Voilà voilà un nouveau chapitre ! Désolée pour le retard...

IV- Premières souffrance

J'étendis nos tuniques au dessus d'une torche pour les faire sécher plus vite tandis que Zoltan, a genoux sur le sol, rependait uniformément de l'eau pour masquer notre bataille. Avec un peu de chance, notre "zèle" allait être récompensé.

- Dion ! A bras.

Je me retournait en souriant et pris la petite contre moi ; elle saisit mes cheveux et se mit à jouer avec. J'allais lui expliquer qu'il fallait qu'elle attende pour jouer, quand une voix claqua.

- Je ne vous dérange pas trop, messieurs ?

Faisant volte face, je rencontrai le regard mauvais de Malik et je baissai aussitôt les yeux. Ce n'est que des années plus tard que je compris quel fut le problème. Nous étions tous les deux nus et Shizu était à cheval sur mes genoux, tendus devant moi. Il faut vraiment avoir l'esprit tordu...

- Je peux savoir ce que vous faites avec ma fille ?

- Rien, Maître, elle est venue toute seule et....

- SILENCE !!!!!

Zoltan avait commencé à expliquer la même chose qu'il avait dite à son père mais Malik ne lui laissa pas le temps de parler. Il prit Shizu dans ses bras et nous mit à chacun une paire de gifle.

- HISHAM !!! hurla-t-il.

L'homme ne tarda pas à se présenter. Voyant nos joues rouges, il se jeta aux pieds de Malik.

- Maître... Maître je vous en prie...

- J'attends de toi que tu fasse ton devoir de père, coupa implacablement le gardien, et que tu punisse ton fils pour ce qu'il vient de faire.

- Maitre, laissez-moi vous expliquer...

- Si tu ne le fais pas, je m'en chargerai moi-même, continua Malik sans lui accorder un regard.

- Non, je... Il sera puni vous pouvez en être sûr.

- Je l'espère. Emmène Shizu. Quant à toi... menaça Malik en se tournant vers moi.

La peur me paralysait et j'étais incapable du moindre geste et de la moindre pensée.

- Maître ! supplia de nouveau Hisham, ne perdez pas votre temps. Maître, je punirai aussi Odion, sévèrement, je vous en prie...

- Non, coupa Malik. Je me chargerai moi-même de lui.

Tremblant de peur et de froid (car j'avais passé ma robe trempée), je suivi Malik le long des couloirs faiblement éclairés. Il me fit brutalement entrer dans une pièce où je n'avais jamais mis les pieds et m'ordonna de ne pas bouger.

Jamais cela ne me serait venu à l'idée de désobéir , aussi je restai debout, immobile, les yeux fixés sur un point loin dans l'espace et dans le temps.

Quand Malik réapparut, un fouet à la main, je reculai précipitamment contre le mur. Il m'était bien sûr déjà arrivé de prendre des correction, mais jamais avec autre chose que ses mains ou ses pieds.

- Prends appui contre le mur, m'ordonna-t-il d'une voix froide dénuée de toute pitié.

Paralysé par la terreur, j'étais incapable de m'exécuter. Il me saisi par l'épaule et me fit pivoter ; afin de ne pas être écrasé contre le mur, je plaçai mes mains sur la pierre froide.

Le premier coup m'arracha un hurlement de douleur et, au bout de trois, je hurlais sans discontinuer.

Au bout de cinq minutes qui me semblèrent des heures, les coups s'arrêtèrent enfin, mais pas la douleur. Je me laissai tomber à genoux et entendis la porte, ainsi qu'un verrou, se fermer. Mais ça m'était égal. Je voulais juste que la douleur s'arrête. Quand je réalisai que ça ne serait sûrement pas le cas avant plusieurs heures, je décidai de prendre sur moi. D'un revers de la main, je tentai vainement de sécher mes larmes mais elles ne voulaient pas s'arrêter. Temps pis. Je retirai précautionneusement ma robe pour constater l'étendue des dégâts, chaque mouvement m'arrachant un gémissement sourd. L'étoffe n'était ni déchirée ni tâchée, il n'avait donc pas frappé si fort. Je me rhabillai en ne faisant que grimacer et tentai de m'auto-contrôler, comme me l'apprenais Hisham. Assis en tailleur sur le sol, les yeux fermés, je laissai dériver mes pensées lorsque la porte s'ouvrit de nouveau. Je fut debout en un bond et ma vivacité sembla étonner Malik. Il reprit néanmoins vite contenance.

- Déshabilles-toi.

Je levai les yeux vers lui pour m'assurer que j'avais bien compris. La gifle qu'il me lança me prit par surprise et me fit vaciller.

- Tout de suite !

Alors, j'obéis, grimaçant de nouveau de douleur. D'un geste, il me désigna le mur auquel je fis face, les mains crispées contre la pierre dans l'attente de la douleur.

Qui ne tarda pas.

Je tentai vaillamment de me retenir mais Malik, sentant sans doute ma résistance, frappa plus vite et plus fort, sans aucune attention à mes suppliques et à mes larmes que je ne pouvais empêcher.

Quand je senti mon dos se déchirer et du sang tiède couler dans mon dos, je fus pris d'un vertige, et tout devint noir.

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