Merci aux 61 viewers, à Moony Full et à FinalDaydreamer pour suivre mon histoire, à Miss Manga pour sa review !

Miss Manga : Oh tu sais, j'étais pareille, lectrice avant de m'engager ^^ ça me gêne pas de te répondre là hein ! Tu en es honorée ? A CE POINT ! OH MON DIEU:O hé hé, t'excuse pas c'est pas grave:) Nausicaa fait son come back, et non, Calypso n'est ni sur l'un ni sur l'autre ! Tu verras, c'est moins rigolo... Je vois Robin un peu méfiante encore, après les événements de Water Seven, on ne se défait pas facilement d'un comportement acquis durant des années de fuite, je suis partie de ce raisonnement... J'ai peut être eu tort.

Voici la suite, bon appétit ! (oui j'ai souvent faim)

KINGDOM HEARTS:LES DESTINS LIÉS

Chapitre quatre

Strange fruit

Mes veines battent douloureusement à mes tempes, me réveillant avec un bon mal de crâne.

Un cliquetis étrange m'accompagnait tandis que je me mettais sur mon séant, douloureusement.

En voyant les bleus sur ma peau plus cadavérique que jamais, ainsi que les lourds bracelets de fer entamant mes poignets, reliés au mur et à un collier à mon cou, l'état de mes vêtements, l'endroit sombre et sentant la mort où je me situais...

-Tu as été capturée par ce mec aussi ?

A ma droite était suspendu au mur un homme, aux cheveux noirs pendant en mèches courtes et grasses, aux yeux bruns fatigués, un accent bizarre dans sa voix grave, en marcel blanc et en pantalon de flanelle noir, des chaussures noires qui devaient être vernies il y a un bout de temps, couverts de bleus lui aussi, ainsi que de coupures, certaines à demi cicatrisées, d'autres encore fraîches, certaines dans un état alarmant.

-Hé, la fille ? Tu t'es faite capturée par ce... Comment il s'appelle déjà... Bornir ? Toxir ?

-Noxtir nan ?

-Oui, voilà...

-Qui êtes vous ?

L'homme se tut soudainement.

-Si je te disais la vérité, tu ne me croirais pas, répliqua-t-il enfin, durement. Tu dois venir de ce monde, il est pas retourné en Europe ex-

-Europe ? Vous venez d'Europe ? On parle bien de la même chose ? M'illuminai-je.

L'inconnu se détendit alors soudainement, les larmes aux yeux.

-Je suis pas seul ! Oh merci, merci ! Je suis plus seul !

-Vous vous appelez comment ?

-Je m'appelle Ad-

Un cliquetis. Des pas lourds.

La porte de cellule s'ouvrit, laissant voir quatre hommes en armes, avec un air fort pédant sur le visage.

-Debout, les larves ! Le Maître veut que vous veniez !

Le garçon perdit son sourire, et moi je m'appliquais a afficher une tête de « J'AI L'AIR D'UNE LARVE ?! »

-ALLEZ, BOUGE TOI SALOPE !

Je n'avais pas vu le pied venir dans ma cage thoracique, mais je le sentit très bien. Le choc me coupa le souffle quelques secondes. Telle une poupée de chiffon, je me tient sans rien faire sur le sol, attendant que ça se passe.

C'est sans compter les gardes qui, après m'avoir littéralement arraché les mains en essayant de me les enlever des menottes, me saisirent brutalement par les bras et me traînèrent plus qu'ils ne me soutenaient, à travers des couloirs devenant de plus en plus clair.

Nous débouchâmes dans une antichambre décorée avec tellement de luxe, d'or, de pierreries, de bois précieux, que ça en devenait aberrant. La richesse de tous les rois d'Europe que je connaissais et sans doute de ceux que je connaissais pas réunis n'était rien du tout face à cette pièce tendus de draperies.

Du bruit derrière nous, et nous vîmes mon nouvel ami avec ses gardes, qui ne sont décidément pas très fins.

D'autres gardes arrivèrent et ouvrirent une immense porte dorée, donnant sur une salle gigantesque, qui pourrait s'apparenter à la salle du trône d'un roi, si ce roi ne ressemblais pas à un personnage grotesque, dans une tenue de... Cosmonaute ? Extraterrestre ? Clown ? Et ce casque, c'est quoi ? Il s'est renversé le bocal de son poisson sur la tête ou quoi ?

On me poussa violemment à terre, avant de me tirer violemment par mes cheveux et de me traîner jusqu'au pieds du cosmonaute. Cette méthode ne fait pas que du bien, bizarrement.

