Bon eh bien ça faisait assez longtemps que je n'avais pas remis à jour cette fic, mais je me rattrape avec ce chapitre assez long.^^ Désolée si certaines tournures de phrases sont un peu étranges, mais j'aime vraiment le style de cet auteur et j'essaie de le rendre au maximum, mais bon des erreurs m'échappent parfois. Après je ne suis qu'une humaine, et le correcteur de Word n'est pas tout-puissant.^^ Bonne lecture.^^

Chapitre 4 :

Une semaine était passée assez facilement, supposa-t-elle, pour autant qu'elle puisse en juger après le « sauvetage » des chatons Akatsuki. Il y avait eu quelques exceptions, bien sur, nommés Kakuzu, Itachi et Hidan. Et quelques fois Deidara. Elle ne pouvait jamais vraiment être sûre de lui.

Mais maintenant arrivait le problème du travail.

Evidemment, elle devait commencer à travailler Lundi – demain – car c'était la fin de ses vacances, mais le gros problème était qu'elle ne leur faisait justement pas suffisamment confiance pour les laisser seuls dans sa maison. Comme ils l'avaient vu précédemment, ils ne pouvaient pas quitter le bâtiment, – malheureusement – mais ils pouvaient faire un grand désordre avec un tas de choses.

Il y avait simplement trop de problèmes, estima-t-elle, s'asseyant sur le canapé avec un verre de jus. Elle alluma la télévision avec la télécommande, la laissant sur un court programme auquel elle ne prêta pas attention.

Le problème le plus important, comme elle l'avait déjà mentionné, était le fait qu'elle travaillait, trois, quatre, des fois cinq jours par semaine. Elle travaillait à l'hôpital, et elle n'était pas une des malchanceux qui sont appelés 24h sur 24, sept jours sur sept, mais des fois il y avait des urgences, et elle ne pouvait pas vraiment dire non.

Enfin, pas sans ressembler à une salope frigide, en tout cas.

Le deuxième problème était que tout les sept chatons Akatsuki – elle était involontairement fière du surnom qu'elle leur avait donné – voulaient rester sous leur apparence humaine tout le temps. Et elle ne pouvait pas le leur reprocher, vraiment. Putain, elle n'aurait pas voulu devenir un chat. Ou du moins elle le supposait.

Ils, comme les criminels manipulateurs qu'ils étaient, avaient établit un dispositif pour garder leur forme humaine pendant quelques heures. C'était un bracelet serré avec une bulle autour, où de l'eau était placée en permanence contre leur peau. Cela les gardait en contact suffisant avec de l'eau, ou au moins l'empêchait de s'évaporer. Plusieurs d'entre eux avaient souffert de petites irritations de la peau, ou d'enflures, mais ils ne s'étaient pas plaints. Et c'était bien qu'ils ne l'aient pas fait.

La seule exception, évidement, était Itachi.

Putain, elle ne l'aurai jamais laissé lui tourner autour sous sa forme humaine. Elle n'aurait même pas voulu être seule dans une pièce avec lui en chaton.

Derrière le problème de la forme humaine constante, une nouvelle sorte de problème s'ouvrait devant Sakura.

En fait, il y avait tout simplement trop de monde pour le minuscule appartement de Sakura. Ils avaient pris la décision de camper dans son salon, étalant les draps et couvertures sur le sol et se battant occasionnellement pour savoir qui allait dormir sur le canapé la nuit.

C'était peut-être pour ça que Sakura était actuellement dans cet état : complètement réveillée, les couvertures remontées jusqu'au menton, regardant fixement le plafond avec frustration. Son lit était confortable, d'accord, et la température de sa chambre était bonne, mais c'était tout simplement trop pour son esprit. Elle restait encore incertaine sur quoi faire dans cette situation. Bien sûr, elle pouvait simuler que loger tous ces ….. gens ….. ne l'énervait pas, mais putain, l'illusion ne tiendrait pas longtemps.

