Blabla de l'auteur : Salut à tous. Désolée, sorry (ang), afflitta (ita), desolada (Esp), Verzweifelt (All), Arrependido (Por), de poster si tard. J'aurais pu poster hier mais j'avais trop sommeil donc une dernière fois, désolée. Ensuite, j'espère que vous aimerez ce chapitre. Point de vue de Nate où on apprend un tas de petits trucs et Shane va enfin ouvrir la bouche. Pour dire je t'aime à Mitchie ? Maybe mdr. Allez je vous laisse lire. Un super méga merci à nouna, Shinku62, aureliascott (Salut miss. Ravie que tu sois un fan mdr J'espère que je ne te décevrais pas. Bisous), Bonilia, MissNessaEvansCullen et Lady Hope (Salut la miss. Tout d'abord, oui, c'est bien Jenny qui a parlé. Navrée d'avoir omis de le préciser. Ouais les points de vue des Shane et Mitchie sont trop marrants. Celui de Nate sera plus intéressant. Il aide, je crois à faire avancer l'histoire. J'espère que ça te plaira. Bisous) pour vos reviews. J'espère que vous ne m'en voulez pas de poster que maintenant. Je vais essayer de reprendre les post réguliers mais je ne promets rien. Chris87 étant overbooké avec ses cours. Dur d'être intelligente. Faites comme moi, soyez stupides et bienheureux ! ^^ mdr

Disclaimer : Alors, les personnages et les décors, vus dans les films appartiennent à Disney, malheureusement, je ne touche rien en les exploitant. Sauf des reviews ! Le reste de ce que vous connaissez, m'appartient, j'en revendique cependant pas l'exclusivité ! Sauf le personnage de Jenny !

Chris87 Merci pour tes corrections miss.

Chapitre 03 : Cuisiné aux petits oignons !

POV de Nate

Nous passâmes le week-end avec elle, à lui rappeler l'été qu'elle avait passé avec nous. Elle rigolait de ses réactions et de la guerre idiote qu'il y avait eu mais je n'étais pas sûr qu'elle nous ait vraiment crus pour tout. Il faut dire que ça ressemblait plus à un roman pour adolescents, qu'autre chose. Lorsque nous fûmes dans l'avion, je me penchais vers mon meilleur ami pour lui demander pourquoi il restait muet en sa présence, alors qu'avant il ne se gênait pas pour parler. Il fronça les sourcils, haussa les épaules, avant de fermer les yeux. Sa manière de terminer une conversation avant qu'elle ne commence. Je soupirais et pensais à la semaine qui approchait. Nous aurions à peine le temps de dormir, tant Sam avait prévu de choses. Entre les plateaux télés, l'enregistrement de Play my music, la promo de la nouvelle chanson, le tournage du clip avec Lauréla et j'en passe. Bref, je n'avais qu'une hâte, être en week-end. Je souris à cette pensée. La semaine n'avait même pas commencé et j'avais déjà hâte qu'elle se termine. Ridicule, comme dirait Mitchie. Je pensais à elle et son regard légèrement triste. Ses questions sur l'attitude de Shane, l'attitude de mon meilleur ami, son silence, son regard accablé et coupable. J'ignorais quoi exactement, mais j'étais sûr d'une chose, il s'était passé quelque chose entre eux. Sinon comment expliquer la distance qu'il avait instaurée en une journée. Lorsque nous étions partis, il souriait à l'idée de passer l'après-midi avec elle, puisqu'il allait essayer de la faire sortir de son monde, selon ses propres mots et lui montrer la vie telle qu'il la voyait. En revanche lorsque nous étions revenus, il avait l'air absent et coupable. La culpabilité ne l'avait pas quitté depuis. Quant à Mitchie … Elle qui était toujours joyeuse, était descendue le regard terne. Ceci dit, elle jouait plutôt bien la comédie puisque seul Jenny l'avait remarqué. C'est d'elle que je tenais cette information. Quand je pense qu'elle comptait sur leur retour chez elle pour cuisiner sa meilleure amie, c'était fichu. Nous n'aurions les informations que par le biais de cette tête d'enclume. Etrange ! J'avais adopté certaines de leurs expressions, puisque celle-ci venait de Mitchie. Jenny avait un langage beaucoup plus imagé, tirant sur le fantastique. J'avais essayé une fois de compter le nombre de fois qu'elle employait le mot « dragon » dans une journée. Je m'étais arrêté à dix. Comme quoi, l'animal fantastique était très présent dans son monde. Je soupirais, revenant sur le cas de mon meilleur ami. Mon frère même, puisque j'avais la malchance d'être enfant unique. Je sais, les enfants uniques se plaignent toujours de ne pas avoir de frères ou de sœurs et ceux qui en ont, c'est le contraire. Comme quoi, on n'est jamais content de ce qu'on a.

