Bonjour à tous, voilà le nouveau chapitre.

Pour tous ceux qui attendent la suite de mes autres fics, un chapitre de Dernière chance sera certainement posté la semaine prochaine, après quoi, je me remet à Ichimaru et moi, en espérant que l'inspiration me revienne. T_T

Merci pour vos reveuw, elles me font très plaisir.

Bonne lecture.

Chapitre 4:

ACCALMIE

Pendant un instant, Gin et la fille s'observèrent sans rien dire. Gin était un peu surpris par la façon quelque peu cavalière dont Byakuya avait pris congé. Il s'était attendu à ce que le noble lui fasse un cours expliquant ce qu'il convenait de faire ou de ne pas faire sous son toit. Au lieu de quoi, il l'abandonnait sans un mot avec cette fille qu'il ne connaissait pas et dont il ignorait le rôle au sein du clan Kuchiki. Était-il possible que Byakuya se soit remarié durant son emprisonnement? Il n'avait entendu aucune rumeur faisant état de cette nouvelle. D'un autre coté, il n'avait pas non plus entendu les rumeurs de la mort de Yamamoto. Il était donc tout à fait possible que le noble se soit remarié récemment. A cette pensée, il sentit une pointe glacée lui percer la poitrine et il dut lutter pour faire abstraction de cette sensation désagréable et malvenue.

- Bonjour et bienvenue au manoir Kuchiki, annonça la fille d'une voix douce. Je me nomme Matsuda Yukiko. Je suis l'intendante du manoir.
Elle ne portait pas le nom de Kuchiki, ce qui rassura un peu le jeune homme. Mais ça ne voulait pas dire pour autant qu'elle n'était pas la fiancée de Byakuya! Gin secoua la tête, il devait cesser de penser à ça. Il n'était pas là pour ça.

- Ichimaru Gin, pensionnaire, soupira-t-il.
Ça fit sourire la jeune femme.

- Si vous voulez me suivre. Je vais vous conduire à votre chambre.
Une chambre? ... Gin s'était plutôt attendu à être relégué dans un coin sombre, une remise au fond du jardin ou ce genre de choses. Il ne s'attendait pas à ce que Byakuya ait pu donner l'ordre de lui préparer une chambre.

Gin suivit la jeune femme dans les couloirs. La maison était silencieuse et calme. Gin se demanda où se trouvait l'armée de domestiques que les Kuchiki devaient avoir à leur service. Ils ne croisèrent personne. Arrivée au fond d'un couloir, Yukiko ouvrit une porte coulissante devant lui et le laissa passer.

- Ce sont les quartiers des domestiques, expliqua-t-elle. Ce n'est pas très grand.
Gin jeta un coup d'oeil à son nouveau domaine. Malgré ce que la jeune femme venait de lui dire, il fut satisfait par ce qu'il voyait. La chambre était presque deux fois plus grande que sa cellule, et, comble du luxe, disposait d'une fenêtre donnant sur les magnifiques jardins. La lumière entrait à flot et il pouvait entendre le bruissement des feuilles, le souffle du vent, le chant des oiseaux et les chuchotement d'une fontaine zen. Il n'y avait aucun meuble dans la pièce excepté une petite table et son coussin placés sous la fenêtre ainsi qu'une lampe dans un coin. Le mur, face à la fenêtre, comportait des portes coulissantes camouflant des placards contenant certainement son futon et des couettes et peut-être aussi quelques vêtements.

- C'est parfait, fit Gin en se tournant vers Yukiko.
La jeune femme camoufla sa surprise derrière un sourire amical. Ce jeune homme devait vraiment avoir passé de sombres moments pour se contenter de si peu.

- Désirez-vous autre chose?

- Oui, j'aimerai pouvoir prendre un bain si c'est possible.
Après tout, Byakuya voulait qu'il ait l'air plus présentable, non? Et puis, il avait terriblement envie de prendre un bain, il en avait assez de se contenter des douches lugubres de la prison.

- Suivez- moi, invita Yukiko.
Elle le guida à travers de nouveaux couloirs jusqu'à la salle de bain des domestiques où elle le fit entrer.

- Prenez vote temps. Je vous apporte des vêtements propres.
Elle s'en alla le laissant seul.

Gin regarda un instant autour de lui. La salle de bain des domestiques des Kuchiki était plus grande que sa cellule, elle aussi, et plus grande que les douches de la prison également. Il ne savait pas combien de personnes vivaient dans la maison mais, en tout cas, elles ne devaient pas manquer de place. Lui qui était à l'étroit depuis longtemps allait eut-être pouvoir se sentir à l'aise ici. Quoique, avec les Kuchiki dans le coin, ce serait certainement difficile.