Bien qu'elle ait ressenti pour eux un peu de sympathie pendant une minute. Ils étaient sûrement passés par une longue et horrible épreuve, et elle ne voulait pas penser qu'ils avaient dû être profondément effrayés.

Et des fois, ils étaient des chatons. Honnêtement, comment pouvait-elle les prendre au sérieux quand ils étaient sous cette forme ?

Vraiment non.

Avec un soupir, elle roula sur le flanc et retourna son oreiller du côté où il était frais. Il était rafraîchissant contre ses joues, et elle ferma les yeux.

Elle s'endormit peu après, respirant profondément et régulièrement.

Evidemment, comme toutes les choses dans la vie de Sakura en ce moment, cela ne dura pas longtemps.

Elle se réveilla ce qui lui sembla quelques minutes plus tard, alors que cela faisait des heures, avec l'impression que quelqu'un était en train de la fixer. Et quand elle se retourna, quelqu'un était en train de la fixer.

Elle ne pût dire qui c'était, mais avant qu'elle ne puisse mobiliser ses esprits, l'homme avait secoué les mains frénétiquement. « Non, non, non ! Ne tape pas Tobi ! S'il te plait ! »

Elle se redressa, faisant craquer ses articulations quand elle serra le poing. « Qu'est-ce qu'il y a, Tobi ? »

Avec ses yeux lentement accoutumés à l'obscurité, elle pût voir sa silhouette floue dans toute sa gloire de ne pas avoir de tee-shirt mais d'avoir un pantalon convenable, jouant avec ses doigts.

« Tobi avait…. »

« Oui ? »

« Tu vois…. »

« Oui ? »

« Tobi a peur ! », murmura-t-il précipitamment, se baissant légèrement pour la fixer attentivement.

Sakura cligna des yeux. « P… Peur ? De quoi ? »

« Du noir ! Tobi a fait un cauchemar. »

« Oh, put– »

« Est-ce que Tobi peut dormir avec toi cette nuit ? »

« Non ! »

Il lui plaqua une main sur la bouche, ce qui la fit protester maladroitement, et il l'enleva hâtivement quand elle lui mordit légèrement les doigts. « Si tu hurles, les monstres vont venir et t'attraper ! »

Furieuse, elle lui enleva le bracelet d'eau du poignet. L'eau se renversa sur le sol, et quand elle lui essuya l'eau du bras avec la couverture, il redevint un chaton avec un « pop ».

« Tu peux dormir dans le lit comme ça. Mais seulement comme ça. » Mais merde, elle devait travailler demain matin et avait besoin de dormir, bon sang.

Semblant satisfait, il sauta sur le lit et se roula en boule à ses pieds.

C'était en quelque sorte mignon quand elle y pensa de cette manière abjecte et éphémère, mais quand elle réalisa qu'en résumé un criminel nu dormait au pied de son lit, tout ce qu'elle voulu faire était de s'endormir malgré le stress.

Ce qu'elle fit.

Heureusement.

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

Il n'était pas certain de ce qu'elle était en train de faire, mais de toute façon il n'était pas certain de vouloir l'interrompre.

Car avant que ses yeux dorés et pénétrants n'aient pût percer la pénombre totale, Sakura Haruno, leur sauveuse impromptue, rampa sur les mains et les genoux vers l'endroit où il dormait.

Il se redressa lentement, vacillant, deux émotions luttant dans sa tête. Elle est venue te tuer, disait l'une. Elle souhaite juste parler, proposait l'autre.

« Zetsu ? », murmura-t-elle, et il sut que la dernière voix était correcte.

« Oui ? » dit-il, juste aussi silencieusement qu'elle.

Elle rampa près de lui, choisissant finalement de s'asseoir sur les tibias sur la couverture. « Zetsu…. »

« Oui ? » répéta-t-il, plus doucement cette fois, dressant la tête vers elle. C'était dans les moments comme ça qu'il était content d'avoir perdu les mâchoires végétales qu'il avait autour du cou, à cause des récurrentes transformations en chaton, humain, chaton.

