Bonjour à tout le monde. J'espère que vous aimez ma fic. J'ai décidé de vous mettre des passages plus longs. Dites-moi si cette nouvelle longueur vous convient, s'il vous plait. Et n'hésitez pas à mettre vos commentaires.
Merci beaucoup.
Chapitre 2, 1ère partie
La route vers Forks n'était guère difficile à suivre. Nous y arrivâmes en une petite semaine. Nous aurions pu y arriver plus tôt, mais il nous fallait une pause déjeuner. Trois touristes perdus dans la montagne, ce n'était pas inhabituel. Et puis, nous avions laissé les corps à proximité du passage d'un animal, un puma je crois. Je ne saurai dire, n'étant pas experte dans la traque des animaux.
En arrivant à quelques kilomètres de la villa, nous nous rendîmes compte que d'autres vampires nous avaient précédés. Leurs odeurs étaient partout. A priori, les Cullen faisaient tout leur possible pour s'attirer le maximum d'alliés. Ce qui en disait long sur le malentendu.
Tout à coup, au beau milieu de notre course, je pilai. Une odeur étrange, forte et pas tellement agréable venait de me heurter de plein fouet. Thomas et Carole s'arrêtèrent également. Quelle était cette odeur ? J'étais persuadée de ne l'avoir jamais sentie, pourtant j'en aurai frissonné, si j'en avais été capable. Qu'est-ce que cela signifiait ? Mon instinct me disait que c'était un danger, mais j'étais incapable de l'identifier. Frustrée, je me tournais vers Thomas, en quête d'informations. Après avoir respiré cette odeur, Thomas m'apporta la réponse que j'attendais.
- C'est l'odeur des loups-garous !
Pas étonnant que je me sente en danger, alors !!!
- Que fait-on Thomas ? Demandais-je.
- Je ne sais pas. Nous avons pourtant pris le chemin que nous a indiqué Emmett.
- Un piège ?
- Non, Rachel, je ne pense pas.
- Pourquoi ?
- Si tu fais attention, tu remarqueras l'odeur de vampire. Et, bien que moins forte, elle est plus récente que celle du loup.
Après un instant, je me rendis compte que c'était vrai.
- Qu'est-ce que cela signifie ?
- Les territoires ont peut-être changé.
- Je reviens à ma question première : que fait-on ?
- Je pense que nous pouvons continuer. La villa est là-bas et d'autres vampires nous ont précédés. Allons-y, mais restons prudents.
- Ok, c'est toi le boss.
Nous continuâmes notre progression. Nous avions ralenti, cependant. Nous avancions en prêtant attention à notre odorat et notre ouïe. Mais, au bout de quelques centaines de mètres, l'odeur du loup disparut. Cela nous rassura. Après tout, il se passait de drôles de choses, ici. L'arrivée à la villa promettait bien des surprises.
Les odeurs des vampires se firent de plus en plus présentes. C'était le signe que nous approchions. Il ne nous restait que trois kilomètres, d'après moi, avant de toucher au but. J'étais certaine de ne pas me tromper. Comme tous les vampires, je ne me fourvoyais pas sur les distances parcourues, ou l'évaluation de celles à parcourir. Pratique quand même.
Tout à coup, une idée me traversa l'esprit. C'était même une évidence !! Je me souvenais de l'apparence de Rosalie. Comment avais-je fait pour ne pas y penser plus tôt ?
- Thomas, Carole ! Je m'arrête là. Continuez si vous voulez, je vous rejoindrai.
- Qu'y a-t-il Rachel ? T'as peur ?
- Pas du tout !! Je vais rendre visite à la rivière que j'entends.
- Pourquoi ?
- Je voudrai pouvoir me déplacer sans avoir à étudier le sens du vent.
- Ah !! Je vois !!!
- Je dirai plutôt : je sens !! Franchement, j'ai envie de me nettoyer et de laver mes affaires aussi.
- Après tout, pourquoi pas ? Nous te suivons.
- J'ai pas besoin de baby-sitter.
- Il ne s'agit pas de cela. Nous aussi, nous voulons être présentables.
- C'est pour ça que vous y avez pensé.
- Rachel, s'il te plaît…
- Oui, oui. Je me tais.
Il ne nous fallu pas longtemps pour parvenir à la petite rivière que j'avais entendue. C'était un endroit magnifique. La rivière serpentait au milieu des arbres. Tout respirait le calme. Heureusement qu'il y avait de l'ombre. Je n'aurai pas aimé devoir aller au soleil. Voir ma peau s'illuminer ne m'enchantait pas vraiment. Cela devait être un des seuls aspects de ma nouvelle vie qui me dérangeait. Cela me rappelais trop que j'étais morte. Enfin, si on peut dire. Car je ne m'étais jamais sentie aussi vivante en tant que mortelle. A croire que je n'avais eu qu'un aperçu de ce que pouvaient m'offrir mes sens en ce temps-là. Enfin, c'était ainsi.
