Et me voilà de nouveau ! Les chapitres s'enchaînent haha. Je suis ravie de voir que vous êtes de plus en plus nombreux à me suivre. Et à prendre le temps de commenter, alors surtout restez comme vous êtes et continuez !
Guest : Et non il est vite revenu, le Drago ! Merci pour ton petit mot.
Leolili : Et ouiiiii Drago et les enfants, toute une histoire. Judith est sous le charme, mais Drago aussi !
FroggyL : Merciiiii tes petits mots me touchent à chaque fois. Je suis ravie que tu sois fan, voici la suite !
Math'L : Merci je suis ravie de te retrouver ici ! J'espère que ta journée n'a pas été trop longue haha. Je te laisse découvrir la suite.
Gouline971 : Merci je suis contente de te retrouver ici aussi. Je suis ravie que jusqu'ici cela te plaise et ne t'inquiète pas, je ne poste jamais à la même heure et je ne force personne à commenter. J'espère que le reste te plaira !
Greatestworld : Merci ça me touche ! Je suis contente que mon style te convienne. Voici la suite, elle se terminera le 24 décembre.
DramioneLove : Oui Judith est trop choupinette haha c'est pour ça qu'on l'aime !
Delphine03 : Tes mots me touchent vraiment, merci en tout cas !
Swangranger : Drago est aussi chou que Judith non ? Ahah je regarde tous les téléfilms de noël et je m'en inspire énormément !
MBinipuce : Merci, je susi ravie que ça te plaise, et voici la suite que je poste immédiatement.
Lili Orya : Merci et l'avantage c'est que c'est sans sucre et zéro calorie haha.
Paceyas : Oh merci ça me touche, j'espère que le reste te plaira tout autant.
Bonne lecture !
Drago ne s'était pas attendu à tomber dans le piège diabolique de la petite Judith. Il s'était rendu à l'orphelinat sans vraiment y penser, juste pour dire à Hermione qu'il avait aimé ce qu'elle avait décidé. Et puis il s'était fait embarquer par une foule de petits monstres qui réclamaient une histoire du soir. Il s'était prêté au jeu. Il n'aurait pas parié dessus, pourtant Drago passa un excellent moment, et du admettre qu'il était tenté de recommencer régulièrement.
Tout s'était passé sous le regard un peu moqueur d'Hermione, et si au début il s'était senti un peu bête à prendre une voix aigüe pour la princesse et à rouler les 'r' pour le prince russe, il s'était vite senti investi de la mission d'incarner tous les personnages comme s'il s'agissait de véritables rôles de théâtre.
Quand il eut terminé, tous les enfants vinrent le remercier, et montèrent se coucher dans leur chambre respective. Judith, qui semblait sous le charme de Drago, autant qu'il était sous le sien, s'approcha de sa petite démarche sautillante et posa une main sur celle du conteur du soir.
—Tu m'accompagnes dans ma chambre ? Je vais te montrer Mila.
—Mila ? demanda Drago surpris.
—Ma poupée !
Drago hocha la tête et suivit la petite fille dans sa chambre. L'endroit n'était pas très grand mais très joliment décoré. Il fut d'ailleurs surpris de voir que chaque enfant avait sa propre chambre. Celle de Judith était celle d'une princesse : le rose pâle des murs semblait scintiller de milles paillettes, le lit était recouvert d'une épaisse couette prune tandis que tous les meubles, bien que dépareillés, étaient peint d'un vieux rose particulièrement joli.
Judith s'approcha de son lit et pris sa petite poupée avant de la tendre à Drago.
—Elle est aussi belle que toi, sourit-il.
—Oui, mais elle est un peu cassée, tu vois ? lui montra Judith en soulevant le jupon de Mila.
Une petite fissure entravait la jambe de la poupée. On voyait qu'elle avait été réparée de nombreuses fois, mais parfois, la magie ne suffit pas à redonner toute leur splendeur aux objets les plus précieux.
—Mais c'est ma meilleure copine. Je l'aime comme ça.
Judith ouvrit grand ses bras et Drago comprit que cette petite fille aimait sans doute plus sa poupée que sa propre vie.
Curieux, il jeta un petit coup d'œil autour de lui. Hermione se tenait là aussi, dans l'encadrement de la porte, les bras croisés sur sa poitrine. Elle avait l'air bienveillant et serein, l'air d'une maman attendrie par sa petite fille.
Les yeux clairs de Drago se posèrent alors sur une petite photo, posée sur la table de chevet. C'était une photo animée, où l'on pouvait voir un couple se tenir par la main et sourire à l'assemblée devant lui. La femme, grande et belle, avait revêtu une magnifique robe de marié, tandis que son époux portait un costume digne des plus grands bals. Drago ne tarda pas à comprendre qu'il s'agissait des parents de Judith. Son cœur se serra dans sa poitrine.
—Allez au lit, s'exclama finalement Judith après avoir coiffé les cheveux de sa poupée.
Elle grimpa sur son lit et se glissa sous ses couvertures. Elle prit soin de poser sa poupée près d'elle et l'embrassa sur la joue.
