire les cent pas.
"Calmez-vous Minerva."
"Comment voulez-vous que je me calme Albus ?" Répondit-elle sèchement. "Je ne compte plus le nombres d'hiboux que j'ai envoyé pour joindre le jeune Potter. Et même après que vous ayez envoyé Hagrid, nous n'avons toujours pas eu de réponse de lui."
"Je suis sur qu'ils vont tous les deux biens." S'exclama Albus. "Hagrid dans sa joie de retrouver Harry a simplement du oublier de nous envoyer son hibou, c'est tout."
Minerva allait répliquer quand on frappa à la porte.
"Entrez !" Lança Dumbledore.
Tous les deux virent Hagrid entrer.
"Ah, Hagrid on se demandaient pourquoi vous n'aviez pas encore envoyé de hibou. Vous avez réussi à trouver Har…" Le directeur ne fini pas sa phrase car Hagrid venait de se pousser, pour laisser passer Harry Potter.
Le garçon était plus maigre et plus petit que ce à quoi Albus s'attendait. De plus il portait un drôle d'accoutrement. Des vêtements moldus deux à trois fois trop large pour lui, des chaussures à moitié troué, des lunettes de soleil et le plus intrigant une sorte de bâton de pouvoir entièrement blanc mais tenue à l'envers, car le pommeau était diriger vers le sol.
Se fut Minerva qui brisa le silence du à la présence du jeune homme. "Hagrid ! Qu'est-ce que monsieur Potter fait ici ? Vous deviez l'aider à faire ses achat pour l'année scolaire et ensuite le ramener à son domicile et non à Poudlard."
"Je vais vous expliquer Professeur McGonagall." Répliqua Hagrid.
Le ton dans la voix d'Hagrid choqua Albus et Minerva. Il y avait de la colère dedans. Mais c'était à n'y rien comprendre. Hagrid est la gentillesse incarnée. Il a certes des défauts, mais pas celui d'êtres colérique. Que c'était-il donc passé pour réussir à sortir le bon Hagrid de ses gongs.
Harry ne fit pas attention à la conversation des trois personnes, vus qu'Hagrid se contentait de répété ce que lui avait dit Harry, ce dernier étant fasciné par son environnement. Des l'instant où il a posé son pied dans Poudlard il pouvait voir mieux que jamais. La magie saturer tellement l'endroit, qu'au lieu des formes brutes qu'il voyait habituellement, il voyait des formes plus douces ainsi au lieu du cône étêté qu'il avait vus dans Hagrid à leur première rencontre, il pouvait voir son arcade sourcilière et son nez. Pour Harry tout étaient des forme géométrique simple. Mais pour la première fois il voyait des courbes, autres que les sphères ou les filaments de magie brute. Harry avait envi de pleurer mais ses canaux lacrymaux était aussi mort que ses yeux.
Alors qu'il tournait la tête un peu partout, son cou rouspétant à cet exercice auquel il n'était plus habitué, et qui était aussi complètement ridicule, vue qu'avec la magie il voyait dans toute les direction en même temps et de la même manière. Il sentit quelque chose de puissant qui le fit pivoter presque par obligation. Cette chose était là, en face d'Harry, à hauteur d'homme. Harry ne pouvait pas se tromper, c'était un oiseau… plus grand que sa propre tête et ayant l'air fait intégralement de magie rouge et or. Il contemplait ce magnifique oiseau quand un hurlement sorti Harry de sa transe admirative.
"JE VOUS L'AVAIS DIT !" Hurla le professeur McGonagall. Puis prennent une grande inspiration elle reprit d'un ton plus bas mais toujours en criant. "Je vous l'avais dit que ses gens étaient les pires moldus qui soit. Mais m'avez-vous écouté ? Non"
"Du calme je vous en pris Minerva, du calme." Réclama Dumbledore. "Je devais d'abord protéger Harry des mangemorts qui auraient pu se venger de lui. Et cela seule la barrière de sang de Lily via sa sœur Pétunia pouvait le faire."
"Vous auriez pus me demander de prendre soin de lui !" S'exclama Minerva. "Si vous me l'aviez demandé j'aurai pris Harry avec moi pour l'élevé comme mon propre fils, mit ma maison sous Fidelitas et coupé tout les ponts avec le monde sorcier."
En entendant ces paroles, Harry voulait pleurer de joie, même s'il ne savait pas ce qu'était un Fidelitas. Quelqu'un voulait vraiment de lui. Mais ces larmes aussi lui étaient interdites. Avant qu'Harry n'ai pu la remercier pour cette attention. Dumbledore repris la parole.
"Malheureusement le sort de Fidelitas n'est pas parfais." Dit-il. "Et je ne voulais pas d'un second Godric's Hollow."
Avant que le professeur McGonagall n'ait pus répliquer Dumbledore poursuivit.
"Chaque chose en son temps Minerva. Le passé est le passé, il faut penser au présent. Hagrid concernant l'autre tâche que je vous ai confié ?"
