« Santana ? Tu ne révises pas ton contrôle de bio ? »
Je me retournai, surprise, pour faire face à Brittany, accompagné d'Artie. Je sentis toute couleur déserter mon visage.
Oh oh.
« Je..euh..J'ai décidé de faire une pause pour aller voir Quinn. »
Artie s'approcha de la malade et lui prit la main que j'avais lâché. Quinn sourit.
Brittany prit une expression songeuse. Puis, finalement, son visage s'éclaira.
« Je suis contente alors ! Je savais bien que tu viendrai », dit-elle en me faisant un clin d'œil.
Elle s'approcha de moi, et doucement, me prit les mains.
« Et que tu m'écouterais, chuchota-t-elle, taquine.
- Bien entendu » , acquiesçai-je avec un ricanement nerveux.
Britt me fit un dernier sourire et m'embrassa prudemment. Ensuite, elle se tourna vers Quinn avec un grand sourire angélique.
« Contente que tu ailles mieux ! » Dit-elle avec enthousiasme.
Brittany, ce vrai rayon de soleil. A présent que j'étais près d'elle, je me sentais coupable d'avoir pensé que…Que quoi au juste ? Je secouais la tête pour tenter de chasser cette pensé de ma tête.
Que nous n'étions pas faites pour être ensemble.
C'était stupide. Maintenant que Britt était là, je ne me rendais compte que mieux de ma bêtise. Qu'importait, au fond, qu'elle ne souhaite pas faire une brillante université ? Elle réussirait quoiqu'il arrive, parce que c'était Brittany.
Oui, mais tout le monde ne la voit pas comme tu la vois, fit-remarquer une petite voix dans ma tête.
Les gens étaient bien stupides.
« Santana ? M'appela Artie. Je peux te parler cinq minutes ? »
Je roulais des yeux et le suivit dans le couloir.
« Qu'est-ce que tu veux quatre's'yeux ?
- Je me demandais si…ça t'intéresserait de…hésita-t-il.
- Crache le morceau, on a pas toute la vie devant nous. »
Il m'adressa un regard noir et je soufflai, légèrement agacée par son comportement.
« Je me demandais si ça t'intéresserais de préparer une chanson pour Quinn. Histoire qu'elle se sente mieux, et tout ça. Tu es une de ses plus proches amies avec Brittany. »
Surprise, je ne répondis pas tout de suite.
« Et tu as une idée de ce que tu voudrais chanter ? Parce que je suppose que tu veux chanter…
- J'aimerais bien, en effet, répliqua-t-il. En fait…Non. Je ne sais pas. J'ai pensé à toi pour un duo parce que…Nos voix s'accordent bien, et que je pense que ça ferait plaisir à Quinn. Et à Brittany aussi.
- Hmm, grognais-je. D'accord. Je vais réfléchir. »
Il m'adressa un sourire radieux (ce qui ne l'embellissait pas pour autant), et m'invita à rentrer dans la salle.
Je regardai l'heure. 20h10.
Bordel. Sebastian allait me tuer.
Une seconde…Qu'est-ce que j'en avais à faire ?
« Non, je préfère pas. Je dois y aller, j'ai déjà passé trop de temps ici. Dis au revoir à Quinn et Brittany de ma part, d'accord ? »
Haussant les sourcils, il hocha la tête, et je me dirigeais vers l'ascenseur.
J'avais pris la bonne décision. Abruti ou non, Twink m'avait amené ici, et je ne pouvais pas le faire attendre plus longtemps. Ce n'était pas une affaire de ménagement de sa sensibilité quelconque, c'était juste une preuve de politesse.
Et oui, parfois, j'étais polie.
« Ca c'est bien passé ? » Demanda Twink alors que je rentrai dans la voiture.
J'entendis un peu avant de lui répondre, me remettant de ma surprise.
A dire vrai, je ne croyais vraiment pas qu'il m'aurait attendue. Il était moins stupide que je ne le pensais. S'il continuait comme ça, il pourrait peut-être s'élever du niveau de « grand malade mental » à celui de « petit con ».