Il inspecta les étagères et remarqua que les casiers portaient des plaques avec des noms. Dans chaque casier, il vit du matériel de bain soigneusement rangé. Tout le monde disposait de deux bassines de bois, de plusieurs éponges, de savons, de brosses, de draps pour se sécher ... En y regardant de plus près, Gin trouva un casier à son nom. Il se pencha et prit docilement le matériel mis à sa disposition. Il se demanda si c'était une idée de Byakuya ou une initiative de Yukiko. Il se dirigea vers le coin douche. Il s'agissait d'un coin de la salle d'eau où le sol formait comme une cuvette percée d'un trou d'évacuation pour les eaux savonneuses. Gin puisa de l'eau dans un baquet et constata avec surprise qu'elle était chaude. Il se demanda si l'eau était chauffée en permanence ou si Yukiko s'attendait à ce qu'il lui demande un bain.

Avec un soupir, il laissa tomber sur le sol son yukata blanc de prisonnier et s'avança dans la cuvette. Il s'assit sur le petit tabouret placé là et renversa sur sa tête la première bassine d'eau chaude; il commença par se savonner entièrement afin de se débarrasser de tous souvenirs de la prison dont il sortait. Après son long enfermement, il se faisait l'effet d'être un vieil haori sortant d'un placard, fripé et sentant le renfermé. Il lava son corps endolori à gestes mesurés. Il était perclus de courbatures et de douleurs et ne voulait surtout pas forcer ses muscles crispés et ses articulations rouillées. Il lava également ses longs cheveux avant de renverser une autre bassine d'eau sur sa tête pour se rincer. Il essora ses cheveux avant de se lever difficilement et de se diriger vers la grande baignoire. En passant devant un grand miroir, il saisit son reflet du coin de l'oeil. Il se tourna vers son image et se trouva pathétique. Il n'y avait pas de miroir dans la prison d'où il venait. Unohana craignait les tentatives de suicide, ainsi il n'avait jamais vraiment pu se rendre compte des dommages que la prison avait infligé à son corps. Il avait toujours été mince, mais là c'était alarmant. Il pouvait compter ses cotes et ses vertèbres saillantes. C'était un peu effrayant! Il fallait vraiment qu'il reprenne rapidement du poids et des forces. Ne serait-ce que pour pouvoir se protéger. Il se sentait faible et et vulnérable et avait horreur de ça. Il voulait pouvoir retrouver son ancienne force.

Gin se détourna de son reflet et entra doucement dans la baignoire. Avec un soupir, il s'assit au fond du bassin, les genoux remontés sous le menton, les bras entourant ses jambes. L'eau lui arrivait sous le menton, au raz du bord de la baignoire et débordait par moment, inondant le sol avant de s'écouler par la rigole d'évacuation. Gin était fatigué et son corps était perclus de courbatures et de douleurs divers. Il avait fait trop d'efforts. Il espérait que les Kuchiki le laissent aller dormir tôt. Il craignait de longs discours sur les règles à suivre dans la maison.

Il essayait de se délasser dans l'eau chaude quand la porte de la salle de bain s'ouvrit, le faisant sursauter. Yukiko entra avec un paquet de linge dans les mains qu'elle posa sur une petite table placée près de l'étagère à casiers dans laquelle on rangeait la matériel de toilette.

- Voici vos vêtements, Ichimaru-san. Je vous ai aussi apporté des sous vêtements et des tabi neufs. J'espère que ça vous ira.
Gin hocha la tête.

- Vous pourrez trouver vos vêtements de rechange dans le placard de droite de votre chambre.
Gin jeta un coup d'oeil à la pile de vêtements qu'elle venait de poser sur la table. Les couleur vert et argent du kimono attirèrent soudain son attention. Il reconnu aussitôt le dessin en forme de de feuilles de saule.

- Mais ... il est à moi, ce kimono! S'écria-t-il.

- Bien sûr qu'il est à vous.
Yukiko lui lança un regard surpris comme si elle ne comprenait pas pourquoi il avait l'air si stupéfait.

- C'est que ... Je ne m'attendais pas à ce que vous ayez mes vêtements, expliqua Gin à mi-voix, comme s'il avait honte. Quand j'ai été arrêté pour trahison, tout ce que je possédais m'a été confisqué, à commencer par mon zanpakutô. Mes vêtements faisaient aussi partie du lot!