-BAISE LES PIEDS DE TON MAITRE, ALLEZ !

Je me mets sur mon séant.

-Bah nan. J'ai pas de maître moi.

BAAAAM.

Aïe...

.

.

.

Le magnifique animal, mi aigle, mi lion, se posa sur le doux manteau de neige en crachant un cri glaçant.

Le premier loup sortit des sous bois, les yeux jaunes luisant sur son pelage gris blanc.

Loïc crut devenir fou lorsqu'il entendit les animaux...

Les animaux...

-Tu sais à quoi tu t'expose, griffon, en le protégeant ?

-La colère de la fausse fille d'Eve ? Fais moi rire !

Les loups sortirent des sous bois, encerclant le griffon et l'enfant.

L'animal majestueux s'approcha doucement de Loïc.

-Donne le nous, aucun mal ne lui sera fait... Et la reine te récompensera !

-Jamais je ne m'abaisserai a livrer un fils d'Adam à Jadis, l'usurpatrice du trône, vile créature !

Le loup grogna avant de se ramasser et de sauter sur l'animal, qui, d'un coup de patte, l'éventra avec une précision chirurgicale, la neige se teintant de carmin.

Les loups hurlèrent et sautèrent sur l'animal fantastique, qui se débattit et reprit bien vite le dessus au combat.

Loïc saisit sa massue, et, aidé par l'adrénaline, explosa le crâne de deux loups, cassa plusieurs os, dansant comme une ombre.

En quelques minutes, le combat fut terminé.

-Humain. Monte sur mon dos, il est hors de question que tu te fasses attaquer.

-Vous m'emmenez où ? Demanda Loïc, quelque peu méfiant.

-Tu dois le voir. Je ne peux pas te dire qui il est, ni ou on va, car même les arbres ici ont des oreilles...

-Mais-

-Cela t'éviteras de te faire attaquer par les chiens de la reine... Et tu sera en sûreté.

.

.

.

J'hurle de douleur, tandis qu'il enfonçais une pique dans ma peau.

Le mec, qui se faisait appeler Saint Joss, prenait un malin plaisir a m'entendre hurler, se délectais du sang qui coulait sur ma peau et formait une flaque de plus en plus consistante au sol.

Le soldat la fit coulisser lentement, mon cri mourut avant même de franchir mes lèvres.

-Suffit. Apportez donc le fruit...

Les hommes qui me tenait me laissent choir sur le sol, a côté d'Ad, qui n'en menait pas large non plus. Il était bien plus à plaindre que moi je pense.

On n'avait pas tenté de me violer.

-Tu...

-Les mots sont de trop... me souffla-t-il.

-Le fruit...

-J'espère que ce n'est...

Il n'arriva pas a continuer, un gargouillis horrible résonnant de sa gorge. Il se mit sur un côté et vomit une bile jaunâtre transparente en petits jets. Affaibli, il s'écroula face contre terre et ne bougea plus.

-Qu'on enlève ce déchet, il empeste mon air, cracha dédaigneusement Cosmonaute.

Des soldats accrochèrent Ad et l'emmenèrent hors de la salle. Je fus seule.

-Toi, sale chienne, lève toi, et mange.

A grand peine, je me mit a genoux, et vit au sol un fruit étrange, noir, écailleux, sculpté de volutes dorées.

-Mange, ordonna le siphonné du bocal.

Je commis l'erreur de le regarder dans les yeux.

-J'aime pas les fruits.

Un fouet sangla mon dos, me faisant écrouler face contre terre.

-MANGE, ESPECE DE VERMINE ! MOINS QUE RIEN ! INUTILE !

Un coup, deux coups, trois coups.

-Écoute donc le noble homme qui t'as fait l'honneur de te garder en vie !

Ah ouais ? Je devrais remercier Noxtir pour ce merdier ?

-MANGE !

Un garde s'approcha de moi et ouvrit de force ma mâchoire, tandis qu'un autre essayait de m'enfourner le drôle de fruit dans la bouche.

Le cosmonaute sortit un pistolet, de facture ancienne, et tira un peu n'importe ou dans le plafond et das la salle, au risque de blesser ses propres hommes.

-ALLEZ ! JE VAIS PAS ATTENDRE ! FAITES LUI MANGER ! Hurla d'une voix aiguë Saint Joss.

Il comprenait pas quoi quand je lui disais que j'aime pas les fruits ? Complètement bouché ce mec !

.

.

.

Chopper surveillait Florian.

Cela faisait deux jours que ce dernier était sous somnifère, dormant d'un sommeil néanmoins agité.

