Disclaimer : le monde magique d'Harry Potter n'est pas le mien mais celui de la très talentueuse J.K.R. (non ce n'est pas moi, mon banquier peut vous l'assurer à mon grand désarroi)
AVERTISSEMENT : Cette fic est UN SLASH… HOMOPHOBES, JE VOUS PLAINS MAIS JE VOUS PRIE DE PASSER VOTRE CHEMIN…
ATTENTION : SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE LU LE TOME 6, NE ME LISEZ PAS (cette histoire débute à la fin du sixième tome et respecte l'intrigue que J.K.R. a annoncé pour son tome 7.)
Résumé : Le mangemort n'en est pas un… Quel secret dissimule la petite Mione… Que va découvrir Harry grâce à Drago ? Allez, bonne lecture…
Harry Potter et l'enfant de l'amour
Chapitre 4 : Des révélations
(POV HARRY)
Je descendais doucement les escaliers passant à nouveau devant les ancêtres de Kreattur qui ornaient sinistrement les murs de cette demeure. Je faisais bien attention de ne pas heurter le porte-parapluie jambe de Troll qui se trouvait au bas des marches et dans lequel se cognait systématiquement la pauvre Tonks dès qu'elle venait au QG du Phénix. Je passais devant le portrait voilé de la chère mère de Si' qui semblait enfin endormie. Elle s'était passablement égosillée toute à l'heure et elle devait probablement récupérer de son emportement. Elle n'était plus toute jeune, tout de même. A cette pensée, je ne pus m'empêcher de sourire franchement. Je descendis rapidement le second escalier qui amenait à la cuisine en sous-sol de la demeure des Black. Je poussai la porte et me retrouvai totalement figée. Mione était là près de la cheminée, tendrement enlacée dans les bras de Charlie qui semblaient destinés à protéger les frêles épaules de la petite sorcière brune. Ils ne m'avaient visiblement pas vu, ni entendu. Charlie passait délicatement sa main sur le visage de ma puce et enlevait une larme qui avait doucement roulé sur sa joue.
Tout à coup, une idée percuta de plein fouet mon cerveau qui semblait décidément fonctionné au ralenti depuis l'arrivée fracassante de Malefoy. Ma petite Mione pleurait et moi, je la regardais sans rien faire pour la soutenir. Je venais de redescendre sur terre en une fraction de seconde. Je n'étais pas le seul puisque Charlie regardait dans ma direction :
« Harry, alors, comment va-t-il ?
- Bien, Bien… Euh… Mione, tu pleures ? Qu'est-ce que tu as ? Charlie, Qu'est-ce qui se passe ?
- Mione, tu ne crois pas qu'il est grand temps de tout lui dire. »
Charlie avait dit cela en passant délicatement et tendrement son index sur la joue de Mione.
« Grand temps de me dire quoi ? Mione, ça suffit : je ne suis pas en porcelaine… Pourquoi pleures-tu ?
- Je pleurais mais pas pour ce que tu croies. Je suis fatiguée, juste épuisée. J'en ai assez que jour après jour, on entende parler que de morts, de blessés, de destructions, des tortures… Oui, je sais ce que tu vas dire, c'est Malefoy, il n'a que ce qu'il méritait, mais, c'est pareil. Je ne le supporte plus. Même pour lui… »
Mione avait dit cela d'un seul souffle comme si elle venait d'ouvrir son esprit et qu'elle voulait me déverser d'un seul trait toutes ses émotions contenues depuis des jours pour me protéger. Elle eut un léger hoquet et reprit plus calmement.
« J'ai peur… peur de ce qui pourrait t'arriver, peur de ce qui pourrait arriver à Ron, Rem et Tonks… »
Elle marqua un temps d'arrêt, une hésitation qui me surprit.
« Et plus que tout, j'ai peur qu'il arrive quelque chose à Charlie. »
Jusque là, j'avais suivi mais j'avais vraiment dû louper pas mal d'informations en me lamentant sur moi depuis ces deux dernières semaines, depuis le mariage de Fleur et Bill, en fait.