L'avion atterrit et Shane fut le premier debout. Dire qu'il détestait ce moyen de transport était un euphémisme. J'étais certain qu'il avait le vertige, sinon comment expliquer son aversion pour le hublot ? Mais bon, à cause de l'influence de Jordan dans sa vie, je suis certain qu'il ne l'avouerait jamais. Souriant à mes propres réflexions, je mis mes lunettes de soleil sur mon nez et sortis de l'appareil. Je rejoignis la voiture rapidement et celle-ci nous déposa à la villa. Sam reprit sa voiture, qu'il avait laissée dans notre garage jeudi et nous demanda de nous reposer. Avec la semaine qui nous attendait, de toute manière, nous n'aurions pas vraiment le choix. Nous nous installâmes au salon puis Jason téléphona à sa copine et s'éloigna dans le jardin. Mon frère s'installa au piano et commença à jouer une chanson du film préféré de Mitchie. Je l'écoutais quelques instants, la mélodie était vraiment belle, je devais l'avouer. Légèrement plus triste que ce qu'il jouait en général, si on exclu ces trois derniers mois. Lorsqu'il termina Only hope, pour jouer l'hymne du camp de son oncle, je l'appelais. Je sus que j'avais son attention, puisqu'il se redressa légèrement. Souriant, je dis.

« - Sacré week-end ! Vivement le prochain !

Il acquiesça simplement, se concentrant sur la musique qu'il jouait.

« - Elle ne t'a pas paru triste ?

« - Qui donc ?

« - Mitchie, pardi, de qui veux-tu que je parle, demandais-je sachant très bien qu'il le savait également.

« - J'imagine qu'à sa place, je serais légèrement triste de savoir que j'ai dix-sept ans de souvenirs à retrouver, me répondit-il en haussant les épaules.

« - Si tu le dis ! N'empêche, … Je me demande ce qui lui a pris ce jour-là !

Il hocha la tête et j'épiloguais, cherchant des causes probables mais toutes mes théories semblaient à des lustres de la vérité. Je le laissais jouer, préférant lui faire croire que je réfléchissais à voix haute. Je guettais cependant, un geste de sa part, pour voir si je touchais au but, en vain. Soit, il était bon comédien, soit je me trompais lourdement. Soupirant, j'attaquais.

« - Dis-moi, il s'est passé quelque chose entre Mitchie et toi ?

« - Comment ça ?

« - Je sais pas ! Tu paraissais vraiment triste et ça la bouleversait, sans qu'elle comprenne pourquoi ! Et comme, vous étiez souvent ensemble, elle t'a peut-être parlé d'un truc qui a finit par l'énerver.

Aucun geste, ni même crissement de mâchoire. Je me trompais peut-être, finalement. J'allais arrêter quand je pensais à un dernier truc.

« - A moins que tu aies encore fait une bêtise, qui l'a mise dans une fureur monstre, parce que tu ne t'es pas excusé !

Il grimaça et je sus que j'avais touché au but. Maintenant restait à savoir ce qu'il avait pu faire. Et là, ça allait être la croix et la bannière. Un peu comme essayer de piquer un œuf à un dragon.* Je secouais la tête en songeant que Jenny me refilait ses expressions, à présent. Je soupirais.

« - Ok, déballe ! Il s'est passé quoi ce fameux midi ?

« - Rien, dit-il trop vite pour que ce soit vrai. Je l'ai réveillé, on a déjeuné et je me suis fais avoir, puisqu'au lieu de lui parler du monde tel que je le voyais, je me suis laissé embarquer dans le sien et elle m'a filé un cours de dessin rapide. Rien de plus.