Luffy vint à ses côtés, ainsi que Nami, qui s'appliqua à éponger le front du brun qui gémissait dans ses songes démentiels.

-Il reste avec nous, dit le chapeau de paille.

-Luffy, tu te rends compte des dépenses qu'il-

-Nami...

-...Ouais il reste avec nous, obligé de toute manière.

.

.

.

La simili ouvrit doucement les yeux.

Ses pieds glissèrent sur le sol. Elle se mit debout, simplement vêtue d'un débardeur et d'un short noir.

Elle sortit dans le couloir immaculé, et se mit à errer, au hasard, ses grands yeux de dragon enregistrant le peu de détail qu'il y avait, la sensation du sol de verre froid sous ses pieds nus, l'air ambiant faisant dresser les poils sur sa peau.

C'est cela qu'on appelle un réveil ?

Elle rentra, sans le faire exprès, dans une femme, sculptée comme une statue, aux cheveux dorés plaqués sur son crâne, à l'exception de deux mèches qui rebiquaient, dégageant son visage pointu, pourvu d'un petit nez, d'une bouche rosée et de deux yeux couleur de menthe à l'eau, vêtue d'un manteau noir décoré de chaînes argent, soulignant sa poitrine.

-Hé, excuse toi au moins de rentrer dans les gens !

La fille, au pavillon d'oreille de type elfique, ne s'attendait pas du tout à cette agression auditive, elle se couvrit les oreilles instinctivement.

-T'es la nouvelle c'est ça ? C'est pas vrai, c'est encore moi ou Axel qui allons te babysitter...

-On parle de moi ? Fit un grand garçon dégingandé, aux cheveux en pique aussi rouge que le sang, aux yeux poison, souligné de deux tatouages triangulaires, lui aussi vêtu d'un manteau noir. Aaaaaah, ok, la petite s'est réveillée...

Le roux l'attrapa au visage, le regardant sous tous les angles, avant de lui tourner autour.

-T'es une fiiiiille !

-Hé, l'abruti d'allumette, répondit la blonde, c'est pas parce que quelqu'un a les cheveux courts que c'est forcément un mec !

-Beh pourquoi tu dis ça ?

-Parce que t'as apparemment pas retenu encore que Marluxia était un mec, andouille !

-Ma pauvre Larxy...

-LARXENE ANDOUILLE !

-Larxène andouille ? Comme tu veux !

La dénommée Larxène souffla et se tourna vers Loxsa.

-Bon. Je m'appelle Larxène, et l'andouille là, c'est Axel. Fais gaffe, c'est pas comestible !

La blonde vit apparaître dans les yeux aux pupilles fendues des dizaines de points d'interrogation.

-Euuuh... C'est une blague... Andouille, pas comestible...Tu ne vois pas ?

Un gargouillement retentit.

-Ah...

-Cours Axel, elle risque de te manger vraiment...

.

.

.

Lisa ne comprenait plus rien, même ce corps qui est pourtant le sien ne la mettait pas à l'aise.

Grace était elle aussi sous son autre forme, une belle Na'vi souriante au visage encadré de tresses serrées, avec des perles de couleurs, vêtue d'un débardeur bordeaux et d'un short kaki, et explorait la jungle environnante.

-Grace ? Qu'est ce que je dois faire ? Demanda-t-elle en descendant du Samson, avec une mitraillette, qui ne la rassurait pas plus sur les bruits étranges et les cris d'animaux qui les entouraient.

La bilogiste se retourne, saisit sa mitraillette et la pose à l'arrière de l'appareil.

-Tu n'en n'a pas besoin... Observe, écoute, ouvre toi à la nature, et elle s'ouvrira à toi...

.

.

.

Ad entendit les pas lourds des gardes, du fond de sa cellule.

Enfin, c'est comme ça que j'imaginais les quelques secondes qu'on duré, il me semblait, mon inconscience.

J'ai bouffé leur saleté de fruit, l'arrière goût était juste... Dégueulasse.

Surtout avec le goût du sang et de la bile.

Ils me laissent tomber au sol, avant de verrouiller la porte.

Ad s'approcha de moi.

-Hé... Hé... Tu...

-Je l'ai bouffé leur fruit à la con !

Ad s'arrêta soudain de me secouer et de respirer.

-Non... Oh non...

-Quoi ? Fis-je d'une voix rauque.

-Est ce qu'ils ont parlé d'eau ?

-Ouais, y me semble...

-T'es foutue. Tu vas être noyée demain.

A suivre...