—Bonne nuit, murmura-t-elle à Mila.
Hermione s'approcha alors et vint déposer un tendre baiser sur le front de la petite fille.
—Bonne nuit Judith.
—Bonne nuit Hermione. Je t'aime.
—Moi encore plus, murmura Hermione d'une voix douce.
Cette dernière lui adressa un dernier sourire et quitta la pièce. Drago était sur le point de la suivre quand une petite voix s'éleva derrière lui.
—Et mon bisou, Drago ?
Surpris, ce dernier fit volte-face et regarda Judith comme s'il n'était pas sûr que ce fut elle qui venait de prendre la parole. Quand il comprit qu'il ne s'était pas trompé, il s'approcha lentement d'elle et vint déposer à son tour un baiser sur la joue de Judith.
—Tu piques un peu, sourit Judith.
Et elle étendit ses bras pour serrer la nuque de Drago entre ses petites mains potelées. Avant de le relâcher, elle lui offrit elle aussi un baiser. Un baiser de petite fille, un peu humide, mais tellement sincère que Drago se sentit rougir. L'impudeur des enfants était telle qu'elle avait le don de déstabiliser même le cœur le plus froid.
Quand ils furent à nouveau tous les deux, Hermione et Drago se jetèrent un regard mal à l'aise.
—Alors… ça te plait ? commença Hermione. Les croquis, je veux dire.
—Ouais, souffla Drago. Eugénie voulait du blanc et de l'argent, mais le rouge et le vert, c'est plus …
—Traditionnel ?
—Chaleureux, termina Drago avec un sourire. Pourquoi pas des chérubins qui flottent ?
—Et des couronnes de houx et de gui ?
—J'en frissonne d'avance, sourit Drago.
—Je croyais que tu laissais carte blanche à ta copine.
Drago leva les yeux au ciel. Oui c'était ce qu'il avait dit, mais à présent qu'il avait vu les croquis d'Hermione, il voulait être certain d'avoir ce genre de décoration, et non pas le blanc épuré qu'Eugénie avait prévu de mettre absolument partout.
—Ecoute, commença-t-il, disons que j'étais assez mal à l'aise. Toi et moi, on ne peut pas dire qu'on avait des relations… cordiales.
—C'est le moins qu'on puisse dire, grimaça Hermione.
—Alors je me disais que tu serais plus à l'aise en traitant avec Eugénie plutôt qu'avec moi. Mais de toute évidence, le courant ne passe pas entre vous non plus.
—Je ne vois pas de quoi tu parles, plaisanta Hermione avec une pointe d'ironie.
—On n'a qu'à faire une trêve de Noël. Jusqu'au bal, et après tu retourneras à ta vie de Sainte Granger.
—Sainte Granger ?
Drago lui adressa un petit sourire goguenard mais n'ajouta rien.
—On commence quand ? finit-il par demander.
—On ?
—Je croyais que je devais participer si je voulais des cadeaux.
—Je ne travaille pas lundi après-midi.
—Bien, on se retrouve ici alors.
—Entendu.
Et Drago de tourner les talons. Lorsqu'il ouvrit la porte, il fut surpris de sentir le vent glacial souffler dans ses cheveux. Il fallait encore qu'il aille annoncer à Eugénie sa décision de garder les croquis d'Hermione. Il savait qu'elle n'allait pas bien le prendre, mais malheureusement pour elle, il avait pris sa décision.
Sur le chemin du retour, Drago décida de ne pas transplanner immédiatement. Enfouissant les mains dans ses poches, il marcha sur plusieurs centaines de mètres, en repensant à Judith et aux orphelins, à Hermione. Et une idée en entraînant une autre, il se rappela sa mère et les merveilleuses décorations qu'elle installait dans le manoir quand il était enfant.
C'était sans doute pour cela que les croquis d'Hermione lui plaisaient tant. Parce qu'ils lui rappelaient la décoration chaleureuse et festive de sa mère. Drago savait que son père était totalement insensible à ses efforts, pourtant pas une seule fois Narcissa n'avait oublié d'accrocher de magnifiques guirlandes aux escaliers et de décorer l'immense sapin du salon.
Le noël qui avait suivi le décès de sa mère, l'année précédente, Drago n'avait pas pris la peine de décorer le manoir. Il n'avait pas donné de bal comme le faisait sa mère depuis des années. Trop anéanti par la perte d'un être cher, il avait refusé qu'Eugénie ne mette une seule boule dans tout le manoir. Mais cette année, il se sentait prêt. Et il voulait que Noël soit aussi beau que ceux que sa mère lui avait offert.
Quand il se décida à transplanner, cela faisait plus d'une heure qu'il marchait droit devant lui. Il ne passa pas par le Manoir, il savait qu'il était attendu chez Eugénie qui avait sans doute commander un délicieux repas chez un traiteur hors de prix. Quand il arriva devant sa porte, il frappa trois coups, et Eugénie lui ouvrit presqu'instantanément.
—Je ne t'attendais plus, dit-elle d'un ton réprobateur.
—Désolé, je n'ai pas vu le temps passer.
