Vaas se retourna vers les agents du SHIELD qu'il venait de capturer. Il arborait toujours son petit sourire inquiétant, faisant presque trembler Fitz et Simmons qui se réfugiaient doucement derrière leurs coéquipiers. Vaas s'avança vers les prisonniers avant de prendre la parole :
Vaas - « Alors, bande d'enfoirés ? Vous nous avez bien fait chier, j'espère que vous êtes contents ? J'vais vous dire, moi, j'aime pas qu'on me fasse chier. Demandez à mes hommes, ils sont les mieux placés pour le savoir. »
Aucun des membres de l'équipe de Coulson n'osait répondre, ni même bouger, en la présence de cet étrange homme. Il évoquait la peur, la vraie. Celle qui paralyse même le plus vaillant des hommes. Même May ne semblait pas tranquille, pourtant elle était la meilleure pour ce qui était de le cacher.
Vaas - « Vous savez quoi ? Je crois que pour m'avoir fait chier bien comme il faut, je vais devoir vous tuer... mais ce serait trop con, parce que j'ai demandé à ces messieurs de vous amener ici vivants. J'espère qu'ils n'ont pas étés trop brutaux d'ailleurs ? Si ? »
Vaas n'obtint toujours aucune réponse, alors que toute l'équipe l'observait avec des yeux qui trahissaient de l'inquiétude. Mais contrairement à ce que ses hommes s'attendaient, il ne se mit pas en colère... pas encore du moins.
Vaas - « Quoi ? Pourquoi vous me parlez pas ? Pourquoi vous réagissez pas ? Vous avez peur, c'est ça ? Vous me trouvez flippant, vous osez rien dire ? J'vais vous l'dire, moi. Là-haut, vous étiez sûr de gérer, vous aviez l'impression d'être invincible dans votre espèce de forteresse volante... » fit-il, avant d'ajouter, en faisant couler de sa main la poignée de poussière qu'il venait de ramasser, « Sauf que maintenant, vous êtes ici, au sol, l'atterrissage est rude, hein ? Vous en faites pas, ça va aller, je vais m'occuper de vous si vous êtes disposés à causer. »
Finalement, Coulson parvint à prendre la parole.
Coulson - « Et... vous êtes ? »
Un poing dans la figure servit de réponse, sous les protestations du reste de l'équipe.
Vaas - « C'est moi qui pose les questions ici, pigé ? Puisque tu parviens à parler, tu vas p'tet enfin pouvoir me répondre ? Vous sortez d'où comme ça ? Vous alliez où ? »
Coulson « Où on est ? Qu'est-ce que vous allez faire de nous ? »
Vaas - « J'T'AI DIS QUOI ? C'EST MOI QUI POSE LES PUTAINS DE QUESTIONS ICI ! ET TU VAS Y REPONDRE, SI TU VEUX QUE TOUT LE MONDE VIVE ? » hurla t-il en envoyant un nouveau violent coup de poing dans la figure de Coulson, s'attirant de plus belle les exclamations des autres membres de l'équipe
May - « Phil ! »
Daisy - « Coulson ! »
Fitz et Simmons - « Monsieur ! »
Coulson se redressa, la bouche et le nez en sang, sans rien ajouter. Vaas les observa avec un sourire.
Vaas - « Bon, puisque personne ne semble disposer à causer, je vais m'y prendre autrement...
hé, les gars, endormez-les avec ce qu'il y a dans le pick-up que j'ai pris, et emmenez-les moi au cratère nord, je vais devoir les aider à communiquer. »
Les pirates se dirigèrent vers le véhicule en question, sortirent une caisse de cinq seringues, et les plantèrent une à une dans le cou des agents, qui s'effondrèrent sur le sable aussitôt...