- Je vois, fit Yukiko. Byakuya-kun a obtenu la permission de vous rendre certaines de vos affaires, mais pas votre zanpakutô, je le crains.
Gin répondit d'un haussement d'épaules.

- Je vous laisse finir, fit Yukiko. Prenez votre temps.
Elle quitta la salle d'eau, laissant Gin seul. Le jeune homme soupira et allongea les jambes au fond de la baignoire avant de poser la tête sur le rebord, arrondi pour soutenir sa nuque. Il essaya de se détendre mais son corps épuisé le faisait souffrir. Il ne se souvenait pas avoir déjà ressentit une telle fatigue ... peut-être quand il avait réussit à matérialiser son bankai la première fois? ... Ou après l'examen des capitaines. En tout cas, ça ne lui était pas arrivé souvent. Il ferma les yeux et essaya de se reposer un peu.

Il ne sut pas vraiment combien de temps il était resté dans l'eau mais quand il sortit de la salle de bain, séché et habillé, il tomba nez à nez avec Yukiko qui y entrait. Elle sursauta en criant en voyant Gin surgir devant elle et Gin eut un mouvement de recul et leva instinctivement les mains pour se protéger.

- Ah, vous voilà! Fit Yukiko, une main pressée sur son coeur. Je me demandais ce que vous faisiez.
Gin se redressa et baissa lentement les mains tandis que son coeur cognait à grands coups dans sa poitrine.

- Je me demandais si vous ne vous étiez pas endormi dans la baignoire, fit Yukiko avec un doux sourire. J'imagine mal Byakuya-kun dire aux membres du Centra 46 que vous êtes morts noyé dans la baignoire.
Un faible sourire apparut sur les lèvres de Gin.

- Bien, je profite que je vous tiens pour vous faire faire le tour de la maison. Suivez-moi.
Durant un moment, Gin la suivit dans les longs couloirs de la grande maison tandis qu'elle lui désignait les pièces en lui expliquant à quoi elles servaient. Gin l'écoutait en silence, essayant de retenir les informations qu'elle lui donnait. Visiblement Byakuya vivait seul dans la maison avec Rukia, Yukiko et une poignée de domestiques. Auparavant, la maison accueillait aussi les divers membres influents du clan Kuchiki, mais Byakuya les avait prié de vider les lieux lorsqu'ils lui avaient fait savoir qu'ils s'opposaient à son mariage avec Hisana et qu'ils n'accepteraient jamais la jeune femme comme membre de la famille.

A la fin de la visite, Yukiko emmena Gin rencontrer les domestiques afin que ceux-ci fassent sa connaissance. Elle lui avoua que Byakuya avait prévenu tout le monde de son arrivée et que les domestiques n'étaient pas vraiment ravis. Mais c'était une décision du maître des lieux et personne n'avait oser broncher.

- Ils risquent en revanche de vous faire sentir que vous n'êtes pas la bienvenue, continua-t-elle. S'ils vous posent problèmes, n'hésitez surtout pas à venir m'en parler
Gin hocha la tête en se disant que, pour qu'une femme décide de le protéger, il devait vraiment avoir l'air pathétique.

- Vous êtes quoi, ici? Demanda-t-il soudain.
Il fut stupéfait d'entendre sa voix éraillée poser cette question indiscrète. Yukiko se tourna pour lui lancer un regard surpris. Elle se demanda s'il ne se moquait pas d'elle.

- Vous ne savez pas?
Il secoua la tête.

- Byakuya-kun ne vous à rien dit?

- On a pas échangé le moindre mot en venant, avoua Gin.
La jeune femme hocha la tête.

- Je le reconnais bien là! Je suis l'intendante du manoir, comme je l'ai déjà dit. Je m'occupe de tout et e tout le monde. Je supervise le travail des domestiques, veille à ce qu'on ne manque de rien et à ce que les travaux soient fait en temps et en heure. Je m'occupe aussi des comptes concernant le manoir,son entretient et les personnes qui y vivent.
Gin savait parfaitement à quoi pouvait servir un intendant, ce qu'il voulait savoir c'est ce qu'elle était par rapport à Byakuya.

- Pourquoi appelez-vous Byakuya, "Byakuya-kun" et pourquoi vous laisse-t-il faire sans vous menacer de son zanpakutô?

- Il y a longtemps que Byakuya-kun a cessé d'essayer de me corriger!
Ça la fit rire.

- Pour répondre à votre question, je suis son épouse.