« Je… Tu… Enfin…
- Harry, le jour du mariage, j'ai dansé avec Charlie. Tu te souviens, et bien ce que tu ignores, c'est que quand Charlie m'a pris la main, j'ai ressenti une force inouïe, un courant magique très fort. Enfin, c'était une évidence pour nous deux. On s'est éclipsé au cours de la soirée et j'étais si heureuse, Harry… Oh oui ! On est revenu, on voulait l'annoncer à tout le monde, Ron, toi… et c'est là… Enfin que Kingsley est arrivé pour nous prévenir pour Bellatrix et... »
Ma petite Mione semblait tellement désemparée, en cet instant, une petite fille perdue. Elle qui d'habitude était toujours présente pour moi, qui me soutenait envers et contre tous, s'écroulait et me laissait voir tout son désarroi face aux derniers événements. Je n'avais qu'une envie, me précipiter vers elle pour la réconforter, pour que mes bras puissent lui faire oublier quelques secondes cette horreur mais elle continua, retenant à grand peine un sanglot :
« Après, tu étais si désemparé, comme si tu étais responsable de tout et je n'ai pas eu le courage de te le dire par la suite. Ça nous aurait trop rappelé le mariage, c'était trop difficile… »
Je m'approchais lentement de ma petite sœur en lui souriant. Son bonheur dans les bras de Charlie était visible. Ses yeux brillaient comme jamais : elle avait peur mais elle était heureuse et en sécurité.
« Je suis très heureux pour toi, petite sœur. Bien alors, quand est-ce que vous l'annoncez aux autres ? A Ron ?
- Ils le savent tous. On leur a dit avant que je ne t'accompagne à Godric's Hollow.
- Et Ron ? Qu'est-ce qu'il a dit ?
- La même chose que toi, qu'il était très heureux pour sa petite sœur…
- Mais… Enfin, je croyais…
- Harry, il n'a jamais eu le béguin pour moi, enfin, pas comme moi, je l'avais pour lui. Il m'a toujours vu comme toi, peut-être juste encore un peu plus protecteur si c'est possible. »
Mione éclata d'un rire franc et communicatif. Je ne pus m'empêcher de rire à mon tour. Cela faisait deux semaines que ça ne mettait pas arriver. Tout à coup, mon regard se fit plus sérieux et je fixai les prunelles bleues électriques de Charlie intensément :
« Quant à toi, tu as beau mesurer 15 centimètres de plus que moi et avoir des bras capables de dresser des magyars à pointe, si tu fais le moindre mal à ma petite Mione, je te tue de mes propres mains. Je suis suffisamment clair… »
Un large sourire s'étendit immédiatement sur mon visage.
« Et ne crois pas une seconde que je t'épargnerais parce que tu es le frère de Ron.
- ça, je n'en doute pas. Mon cher frère m'a dit la même chose dès qu'il a su. »
Nous nous fixions tous les deux pendant quelques instants, le plus sérieusement du monde, avant que je n'éclate de rire. Merlin ce que ça pouvait faire du bien de rire, d'entendre de bonnes nouvelles. Je déposai une légère bise sur la joue de Mione et une tape sur l'épaule de Charlie.
« Bon, ce n'est pas tout ça mais il y a un blond qui est en train de dépérir à l'étage parce que je tarde à lui monter de l'eau. A plus tard, vous deux. »
Je conjurai au passage une carafe d'eau fraîche et m'emparai de deux parts de tarte à la mélasse que je déposai sur un plateau avant de m'engouffrer dans l'escalier en direction de ma chambre.
Quelques instants plus tard, je me retrouvais assis à côté de Malefoy lui tendant un verre rempli. Il avait visiblement récupéré puisqu'il m'accueillit très peu aimablement en me demandant où j'étais allé chercher ce plateau, vu le temps considérable que j'avais mis.
« Tu sais que tu es un sorcier quand même ? Tu peux faire venir tout ça en claquant des doigts, Potter ?
- Oui, ça va… J'ai compris. En tout cas, tu vas mieux, ça au moins, c'est sûr. »
Il grimaça légèrement en se redressant sur son coude gauche.
« Alors, tu me racontes ?
- Supplies-moi !
- Tu préfères sans doute que j'appelle le ministère. Ils te cherchent depuis le mois de juin et je suis sûr qu'ils seront ravis de t'envoyer quelques détraqueurs pour un petit baiser.