« J'ai fait un cauchemar », avoua-t-elle, serrant deux mains sur sa poitrine. « Je suis désolée. J'étais….. j'étais juste effrayée. »

Il ne savait pas vraiment quoi faire. « Je…. Je vois….. ? »

« Ca va si je dors avec toi cette nuit ? » supplia-t-elle, le fixant avec ses beaux yeux verts scintillants de larmes. Et bien que cette vision était vraiment charmante et complètement tentante, quelque chose lui disait que la situation était bizarre. Il n'arrivait pas vraiment à mettre le doigt dessus mais cela semblait –

« Etrange », marmonna Zetsu. « Pourquoi venir avec moi? Je te console un peu ? »

Elle acquiesça rapidement. « Oui. »

Le côté sombre de ses pensées se retira tranquillement, comprenant apparemment l'allusion que non, sa contribution n'avait été ni demandée ni recherchée.

Il se déplaça sur l'un des côtés du lit de fortune construit avec des draps et des couvertures, tapotant l'endroit vide à côté de lui.

Elle se pelotonna près de lui avec reconnaissance, plus petite que ce qu'il se rappelait. Et quand elle tira la couverture sur ses épaules et effleura un des ses pieds nus avec les siens, la grande présence agitée dans le fond de son esprit qui renforçait l'idée que quelque chose était étrange, putain, devenait de plus en plus persistante.

Mais il l'ignora, car il avait d'autres problèmes en tête pour le moment. La main de Sakura, par exemple, avait pris le contrôle de la situation quand elle descendit le long de la taille de Zetsu pour se poser dessus. Et quand son index passa de son estomac jusqu'à son nombril, le faisant frémir, et qu'il suivit la ligne de démarcation des couleurs sur son torse, cela occupa rapidement toute son attention.

Il était trop perdu pour savoir que faire, que dire, que penser. Bien sûr, c'était agréable – pourquoi cela ne le serait pas ? – mais il la connaissait à peine, et elle n'avait très apparemment pas confiance en lui. Il était le plus digne de confiance du groupe de « chatons », bien sûr, mais il ne l'avait toujours pas convaincue qu'elle pouvait avoir confiance en lui. Et pour une bonne raison. Il savait qui il était, et elle le savait également.

Ce fut donc pour ça que Zetsu, avec un air perplexe, lui agrippa le poignet. « Sakura, je te demande d'arrêter. »

« Pourquoi ? » demanda-t-elle, s'écartant légèrement pour lui grimper complètement sur le torse. Le souffle de Zetsu s'étrangla dans sa gorge.

« C'est….. indécent. Et irresponsable. »

Elle eut un petit rire inhabituel – du peu qu'il connaissait d'elle, en fait – et se pencha pour tracer la courbe de son oreille avec le bout de la langue. Et quand elle eut fini, elle murmura, « Qui a déjà dit que je voulais être responsable ? » avec ses lèvres qui l'effleurèrent à peine.

Et à ce moment précis, il y eu un fracas distant, et le rêve de Zetsu qui bégayait, s'arrêta avec un sursaut.

Il s'assit brusquement, les yeux grands ouverts et lourds en même temps. Il comprit qu'il s'était endormi il y avait à peine cinq minutes, et d'après ce qu'il pouvait voir, le vacarme avait éclaté dans le salon.

Hidan et Deidara étaient debout devant un vase cassé en mille morceaux et irréparable, des tulipes et des fleurs criblant le tapis que l'eau commençait à tacher.

Hidan grogna. « Putain. »

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

Se réveiller avec quelque chose de doux et chaud pressé contre son estomac était vraiment une expérience assez agréable, pensa Sakura. Cela apaisa ses pensées confuses et lui donna un petit élan de joie pour le reste de la journée.