À leur réveil, les cinq agents étaient assis sur le sol, dans une cage, avec les poings liés au-dessus de leur tête. Une fois encore, Daisy fut la première réveillée, qui, à force de chuchotements insistants pour ne pas trop attirer l'attention, finie par réveiller ses amis. À une quinzaine de mètres se dessinait un cratère, qui semblait peu engageant, et à l'opposé, à huit mètres, les agents encore dans les vapes à cause du produit injecté, pouvaient distinguer deux chaises, et une table en bois, sur laquelle étaient posés des objets en métal, sans qu'ils puissent deviner de quoi il s'agissait. La plupart des pirates qui les avaient escortés ne semblaient plus là. Seuls deux pirates étaient présents, surveillant la cage, avec Vaas qui était penché sur ladite table, organisant les outils présents les agents se doutaient qu'ils n'avaient pas été emmenés ici pour recevoir de l'aide.
C'est alors que Vaas se dirigea vers la cage avec un visage qui n'annonçait rien de bon : l'équipe allait encore passer une mauvaise journée.
Une fois rendu à la cage, Vaas prit la parole :
Vaas - « Vous êtes pas du genre bavard, c'est ça ? Ça tombe bien, je suis d'humeur à délier les langues, et j'ai un peu de temps devant moi. Je vais vous poser une seule question, et vous allez y répondre si vous voulez pas que je le fasse à votre place. » fit-il avant de faire apparaître un sourire sadique et d'ajouter « Par qui je commence ? À qui l'honneur ? »
Fitz et Simmons semblaient les plus terrorisés, et ne faisaient rien pour le cacher, ce qui plut à Vaas, qui décida de les garder pour plus tard en guise de dessert. Daisy tentait de paraître plus confiante, moins inquiète, mais ce n'était pas assez pour Vaas, qui porta ensuite son regard sur Coulson, qui ne semblait pas si nerveux : ou il avait les nerfs solides, ou bien une grande maîtrise de lui-même, ce qui incita Vaas à porter son choix sur lui... avant de constater qu'il y avait une dernière personne dans la cage, qui n'avait pas tremblé, ni même fait le moindre bruit. Elle se contentait de l'observer d'un air qui en disait long sur ce qu'elle ferait si elle avait les mains libres. Elle avait adopté un visage de glace, qui lui faisait croire qu'elle se moquait de lui. C'est le genre de chose qui fait rapidement dérailler Vaas, aussi réagit-il au quart de tour :
Vaas - « Toi là-bas, la gonzesse, c'est pas la peine de tirer cette gueule, ça prend pas avec moi, t'es pas la première à jouer les dures, t'es sur mon île ici, c'est moi le roi, et toi t'es ma chose, alors du change d'air tout de suite... » Fit-il, avant de constater que ses paroles ne l'atteignaient pas. « EH ! T'AS DE LA MERDE DANS LES OREILLES ? T'ES LA PREMIERE À PASSER SUR LA CHAISE ! ON VA CAUSER ! ET PUIS TOI AUSSI, LE TYPE EN COSTARD, PUISQUE T'ES LE SEUL QUI SEMBLE PAS S'INQUIETER POUR ELLE »
En fait, si Coulson ne s'inquiétait pas pour elle, c'était uniquement parce qu'il savait que Vaas ne parviendrait pas à la briser, elle était la meilleure pour ce qui était de résister à la douleur.
Il interpella ses hommes, et leur ordonna de faire sortir Coulson et May, et de les amener sur les chaises, laissant les trois autres dans la cage.
Une fois les deux agents posés et attachés sur leur chaise, Vaas se tourna d'abord vers May.
Vaas - « Bien ! On va voir si t'es aussi dure que t'en as l'air. Je commence par une question simple. Je veux savoir qui vous êtes. »
May - « ... »
Vaas répliqua par un violent coup au visage de cette dernière.