- Saint Potter est énervé.
- Arrête de m'appeler comme ça et raconte. Comment es-tu arrivé là ? Qu'est-ce qui s'est passé depuis le mois de juin ? »
Réalisant qu'il ne s'en sortirait pas par une de ses éternelles pirouettes, il soupira profondément :
« Bien mais si tu ne m'interromps pas, d'accord ?
- Oui.
- Alors d'abord, je te dois des explications pour Dumbledore. J'espère que tu avais compris que je n'avais pas le choix. Mon père était à Azkaban. Le psychopathe m'a immédiatement convoqué après l'échec du ministère. Il voulait que je fasse mes preuves pour que je devienne un de ses fidèles mangemorts. Comme si ça m'intéressait. Je suis un Malefoy… Je ne pouvais pas supporter de recevoir d'ordres de quiconque. Sur ce point, je diffère sérieusement de mon père. Bref, à ce moment-là, je n'avais pas vraiment le choix : je devais tuer le vieux fou ou… »
Drago s'arrêta et respira, essayant de trouver en lui la force de continuer cette phrase si terrible à ses yeux :
« Ou il tuait ma mère… Je … Enfin, c'est la seule personne qui tienne sincèrement à moi. Je devais donc tuer Dumby pour la sauver et si je réussissais, j'obtenais la marque sur mon bras gauche…
- Pourquoi ne l'as-tu pas alors ?
- Tu avais dit que tu écouterais, jusqu'au bout.
- Oui, ça va… Ne perds pas ta bonne humeur, surtout. »
Le blond sourit à ma remarque sarcastique et continua :
« Tu n'as pas bien suivi. Je devais le tuer. Moi, pas Severus. J'ai appris par Sev qu'il avait passé un pacte, un serment inviolable avec ma mère, lui promettant de me sauver et d'accomplir ma mission si j'échouais.
- Et c'est ce qu'il a fait, ce salopard à tuer Dumbledore.
- Non, Harry, il m'a également appris que Dumbledore était au courant de ce serment et qu'il lui avait demandé de le tuer le moment venu.
- Quoi ? Mais tu es malade ?
- Potter, il lui avait fait promettre. Le vieux fou savait qu'il était mourant et il a dit à Sev qu'il devait conserver sa place auprès de Voldemort, que ce serait plus utile pour leur combat. Bref, quand il a tué Dumby, on a transplané, mais, il ne m'a pas amené au serpent. Il m'aurait tué sur le champ pour avoir fait sortir Severus de son rôle d'espion à Poudlard. En fait, Dumby et Sev avaient tout organisé depuis des semaines, des mois. Ils avaient même prévu un endroit où je pourrais me réfugier tout cet été, sans que Voldemort ne me trouve.
- Visiblement, ça n'a pas si bien marché.
- J'y suis resté depuis le mois de juin mais Bellatrix et Greyback m'ont découvert. Ils m'ont torturé et laissé pour mort, Severus est arrivé et il m'a fait transplané jusqu'ici. Je ne sais pas où il est maintenant, ni même s'il est vivant.
- Je… Dumbledore avait tout organisé… sa mort… »
Il me fallait sans nul doute un temps important pour intégrer toutes les informations obtenues cette nuit. Le mangemort en face de moi n'en était pas un alors que je le détestais depuis tant d'années et Rogue… Rogue… Ce sale sorcier que j'avais maudit, avait agi sous les ordres de Dumbledore, mourant. C'était trop, beaucoup trop, beaucoup plus que ce que je pouvais encaisser d'un coup.
« Tu ne me crois pas ?
- Je n'en sais rien. Vraiment, je n'en sais rien. Ecoute, on verra ça demain. J'ai besoin de dormir et toi aussi. »
Je m'affalai lourdement sur le fauteuil rouge que j'avais conjuré il y a quelques heures. Malefoy me regarda et s'allongea doucement en grimaçant. Il tourna ensuite son visage vers moi :
« Bonne nuit, Potter… Harry
- Bonne nuit. »
A suivre…
(Si vous aimez, n'hésitez pas… siouplait.. une petite review)