Il ne nous fallu que quelques minutes pour sortir nos habits de nos petits sacs à dos, les nettoyer, nous dévêtir, laver nos affaires et nous mettre à l'eau. Il faut avouer que nous voyagions léger. J'avais une tenue de rechange, prise sur un quelconque repas (je devrai dire une personne), un livre que j'avais déjà lu (une histoire à propos de femmes blanches allant vivre avec des Indiens, pris dans les affaires du dernier touriste que j'avais vu), ainsi que quelques bijoux qui me venaient de ma mère (je les gardais par sentimentalisme).
C'était agréable d'être dans l'eau. Elle était froide, mais ce n'était pas grave. Je souriais en pensant qu'elle était toujours moins froide que moi. C'est à ce moment-là que Thomas décida de rompre ma félicité.
- Bon, avant d'y aller, mettons un peu les choses au point.
- Que veux-tu dire ? Demandai-je
- Tout d'abord, nous allons nous rendre là-bas et écouter Edward.
- C'est ce qui est prévu. Où veux-tu en venir ?
- Il y a d'autres vampires là-haut. Nous devons être prudent, mais non irrespectueux envers les invités des Cullen.
- Cela va de soi.
- Il ne faudra pas non plus, si nous restons, les critiquer sur leur alimentation.
- Comme si c'était mon genre.
- Je te connais, Rachel. Si tu pouvais éviter le genre de remarques que tu as faites à Emmett…
- Oui, ce serait bien, je suppose. Mais je refuse de jouer un rôle. Je serai comme d'habitude, que ça te plaise ou non. D'ailleurs, ça n'avait pas l'air de le déranger tant que ça.
- Oui. Mais ils ne sont peut-être pas tous aussi compréhensifs.
- Autre chose ?
- Nous devrons obéir à leurs recommandations. Je ne veux pas d'esclandre.
- Ok
- De plus, nous ne pourrons pas leur mentir. Donc, inutile d'essayer.
- Pourquoi ?
- Edward lit dans les pensées.
- C'est réjouissant ! Un petit fouineur !
- Donc, il faut être honnête.
- Comme si j'avais l'habitude de ne pas dire ce que je pense.
- Justement, tu pourrais garder un peu tes réflexions pour toi. Soupira Thomas
- Autant en faire profiter tout le monde, puisqu'Edward les saura de toute façon. Répliquai-je
- Je suppose que tu as raison. De toute manière, je sais que tu n'en feras qu'à ta tête, comme d'habitude
- D'autres choses ?
- Rachel, j'aimerai qu'il ne soit pas fait allusion à ton don. Tu le mets en veilleuse, comme d'habitude.
- C'est évident ! Tu n'avais même pas besoin de me le dire ! Je ne le maîtrise pas et il m'effraie un peu. Je ne vais pas m'amuser avec ! Je n'ai pas envie de faire des catastrophes !
- Je voulais juste m'assurer que tout est clair.
- Tu continues à me donner les informations par petites touches, ou j'ai droit au tableau en entier ?
- Non, j'ai fini.
- Tant mieux.
Nous reprîmes la direction de la villa dès que nos affaires furent sèches. Nous ralentîmes le rythme à une centaine de mètres de la demeure. Les odeurs de loups étaient vraiment fortes, tout comme celles des vampires. Une fois de plus, je me demandais ce que cela signifiait. A priori, les Cullen n'avaient pas fini de m'étonner !!! Ils s'étaient peut-être lancés dans l'élevage ? Non, impossible !! Même excentriques, ils ne feraient pas cela. Et puis, toutes les odeurs se croisaient, se superposaient, et venaient toutes du même endroit : la villa des Cullen. Autant y aller le plus vite possible, afin d'être fixée sur la suite des évènements. Je commençais à accélérer, lorsque Thomas me rappela à l'ordre.
- Rachel, veux-tu bien ralentir ?
- Pourquoi ? Je suis impatiente de savoir ce que tout cela signifie.
- Je m'en doute. Mais, il faut faire preuve de savoir-vivre. On n'arrive pas chez les gens comme une fusée.
- Oui, c'est vrai.
Nous reprîmes une allure normale, mais Thomas nous fit parcourir les cents derniers mètres à vitesse humaine.
- Il vaut mieux aller doucement. Il y a pas mal de vampires dans le coin.
- Tu crois qu'ils sont au courant de notre arrivée ?
