Mayou-Chan : OUI, je sais, j'ai déjà publié un chapitre hier. Mais que voulez-vous ? Comme je vous adore, je publie celui-là aussi ! ^^

Merci beaucoup pour tous vos commentaires ! J'espère que ce chapitre vous plaira aussi ! =D


Grippe


Tenten esquivait tous les coups de Neji ce matin-là. Il n'avait même pas réussi à la toucher une seule fois, et encore moins la blesser, ce qui était très très bizarre. Elle avait réussi à le frôler avec un shuriken alors que d'habitude c'était peine perdue : il était trop rapide.
Alors quand elle réussit à esquiver son hakke Rokujuuyon sho, elle se dit qu'il y avait quelque chose de grave. Et de très grave. Parce qu'habituellement, Neji Hyuuga était imbattable.
« - Dis-donc, » commença-t-elle en esquivant sans beaucoup de peine un de ses coups de poing. « Ca ne vas pas, Neji ? »
« - Si si, ça va. »
Il avait répondu du bout des lèvres, comme endormi. Elle fronça les sourcils et l'observa plus sérieusement. Il ne l'avait même pas regardée.
- Neji, il y a un problème je pense.
Pas de réponse.
- Neji ?
Il esquiva son coup de poing et para le Kunai qu'elle lui envoya, sans la regarder.
- Neji ! » Appela encore une fois la maitresse des armes, avec plus de force.
Cette fois, il leva ses yeux mauves sur elle et arrêta de bouger.
- Oui ? Demanda-t-il mollement. Quoi ?
- Qu'est-ce qui y a ? Tu n'as même pas réussi à me frapper une fois aujourd'hui. »
« - Ah oui ? » Il semblait un peu surpris. Mais juste un peu. Il était un Hyuuga, après tout. Les Hyuuga ne montraient pas leurs état d'âmes.
Tenten hocha la tête et fronça les sourcils.
- Oui. A quoi tu penses ? »
Neji secoua lentement la tête, ses longs cheveux suivirent le mouvement avec grâce.
- A rien du tout. Et si on continuait de se battre maintenant ? On perd notre temps et tu m'exaspères.»
Tenten, pas du tout d'accord, s'approcha de lui et toucha rapidement son front avec le dos de sa main. Aussitôt, elle recula : il était brûlant. « Mon Dieu ! » dit-elle, horrifiée. « T'as de la fièvre ! »

Il renifla. « Pas du tout.»
« Arrête de faire semblant Neji ! Tu as de la fièvre, tu es malade. Pourquoi tu ne me l'as pas dit ? »
Comment avait-elle pu ne pas l'avoir remarqué plus tôt ? Lui qui avait un teint parfaitement ivoire, avait les joues et le nez légèrement rouge, et sa respiration était audible.
« Parce que, Tenten ! » S'énerva-t-il alors, agacé. « Un, ce n'est rien, et deux, ça ne devrait pas m'empêcher de me battre. Je suis un shinobi de haute classe.»
Hautain même malade, hein ?
Elle leva les yeux sur lui avec un haussement d'épaule. « Sans vouloir t'offenser, Neji, ça t'empêche de te battre. Tu es mille fois plus lent ! »
Pour toute réponse, Neji la fusilla de son magnifique regard.
Tenten allait ajouter quelque chose mais il eut une exclamation de surprise car il éternua, mais Neji ajouta avant qu'elle ne puisse protester, « Peu importe. On continue de- atchoum !- S'entrainer. »
« Neji, ça ne nous servira à rien si tu es malade. Ça va empirer ton cas, et moi, ben, ça ne me serviras à rien. »
« Tenten. » Appela-t-il d'une voix faible.
« Oui ? »
« Qu'importe mon état, je te bats quand même. »
Elle leva les yeux au ciel. Même malade, il restait arrogant et prétentieux !
« Mais bien sûr ! » Dit-elle, et elle soupira. « Neji, tu vois bien que tu n'es pas en état de te battre. Viens plutôt chez moi. Je vais m'occuper de toi. »
« T'occuper de moi ? » Répéta-t-il, abasourdi. L'idée lui semblait totalement absurde. Apparemment il n'avait pas pour habitude qu'on s'occupe de lui.
Tenten décida de l'ignorer. Elle lui prit le bras et le tira de force. « Oui, on va chez moi. Où est le problème ? »
Il resta silencieux, l'observant sans rien dire. « Pourquoi ? »
« Mh ? »
« Pourquoi tu fais ça ? »

