Holà. J'espère que vous profitez bien de vos vacances (pour ceux qui sont en vacances) et pour les autres : courage !
En attendant, voici une nouvelle lettre de Miss Granger à Mr Malefoy.
Disclaimer : Je ne suis que la traductrice. L'histoire est à maja3322, qui a elle-même emprunté les personnages de JK Rowling.
Quatrième lettre.
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Square Grimmaurd, le 15 mai 1998,
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Mon très cher Drago,
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Je suis maintenant rentrée à la maison tandis que mes parents sont toujours en Australie. Harry m'a égoïstement redonné ma chambre jusqu'à ce que je puisse retourner chez moi. J'aime tellement vivre ici que j'ai peur de ne jamais pouvoir déménager. De plus, je pense qu'Harry se sentirait un peu seul sans moi. Bien sur, il a Teddy mais Teddy n'a que quelques mois et ne fait pas une super compagnie, à moins que tu aimes les rots et changer les couches. Je ne sais même pas si Harry pourrait prendre soin de lui tout seul. Et au Square Grimmaurd, je suis à Londres et proche de toi. C'est une stupide raison de rester. Je ne sais même pas si tu veux de moi près de toi. C'est plus dur que je ne l'aurais pensé. Merlin.
Tu sais, il n'y a jamais eu de moment où je t'ai plus haït que pendant notre deuxième année. C'était quand je pensais que tu étais l'héritier de Serpentard et que ton but dans la vie était de débarrasser Poudlard de tous les nés-moldus. Au début, je ne pensais pas que tu avais autant de méchanceté en toi. Mais Harry et Ron étaient convaincus que l'héritier, c'était toi. Et je me sens honteuse de dire que j'ai cédé. Je l'ai regretté. Au moment où je t'ai haït le plus, je l'ai fait sans aucune raison. C'est vraiment bizarre quand on y pense.
Penses à comment tout aurait été différent si nous avions également été amis pendant notre deuxième année. Premièrement, nous ne t'aurions jamais suspecté de vouloir faire partir tous les nés-moldus. Et ce vilain duel entre toi et Harry ne serait jamais devenu incontrôlable. Mais tu aurais été là, avec Harry et Ron dans la chambre des secrets quand je ne le pouvais pas. C'est une autre chose que je sais à propos de toi et qui me rappelle mes deux meilleurs amis. Tu es loyal, par-dessus tout. C'est pourquoi je peux dire avec assurance que tu n'aurais pas abandonné Ginny, Harry et Ron. Je suis certaine que tu serais allé dans la chambre des secrets avec eux. Je pense même que, peut-être, tu serais venu me rendre visite à l'infirmerie lorsque j'étais pétrifiée. Harry et Ron m'ont tous deux rendus visite et j'espère que tu m'aurais inclue dans l'étendue de ta loyauté. J'aurais aimé savoir que tu étais là, même si je ne pouvais pas te sentir près de moi. Comme quand je te rends visite en quelque sorte.
Quand je me suis réveillée ce matin, après avoir été dans l'avion toute la journée d'hier, je suis allée directement à l'hôpital. Harry m'a attrapée quand je sortais et m'a demandé où j'allais. Encore une fois, j'ai joué la carte de Neville. Et c'est alors qu'il m'a dit que Neville était sorti de Sainte-Mangouste. Je jure sur Merlin Tout Puissant que j'ai rougi si fort que mon visage devait sembler proche de l'explosion. J'ai balbutié en essayant de trouver quelque chose d'intelligent à dire. Mais pour une fois, les mots m'ont fait défaut. Ensuite, Harry m'a regardée avec ses yeux verts transperçant. Il a souri, m'a serrée dans ses bras et m'a chuchoté à l'oreille : « Va le voir Hermione ».
Je ne sais toujours pas si il parlait de Neville ou de toi. Ça aurait pu être les deux. Il pourrait avoir deviné ce que je ressens pour toi. Ou il pourrait penser que j'éprouve ces sentiments pour Neville. Avec Harry, je ne peux vraiment pas deviner ce qu'il a pu penser. Ce garçon est un mystère.