Mais bon, il y avait encore du boulot.
« Oui. Elle s'est réveillée et elle parlé, si ça t'intéresse. »
Un sourire qui paraissait sincère à illuminé son visage, et je le lui rendit.
Attendez, j'ai dit « illuminé » ?
Je fréquente vraiment trop Berry.
« J'ai aussi rencontré Brittany et Artie.
- Ils savaient que tu viendrais ?
- Non. »
Sebastian rit doucement.
« Brittany t'as fait une scène ?
- Non. Elle ne me fait jamais de scène.
- Même si elle sait que tu es venue avec moi ? »
Je me tortillai sur mon siège.
« Attends…Elle ne le sait pas, c'est ça ?
- Non. Ca te pose un problème ? »
Il continua de rire doucement.
« Arrête de rire comme un abruti et démarre cette voiture.
- Tu es vexée ? Me dit-il en me faisant un petit clin d'œil.
- Comment pourrais-je être vexée par un de tes commentaires ? Je n'en ai rien à faire.
- Rien ?
- Rien de rien. En fait, non. Pas rien. Moins que rien.
- Moins que rien ? Répéta-t-il en fronçant les sourcils.
- Je me trompe encore à vrai dire, continuai-je froidement. Tu vois le truc qu'il y a sous moins que moins que rien ? Et bien toi et tes commentaires, vous êtes encore en dessous. »
Nous étions tournés l'un en face de l'autre, les sourcils froncés. Il y eut un silence tendu et, sans raison, nous éclatâmes de rire. De longues minutes s'écoulèrent où il fut impossible de calmer notre fou rire. Je pense que nous étions en train d'évacuer tout le stress de ces dernières semaines, la compétition, la tentative de suicide de Karofsky, l'accident de Quinn. Nous riions au point que j'en avais mal aux côtes. C'était absurde, il n'y avait rien de marrant dans mes paroles ou dans les siennes, et pourtant, je n'avais jamais autant ris de ma vie.
Le stress, sans doute.
Au bout d'un moment, nous nous calmâmes, et Twink démarra la voiture. Nous avions toujours le sourire aux lèvres. Après être sorti du parking, il reprit la parole :
« C'était débile, dit-il, les yeux rivés sur la route.
- Oui, concédai-je, moi aussi concentrée sur notre trajet. Complètement débile. »
Je sentis qu'il tournait à demi sa tête vers moi et fis de même. Nos regards se croisèrent, et notre demi-sourire se transforma en un nouveau fou rire.
« Concentre-toi sur la route, dis-je à travers les larmes. Sinon….
- On va avoir un accident ? »
Il y eut un silence, et j'éclatais de rire à nouveau, bientôt suivie par Twink. C'était totalement absurde.
Bientôt, nous arrivâmes devant chez moi. Les lumières étaient éteintes, comme habitude à cette heure. J'allais rentrer et j'allais attendre que le temps passe.
Qui sait, j'allais probablement tenter de ne pas réviser ce contrôle de bio.
Twink avait coupé le moteur.
« C'est chez toi ?
- Non, c'est l'atelier du Père Noel, j'y travaille à mi-temps.
- Ceci explique cela. Tu es aigrie parce que tu es mal payée.
- Je ne suis pas aigrie, Twink. Et je suis très bien payée. »
Nous éclatâmes une nouvelle fois de rire.
Diable, j'avais besoin de repos.
Ensuite, j'ignore ce qui m'a pris (on m'avait sans doute droguée à l'hôpital) , mais je me suis entendue dire :
« Tu veux rentrer ? »
Alors alors ? Que va-t-il se passer ? Santana va-t-elle se raviser ? Sebastian va-t-il lui rire au nez ? Va-t-il accepter ? Et s'il accepte, que va-t-il se passer ?
Hm. Autant de questions dont vous aurez les réponses dans le prochain chapitre, qui sera publié au plus tard le week-end prochain.
Have fun, guys !
