Voilà déjà le chapitre 4.
J'ai un peu coupé court à la fin, parce que je me disais que les détails étaient vraiment ennuyants... Sinon, ce chapitre a été vraiment dur à écrire pour moi, je suis désolée s'il est un peu plus mauvais (ou beaucoup plus mauvais, même si les autres ne sont pas fabuleux non-plus (j'ai du chemin à faire je sais)) que les autres, mais bon, j'ai fait ce que j'ai pu.
S'il y a des phrases incompréhensibles, merci de me le faire savoir. C'est pas toujours facile d'écrire des dialogues en français internationale quand on vit au Québec, et je dois avouer que j'ai du effacer et recommencer plusieurs passages à causes des expressions québecoises qui revenaient en boucle dans ma tête...
-Lèves-toi, Gellert!
Comme si il allait le faire. Il ne voulait plus jamais sortir de son lit. Il avait tellement honte... Il avait du avoir l'air d'un con.
Et tout ça à cause de cet enculé de Dumbledore. « Vengeance », qu'il criait, même si il n'avait pas vraiment de bonne raison de se venger. Oh oui... Une bonne vendetta à la Grindelwald...
-Lèves-toi, sale paresseux! Tonna sa grand-tante Bathilda, au bas de l'escalier.
Pffff...
-Tes parents ne seront pas fières de toi!
Ses parents... Pourquoi tout-le-monde s'obstinait à parler d'eux comme s'ils étaient encore en vie? C'était stupide d'espérer, après tout ce temps. Lui, il savait ce qui était arrivé. Il savait qu'ils ne reviendraient jamais le gronder parce qu'il était resté couché jusqu'à midi passé. Mais il aurait aimé être aussi ignorant que tous les autres.
Il se leva, sortit de sa chambre et passa devant sa grand-tante sans même un regard pour elle. Il se dirigea vers la porte d'entré, qu'il ouvrit, et se tourna vers Bathilda.
-Merci de m'avoir éveillé, Tati. Je vais faire un tour.
-À tantôt, Gellert, répondit-elle en souriant chaleureusement.
Il ne pu s'empêcher de lui retourner son sourire.
-À tantôt, Tati.*
Albus se dirigeait vers la bibliothèque. Il n'aurait pas du éprouver du plaisir à lire des bouquins écrits pas des Moldus, mais c'était plus fort que lui... Et puis il s'ennuyait tellement, sinon.
Il poussa la porte du petit bâtiment gris et s'engouffra dans l'une des allées. Il regardait les livres avec l'envie folle de pouvoir tous les lire ne même temps. Il existait sûrement une formule pour ça...
Albus soupira.
Il se sentait vraiment seul, dans cette ville peuplée de retardés congénitaux.
Ses pas le menèrent à travers les allées sans qu'il ne se donne vraiment la peine de réfléchir. C'est alors qu'il aperçut une touffe blonde.
-Ho! Salut, Grindelwald.
Le concerné se retourna vers lui. Il grimaça en le reconnaissant.
-Dumbledore, répondit-il, comme si chaque syllabe lui brûlait la langue.
-Si tu n'aimes pas mon nom de famille, appelle-moi Albus.
-Non merci, ce serait encore plus souffrant à dire.
-On ne peut pas dire que « Gellert » soit très jolie non-plus...
Grin lui lança un regard noir.
-C'est peut-être pas très chevaleresque, mais au moins, c'est viril, rétorqua-t-il.
-Viril? Et si je dis « Gelly-chou », est-ce que c'est toujours aussi viril? fit Albus en un grand sourire.
-Arrête ça, ordonna Grindelwald.
Albus fit la moue.
-Arrêter quoi?
-Tes yeux... Arrête!
-Qu'est-ce qu'ils ont, mes yeux?
-Ils... Ils pétillent.
Albus se reteint pour ne pas éclater de rire.
-C'est drôle que tu me dise ça, parce que d'habitude, les filles me hurlent plutôt « Continue, j'aime ça ».
-Ils m'énervent, tes yeux.
-Ha, vraiment?
-Tu l'as encore fait! Arrête, c'est chiant, à la fin! Et puis elles sont complètement folles, ces filles.
-Oui, ça c'est sûr! Elles sont folles de moi!
Grin fronça les sourcils.
-Tu m'en diras tant, marmonna-t-il.
-Et toi? Les filles sont-elles folles de toi? demanda Albus.
-Qu'est-ce que ça peut bien te faire?
-On avait un accord, par vrai?
Grin le fixa drôlement.
-Tu as dit que tu... commença Albus.
-...garderais ton secret si tu me montrais comment me taper la fille du boulanger. Oui, je m'en rappelle.
-Alors, as-tu réussi?
-Mais tu ne m'a rien montré!
-Alors tu as besoin de mon aide...
Les joues de Grindelwald se teintèrent de rouge.
-Mghghh... fit-il.
Albus ricana doucement. Il laissa glisser ses yeux vers le livre que tenait Grin.
-« Séduction 101 »? lut-il. Je ne savais pas que tu étais désespéré à ce point.
-Je... tenta de se justifier le Sorcier blond. Je... Je veux coucher avec elle, okay? Je suis fatiguer d'être...
d'être v... vierge, okay? Je... euh...
Entendez un instant? Ce type était vierge?
Albus recula d'un pas.
Vierge?
Ce mot revenait en boucle dans sa tête.
-Quoi? gronda Grindelwald.
Albus ouvrit grande la bouche, sans pour autant que le moindre son n'en sorte.
-À plus, couina-t-il.
Puis il détalla à toutes jambes.