Cependant, quand cette chose floue s'avéra être Tobi, qui était rentré discrètement sous son tee-shirt et qui reniflait maintenant contre son estomac, cette joie s'évanouit brusquement.

Elle pensa l'attraper par la queue et le jeter par la fenêtre. Elle pensa hurler. Elle pensa également le laisser comme ça, mais c'était une idée trop vague, trop lointaine, et trop stupide.

A la place, elle le poussa sur le côté. Il cligna à peine des yeux.

Sakura se releva complètement et bailla, étirant ses bras jusqu'à ce qu'ils craquent, faisant la même chose pour chacune de ses jambes. Tobi sembla penser qu'il était bien installé sur le sol, s'étirant jusqu'à devenir presque plat et sortant les griffes, montrant rapidement quand il bailla une minuscule langue rose et des dents de chaton.

Un crash provenant de quelque part dans le salon sortit Sakura de sa rêverie, cassant sa seconde vague d'étirement et la laissant avec le sentiment inconfortable d'avoir la gueule de bois, ce qu'elle détesta absolument. Hé bien, pensa-t-elle, elle devait probablement aller dans le salon voir ce qu'ils avaient encore fait. Chaque jour était une aventure avec ces mecs, et heure après heure, minutes après minutes, il lui semblait que l'enfer aurait été beaucoup moins dangereux pour elle.

S'arrêtant momentanément dans la salle de bain reliée à sa chambre pour se rendre à moitié présentable, elle entra dans le salon avec la bizarre impression qu'aujourd'hui allait être un autre jour stressant, bizarre, et démentiellement rempli de criminels.

Deidara et Hidan tournèrent rapidement la tête vers elle pour la fixer d'un air coupable quand elle entra. Pendant un moment, tout ce qu'elle pût faire fût de les dévisager, et une lance aiguisée de colère la traversa.

« C'était le vase de ma mère, connards ! »

Cependant, un coup d'œil à l'horloge lui apprit que ce vieux cadeau d'anniversaire était le cadet de ses soucis. Jurant, elle retourna en courant dans la chambre, se jetant dans ses habits de travail. Elle se brossa les cheveux et les dents en un temps record, tirant une espèce de sac à dos porte-monnaie sur ses épaules.

Pas le temps de penser à l'Akatsuki maintenant ; quoi qu'il se passe, cela se passerait, et elle aurai le temps de s'en occuper après.

Kakuzu l'attrapa par le coude juste quand elle sortit de la pièce, la balançant en arrière contre lui.

Elle s'appuya un moment sur son torse pour se retenir avant de sauter en arrière et de s'essuyer les mains sur sa jupe – mon Dieu, elle avait touché ses points de sutures ; c'était vraiment répugnant – . Elle lui jeta un regard noir. « Quoi ? Tu vois pas que je suis en retard ? »

« Putain, où tu vas ? » demanda-t-il, et elle pût clairement voir de l'inquiétude dans ses yeux. Il pensait peut-être qu'elle allait les abandonner ou quelque chose du genre.

S'éloignant de lui, elle rajusta le sac sur son épaule. « Je vais travailler. Tu sais, pour gagner de l'argent ? Pour nourrir vos gros culs d'Akatsuki. »

Kakuzu sembla légèrement déconcerté, et il la relâcha brutalement. « Pendant combien de temps tu seras absente ? »

« Pourquoi tu me questionnes ? » le rembarra-t-elle, et sans lui donner de réponse ou lui jeter un dernier regard, elle sortit de la pièce et descendit dans la rue, se dirigeant vers l'hôpital.

Le reste de la journée ne s'avéra pas meilleure, avec Naruto qui était venu deux fois avec de multiples fractures et un Genma très ivre et d'humeur perverse. Heureusement, Tsunade la laissa rentrer chez elle après la pause déjeuner, et Sakura décida d'utiliser le temps qui lui restait pour s'acheter un petit truc pas cher à manger et faire du lèche-vitrines.

