Vert Glauque.
( Harry Potter )
Je me souviens et j'ai mal. Je fonce toujours sans trop réfléchir… pour m'empêcher d'avoir mal ? Je ne sais pas. Une chose est sûre: ça me hante encore et maintenant plus que jamais. Je suis censé être en septième année, réviser pour mes Aspics comme tout élève normal mais non… moi je me bats comme tout soldat bien plus âgé et volontaire. Et face à l'horreur, ce rêve reflet d'une réalité me hante. Je me souviens. Un flash de lumière verte. J'en ai vu combien défilés sous mes yeux, ces derniers temps ? Pourquoi celui là reste gravé plus que tout les autres dans ma tête ? Pourquoi je ne peux m'empêcher d'y repenser revoir la scène encore et encore ? Ce sort vert qui ancré dans mes pensées m'empêche de le jeter moi-même sur l'ennemi.
Je me souviens et j'ai mal. Un détraqueur s'avance et je sombre. Le cri de ma mère qui m'assassine. L'unique souvenir que j'ai de ma mère c'est celui là: sa mort. L'unique souvenir que j'ai de mon père c'est celui là : sa voix agonisante. C'est glauque n'est ce pas ? Ne se souvenir que de ce dont on voudrait oublier. Mais je ne peux pas me le permettre… d'oublier, parce que justement c'est le seul dont je me rappelle. Je me souviens et je souris. J'entends la voix de ma mère qui me protège, la protection maternelle que je n'ai jamais eu. Je me souviens et je souris, mon père amoureux, à qui je ressemble tant. Je me souviens et je ne sais plus, si je souffre ou si je me guéris, je ne sais plus mes sentiments. Mais je sais que je chéris ce souvenir autant que je le hais.
Je me souviens et je pleure, ce souvenir sera ma perte. Il est la cause de mon unique envie de me venger et de mener une guerre qui paraît sans espoir. Je suis celui qui doit venir à bout de cette misère. Le seul, guidé par une envie de vengeance terrible. Serait-ce un espoir malsain pour les autres de croire en moi ? Croire en ce que je suis devenu par un éclat de la couleur verte ? Malsain, glauque, ma vie est réduite par ce vert qui envahit mes pensées et se place devant mes yeux. Si j'ai la force de guider une résistance, c'est par l'horreur d'un souvenir.
Je me souviens et je délire.
J'ai peur d'une couleur et ça va jusque la phobie. Le vert je le hais, ce vert il a tué mes parents. Je ne peux plus me regarder en face, car je hais jusqu'à mes yeux que ma mère m'a légués. Vert. Des yeux qui ont perdu de leur éclat, qui ne vivent plus: qui subissent. Un vert passé, un vert sale, un vert glauque, le vert qui officie le crime. Je ne tue pas avec une baguette mais peut-être puis-je tuer avec mes yeux ? Par ce vert meurtrier. Ce vert qui a conquis notre monde. Le sort vert est l'emblème de la mort celui qui enlève la vie. C'est maintenant celui qui régit et qui veut dominer les vivants. Le monde est mortel, le monde devient vert. Mes parents sont morts par lui, dois-je suivre leur exemple ? Ils sont un souvenir, un éternel ressassement… et les gens pensent que l'on va s'en sortir. Par moi, grâce à moi… Je préfère encore sombrer dans ma folie. Adieu monde vert, Potter doit mourir.