J'arquais un sourcil. Il n'avait jamais su et aimé dessiner et de toute façon, c'était clair que son talent ne se trouvait pas là. Pourquoi avoir voulu essayer tout de même ? Peut-être pour lui faire plaisir, ou pour lui prouver qu'il n'était plus du tout réfractaire au changement. Allez savoir après tout, ce qui se passe dans sa tête …

« - Pourquoi as-tu voulu un cours de dessin ? Tu sais aussi bien que moi que t'es nul dans ce domaine. Tout ce qui touche à la musique, t'es plus que bon, mais pourquoi pas avoir essayé, … Je ne sais pas, la photo, la comédie, ou même la sculpture ?

« - Parce qu'elle était entrain de dessiner, soupira-t-il. Tu t'es engagé dans les services secrets, ces derniers temps ?

Je secouais la tête. Les trucs d'agent secret très peu pour moi. Bon d'un côté, j'aurais peut-être aimé avoir la vie de James Bond, pleine d'action et d'actes héroïques. D'un autre côté, ma vie me plait et puis James Bond n'a pas de copine fixe, ni Jenny donc mon choix est vite fait.

« - Alors pourquoi toutes ces questions, argua-t-il en colère.

Il se leva aussitôt et monta dans sa chambre. Pour ma part, je fronçais les sourcils. C'était bien la première fois qu'il s'énervait en parlant de Mitchounette. Habituellement, il se fermait à la conversation, en s'éloignant le regard blessé. Que s'était-il donc passé, entre eux ce jour-là ? Je l'ignorais mais foi de Nate Bronson, je le découvrirais rapidement.

POV de Shane

Il voulait ma mort ou quoi ? Je ne parle pas de Sam, lui c'était sûr. Nous venions d'abattre un travail de deux jours en une journée et je ne rêvais que d'un truc, c'était d'aller me coucher. Cependant, ce n'était apparemment pas le cas de mon meilleur ami, qui me harcelait pour savoir ce qu'il s'était passé. Comme si j'allais le lui dire tiens ! Devoir me regarder chaque matin dans le miroir était suffisant comme punition, je n'avais pas envie qu'un autre me regarde avec dégoût, colère ou rage. J'avais assez honte tout seul ! Je soupirais et lorsque la voiture s'arrêta, je bondis hors de celle-ci, direction le jardin. J'entendis Jason se demander ce que j'avais, mais mon frère commençait vraiment à m'énerver avec toutes ses questions. Et dire que nous n'étions que lundi. Combien de temps encore allais-je tenir ? Je connaissais Nate assez bien pour savoir qu'il ne lâcherait pas facilement. En fait, pour qu'il m'oublie, il faudrait que quelque chose arrive. Un gros imprévu. Ou un appel de sa copine peut-être ? Non, ça ne serait pas suffisant. Et si son téléphone se mettait à sonner, pour nous apprendre que Mitchie remarchait si bien qu'elle venait d'entrer dans une école de cirque, se passionnant pour les figures de trapézistes ? Non ? Pour tout dire, ça m'arrangerait bien mais il y avait peu de chance. La seule chance que j'avais de m'en sortir, était soit, de m'éloigner ce qui était impossible car nous commencions le tournage de notre nouvelle chanson demain, soit de le frapper mais je n'étais pas de nature violente. Et puis, je n'allais pas frapper mon meilleur ami ? C'est une personne intouchable. Un membre de mon clan. Encore une idée de Mitchie ça. Selon elle, on avait tous une famille, normal, mais aussi un clan. La différence se situait dans le choix des membres. La famille, bon, on n'a pas trop le choix, mais pour le clan, ce sont nos amis et les personnes qui comptent beaucoup pour nous. Ces humains pour qui on serait capable de remuer ciel et terre. Nate avait été le premier membre de mon clan personnel. Hors de question donc que je le frappe. Je préférais me venger sur ma guitare. Non, je ne vais pas frapper dessus, je ne suis pas idiot, je vais simplement faire de la musique. Tous les chanteurs de rock ne s'amusent pas à casser leurs guitares à la fin de leur concert. Bon de toute façon, on n'est pas en concert ce soir. Je fermais ma chambre à clé et commençais à jouer. J'étais à des lieux de la villa. Enfin, j'y étais toujours mais je me plaisais à imaginer que Mitchie n'était pas sortie, par ma faute rappelons-le, ce fameux matin et qu'à présent nous étions ensemble et heureux. Enfin presque puisque nous ne nous voyions pas aussi souvent que nous l'aurions souhaité, mais que voulez-vous la perfection n'existe pas. Du moins, à mes yeux ! Tout ça pour dire, qu'à présent, nous serions allongés sur mon lit, les yeux fixés au plafond et je lui tiendrais la main, nos doigts entrelacés. Nous ne parlerions même pas, certains silences, en sa compagnie, étant éloquents. Nous profiterions simplement de la présence de l'autre, sans ressentir le besoin de parler. Evidemment, afin de rendre l'instant parfait, nous serions seuls. Son estomac gronderait et nous rigolerions avant de descendre. Je la taquinerais bien sûr et elle me ferait la tête, en affichant son air boudeur, absolument adorable chez elle. Naturellement, je la prendrais contre moi et j'embrasserais toutes les parties de son visage, attendant qu'elle me pardonne pour déposer un vrai baiser sur ses lèvres.

