Il est super triste cet OS ! J'avais envie de changer un peu de style pour voir ! Alors dites moi franchement ce que vous en pensez :D
Titre : Si je te laisse partir, reviendras-tu ?
Disclaimer : Tout appartient à Jeff Davis, sauf la fiction que j'ai écrite de mes petites quenottes :3
Mot : (Oui parce que pour les autres j'ai zappé de le faire, mais pour celle-là je vous donne le mot qui est à l'origine de l'OS) Mort
Note : Mort d'un personnage principal ! Vous devinerez aisément de qui il s'agit !
Si je te laisse partir, reviendras-tu ?
Je n'avais pas réfléchi. Impulsif. C'était comme agir par instinct, ça ne se contrôle pas. Je me suis placé devant toi, et je me suis prit la balle. C'était pas comme si mon geste avait été inutile. Il t'a sauvé, de cette manière je t'ai dit mon amour. Je te l'ai crié, d'une façon flagrante. Même l'attaquant avait été surpris par tant d'amour. Juste assez déstabilisé pour se faire désarmer et éviter que tu ne sois blessé.
Quand la balle a pénétré mon corps, j'ai d'abord ressenti une vive, très vive chaleur. Comme si on enfonçait un morceau de fer chauffé à blanc dans ma chair. Et puis le feu s'est propagé du métal dans le reste de mon corps. C'était étrange, parce que la brûlure parcourait mon corps, mais je sentais mes pieds et mes mains devinrent froids, si froids, tellement froids. Et puis, j'ai sentis une chaleur différente, à l'extérieur de mon corps. Un chaleur un peu liquide. Je ne suis pas bête, j'ai compris que c'était mon sang qui coulait. Qui coulait pour toi. Je ne regrettais pas mon geste. Pourquoi l'aurais-je regretté ? Tu étais vivant, et c'était tout ce qui comptait, tout ce que j'espérais. Que moi je parte ne me faisait pas peur. Pas vraiment.
Avant que mes doigts ne soient tout à fait engourdis, j'ai senti une main m'attraper. Ta main. L'autre était dans mes cheveux. Tu pleurais. Et puis, tu as semblé réaliser que quelque chose de vital s'échappait de mon corps, de mon coeur. Mon sang. Tu m'as lâché la main, les cheveux, et tu as compressé la plaie. Je voulais te dire que ce n'était pas la peine, c'était déjà presque fini. Le froid gagnait peu à peu la bataille contre la brûlure. Le froid, c'était la Mort, je le savais. Pourtant, tu t'acharnais sur ma pauvre poitrine. Tu me hurlais de ne pas lâcher, de m'accrocher de toutes mes forces. Tu m'as dit de le faire, pour toi, parce que tu m'aimais, si fort, tellement fort. Que tu mourrais sans moi. Idiot, non ? Je ne t'ai pas sauvé pour que tu meurs.
Finalement, la fatigue m'a gagné, et j'ai fermé les yeux, doucement. Tes hurlements ont redoublé de force. J'entendais tes sanglots dans ta voix. Alors, pour te faire plaisir, une dernière fois, j'ai rouvert les yeux, même si a me blessait, même si j'avais mal, même si je voulais juste dormir. Parce que je t'aimais. Je t'aime.
Tu as semblé comprendre alors qu'il était trop tard. Qu'on ne me sauverait pas. Le poison, l'aconit, avait déjà presque atteint mon coeur, quand il le ferait, tout serait terminé. Plus de souffrance. Tu t'es penché sur moi, et tes larmes ont coulé sur mes joues. Tu me fixais, me chuchotant en boucle que tu m'aimais. Et puis, tu as dit une phrase étrange, qui m'a faite sourire :
« -Si je te laisse partir, reviendras-tu ?»
Ta tristesse me submergea. Je ne voulais pas partir. C'est dommage, de partir, alors que tu viens d'apprendre mon amour et que je viens d'apprendre le tien. La vie est cruelle n'est-ce pas ? Qu'importe, la vie ne s'intéresserait bientôt plus à moi. Tout le long, tu restas près de moi. Tu me chuchotais de mes doux. J'étais surpris, mais vraiment heureux. Parce que tu n'étais pas doux, d'habitude. Je ne savais pas que tu connaissais autant de jolis mots. Je ne savais pas que tu en emploierais autant avec moi.
Tu sentais autant que moi que mon coeur ralentissait, encore et encore. Bientôt, il finirait de battre, il cesserait la lutte, définitivement. Alors tu t'es penché sur moi, et avec un amour, un tendresse et une délicatesse infinie, tu as déposé tes lèvres sur les miennes. Comme c'était agréable. J'ai soupiré d'aise. J'étais trop engourdi pour avoir mal. Et ton baiser avait le goût d'une promesse, celle qu'on se reverrait, dans un ailleurs. Tu ne me disais pas adieu, un simple au revoir était amplement suffisant. On se reverrait. Parce qu'on s'aime, si fort, tellement fort.
Une larme a roulé sur ma joue. J'étais heureux, si heureux que tu m'aimes. Je pouvais partir en paix. Derek Hale m'aimait, de ton son coeur, son âme et son être. Je lui appartenais. J'étais heureux.
Mon coeur a cessé de battre. Et je suis mort dans tes bras. On s'est aimé, Derek, mais un peu trop tard. La prochaine fois, nous serons plus intelligents. Nous nous aimerons du premier regard.
Suis-je cruelle ? Possible. Mais je trouve ça beau, pas vous ? :D
N'hésitez pas à poster une review ! D'ailleurs, si vous avez un thème à proposer, faites-le, j'aime les défis ! :D Merci d'avoir lu !