Drago entra et l'embrasse rapidement sur la joue avant de s'approcher de la cheminée crépitante pour se réchauffer. Comme prévu, Eugénie avait mis les petits plats dans les grands. Des bougies romantiques avaient été allumée et une bouteille d'un excellent vin français trônait fièrement au centre de la table nappée de blanc. C'était cependant très romantique pour une simple petite soirée.
—On fête quelque chose ?
Eugénie le regarda d'un air outré. Apparemment, oui ils fêtaient quelque chose.
—Cela fait un an et demi aujourd'hui que nous sortons ensemble.
—Ah… grogna Drago.
—Mais visiblement tu t'en fiches. Pour retenir les dates des échographies de Pansy ou l'anniversaire de l'ouverture de ta boîte, tu es fort, mais pour me prêter un peu d'attention…
Drago ne put que se sentir mal de la voir ainsi aussi blessée. Il s'approcha d'elle et la prit doucement dans ses bras avant de déposer un baiser sur le sommet de son crâne.
—Je suis impardonnable, je plaide coupable, murmura-t-il doucement.
Eugénie se laissa aller contre son torse avant d'étouffer un petit soupire.
—Dis-moi ce que je peux faire pour me pardonner.
Un petit silence s'abattit entre eux.
—Nous pourrions… nous marier, souffla finalement Eugénie si bas que Drago aurait juré rêver.
Se marier ? Drago ne s'était jamais posé la question. Mais maintenant qu'elle mettait cela sur le tapis, il se sentit comme pris au piège. Il savait qu'Eugénie l'espérait depuis longtemps, mais il n'avait jamais eu l'envie de l'épouser. Elle était douce et jolie, et follement amoureuse de lui, mais Drago ne parvenait à pas à lui rendre tout son amour.
Ne sachant pas quoi répondre, Drago se contenta de sourire et de l'embrasser langoureusement, avant de s'éloigner pour mieux s'approcher de la table.
—Tu as reçu les croquis d'Hermione ? demanda-t-il finalement, pour changer de sujet.
—En effet, comme le sais-tu ?
La voix d'Eugénie était à nouveau glaciale.
—Elle me les a envoyés aussi.
—Je croyais que c'était avec moi qu'elle devait traiter.
—Qu'est-ce que tu en as pensé ?
—Très banal et vraiment vieillot. Du rouge et du vert… Pourquoi pas des angelots qui flottent et des guirlandes de houx ? se moqua-t-elle.
Drago la regarda en silence. Il s'était attendu à cette réaction, et au fond de lui, il était presque vexé qu'elle se moque ainsi des idées d'Hermione qui lui plaisaient tellement. Pour noël, il aimait l'idée des angelots et du houx, est-ce que cela faisait de lui un homme banal et vieillot ? Il osait espérer que non.
—Et bien moi j'ai beaucoup aimé, finit-il par dire. Et je lui ai donné mon autorisation pour qu'elle poursuive ses efforts sur cette lancée.
—Je vois, murmura Eugénie. Cette histoire de carte blanche, ce n'était que des mensonges alors. Elle t'a complètement retourné l'esprit. Cette petite sang-de-bourbe…
Drago, qui était en train de servir le vin, se sentit tressaillir et tâcha la nappe immaculée de bordeaux. Il leva des yeux froids et durs vers Eugénie.
—Qu'est-ce que tu as dit ?
—Oh, Drago, ne te formalise pas, j'ai dit cela comme ça.
—Ah oui ? répondit-il d'une voix calme et froide qui ne présageait rien de bon. Tu insultes donc les gens, comme ça ?
—Ne fais pas l'innocent, je sais très bien que tu as utilisé ce mot plus d'une fois dans ta jeunesse.
—C'est du passé.
Le reste de la soirée ne se déroula pas comme Eugénie l'avait prévu. Drago qui pouvait être une véritable tête de mule, se mura dans le silence le plus total. Il dégusta sans rien dire les langoustines divinement préparées et avala rapidement les macarons directement importés de France avant de quitter l'appartement. Eugénie pleurait, pourtant, il continua sa route et passa le seuil de la porte sans se retourner.
Il savait que c'était des larmes de crocodiles, il savait qu'une fois qu'il aurait disparu, elle retournerait à ses petites affaires et écrirait à sa mère pour lui dire quel copain merveilleux il était. Eugénie aimait dire à tout le monde qu'ils étaient le couple parfait.
Encore en colère contre elle, Drago ne transplanna pas chez lui. Quand il tourbillonna dans le vide et disparu, ce fut pour réapparaitre plusieurs kilomètres plus loin, chez Pansy Parkinson.
Voilà pour aujourd'hui ! J'espère que ce chapitre vous a plu. On a encore assisté à la mignonitude de Judith haha, et Drago sembla complètement craquer pour elle.
Hermione et lui ont officiellement signé une trêve de Noël et Eugénie semble se faire des films sur une potentielle demande en mariage haha.
Demain, c'est le retour de Pansy !
Dites moi ce que vous en avez pensé, bonne soirée et à demain.