On frappa à la porte et je descendis de mon nuage. Le retour à la réalité fut douloureux, très douloureux. Et encore le mot est faible. Le moral au fond des chaussettes, j'ouvris la porte pour la refermer aussitôt brutalement. Je n'étais pas d'humeur à me faire harceler. Le fait que je lui refuse l'entrée de ma chambre ne sembla pas déranger mon meilleur ami, puisqu'il entra quand même. Soupirant, je m'allongeais en travers de mon lit, une main sur les yeux. Je l'entendis s'asseoir à mon bureau, puis il prit la parole.

« - Tu ne veux toujours pas me dire ce qu'il s'est passé, j'imagine ?

Je décidais de ne rien répondre. Il connaissait ma réponse non ? Si j'avais eu envie de lui en parler, je l'aurais fait hier dans le salon. Si je ne dis rien, c'est forcément que je ne veux rien dire. Repousser au maximum le moment où je craquerais et que je lui confierais tout. Parce que ce jour marquera la fin de la bonne entente qui règne entre-nous. J'en mettrais ma main à couper. Jouant le tout pour le tout, je me levais et plantais mon regard dans le sien.

« - J'aimerais dormir, si ça ne t'ennuie pas ?

« - Nullement, dit-il en souriant sans pour autant bouger.

Je le fusillais des yeux et me changeais, avant d'éteindre et de me faufiler sous mes draps. Fermant les yeux, je repris le fil de mes pensées.

Nous étions donc dans la cuisine, entrain de préparer de quoi nous nourrir, puis son téléphone sonna. Elle décrocha et commença à parler avec sa mère, lui assurant qu'elle rentrerait le lendemain, tandis que je terminais le repas, puis nettoyais. J'embrassais sa joue et saluais Connie avant de filer dans le salon. Deux minutes plus tard, elle me rejoignit et me frappa gentiment l'arrière du crâne. Je fis mine d'être vexé et elle sourit, décrétant que j'étais mignon. Compliment qui anéantit toute bouderie.

Je fus réveillé par mon portable. Il indiquait cinq heures du matin. Nous avions encore une grosse journée aujourd'hui. Je me levais, en songeant, qu'une fois de plus je n'avais pas vu le sommeil arriver. Je pris une douche rapide et descendis. Je commençais à faire le petit-déjeuner et Jason me rejoignit. Sans un mot de ma part, puisque je ne suis pas du matin, quelque soit l'heure de mon réveil, il m'aida. Nous terminâmes rapidement et je commençais juste à manger, lorsque Nate arriva. J'avalais rapidement ce que j'avais dans mon assiette et remontais à l'étage, sans un mot. Je restais dans ma chambre jusqu'à l'arrivée de Myles et montais le dernier dans la voiture. Il nous déposa au studio, sans que je n'ai prononcé un seul mot durant le trajet. J'avais même pris mon mp3 et j'écoutais ma vieille playlist, afin d'éviter le harcèlement. Mon manège ne passa cependant pas inaperçu, à en juger par le sourire de mon frère. Je vous le dis, la journée promet d'être très longue ! Extrêmement longue, même …