"Pas eu le temps, je me suis dit qu'Harry était plus important." Répliqua le Géant.
"Dans ce cas allez voir Filius pour lui demander un portoloin pour le chemin de traverse." Commença Dumbledore. "Vous lui demanderez aussi, ainsi qu'a Severus de se rendre dans mon bureau aussitôt le portoloin créé. Il sont tout les deux dans la salle de repos des professeurs."
"Bien Professeur." Répondit-il. Puis il se tourna vers Harry pour lui faire ses aux revoirs.
"J'espère que nous nous reverront." S'exclama Harry.
"Tu peux compter la dessus Harry." Lui affirma Hagrid. "Je ne suis jamais loin de Poudlard très longtemps. Et ma maison et à deux pas du château. Sur ce, Harry, Professeur McGonagall, Professeur Dumbledore."
Les trois concernés dire au revoir au géant quasiment à l'unisson. Et Hagrid quitta la pièce.
"Et maintenant ?" Demanda le professeur McGonagall.
En réponse à son adjointe Dumbledore dit un mot qui ressemblait à un appel. "Fumseck !"
À se mot l'oiseau de magie pur s'envola pour atterrir sur le bras de Dumbledore.
"Harry voici Fumseck, un phénix." Expliqua le directeur. "Il me semble que tu la remarqué, vue que tu te dirigeais vers lui ?"
"Oui Professeur." Répondit Harry " Pour moi il est comme un phare vu qu'il est entièrement fait de magie. En tout cas c'est comme cela que je le ressens."
"Intéressant." Murmura Dumbledore plus pour lui même qu'autre chose. Puis il reprit plus fort. "Pour ton information, sache que les phénix sont des êtres très puissant, et leurs larmes on de grandes propriétés curatives."
À ces mots, le professeur McGonagall eu un hoquet de surprise. "Albus ! Vous voulez dire qu'Harry pourrait… ?"
"Je n'en sais rien." L'interrompit Albus. "Elles sont surtout efficace sur les blessures ressentes. Je n'ai aucune idée de comment elles réagiront sur des blessures aussi anciennes. Mais en tout cas cela ne fera pas de mal à Harry. Maintenant j'aimerai que tu penche ta tête en arrière s'il te plaît Harry."
Harry s'exécuta. Il vit Fumseck se posé sur son épaule et placé sa tête au dessus de la sienne pendant que le directeur de Poudlard lui maintenait les paupières ouvertes de ses doigts fins. Harry vit quelque chose d'argenté suinté de la tête du phénix pour tomber dans son œil droit, puis deux seconde plus tard dans son œil gauche. Il clignât plusieurs fois ses paupières pour bien répartir les larmes magiques, pendant que Fumseck rejoignait son perchoir. Harry attendit quelque secondes, mais le seul changement qui lui apparaissait été que sa vue magique était inversé par rapport à une vue normale. À la place de se qui devrait être son champ de vision, il ne voyait plus rien du à la saturation magique des larmes de Fumseck. Par contre pour tout ce qui était en dehors d'un champ de vision classique, il voyait normalement. Enfin aussi normalement que lui permettait sa vue magique habituel. À pars cela il ne sentait qu'un léger picotement aux coins des yeux, et les larmes de Fumseck couler de ses joues. D'ailleurs c'était normal que ça coule si longtemps ? Pensa-t-il.
"Alors ?" Demanda le professeur McGonagall d'une petite voix.
"Rien." S'exclama Harry. "À part un léger picotement, et ma vision magique complètement saturé, aucun changement."
"On s'en doutaient un peu en vous voyant pleurer ainsi. Mais…" Soupira Dumbledore avant d'être interrompu.
"Vous voulez que ce n'est les larmes de Fumseck ?!" S'exclama Harry.
"Je ne suis pas sur de comprendre ta question Harry." Dit Dumbledore.
"Moi non plus." Renchéri son adjointe.
"Monsieur est-ce que les larmes qui coule le long de mes joues son celles de Fumseck ou les miennes ?" Demanda Harry d'une voix crispé.
Dumbledore surpris par la question absurde d'Harry lui répondit quand même. "Mais bien sûr que se sont les tiennes Harry. Pourquoi cette question."
"Parce que normalement mes canaux lacrymaux sont mort."
"Vos quoi ?" demanda Minerva complètement perdu.
"En termes simple." Repris Harry. Qui sentait que les larmes s'arrêter de couler. "Depuis mon accident, je suis normalement incapable de pleurer."
Cette révélation stupéfia les deux professeurs.
Le professeur McGonagall se ressaisie la première. "Vous voulez dire… ?"
"Que les larmes de phénix, à défaut de me rendre la vue, mon rendus la possibilité de pleurer." Compléta Harry.
Toc ! Toc !
Severus Rogue n'était pas de bonne humeur. Non seulement sa livraison de sangsues vivante avait du retard l'empêchant de continuer sa potion. Mais en plus sa pause fut interrompu alors que cela ne faisais même pas une minute qui l'avait commencé. Non décidément, Severus n'était pas de bonne humeur.
