Hello tout le monde ! Merci pour les reviews de : maria, Camerata, zaika, mes trois premières fans et aux nouveaux venus... drdanascully, je te remercie de ta review.
Je vais me précipiter mai tout en faisant de mon mieux pour vous satisfaire. Bisous à tous !
Chapitre IV : La rupture soudaine
Ainsi commença une liaison tumultueuse. Pendant les journées, ils s'ignoraient carrément, mais dès qu'ils franchissaient la porte d'une pièce où ils se retrouvaient seuls, ils se jetaient l'un sur l'autre. Hermione constatait que Rogue semblait incapable de se passer d'elle plus d'une demi- journée, et elle en était satisfaite.
Environ deux mois et demi plus tard, alors qu'Hermione était assise en train de recopier ses cours, Ginny entra en larmes dans sa chambre.
-Mione, au secours ! Viens vite calmer Ron, il devient fou !
Elle enfila son châle, mon manteau et ses bottes et la suivit. Sur le chemin elle lui demanda ce qui s'était passé.
-Il est en train de frapper Drago, sanglota t'elle. En plus, c'est un malentendu ! Il me passait une chaîne au cou et Ron a cru qu'il m'embrassait, alors il lui a sauté dessus et a commencé à le frapper... moi, je voulais les séparer, mais Drago m'a dit de rester en dehors de ça.
-Non mais quel idiot, ce Ron !
Elle se précipita dans le par cet trouva tout le monde rassemblé autour de la bastonnade. Elle se fraya un chemin, suivie de Ginny et gifla Ron le plus violemment qu'elle le put, comme pour le réveiller.
-Non mais t'es malade ? Cria t'elle à Ron en relevant Drago, qui resta là, le visage en sang.
- Il a embrassé ma sœur !
- Et c'est pour un baiser -si cela c'est vraiment passé- que tu vas te faire renvoyer ? Il peut te dénoncer !
- Il n'avait qu'à se défendre !
- Tu es vraiment un imbécile, incapable de regarder autour de toi. S'il n'a pas riposté c'est parce qu'il aime ta sœur !
Tout le monde se tut et se retourna vers Drago qui se leva du banc où Ginny l'avait traîné pour soigner ses blessures.
- Weasley, saches que ce qu'elle a dit est totalement exact. D'abord, je n'embrassais pas ta sœur. Je lui attachais une chaîne au cou. Ensuite, je le dis devant tout le monde, je l'aime, et je veux faire d'elle ma femme. J'attendrai le temps qu'il faudra, et je recevrai le nombre de coups nécessaires.
- Et tu en recevras jusqu'à ce que tu la laisses tranquille ! Cria Ron en retour.
- tu ne comprends pas, idiot ? demanda sa sœur. Je l'aime !
Un silence de mort tomba sur l'assistance.
- bien... si tu veux te perdre, ce sera sans moi. Je ne te soutiens pas.
Ron fit demi-tour et entra dans le château, suivi d'Hermione qui remonta dans sa chambre, énervée. Elle y trouva Severus qui l'attendait, les mains dans les poches.
- qui est ce qui t'as mis dans un état pareil ? demanda t'il en s'asseyant.
Elle jeta son manteau sur le lit et se retourna.
- Ron ! Il est décidément trop bête pour voir que Drago et Ginny s'aiment.
Il s'assit sur la table et attendit qu'elle se calme avant de lui parler. Ils étaient amants depuis peu de temps mais il la connaissait assez pour savoir qu'on n'intervenait jamais quand elle était très en colère. Il attendit donc 10 longues secondes avant de donner son point de vue.
-tu te mets à la place de Ginny Weasley, voilà ce que je crois. Tu penses que tes amis accepteraient ta relation avec ton professeur ? Un Serpentard, un traître marqué par le Lord noir, âgé de 20 ans de plus que toi ? Même les plus insensés des parents n'accepteraient pas cela. C'est une envie de reconnaissance que tu as.
Elle le regarda et haussa les épaules.
- oui, j'ai envie qu'on me laisse vivre librement ma relation, même si elle est avec Dumbledore. Mais on n'a pas toujours ce dont on a envie, n'est ce pas ? J'ai abandonné cette idée depuis longtemps.