Aux secours! Alerte rouge! Non, pire, Alerte violette (cette alerte est tellement dangereuse que même les américains en ont peur et n'osent pas la mentionner dans leurs films d'action).
Un vierge! Oh putain, un vierge!
Une corde, je vous en supplie, une corde pour qu'il puisse se pendre!
Adieux, monde tordu... Non, mais un vierge!
Réalisez-vous? Un vierge... Son plus grand fantasme.
Et maintenant, comment allait-il faire pour se retenir de lui sauter dessus?
Albus était finalement arrivé à se calmer.
Il étais passé à deux doigts de se fracasser la tête contre un mur lorsqu'il avait ouvert la radio pour se détendre et que la voix de Madona avait tonné « Like a virgin! Touched for the very first time ! Like viiiiiiiiirgin! »*, mais ça lui était passé.
Non, il devait arrêter d'y penser!
Était-il masochiste, à la fin?
C'est drôle (enfin... pas si drôle que ça) comme on a encore plus de difficulté à arrêter de penser à quelque chose justement lorsqu'on se répète continuellement de l'oublier...
Ce que ça peut être chiant.
Albus ouvrit la porte d'entrée. Il devait prendre un peu d'air, ça lui ferait du bien.
En sortant, il pu apercevoir sa voisine, la fille du boulanger, qui était justement en train de sortir de chez elle. Ils se fixèrent un instant.
-Salut, fit la fille.
-Euh... Salut, lança Albus.
Elle lui souriait.
-C'est rare que tu es chez toi, remarqua-t-elle.
Albus la dévisagea.
-Ouais...
-Et... Comment tu t'appelles?
-Moi? Fit-il.
-Oui. Toi, répondit le fille du boulanger.
-Albus.
-Ha. Je suis Helene.
-Helene, répéta-t-il. Heureux de faire ta connaissance.
-En fait, je savais déjà ton nom.
Albus la dévisagea de plus belle.
-Je sais que je suis un peu rapide mais... Voudrais-tu sortir avec moi?
Elle était un peu rapide, hein?
Albus ne savais vraiment plus quoi dire. En temps normal, il aurait accepté, mais avec Grin qui voulait coucher avec elle...
-Non, dit-il. Je m'excuse, je ne peux pas.
-Pourquoi?
-Je...
Il recula. Il ne pouvait pas lui dire la vérité!
-Euh...
Il rouvrit la porte et la claqua derrière lui, juste après s'être replié chez lui. Qu'avait-il donc fait pour mériter tout ça?
Cette fille était folle. Cette Helene était complètement dingue. Un monstre! Mais pas question de le dire à Grin! Le seul côté marrant à tout ça, c'était la tête qu'il ferait en le découvrant par lui-même...
Mais pour tout le reste... C'était l'enfer! Pauvre de pauvre petit lui. Que la vie était dure avec lui...*
Albus était complètement désespéré. Que faire? Elle le suivait partout, elle apprenait ses secrets, elle le prenait en photo dans des situations embarrassantes et elle lui faisait du chantage.
Il avait déjà écrit à Elphias Doge et attendait sa réponse avec impatience...
Un matin, cette cinglée était débarquée chez lui et avait défoncé la fenêtre en comprenant qu'il ne comptait pas lui ouvrir la porte de la maison. C'était une véritable psychopathe!
Il voulait mourir...
Les semaines passaient et elles étaient toutes aussi infernales les unes que les autres. Lui et Grin ne se parlaient presque plus (et il faisait tout pour que ça continue, puisque l'idée de sa virginité ne lui était toujours pas sortie de la tête), et Albus se sentait plus seul que jamais (dans la mesure où il était possible de se sentir seul lorsqu'il savait qu'une paire de yeux malfaisants l'épiait sans relâche).
Quel ne fut pas son bonheur lorsqu'il reçu finalement une réponse de ce cher Elphias.
Salut Albus,
j'espère sincèrement que tu t'amuses quand-même une peu à Godric's Hollow. Pour la psycho, je crois que la seule chose à faire est de lui dire que tu es déjà pris. Ça risque de prendre un bout de temps avant qu'elle décroche, mais si tu ne lui dit rien du tout, elle ne te lâchera jamais.
En tous cas, je te souhaite bonne chance. Continue de m'écrire.
Elphias
Ha. Albus s'attendait à mieux, il devait l'admettre. Il avait espéré une formule ou une potion, mais ça valait tout-de-même le coup d'essayer. Après tout, qu'avait-il à perdre?
Ce matin suivant, donc, il rassembla tout son courage et alla annoncer à Helene qu'il était déjà en couple avec une fille. Elle encaissa la nouvelle mieux qu'il ne l'aurait cru. En fait, Albus aurait presque pu être soulagé si elle n'avait pas ensuite déclaré « Je jure que je trouverai qui c'est et que je ferai en sorte que tu ne puisses plus lui trouver quoi-que-ce-soit d'attirant. ». C'était assez effrayant. Heureusement pour lui, Albus n'était pas véritablement en couple.
Pourquoi pensait-il à Grin en même temps qu'à ça?
*Ça ferait une jolie contine pour enfants, ça : « Àtantôttati! ». Hehe.
*Bonjour les anachronismes! Je ne sais pas quel âge a Albus, mais je suis prête à parier que Madona n'était pas née quand il était adolescent.
*Référence à Sol et Gobelet, pour ceux dont l'enfance à été transformée par des deux malades... Et maintenant, ils se demandent tous pourquoi nos esprits sont aussi tordus... Pauvres de pauvres petits nous, alors...