Sur sa route elle passa devant une épicerie, et elle se rappela immédiatement les sept véritables machines à manger qu'elle avait laissé chez elle. Ce qui la fit penser tout de suite à l'état déprimant de son frigo : vide.

Flânant paresseusement entre les portes coulissantes, Sakura se dirigea vers le fond du magasin, projetant de faire un important détour et de gagner du temps. Ces trous du cul avaient intérêt à avoir nettoyé le vase.

Après avoir acheté un gros paquet de bouteilles d'eau, des bananes, des céréales, du lait et d'autres choses variées et essentielles, elle hissa les sacs sur son épaule et marcha péniblement vers la maison. Naruto avait vraiment rouspété au sujet de ses blessures « mortelles » et elle aurait dû le transporter chez elle. Mais bon, elle préféra ne pas penser à ce qu'il pourrai se passer s'il venait soudainement et inexplicablement chez elle.

Elle fut tentée de faire appel à ses « invités » pour venir l'aider à transporter les courses, mais elle décida de ne pas le faire. Elle ne voulait pas que des voisins fouineurs n'aperçoivent non pas un mais sept hommes, tous mortellement familiers, entrer et sortir en file indienne de son minuscule appartement.

Donc elle remorqua les sacs seule, se questionnant en silence et les rangeant méthodiquement. Elle traversa le hall sur la pointe des pieds, car elle était certaine qu'ils complotaient tous quelque chose.

Trouver Tobi assit silencieusement dans la salle de bain et pliant des serviettes ne la surprit pas, pas plus que la présence de Itachi et Zetsu dans le salon qui lisaient des livres sur le canapé, ou même celle de Deidara qui fouillait dans son frigo. La profonde attention que Kisame prêtait à la chaîne cuisine de la télé était un peu étrange – c'était « comment préparer un steak et un cocktail avec Aika Yamamoto » – mais autrement Sakura ne pût distinguer de traces de son malaise actuel.

Elle soupira et lâcha bruyamment les sacs sur le sol, perturbée quand tout les cinq Akatsuki localisés stoppèrent immédiatement ce qu'ils étaient en train de faire pour la fixer avec curiosité. Elle détestait quand ils faisaient ça.

Ils la fixaient quand elle entrait dans une pièce ou que quelque chose annonçait sa présence, presque comme s'ils l'attendait pour commencer à papoter ou quelque chose du genre. Elle avait essayé quelque fois de les surprendre…. Apparemment, ils n'étaient pas des criminels pour rien.

« Itachi. »

Il cligna des yeux vers elle. Honnêtement, que pouvait-elle attendre de plus ?

« Où sont Hidan et Kakuzu ? » Elle était sûre que c'était eux qui la faisait se sentir mal à l'aise. Putain, étaient-ils ?

« Je crois qu'ils sont allés dans ta chambre pendant que tu étais au travail. Ils sont probablement toujours dedans. »

Sakura toussa. « Qu – Quoi ? » Itachi posa les coudes sur l'accoudoir du canapé et continua à lire. Sakura tapa du pied vers l'endroit où Zetsu était assis et lui lança un regard furieux. Il la regarda dans les yeux, semblant, en tout et pour tout, totalement innocent. Ouais, bien sûr. Innocent.

« Pourquoi tu les as laissé entrer ? »

L'expression de Zetsu s'effaça prudemment. « Laisser qui faire quoi ? »

« Tu sais très bien de quelles merdes je parle. Hidan et – et Kakuzu ! Ils sont dans ma chambre en train de faire Dieu sait quoi avec mes affaires ! Je veux qu'il n'y ait aucun d'entre vous dedans à moins que je ne vous en aie donné explicitement la permission. » Elle fit une pause pour respirer et compter mentalement jusqu'à dix. « Tu sais, vous dépendez tous de moi pour la nourriture et la protection. Ce serai dommage si tout ça disparaissait soudainement, non ? »

Sans attendre de voir la réaction de Zetsu ou celle des autres, Sakura entra comme un ouragan dans le couloir qui connectait le salon avec sa chambre et s'arrêta brusquement devant la porte de la chambre quand elle entendit des voix familières qui provenaient de l'intérieur. Donc ils étaient dedans !