Vaas - « Je peux faire ça toute la journée, tu finiras bien par cracher le morceau ! Maintenant je répète, je veux vos noms ! »
Malgré le coup qu'elle venait de prendre, comme à son habitude May ne disait rien. Et alors que Vaas se préparait à renvoyer une nouvelle frappe, plus puissante encore, Coulson intervint :
Coulson - « Nous sommes du SHIELD, je suis l'agent Coulson, et vous êtes en train de cogner sur l'agent May. Les agents Daisy, Fitz et Simmons se trouvent dans votre cage. »
En guise de remerciement, Vaas lui envoya le poing qu'il destinait à May.
Vaas - « C'est pas à toi que je cause, c'est à ta copine. »
Lorsqu'il se redressa, Coulson vit le regard noir que lui lançait May : elle aurait préférée recevoir ce coup plutôt que de céder dès le début.
Vaas - « Ensuite, d'où vous venez ? Et pour aller où ? C'est quoi vot' mission ? Hein ? May. »
May - « Va te faire foutre. »
Vaas - « Quoiquoiquoi ? Tu sais qu'à ce rythme, tu vas morfler, hein ? Tiens, regardes ! » fit-il en appuyant fermement sur l'une des blessures fraîchement soignées de May, lui arrachant un cri de douleur. « Maintenant, tu vas parler ! Dis-moi tout ! Il est où, votre objectif de mission ? »
May - « Actuellement, à deux doigts de te botter le cul ! »
Vaas réagit promptement, en s'approchant de la table, et s'empara d'une seringue pleine d'un liquide, et la montra aux deux torturés avec un sourire sadique.
Vaas - « Vous savez ce qu'il y a là-dedans ? Mhm !? » Mais face à la non-réaction des deux agents il poursuivit : « De l'opium ! Mais un type d'opium très particulier ! Un genre exclusif, unique, dont je suis le seul à fabriquer. » Fit-il avec un air excité et enjoué.
Vaas énuméra ensuite quelques ingrédients mélangés à l'opium, avant de conclure par une nouvelle question.
Vaas – « Alors, à votre avis, quels peuvent être les effets de cette saloperie ? »
Avant que May ou Coulson n'aient dit le moindre mot, Simmons, qui avait reconnue plusieurs plantes, et l'effet obtenu en les mélangeant, répondit, terrifiée.
Simmons - « Oh non… la composition de ce mélange indique que… cette drogue maximise la douleur, et ce, de manière foudroyante, d'après les ingrédients utilisés. »
May et Coulson échangèrent un bref regard inquiet, au moment où Vaas se retourna vers Simmons.
Vaas - « Quel talent ! On peut rien vous cacher, hein ? » fit-il avant de refaire face à May, et lui injecta la drogue. « C'est maintenant qu'on va rire. Tu sais que j'en ai fais plier des plus solides que toi ? Tu feras pas exception ma jolie. »
Sur ces mots, Vaas vit qu'un de ses acolytes était en train de fumer, et demanda à celui-ci de s'approcher pour lui ''emprunter'' son cigare. Vaas approcha ensuite son nouvel ''outil'' du bras découvert de May, jusqu'à commencer à la toucher. La drogue faisant effet, la douleur fut immédiate, et fulgurante : May hurla de douleur !
Vaas cria pour couvrir son cri :
Vaas - « VOUS VENEZ DE QUEL ENDROIT BORDEL ? VOUS ALLIEZ DANS QUELLE DIRECTION ? ET VOTRE OBJECTIF ? DIS-MOI TOUT PUTAIN ! »
May le regarda d'un regard encore plus noir que la dernière fois, rendant Vaas plus furieux que jamais. Il s'empara alors d'un scalpel, et le planta dans l'épaule de Melinda qui hurla de plus belle. Un cri qui résonna dans la jungle, long et puissant. Vaas n'allait pas s'arrêter en si bon chemin, aussi sadique qu'il pouvait être, sa méchanceté le poussa à tourner et retourner la lame dans l'épaule de sa victime, laissant couler son sang le long de son bras.