Elle fit apparaître une théière et une tasse et lui servit du thé en attendant qu'elle finisse ses devoirs. C'était une sorte d'habitude qu'ils avaient prise : Hermione faisait ses devoirs d'abord et ensuite ils passaient la soirée à parler, à faire des recherches ou à faire l'amour. De temps en temps, Elle corrigeait ses copies avec lui.
Au moment où elle refermait son livre de métamorphose, sa porte s'ouvrit et Ginny apparut dans l'encadrement de la porte. Elle les dévisagea avec étonnement tout d'abord, puis s'excusa auprès de son professeur avant de faire signe à Hermione de la suivre dans le salon des P-E-C.
-je peux savoir ce que fait le plus horrible des professeurs dans ta chambre ?
- il m'aide, dit hermione. Et toi ? Pourquoi tu es venue ?
-je voulais te dire que tout était réglé. Ron est venu s'excuser mais il a dit que Drago devrait m'épouser dès que j'aurais mes ASPICS.
- Eh bien, tut se règle, on dirait. Bon...
- Hep hep hep, tu n'oublies pas quelque chose ?
- non, quoi ?
- Entre Rogue et toi... Mione, dis-moi la vérité. Avec ce qui m'arrive, je serais incapable de ne pas comprendre ! Tu n'as pas confiance en moi ?
- Si, bien sûr ! Mais lui... ça peut le déranger...
-vas y, l'encouragea son amie. Vous sortez ensemble ?
- non. Enfin, pas vraiment. On ne fait que... enfin, il m'a dit qu'il n'était pas prêt à me donner plus que le sexe.
-hum, hum... je vois. Et il est bien, au moins ? Au lit, je veux dire, ajouta t'elle, comme elle voyait Hermione hausser les sourcils. Celle-ci sourit aussitôt éclairée.
-Oh, oui ! J'ai l'impression qu'avec toutes ses années sans femme, il est plus en forme que jamais !
Elles éclatèrent de rire et Ginny prit congé d'elle.
- je retourne chez Drago. Personne ne saura, je te le promets. Tu n'as même pas besoin de lui dire que je suis au courant.
Hermione regarda son amie partir dans le noir vers la chambre de son collègue et secoua la tête.
Puis, un soir, Severus ne vint pas à leur rendez-vous. Le lendemain, il l'évita soigneusement, du petit déjeuner au dîner, puis s'esquiva dans sa chambre et la condamna. Il refit la même chose trois jours de suite et le quatrième jour, le professeur Dumbledore annonça que Rogue était en vacances pour 3 mois. Hermione sut sur le champ que c'était sa faute s'il était en ''congé''. Ses yeux s'emplirent de larmes mais elle resta le nez dans son assiette et continua ses cours de la journée sans que personne ne se rende compte de sa tristesse sauf Ginny.
Le soir venu, elle alla frapper à la porte de son amant jusqu'à ce que, exaspéré, il crie :
- Hermione, allez vous-en !
- non ! Je ne partirai pas avant de vous avoir vu !
Elle frappa encore 30 secondes et soudain, la porte s'ouvrit. Elle se retrouva dans les bras de Rogue, déséquilibrée. Il la remit debout et elle entra sans refermer. Il le fit magiquement et s'assit sur le rebord de sa fenêtre.
-Pourquoi voulez-vous tout empirer, Granger ?
- Pourquoi êtes vous parti ?
- Cela n'a aucune importance.
- Alors vous n'aimez plus mon corps ? Vous ne voulez plus me faire l'amour ? Je vous déplais ?
Il ferma les yeux tant elle le rendait fou, rien qu'avec des mots.
- Dumbledore a découvert notre liaison. Pour ne pas ébruiter l'affaire, il a préféré me châtier lui-même.
- pour ne pas que les mangemorts apprennent que vous avez touché à une sang de bourbe, c'est cela ? Pour ne pas qu'ils se doutent de quoi que ce soit ?
-Oui. Pour ces raisons là aussi.
- comment l'a-t-il découverte ?
Il s'énerva.
-cela ne vous regarde pas !
- si, cela me regarde !
- j'ai frappé un de mes élèves, coupa t'il. Vous êtes contente ?