A peine avait-on mis un pied dans le hall que Lauréla nous tomba dessus. Si elle avait eu trois bras, elle nous aurait emmené jusqu'au salon d'esthétique par la peau des fesses. Au lieu de ça, elle se consolait, de ne pas pouvoir nous y emmener de force, en nous hurlant dessus. A une certaine époque, je me serais permis une remarque, surtout avec elle puisqu'elle était super cool, mais je n'en eus pas le cœur cette fois ci. J'entrais donc sans un mot, à la suite de Jason et me laissais bichonner entre les mains expertes des maquilleuses, coiffeuses et habilleuses. Une demi-heure après, nous étions sur le plateau. Je m'assis sur une chaise et attendis sans un mot, laissant mon esprit vagabonder vers une jolie brune aux yeux chocolats. Je crois que j'en suis vraiment mordu et c'est atroce. La voir et savoir qu'elle ne se souvient de rien est atroce. Je n'ose imaginer la souffrance qu'elle doit vivre. A chaque personne qui entre, elle se demande peut-être si c'est un ami, ou non. Elle est en quelque sorte vulnérable. J'aimerais pourtant la prendre dans mes bras et la rassurer, mais je n'en ai pas le droit. D'une part parce qu'elle risquerait d'être perdue, entre mon attitude distante de ces trois jours et maintenant et d'autre part, je me l'étais interdit, tout simplement. Dès qu'elle irait mieux, je m'éloignerais doucement mais sûrement, quitte à souffrir à mon tour. Après tout ce qu'elle a enduré depuis qu'elle me connait, je lui dois bien ça. Elle m'a apporté tellement de chose. Grâce à elle, j'ai connu la joie, la beauté simple de la vie, j'en venais même à m'émerveiller quand je voyais une scène dehors qui avant me semblait banale. Comme un père prenant sa fille dans ses bras, ou une mère laissant son garçon entrer seul dans l'école. Une main passa devant mes yeux et je repris pied à la réalité. J'arquais un sourcil, demandant implicitement ce qu'on me voulait.

« - Où étais-tu Shane, me demanda Lauréla avec un sourire doux.

« - Demande plutôt avec qui ! Je peux dire sans me tromper qu'elle a les cheveux châtains, les yeux marron clairs et un esprit d'artiste qui te ferait passer pour quelqu'un d'étroite d'esprit !

« - Attends, tu as bien dit elle, Nate ? Le grand Shane Gray aurait succombé au doux fruit de l'amour ?

« - Non, décrétais-je un peu plus fort que prévu. Je ne suis pas amoureux d'elle Nate, rentre toi ça dans ton crâne de piaf !

« - Oula ! Récapitulons ! Il a les yeux dans le vague, il passe son temps à rêver, s'emporte pour un rien et parle très peu. Y a pas à dire, elle ne le laisse pas indifférent, continua notre productrice.

Je ne dis rien mais pris soin de les fusiller tous des yeux avant de croiser les bras. Je leur aie finalement demandé si on était réuni pour parler de mon absence de petite amie, ou pour tourner un clip ? Le mot sembla faire « tilt » dans l'esprit de Lauréla, puisqu'elle nous expliqua aussitôt ce qu'elle avait prévu. Je fis un effort pour me concentrer sur son blabla et j'en compris l'essentiel.

« - Premier tableau, on voit Shane assis sur son lit entrain de gratter la guitare, puis son père entre furibond et lui demande d'arrêter. Ensuite, une fois seul, il allume la radio et ferme les yeux. Deuxième tableau, on vous voit tous les trois, d'abord dans un garage entrain de répéter le refrain en studio, ensuite le second couplet dans votre garage et après sur scène. Troisième tableau après ton « All night long », on te revoit allongé sur ton lit et ouvrir les yeux.

Bon, ça nous fait trois plans à tourner, génial ! Je soupirais et fis le vide rapidement, me concentrant uniquement sur ce qu'on me demandait. Pour la suite, je verrais plus tard.

Finalement, le tournage fut terminé en une matinée. Nous fûmes libres vers treize heures. Parfait, ça nous laisse une demi-heure pour manger, avant la séance photo et l'interview. Sans compter qu'on terminait la journée par le visionnage du clip, qui serait monté d'ici là et un tas d'autres futilités … La journée me parait quand même bien vide d'un coup !