- Oui. Je pense qu'Emmett a du les appeler.
- J'espère qu'Edward n'est pas absent et qu'on ne devra pas passer notre temps à l'attendre.
- Tu sais, ma petite, il doit être chez lui puisqu'il attend ceux envoyés par Emmett et Carlisle.
- Et il fait un régime, à ton avis ?
- Je ne sais pas. Il doit se débrouiller.
- Rien de tel que l'abstinence pour garder la ligne.
- Tu recommences…
- Je ne peux m'empêcher de m'interroger.
- Et de commenter…
Je ne répondis pas. Ce n'était pas la première fois que nous avions ce genre de conversation qui ne menait à rien. Je savais comment cela finirait. Plus il ne ferait de remarques, plus j'y répondrai avec cynisme, jusqu'au moment où Carole s'en mêlerait et où nous nous enfermerions dans une bulle de silence pendant quelques heures. C'était toujours la même chose. Discutions, chamailleries, silences, parfois rires. Une routine qui commençait à m'exaspérer au plus haut point.
Soudain, la villa se trouva devant nous. A force de discuter, je n'avais pas prêté attention aux alentours. Tout en avançant, je pris le temps de rattraper mon erreur. C'était vraiment magnifique. Une superbe villa, perdue au milieu des bois. J'entendais une rivière toute proche. La beauté du bâtiment ne m'échappa nullement. Je commençais à comprendre les Cullen. En effet, il devait être agréable de vivre ici. Avoir un endroit où se retrouver. Un endroit que l'on pouvait considérer comme sa maison. La nomade que j'étais était sensible à ce fait. C'est beau de vivre sans attache, mais au bout de quelques dizaines d'années, c'est lassant.
Pendant que nous traversions la pelouse, nous vîmes d'autres vampires. Ils nous regardaient poliment, certains nous adressant un sourire. Cela me détendit un peu, même si je trouvais cela étrange. Comme si, ici, nous n'avions rien à craindre des autres représentants de notre espèce. Il semblerait qu'un genre de trêve était implicitement appliqué. Après tout, nous étions tous là pour la même chose : savoir ce qui se passait entre les Cullen et les Volturi. De plus, il apparaissait comme évident que tous les vampires présents avaient décidé de rester et d'être les fameux témoins réclamés par les Cullen. Intéressant… Cela signifiait qu'ils croyaient au malentendu opposant les deux clans et qu'ils prenaient fait et cause pour les Cullen. Cela promettait un peu d'animation.
Nous étions arrivés devant la villa. Un jeune homme, de mon âge au moment de sa transformation, sortit. Il avait les cheveux en bataille, le sourire aux lèvres. Il marchait avec assurance, bien qu'une lueur d'incertitude planait dans ses yeux dorés. Ses yeux !!! Sur le coup, cela me frappa. Emmett et Rosalie avaient des yeux presque noirs, signe qu'ils avaient faim lorsque nous les avions rencontrés. Je n'avais encore jamais vu des yeux de la couleur de ceux de ce jeune homme. Je croyais que tous les vampires avaient les yeux rouges, ou noirs lorsqu'ils avaient un petit creux. Mais, dorés… je secouais imperceptiblement la tête.
Ressaisis-toi, Rachel !! Les divagations, c'est pour plus tard !! Pour l'instant, tu as un certain Edward à écouter, puis une décision à prendre !! Je rêve, ou il est en train de sourire ? Est-ce qu'il lit mes pensées ? Mon Dieu !!! C'est lui, Edward ?
Je redevins attentive lorsque j'entendis l'inconnu nous accueillir.
- Bonjour. Je suis Edward Cullen.
- Bonjour Edward. Je suis Thomas. Ma compagne, Carole. Et Rachel.
- Ravie de te revoir Edward. Déclara Carole
- Enchantée. Dis-je.
- Emmett m'a prévenu de votre arrivée. Je vous remercie d'être venu.
- Je connais Carlisle. On s'est vu il y a longtemps. En 1922. Esmé avait été transformée un an avant. Je ne sais si tu t'en souviens.
- Si, je m'en souviens très bien. Je crains d'avoir été impoli, à l'époque.
- C'est vrai que tu n'arrêtais pas d'utiliser ton don. Tu essayais de répondre plus à ce que nous disions qu'à nos pensées, mais tu avais un peu de mal. Ça va mieux ?
- Oui. Ça demande un peu de temps pour s'habituer à ce genre de don. Il faut apprendre à le gérer.
Je les sentais bien partis pour évoquer le bon vieux temps. Cela avait l'air de rassurer tout le monde, mais je me sentais exclue. De plus, ce n'était pas pour cela que nous étions là. Je voulais savoir ce qu'il se passait.