Elle savait qu'ils devaient avoir senti sa présence derrière la porte, mais peut-être, juste peut-être, que leur attention était suffisamment détournée pour qu'elle se penche silencieusement et….

« Putain de merde ! Hey, cicatrice-man, regarde ça ! »

Sakura serra les poings. Oh non. Quand un homme était aussi grossier cela voulait dire….

« Je jure sur Jashin que cette femme a les goûts les plus bizarres que j'ai jamais vu en matière de sous-vêtements. Je n'aurai jamais sû en la regardant qu'elle portait des strings. Il y a même de la putain de dentelle dessus ! Hey ! Tu m'écoutes ? Merde, pourquoi tu regardes dans son journal alors qu'il y a des sous-vêtements conçus pour baiser avec ? Sois un homme, espèce de monstre. »

Oh, ils allaient tous mourir. Lentement.

« Hey, tu sais quoi ? »

Silence. Sakura agrippa lentement la poignée de la porte.

« Quoi, tu as décidé de m'ignorer ? Bien. Je voulais juste te dire. » Il y eu une autre pause. « Ce string…. me rappelle la première fois que j'ai baisé. »

Sakura entendit Kakuzu grogner, et il y eu un faible bruissement de papier. « Toi ? J'aurai plutôt pensé qu'une femme courrait le plus loin possible dès que tu commences à enlever ton pantalon. Et tu n'es pas censé être abstinent, de toute façon ? Ne te fais pas d'illusions. »

Il y eu un claquement brutal de l'élastique quand Hidan fit voler le string à travers la pièce. « Ah, oui ? Apparemment, tu n'as jamais eu de bonne baise, point de suture-man. Et je peux baiser à chaque fois que j'en ai envie, trou du cul. »

Kakuzu ricana. « Hé bien, prouve-le alors. »

Sakura cligna des yeux. Qui était réellement Kakuzu ? Il était affreusement …. d'après ce qu'elle pouvait dire….joueur. Est-ce que la plupart d'entre eux lui cachaient leur véritable personnalité en sa présence ? Evidemment, se réprimanda-t-elle. C'était juste une question de survie. Après la manière dure dont elle les avait traités, quel autre choix avaient-ils que de cacher leur vraie – Sakura secoua la tête. Elle ne devait pas avoir de pitié. Elle devait survivre avec eux.

Toujours est-il que c'était intéressant. Que pourrait répondre Hidan après ça ? C'était un peu comme un étrange soap-opéra !

« Hé bien – je vais – putain, pourquoi tu as besoin d'une preuve ? C'est vrai ! Je te raconte pas de conneries, mec. Allez. »

« C'était peut-être vrai juste avec la prostituée qui te servait de femme ? »

« Ah ouais, c'était – je devais dire quelque chose en face des gars…. c'était juste – oh non. Putain, je vais te tuer ! Je jure à Jashin que je te tuerai ! »

« Et maintenant tu gémis. »

Hidan fit un bruit choqué, et pendant un moment, tout resta calme – à part le bruissement continuel des pages du journal – et Sakura posa une main sur la poignée de la porte – quand est-ce qu'elle allait l'ouvrir ? – et se prépara à faire irruption dans la pièce et faire un putain de raffut d'enfer.

Hidan fit le travail à sa place.

Un long et profond gémissement traversa le silence, interrompu par une série de petits cris aigus et de quelques soupirs.

« Unnnngh……ummmmmmph……..oooooohhhh…..eeeeeh….. »

Sakura pâlit. Que faisaient-ils exactement à l'intérieur ?