Il n'était pas loin de vingt heures quand nous regagnâmes notre voiture. Le trajet se fit dans un silence complet, tant nous étions fatigués. Ce n'est qu'arrivé chez nous, alors que Jason montait prendre une douche, que le harcèlement reprit. Dire que Lauréla m'avait déjà assez énervée avec ses remarques toute la matinée. Il suffisait que j'oublie un mot ou que je ne sois pas dans le rythme, pour entendre que je devrais penser un peu moins à elle et plus à ce que je faisais. Si je ne la connaissais pas si bien, je parierais qu'elle est enceinte. Bref, tout ça pour dire que quand Nate me demanda, pour la deux centièmes fois environs, ce qu'il s'était passé entre Mitchie et moi, je craquais. Et oui, l'être humain et moi en particulier, est faible quand il est fatigué.

« - Tu veux savoir, criais-je, très bien ! Quand vous êtes partis, je suis monté la réveiller comme prévu et on a déjeuné, comme je te l'ai expliqué. Ensuite nous sommes allés dans le jardin et elle s'est plongée dans son dessin et ça m'a fait mal ! Qu'elle réussisse à oublier ma présence aussi facilement, alors je lui ai demandé de me donner un cours de dessin juste pour qu'elle se souvienne que j'étais là ! On a discuté de mes hypothétiques talents et elle m'a raconté une histoire. Quand je lui ai demandé son avis sur mon dessin et qu'elle m'a dit qu'il était nul, j'ai craqué et pour éviter de m'énerver contre elle, je suis monté dans ma chambre. Sauf qu'elle m'a suivi pour avoir des explications, enfin tu la connais ! Et ça a fini par exploser ! On s'est mis à se hurler dessus en l'espace de quelques secondes et sans crier gare, je l'ai embrassé. C'était un baiser, plein de colère, où la violence prédominait et quand elle y a répondu, j'ai décollé ! Sauf que je me suis rappelé qu'elle n'avait jamais eu de copain avant et je me suis donc écarté, songeant que pour une première expérience c'était loin d'être agréable. J'ai commencé à m'excuser, mais elle m'a coupé en m'embrassant à son tour et là, c'était un baiser comme elle méritait. Plein de tendresse et de douceur. Et vous êtes arrivés, on s'est écarté et elle est partie de ma chambre. J'ignore pourquoi mais au lieu de la rejoindre pour faire le point, je me suis conduit comme un lâche et je suis descendu vous rejoindre ! Après, j'ai décidé de m'éloigner d'elle afin d'éviter de reparler de cses deux baisers qu'elle devait regretter. J'ai fuis chaque fois qu'on se retrouvait seuls. Elle ne l'a pas supporté et le dernier matin avant son départ, elle en a eu marre. Voilà, tu sais tout ! C'est à cause de moi, si elle est partie furieuse ! À cause de moi, qu'elle n'était pas concentrée sur ses pas ! À cause de moi, si elle n'a pas pu éviter la voiture ! À cause de moi, si elle a raté trois mois de sa vie, qu'elle a passée dans le coma. Et enfin, grâce à ma bêtise, qu'elle a perdue tous ses souvenirs ! T'es content maintenant, t'as tes réponses !

Il me regarda quelques instants sans rien dire, puis me demanda si je l'aimais.

« - J'en sais rien ok ! Mais grâce à toi, tout le studio en est persuadé, avec cette langue de vipère de Lauréla ! Alors que depuis trois mois, je me sens juste coupable et encore plus maintenant quand je me rends compte dans quel état de stresse elle doit être quand une personne inconnue entre dans sa chambre.

« - Je vois ! Excuse-moi Shane, je ne pensais pas que … Enfin que vous vous étiez embrassés ! Au contraire, je pensais juste à une de vos énièmes disputes, c'est tout ! … Tu vas trouver ma question débile à souhait, reprit-il, mais pourquoi ne lui as-tu pas parlé ? Pourquoi nous avoir rejoints dans le jardin, alors que tu rêvais d'aller lui dire ce que tu ressentais pour elle ?

* Pour ceux qui ne comprendraient éventuellement pas, regardez Harry Potter et la coupe de feu, vous allez vite voir de quoi il parle :p

Et voilà, encore un chapitre de bouclé. J'espère qu'il vous a plut ? Pour ma part, j'adore quand Shane explose et livre complètement à son meilleur ami. Bien que vu comment il hurle au début, tout le quartier doit être au courant !

Time Tell Will ! ! !