Les autres agents qui regardaient la scène, impuissants, ne savaient que faire. Terrifiés, abattus, choqués par ce qu'ils voyaient, ils ne pouvaient que constater à quel point la méchanceté de leur tortionnaire était sans limites. C'était tout simplement inhumain, même si May était la meilleure pour résister à un tel supplice, il était clair qu'elle ne tiendrait pas indéfiniment, personne ne le pouvait.
Dans leur cage, Fitz et Simmons tremblaient de peur, malgré les commentaires de Daisy qui s'efforçait à rester positive, leurs inquiétudes grandissaient à chaque cri de May. Quant à Coulson, la rage montait en lui, une haine sans nom se fit ressentir envers Vaas. Il ne supportait pas que l'on torture les personnes à qui il tenait. Sa partenaire de longue date se faisait atrocement torturer juste à côté de lui !
Vaas, n'obtenant toujours pas de réponse, reprit :
Vaas - « Putain, t'es solide, toi... bon, on va pas faire de jaloux, c'est au tour de ton ami. Hé, les gars, venez lui retirer sa cravate et sa veste, qu'on se mette à l'ouvrage, lui et moi. »
Ses hommes s'exécutèrent, puis reculèrent. Au moment où Vaas s'approcha de Coulson, May tenta de se lever, attirant l'attention de leur bourreau. Il était hors de question qu'il fasse du mal à Coulson en sa présence.
Vaas - « Du calme, chérie, faut savoir partager, pas de discrimination. Bon, toi, tu vas me répondre ou faut que je te traite pareil ? »
Vaas observa la chemise tâché de sang de Coulson dévoilant sa blessure. Le chef des pirates sourit, se disant qu'il pouvait l'utiliser à son avantage. Il se retourna en direction de la table et prit un poing américain avant de refaire face à Coulson. N'obtenant aucune réponse de sa part, Vaas le frappa dans les côtes à plusieurs reprises, lui faisant cracher du sang. Le visage de Coulson étant plus expressif que celui de May, on pouvait lire la douleur dans ses yeux, ce qui plut à Vaas, enfin satisfait de son travail.
Vaas - « Alors ça fait mal ? » Dit-il avec un sourire. « Tu m'a l'air pâle... vous savez tout les deux que vous ne tiendrez pas longtemps, vous savez que vous perdrez à ce p'tit jeu ? Hein ? Vous êtes pas cons à ce point, si ? Va falloir parler à un moment, alors ne vous rendez pas la tâche plus pénible, et faites comme tout le monde, respectez, craignez moi et obéissez. » ajouta t-il en envoyant deux coups supplémentaires sur la blessures à la hanche de Coulson.
Malgré les multiples coups portés à son encontre, Coulson ne céda pas, préférant à l'instar de May garder le silence. Vaas commençait déjà à s'agacer. La nonchalance de ses deux cobayes l'énervait au plus haut point. Fou de rage il se retourna une fois de plus vers la table avant de s'y arrêter un bon moment. Temps qu'il mit à profit afin de choisir avec soin son prochain moyen de torture.
Soudain un sourire se dessina sur son visage de psychopathe. Il prit une longue aiguille qui trônait bien en évidence et la brandit avec fierté.
Vaas - « On va progresser, faut un peu avancer! Avec ça, j'ai plus de chances de vous entendre parler » Dit-il s'avançant d'une démarche très inquiétante vers May. « Tu m'excusera mais vu que ta copine avait l'air de vouloir morfler à ta place, je vais honorer sa demande. » Continua-t-il à l'attention de Coulson, alors qu'il prenait possession d'un des doigts de sa victime. « Et puis, avec l'opium transformé, c'est bien plus marrant ! »
Sur ces mots Vaas enfonça l'aiguille dans l'extrémité de l'index de May qui hurla sur le champ. Cette zone est très sensible aux stimulis douloureux, et Vaas ne le savait que trop bien. L'agent May faisait tout pour cacher le maximum sa douleur mais c'était mission impossible. Sa respiration était saccadée, elle tremblait quelque-peu, son rythme cardiaque s'accélérait et les veines de son cou commençaient à apparaître montrant que son corps faisait tout pour lutter, en vain.