Je suis donc allée à l'hôpital et j'ai retrouvé facilement ta chambre. Tu étais seul donc je suis rentrée à l'intérieur et je me suis assise sur la chaise, près de ton lit. Je t'ai pris la main. Désolée si tu n'aimes pas ça mais je ne pourrais pas me contenter de te regarder sans rien faire d'autre. Un médicomage est entré dans la pièce et je lui ai demandé si ils avaient fait quelques progrès pendant que j'étais partie. Il a été très courtois quand il m'a dit que malheureusement, ils n'étaient pas proches d'un remède. Mais il a ajouté qu'ils restaient optimistes. Ensuite il est parti et nous a laissé seuls, toi et moi. Mais cette solitude n'a pas duré longtemps. Soudainement, ta mère est entrée dans la pièce et il était clair qu'elle n'aimait pas me voir assise ici avec toi. J'ai rapidement abandonné la chaise, je me suis levée et je lui ai tendu ma main. Elle l'a regardée comme si elle était empoisonnée. Je ne lui en veux pas vraiment. Comme toi, elle ne sait pas vraiment qui je suis.
« Qu'est ce que vous faites ici ? » A-t-elle voulu savoir.
Je suppose qu'il est plus facile de mentir à des étrangers qu'à ses amis, parce que le mensonge à coulé de ma langue comme une glace coule de son cornet lorsqu'il fait chaud. Je lui ai dit que j'étais juste venue te voir pour te remercier d'avoir sauvé ma vie. Je crois que ta mère a souri un peu à cette phrase. Elle doit être vraiment fière de toi Drago. Tu es chanceux de l'avoir. Une fois que ces paroles ont été prononcées, je me suis excusée et vous ai laissé seuls tous les deux. Je pense toujours que je n'ai pas à te déranger dans ta vie.
Par-dessus tout, je me sens toujours confuse de ressentir tout ce que je ressens pour toi, mais tu ne peux même pas me dire si je suis à côté de la plaque. Tu ne peux même pas me donner une petite idée de ce que tu ressens alors que tu sais déjà pour moi. Si seulement je te l'avais dit plus tôt. Nous n'aurions pas eu ce problème. J'aurais pu te le dire quand Fenrir nous a capturés et nous a amenés chez toi. J'aurais pu te le dire quand tu nous as sauvés la vie. Tu ne leur as jamais dit que tu nous connaissais. Drago, je sais que tu nous as reconnu. Mais tu ne nous as pas vendus. J'aurais du te le dire juste à ce moment là, quand j'étais sure que j'allais mourir. Seulement je ne l'ai pas fait. Non, j'ai décidé d'attendre et d'attendre et d'attendre et de voir où cela allait m'amener. Mon supposé brillant esprit n'est pas si brillant quand il s'agit de ces trucs.
Il est vrai que je n'ai jamais vraiment voulu faire face à toutes ces choses. A chaque fois que quelque chose m'énervait –généralement c'était toi ou Ron- je me cachais derrière mon cerveau ou mes livres. Ça a toujours été mon mécanisme de défense et ma manière de m'échapper de la réalité et de la cruauté. Je suis maintenant consciente que c'était la mauvaise manière de régler les choses. Mais comme on dit, on apprend de ses erreurs. J'ai juste peur d'avoir appris cette leçon trop tard. Je voudrais que tu te réveilles et que tu me dises si j'ai une raison d'espérer. Ou si mes rêves resteront à jamais ça. Des rêves.
Tienne,
Hermione.
J'aime bien la dernière phrase, parce qu'on voit qu'Hermione à quand même les pieds sur terre. Même si elle aimerait que Drago fasse attention à elle quand/si il se réveille, elle sait aussi que ça ne sera peut-être pas le cas. En tout cas, moi je sais ce qu'il en est nananère :p
Je vous laisse exprimer votre avis, si vous le souhaitez ^^
Bisous