Parce que je t'aime espèce de crétin arrogant pourri! Cria une voix dans sa tête, mais Tenten décida préférable de ne pas lui dire ça. Sois il la tuerait, sois elle serait morte de honte et morte. Au choix.
Et puis elle savait bien que Neji ne ressentait rien pour elle. Son visage parfait était tout proche du sien. Elle se sentit rougir, mais elle trouva rapidement une réponse. « Parce que... Je n'aime pas te voir faible. » Balbutia-t-elle en guise de réponse en essayant de ne pas trop rougir.
Le prodige haussa les épaules. « Très bien, mais je ne suis pas malade. »
« Ah oui ? » Fit-elle en commençant à marcher. « Et tu es quoi, alors ? »
«...Affaibli serait un meilleur terme. » Il éternua encore. « Merde, » grommela-t-il dans sa barbe ensuite.
« Affaibli parce que tu as une grippe ! Tu es malade, arrête de nier ! Oh et je viens de remarquer que je t'ai battu aujourd'hui ! Youhouuu !»
Il fronça les sourcils et l'observa, pas du tout d'accord avec elle.
« Tu ne m'as pas battu du tout, idiote ! »
« Bien sûr que si ! »
Il évita son regard et marcha plus rapidement. « Pfft, peu importe. »

Quand ils arrivèrent chez Tenten, elle le força à l'allonger dans son lit à elle – le voir là lui faisait un effet tout bizarre – et avait réussi à lui mettre un thermomètre dans la bouche. En allant à la cuisine, elle attrapa de l'ibuprofène et du doliprane. Elle revint avec les deux comprimés et un verre d'eau, toute souriante et toute heureuse.
« Qu'est-ce que c'est ? » Grommela-t-il avec difficulté en enlevant le thermomètre, qui affichait 40°C. Tenten s'y attendait bien sûr, vu la chaleur de son front, et ne fit qu'hausser les sourcils.
Il avait rabattu ses couettes sur lui, si bien qu'elle ne voyait que sa tête et pas le reste de son corps.
Trop mignon ! Pensa-t-elle en apercevant ses joues rougies par la fièvre.
Quelques mèches étaient devant ses cheveux vu que Tenten lui avait forcé à enlever son élastique – juste pour le voir les cheveux lâchés, vous l'avez compris. Il était évidemment beaucoup trop sexy pour qu'elle ne rougisse pas bêtement face à son regard.
Bon sang.
« Des médicaments, » expliqua-t-elle alors, l'observant rêveusement. « Avale-ça, et tu iras mieux. »
Elle lui tendit le verre et croisa les bras sur sa poitrine.
«- Dire que tu voulais t'entrainer dans ces conditions ! Tu ne vois pas comme tu es malade ?! »
« Je le veux toujours et, je te le répète, je ne suis pas malade mais affaibli. »
Elle leva les yeux au ciel et l'observa tendrement prendre ses comprimés. Ca lui faisait du bien de s'occuper de lui comme ça. Il ressemblait à un enfant, et, c'était amusant car Neji n'avait rien d'un enfant.
« Voilà, » dit-il d'une voix faible une fois qu'il eut fini de les avaler. « Je les ai bus, tes trucs. Et je ne me sens guère mieux. »
« Attends que ça agisse ! »
«... » Il haussa les épaules. « Ridicule. »
« Tu n'as jamais pris de médicaments de ta vie ? » S'énerva Tenten. Pourquoi était-il si arrogant ?
Il secoua la tête. « Je n'en ai jamais eu besoin. »
Elle leva les yeux au ciel, excédée. « N'importe quoi. Essaye de dormir maintenant. »
« Dormir ? »
« Oui, duh, dormir ! C'est très facile : tu fermes tes yeux, et tu entres dans une phase de sommeil. »
« Très marrant, » dit-il sarcastiquement en levant les yeux mauves au ciel. « J'ai déjà dormi ce matin. Je ne suis pas fatigué, et surtout, je n'ai pas que ça à faire. Il faut qu'on s'entraîne. »
Elle commençait à s'énerver. Il n'avait que ce mot-là à la bouche, même avec 40°C de fièvre ! Elle essaya de garder son calme. Il était si têtu !
« Neji, tu es malade. Tu ne t'entraineras pas bien si tu n'es pas guéri, et ça ne te servira à rien, si ce n'est qu'être encore plus malade. Alors maintenant tu fermes ta bouche et tu dors ! »
Il lui fit un sourire moqueur qui n'eut que pour seul résultat d'augmenter le teint déjà curieusement rouge de Tenten.
« Ah, tu joues la chef, maintenant, Tenten ? »
« Evidemment. Tu es malade. »
Il grogna. « Pour la énième fois Tenten, Je ne suis pas malade mais affaibli. Et je ne veux pas dormir. »
« Bon, » soupira-t-elle, « que veux-tu faire, alors ? »
Il ferma les yeux une seconde, puis les rouvrit, ayant alors une idée. Il sourit moqueusement. « Tenten. »
« Oui ? »
« Approche-toi. »
Elle resta silencieuse un moment, par peur de ne pas avoir très bien entendu.
« Que je m'approche ? »
« Je pense que c'est ce que je viens de dire, » répondis-t-il railleusement, agacé.
Elle leva les yeux au ciel et fit un pas vers lui et s'arrêta tout proche du lit. « Là, c'est bon ? »
« Oui. Assieds-toi. »
Elle s'exécuta et s'assit par terre, juste à côté de son visage. « Voilà. Tu avais un truc à me dire ? »
« Non. Je te veux juste près moi. »
Elle rougit. «Sérieux ? »
« Evidemment. »