May - « Mhm … Ah, Argh ! »
Vaas était aux anges. Une des zones les plus sensibles du corps humain, mélangé aux effets de sa drogue, il savourait chaque moment d'agonie de son cobaye.
Coulson tremblait sur sa chaise, un mélange de rage et de peur. Il voulait tuer ce salopard pour ce qu'il était en train de faire à sa partenaire. Et en même temps, un sentiment de peur commençait à le gagner petit à petit. Coulson redoutait le moment où Vaas en aurait marre et déciderait de lui faire subir le même sort à son tour. Car il savait pertinemment qu'il n'était pas aussi résistant que May à ce genre d'exercice. Il était même impressionné qu'elle tienne aussi longtemps. La plupart se seraient déjà évanouis depuis un certain temps déjà.
Ce qui était une torture pour les deux agents assit sur les chaises, en était une autre pour les trois autres dans leur cage, n'ayant pas d'autres choix que de regarder ce sombre spectacle. La vue de leurs collègues, amis, de membres qu'ils considéraient comme leur famille, souffrir et subir une telle torture était insupportable pour eux. C'en était trop pour Fitz qui prit la parole :
Fitz - « OK OK OK, c'est bon on va répondre à vos questions, mais par pitié arrêtez ! » Dit-il en larmes.
May - « Fitz, Non tais-toi ! » répliqua-t-elle.
Fitz - « Non je ne me tairai pas, pas tant qu'il vous torturera ! »
Simmons - « Il a raison, ça rime à quoi de vous voir souffrir juste pour quelques informations. »
Coulson - « On est des agents, on a rien à dévoiler à ce taré. »
Daisy - « Les gars, Coulson a raison, ça ne me plais pas non plus de les entendre crier mais certaines choses doivent rester secrètes. »
Vaas se dirigea vers la cage, se baissant vers Fitz et Simmons, il s'adressa à eux :
Vaas - « Hep, c'est pas à toi que je causais. Et puis, d'habitude, c'est ceux qui sont torturés qui m'avouent tout. J'vous adore, je m'éclate avec vous ! Vos potes commencent à m'ennuyer, à jouer les durs. Vous allez peut-être vous montrer plus aimable ? »
Fitz hocha la tête : « Seulement si vous arrêtez votre petit jeu. »
Vaas - « C'est moi qui pose les règles ici ! C'est toi qui m'obéis, et pas l'inverse, alors j'vais faire une exception pour cette fois, mais essayes même pas de recommencer. De toute façon, j'en ai presque fini avec vos camarades, j'ai d'autres projets pour eux. » Dit-il arborant un sourire sadique.
Coulson - « Agent Fitz, je vous ordonne de vous taire. »
Vaas - « Attends-là deux secondes, j'vais lui rappeler qui donne les ordres. »
Vaas se dirigea vers Coulson, et le frappa au visage, dans les côtes, jusqu'à lui faire perdre connaissance sous la douleur. Vaas se tourna ensuite vers May, prêt à lui faire subir le même sort, puis il se ravisa :
Vaas - « Non, toi tu résistes trop pour t'évanouir comme ton ami, j'vais m'y prendre autrement. »
Il fit un signe à un des ses hommes de venir, ce dernier apporta une seringue et la donna à Vaas.