- Mais... pourquoi ?
- Je n'ai vraiment plus envie de parler. Sortez d'ici avant que je ne mette hors de moi.
- Si vous ne voulez plus de moi, ce n'est pas bien grave...Je vous aime.
-bon sang, ne comprenez vous pas ? Je suis mangemort, vous ne pouvez pas m'aimer ! Si quelqu'un se doute de cela, vous courrez un grave danger ! De plus, j'ai 22 ans de plus que vous ! Réfléchissez, Hermione, et ne vous comportez pas comme une enfant !
- l'âge est donc si important pour vous ? Murmura t'elle, les larmes dans les yeux.
- oui, ça l'est. Sortez de cette pièce, et ne revenez plus.
Elle sortit de là et se dirigea vers le bureau du directeur. Il l'accueillit, le sourire aux lèvres.
-Pourquoi avoir renvoyé le professeur Rogue ? demanda t'elle, refusant le siège qu'il lui offrait.
- tous les Griffondors sont contents de son renvoi, sauf vous, mademoiselle Granger. Pourquoi ?
- ne répondez pas à ma question par une autre. Pourquoi exactement ?
- bien. D'abord, il entretient une liaison avec une élève, mineure, en plus. Qui est... vous, mademoiselle. Ensuite, il a frappé un élève qui a dit que vous, mademoiselle, n'étiez qu'une sale sang de bourbe intello et une... enfin, vous voyez. Et croyez moi, je ne l'ai puni que légèrement parce qu'il travaille pour moi et que nous ne voulons pas faire courir cette rumeur inutile...qui ne ferait que nuire à la réputation de chacun des concernés.
- alors je voudrais que vous me punissiez aussi. Il n'avait jamais eu d'écart de conduite, avant. J'ai tout provoqué. Je l'ai aguiché, et en plus...
- en plus, vous l'aimez, n'est ce pas ?
Elle baissa la tête.
- oui, professeur.
- bien. Je vais lever la punition de Severus, mais cela dépendra de lui et de lui seul. Quand êtes vous née ?
- le 2 janvier, professeur. Si je puis me permettre, pourquoi cette question ?
- rien, miss. Vous pouvez disposer.
Elle sortit, contente d'avoir servi à quelque chose, et se dirigea vers son salon où Drago était attablé, visiblement occupé.
- ça va, ton visage ? demanda t'elle en déposant son sac.
- non. Pas trop, mais ça s'améliore, avec les soins de Gin...
Ils rirent et elle vit qu'il travaillait sur le bal. Aussitôt elle lui apporta son concours et ensemble, ils tracèrent un plan en gros qu'ils peaufineraient plus tard. Ensuite, elle fit du café et ils se mirent à discuter de choses et d'autres.
- Alors, avec Gin, comment tu te sens ?
- Elle est la femme de ma vie. Je l'aime, tu sais, répondit il en prenant sa tasse sur la table. Elle m'apporte tellement de choses... j'apprends tout le temps avec elle, et c'est vrai qu'elle a des défauts, mais je voudrais l'épouser tout de suite si je pouvais.
- laisses-lui le temps de faire avaler la pilule à ses parents et ensuite vous verrez pour le mariage, rigola t'elle.
- Et toi ? Tu n'as personne, depuis ton beau gosse ?
- Non. Enfin, si, mais on n'appelle pas ça une relation. C'est un amour impossible à vivre.
- Si j'ai aimé Ginny Weasley, tu peux aimer n'importe qui.
Il n'insista cependant pas et elle alla mettre les tasses à présent vides dans l'évier. Elle se mit à laver les assiettes automatiquement et sentit ses larmes couler le long de ses joues. Elle avait l'impression d'avoir un couteau dans le cœur tant elle avait mal.
-Je descends, tu viens ? Proposa son ami.
- non... je n'ai pas faim. Vas y.
Il sentit sa voix trembler et s'approcha d'elle pour poser sa main sur son épaule.
- tu l'aimes tellement que tu en es malheureuse. Ne te fais pas du mal inutilement, Mione. Oublies ça pour ce soir au moins.
Il la laissa seule et elle enleva les gants de ménage avant de s'asseoir pour pleurer tout son saoul.