Arrivé devant la statue qui gardait l'escalier menant au bureau du directeur il cracha "Guimauve" à cette dernière, lui laissant le passage. Pourquoi faut-t-il toujours que ce foutu mot de passe soit une sucrerie ? Pensa-t-il.
Arriver devant la porte du bureau il frappa.
Toc ! Toc !
Il attendit quelques secondes puis entra sans y être invité. On lui avait déjà assez fait perdre de temps comme ça. C'est alors qu'il vi une drôle de scène en face de lui. Le directeur et son adjointe se tenaient côte à côte, et Minerva avait sa main posé sur l'avant-bras de Dumbledore. Tout les deux avaient les yeux écarquillés, et regardaient en direction d'un jeune garçon d'une dizaine d'années se trouvant à gauche de la pièce, et qui semblait familier au professeur de potion. En moins d'une seconde il comprit d'où lui venait se sentiment de familiarité. Il avait en face de lui Harry Potter, le portrait craché de James Potter, la personne qu'il détestait le plus. Mais il ne pouvait s'empêcher de penser que le garçon était bizarrement vêtu.
D'un rapide coup d'œil Severus inspecta le Garçon-qui-a-survécu. Il portait un pantalon trop grand tenu par une cordelette en guise de ceinture. Un pull lui aussi trop grand, d'on le jeune garçon avait tenté de fourrer le surplus dans son pantalon, et une paire de lunettes de soleil pendait du col. Ses chaussures étaient dans un tel état qu'on se demandé comment elles tenaient encore en un seul morceau. Enfin on pouvait voir que le garçon avait pleuré. Il y avait des reflets clairs sur ses joues qui partaient de deux yeux entièrement blancs et légèrement injectés de sang.
ATTENDS QUOI ?! Fit le cerveau de Severus. REVIENS EN ARRIÈRE YA UNE INFO QUI EST PAS PASSÉ.
En effet. À la place des yeux verts de la seule femme qu'il n'ait jamais aimée, Lily Evans (il refusait de l'appeler Potter), il y avait deux yeux entièrement blancs qui regardaient dans sa direction. Mais au lieu de le regarder dans les yeux, Potter junior gardait la tête droite, ce qui mettait son regard au niveau du ventre du professeur de potion.
Une petite voix fluette toussota derrière lui le faisant sortir de sa contemplation, et par la même occasion, faisant sursauter Dumbledore et McGonagall.
"Ah ! Severus, Filius." S'exclama Dumbledore. "Entrez je vous pris. Je vais vous expliquer pour quoi je vous ai fait venir. Mais d'abord, laissez moi vous présenté monsieur Potter."
"Je ne sais pas monsieur le directeur." Commença Rogue, après que Dumbledore le leurs ai tout expliqué. "Les seules potions que je connaisse pour soigner la vue sont des potions ou des baumes à prendre rapidement après avoir était blessé. Et si les larmes de phénix n'ont pas fonctionnées, je crains fort qu'une potion ne fonctionne."
"Je ne connais pas non plus de sortilège qui puisse aider monsieur Potter, Albus." Lança le professeur de sortilège.
"Cependant." Repris Rogue. "Je peux préparer un baume qui fera disparaitre les cicatrices de son visage."
"Merci beaucoup Professeur Rogue." S'exclama Harry.
Le professeur Rogue bougonna quelque chose qui fut incompréhensible pour tout le monde, le professeur Rogue y compris.
Albus ne pus s'empêcher de sourire intérieurement. Il se demandait comment allait réagir Severus, étant donné le passif qu'avait son maître des potions avec le père d'Harry. Albus avait craint que Severus ne haïsse Harry, le considèrent comme un James Potter bis. Mais au lieu de ça, Severus avait l'air d'avoir décidé que le jeune garçon avait plus souffert que lui et qu'à défaut de l'apprécier, il resterait neutre en attendant de se faire un avis sur Harry.
"Faite donc Severus." Demanda le vieux directeur. "Combien de temps cela prendra ?"
"Environs une demi heure le temps de brasser entièrement la potion." Dit Rogue. "Et un quart d'heure le temps que le baume fasse effet après application."
"Dans ce cas j'aimerai que vous vous y mettiez tous de suite." Commença Dumbledore. "Minerva, allez me chercher Pompom je vous pris. Et vous Filius, il me semble que vous avez un ami chez les gobelins ?"
"Oui, par chance il a retardé son départ à la retraite pour mieux former son successeur." Répondit Flitwick.
"Pouvez-vous lui demander si il existe des méthodes gobeline pour permettre à quelqu'un de retrouver la vue ? Artefact, magie gobeline, n'importe quoi."
"Bien sûr."
"Bien de mon côté je vais arranger un rendez-vous avec Cornelius, afin de statuer de qui prendra la garde d'Harry. Il est hors de question qu'il retourne chez les Dursley. Vous pouvez disposer."