Vaas - « Ne t'en fait pas, c'est pas de cette autre saloperie, j'veux pas que tu crèves d'une overdose, c'est trop con ! Tu vas simplement faire un petit somme, le temps que je discute avec mes nouveaux potes. » Dit-il en injectant le produit à May, puis se dirigea à nouveau vers la cage. « Bien, j't'écoute ... »
Plus tard, lorsque les deux agents reprirent connaissance, ils commencèrent par constater qu'ils n'étaient plus assis, mais au sol, allongés l'un contre l'autre. Ils voyaient encore trouble, mais ils pouvaient aussi voir qu'ils n'étaient qu'à deux mètres du précipice, à quelques mètres d'où étaient retenus leurs amis. Ils réalisèrent ensuite qu'ils ne pouvaient bouger leurs membres, comprenant par ce fait qu'ils avaient pieds et poings liés. En suivant des yeux leurs liens, ils purent aussi constater qu'ils étaient reliés à un même bloc, un très gros bloc de béton en fait, posé au bord du cratère. Ils commencèrent à s'inquiéter, car si ce bloc tombait, il les entraînerait avec lui. Sortant enfin totalement de leur torpeur, ils virent que Vaas était assit juste à coté d'eux, sur une caisse en bois, et qu'il les dévisageait avec une étrange absence d'expression, un peu comme s'il les voyait, sans être totalement présent. Puis soudain, il remarqua que ses victimes venaient de s'éveiller.
Vaas - « Putain, vous avez pris vot' temps, j'ai failli vous réveiller à coup de mandales... faut que je vous pose une dernière question : Est-ce que je vous ai déjà donné... la définition... que j'ai du mot... ''folie'' ? Hein ? La folie, c'est refaire sans arrêt... exactement... la même connerie... qu'on répète sans arrêt... en espérant que ça change. Voilà... ce qu'est... la folie. Mais la première fois qu'un type m'a dit ça... j'sais pas, j'ai cru qu'il se foutait de ma gueule... donc boum... je l'ai abattu... Le truc c'est que... OK, c'était vrai. C'est là que j'ai commencé à voir partout... partout où je regardais... tout ces pauvres connards... qui se remettaient sans cesse à faire... la même putain de chose... encore et encore et encore et encore... sans arrêt ! En se disant ''cette fois, ce sera différent... non non non non non, pitié ! Cette fois, ce sera différent...'' » fit-il en marquant chaque partie de ses phrases.
Les agents le dévisageaient ainsi depuis qu'il avait prit la parole, en silence. Alors que Coulson montrait quelques signes d'inquiétudes sur ce que Vaas leur réservait, May avait déjà reprit son visage de marbre, impassible, alors que dans un même temps, son regard évoquait bien d'autres choses, fort sombres, qui trahissait le sort qu'elle réservait à Vaas s'il avait le malheur de l'épargner.
Tout deux étaient aussi concentrés sur l'histoire de Vaas que sur leurs propres pensées, ce qui expliqua le fait qu'ils ne virent pas la lueur qui venait de s'allumer dans les yeux de Vaas lorsqu'il tourna la tête vers May.
Vaas - « Et excuse-moi... mais je n'aime pas DU TOUT... LA FACON QUE T'AS DE ME REGARDER ! OK ? » hurla t-il en se levant soudainement, tout en envoyant valser la caisse qui lui servait de support d'un grand coup de poing « VOUS AVEZ DE LA MERDE DANS LA TÊTE OU QUOI ? VOUS CROYEZ QUE JE ME FOUS DE VOT' GUEULE ? OU QUE JE MENS P'TET ? J'VOUS ENMERDE, OK ? ALLEZ CHIER ! Ça va... c'est bon... j'me détends... je me calme... le Hic, c'est que... vous me prenez pour un taré... mais c'est pas grave, j'm'en fous, c'est pas moi qui suis cinglé... » fit-il, puis se retourna, et se dirigea vers le bloc de parpaing qui était reliés aux agents, avant de poser son pied dessus « Est-ce que je vous ai déjà donné... la définition... du mot... ''folie'' ? » ajouta t-il en leur jetant un œil dans son dos.
Et il poussa le poids dans le vide, avec un sourire cruel dessiné sur son visage, sous les yeux effrayés de Coulson et May, et les protestations des trois autres agents en cage...
À suivre ...