Kakuzu avait apparemment la même opinion. Elle l'entendit sauter du lit, prenant une position défensive ou quelque chose du genre. Un moment passa pendant lequel Sakura souhaita de tout son cœur qu'il y ai un trou dans le bois de la porte pour pouvoir regarder à l'intérieur.

« Putain, mais qu'est-ce que c'est ? »

« C'était…. ce que la fille avait fait comme bruits. » Elle pouvait presque imaginer le rouge colorant le visage d'Hidan, et sa voix étranglée et silencieuse.

Kakuzu renifla encore. Il pouvait certainement le faire beaucoup, nota Sakura. Tous les hommes le pouvait, en fait….. Qu'est-ce qu'ils avaient avec ça, de toute façon ?

« Quoi, c'était une femelle éléphant ? »

Sakura n'arriva pas à se retenir. Elle éclata de rire. A l'intérieur, elle pouvait entendre les deux hommes se rendre compte du vacarme qu'elle faisait. D'accord ; elle ne les tuerait pas cette fois-ci, juste pour avoir réussi à la faire rire. Elle cacherait juste mieux son journal la prochaine fois.

Si elle ne les avait toujours pas tués, en fait. Eventuellement.

Peut-être.

Elle attendit dans le couloir cinq bonnes minutes, attirant l'attention de Tobi, qui lui jeta un coup d'œil curieux avant de retourner à ses affaires, et de Zetsu, qui rencontra son regard et se détourna rapidement.

Hidan et Kakuzu sortirent peu de temps après, et si Hidan continua d'avancer dans le couloir vers le salon, Kakuzu s'arrêta et la fixa.

Sakura s'éclaircit la gorge. Pourquoi avait-elle l'impression d'avoir fait quelque chose de mal ? Ils étaient ceux qui avaient fouillé dans sa chambre !

Un petit tremblement agita le bras gauche de Sakura, et elle s'assit sur le lit, prête à en sauter à tout moment. Kakuzu était intelligent, bien sûr, mais il était également lunatique. Et elle ne lui faisait pas confiance. Pas du tout.

Après l'avoir fixée quelques instants de plus, il soupira et s'appuya contre la bibliothèque, pressant ses doigts sur ses tempes. « Toi et moi savons tous les deux que ça ne va pas marcher. »

Elle arrêta le tremblement de ses lèvres. « De quoi ? »

Il secoua sa main libre à travers la pièce. « Nos conditions de vie. Nous devons trouver une solution à notre « condition ». »

Elle secoua un pied et enleva un fil qui pendouillait sur sa jupe. « J'ai essayé. J'ai vraiment demandé à tout l'hôpital, précisément sur les conditions dans lesquelles une victime ou un patient est transformé en une sorte d'animal. Tout ce qu'on a pût me répondre était que ce n'est qu'un justu temporaire, qui dure généralement quelques heures. »

« Donc encore rien, hein ? » demanda-t-il, et quand sa voix retomba, il semblait toujours incroyablement agité.

Elle acquiesça. « Je n'ai rien trouvé. »

Elle le vit fixer le tapis pendant un moment avant de marcher tranquillement hors de la pièce, fermant la porte derrière lui.

Et Sakura rendit les armes sur son lit et ferma les yeux.

Les choses étaient définitivement devenues étranges, dures, et beaucoup trop compliquées. Elle se demanda, légèrement absente, combien de temps cela prendrai avant que quelqu'un ne les découvrent.

A ce moment-là, Tobi passa sa tête par la porte. « Sakura, un homme appelé Naruto est ici pour te voir. Zetsu est en train de lui parler, je pense. »

Le cœur de Sakura tomba lui tomba brusquement dans l'estomac.

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

Quel suspense !!! Non je rigole.^^ Toujours aussi charmant, ce Hidan, non ? Y peut pas s'empêcher de faire des conneries. Enfin, c'est ce qui fait son charme, je suppose. Désolée pour les fans d'Itachi, c'est vrai qu'il n'est pas très présent, mais bon….^^ Bisous à tous et j'espère que vous avez apprécié.