"..."

« Tenten. »
Elle tourna sa tête pour le regarder. Son regard semblait fatigué. « Oui ? »
« Je crois que tu dois être la seule personne qui... soit capable de faire battre mon cœur comme ça. »
Elle gloussa maladroitement, toute rouge. « Normal, Neji, tu es malade. »
« Pas dans ce sens là. Je parle en temps normal. »
« Quoi ?! » Hallucina-t-elle, puis son cœur commença à courir le marathon dans sa poitrine. « Tu dois être vraiment malade. »
« Non pas du tout. » Il leva les mains et toucha doucement sa joue. « Je suis sérieux.»
« Neji... »
Elle ferma les yeux comme il approchait son visage vers le sien, et elle sentit ses lèvres brûlantes sur les siennes. Il l'embrassa tendrement et doucement, et elle crut que son cœur allait détruire sa cage thoracique quand elle sentit sa langue jouer avec la sienne.
Normal. Imaginez-vous le grand Neji Hyuuga vous embrasser comme ça ? De quoi devenir malade, hein. BREF, de retour à l'histoire !

« Neji..., gémit-elle, incapable de se retenir de prononcer son prénom.
Il lui fit un sourire contre ses lèvres, et Tenten sourit elle aussi, incapable de se retenir, avant qu'elle ne se rende compte de ce qu'il venait faire.
« Je rêve ou... » Elle le regarda, la voix toute tremblante. « Tu viens de me refiler tes microbes ? »
Il cligna des yeux. « Quoi ? »
« Oui, je vais être malade ! »
« Je ne suis PAS malade ! »
« Peu importe ce que tu dis ! Je vais être affaiblie par ta faute ! »
« Ben voyons, » ses lèvres formèrent un sourire amusé, « au moins on sera à égalité au combat, donc tant mieux. »
Elle fit la moue, « tu l'as fais exprès c'est ça ? »
Neji cligna des yeux, ne suivant pas. « De quoi ? »
« Tu m'as embrassée pour m'affaiblir ! »
Il fronça les sourcils et, plaçant une main derrière sa nuque, il approcha son visage du sien. « Arrête de dire n'importe quoi, Tenten. » murmura-t-il contre ses lèvres, et quand il l'embrassa une fois encore, elle oublia tout.


Fiinn :D
Oui, je sais, c'était plutôt court. Juste 1949 mots. J'espère que vous avez passé un bon moment ^^

Alors, comme vous le voyez, les chapitres viennent vites parce qu'ils sont déjà prêts. Il y en a quinze dans le genre :) Mais quand je vais devoir en écrire d'autre, là, ce sera un chapitre par semaine.

4 avis pour la suite ! (lecteurs silencieux, commentez si vous aimez !)

~Mayou