Disclaimer : L'histoire, les lieux et les personnages appartiennent à J.K Rowling. Seule la fiction m'appartient ainsi que le personnage de Soulliah. Je ne touche pas le moindre centime pour ces écrits et le seul profit que j'en retire, sont vos reviews alors n'hésitez pas à me laisser vos impressions.

Résumé : Et si le trio était en fait un quatuor… Qu'est-ce qu'une seule personne peut changer au cours de l'histoire ? Seule la suite vous le dira…

Avertissement : Aucun pour le moment

Mot de l'auteur : Honte sur moi… 8 mois à vous faire attendre la suite… Mais j'ai tout de même une petite excuse pour ma défense… J'ai mis toute cette attente à profit pour mettre au monde mon 5ème enfant et installer une nouvelle organisation avant de retrouver le temps et l'envie d'écrire… J'espère que ce chapitre vous plaira…


Et maintenant la fiction.


Chapitre 3

Le retours à la maison fut plutôt calme, les Serpentards, démoralisés par leur défaite de dernière minute, s'étaient tenus relativement tranquilles durant le trajet du Poudlard Express qui les ramenaient vers la gare neuf trois quarts. Une fois à destination, Ron, Fred, Georges, Percy et Soulliah rejoignirent leur mère qui les attendait en compagnie de leur petite sœur. Hermione retrouva rapidement ses parents et Harry son oncle qui ne semblait pas particulièrement à l'aise.

Les Weasley regagnèrent d'abord le chemin de traverse à pieds, puis ils rentrèrent chez eux avec la cheminée du chaudron baveur. C'était encore le moyen le plus rapide et le plus efficace que Molly avait trouvé pour faire voyager tout son petit monde sans trop perdre de temps. Une fois dans la maison, Soulliah observa les pièces en souriant, heureuse de retrouver un environnement qui lui était familier, jusqu'à ce que sa mère n'arrive, leur demandant d'aller vider et ranger leurs valises respectives.

Soulliah monta, tout comme ses frères, peinant à hisser sa male du collège jusqu'à la chambre qu'elle partageait avec Ginny qui l'avait d'ailleurs suivie. La rouquine la questionna sur son année pendant que sa sœur triait son linge sale, le mettant en boule dans un coin de son lit. Lorsqu'elle entrepris de mettre ses vêtements propres sur son étagère, Ginny lui posait des questions sur les professeurs et la qualité des cours. Quand Soulliah vida complètement sa valise de son contenu, elle lui demandait si les élèves étaient sympathiques… Pendant que la brune se débarrassait des poussières et autres plumes et parchemins inutilisables pour l'année suivante, elle s'interrogea sur la guerre Gryffondor / Serpentard. Quand Soulliah remis correctement ses affaires d'école dans sa male, elle lui demanda de plus amples détails sur la pierre philosophale et sur l'apparence de Voldemort. Quand enfin, Soulliah boucla sa valise, agrippant son linge sale pour le descendre à la laverie, Ginny la suivit en lui parlant de son année à elle.

- Toute seule, c'est vraiment pas pareil, je me suis ennuyée… Enfin le voyage en Roumanie c'était vraiment bien, même si Charlie, papa et maman ont refusés que je vois les dragons pour de vrai… J'étais quand même contente… Mais j'ai hâte d'être en septembre pour aller à Poudlard avec vous et je… »

- Ginny… Ne me dis pas que tu parles à ta sœur depuis que vous êtes rentrés… » Lança Molly mi-amusée, mi-résignée.

Mais lorsqu'elle vit le regard de détresse que lui lança la brune, elle préféra ne pas s'appesantir sur l'air innocent que la rouquine avait peint sur son visage.

- Tu ne pouvais pas la laisser respirer un peu ? Elle est fatiguée après son voyage de retours. »

- C'est pas grave maman… J'suis contente de retrouver Ginny. » Sourit Soulliah en disparaissant le temps de déposer son linge sale. « Et puis l'été prochain, elle me parlera moins, elle aura toute l'année pour le faire. » Rit-elle sous le rougissement de sa sœur.

Molly laissa les filles mettre la table pendant qu'elle obligeait ses fils à descendre leur linge sale puis ils dinèrent et montèrent se coucher sans avoir pût voir leur père. Grace à l'emplois du temps chargé d'Arthur en ce début d'été, Molly eut une bonne excuse de repousser ce qu'elle s'était pourtant préparé à faire depuis près de dix ans. Malheureusement, une fois le dimanche arrivé, Arthur ne lui laissa plus le choix. Ce matin là, il ne travaillait pas et ils avaient des promesses à tenir.

Naturellement, il ne se faisait pas d'illusions sur la scène qui allait se produire lorsqu'ils auraient avoué une grosse partie du pot aux roses à leurs enfants les plus jeunes… Mais ils n'avaient pas le choix, ils avaient promis et ils ne pouvaient qu'espérer que la tempête passerait rapidement. Molly avait donc efficacement fait descendre les six enfants qui vivaient encore sous son toit et ils s'étaient rassemblés dans le salon, se demandant tous plus ou moins quelle bêtise ils avaient bien pût faire qui justifie une réunion au sommet comme ils appelaient ce genre de moment.

- Vous n'avez pas fait de bêtise. » Rassura Arthur avec un sourire en coin en voyant les airs inquiets de ses enfants. « Ou du moins… Nous ne sommes pas encore au courant. » Murmura-t-il en voyant sa femme arriver.

Molly fronça un instant les sourcils, intriguée par la phrase de son époux, mais très vite, des préoccupations plus importantes prirent le dessus sur le reste. Elle angoissait réellement beaucoup, presque autant que le jour où Bill était partit en Egypte ou bien que celui où Charlie leur avait annoncé qu'il allait étudier les dragons en Roumanie. Elle aurait trouvé n'importe quel prétexte pour repousser encore l'instant, mais un regard de son mari l'en dissuada. Arthur avait raison, plus ils en parleraient tôt et plus ils auraient de chances pour que tout s'arrange avant que les enfants retournent à Poudlard.

- Alors pourquoi on est là ? » Demanda Percy.

- Votre mère et moi, nous avons une chose très importante à vous annoncer… » Répondit Arthur. « Nous… Nous aurions pût vous le dire plus tôt, mais nous avions une promesse à respecter… Nous espérons seulement que vous comprendrez. »

Son regard s'était d'avantage posé sur Soulliah, mais les enfants, trop intrigués par l'idée que leurs parents aient put leur cacher quelque chose les concernant pendant un bout de temps, n'y prirent pas garde. Après un autre coup d'œil vers sa femme qui n'était décidément pas prête à faire l'aveu, il se dévoua en retenant un soupire d'appréhension.

- C'est à propos de toi Soulliah. » Annonça-t-il.

Le silence étant parfait, bien que tous aient retourné leur attention vers la brunette avec des regards pleins de curiosité.

- Tu te souviens de toutes les questions que tu pausais à ta mère à propos de ta couleur de cheveux, et de celle de tes yeux ? Tout comme à propos du fait que Ron et toi n'ayez que trois mois d'écart ? »

Inquiète, Soulliah confirma d'un signe de tête. Cela faisait de nombreuses années qu'elle n'avait plus rien demandé à ce sujet, se satisfaisant très bien des explications douteuses que lui avait fourni sa mère, ne voulant pas réellement chercher plus loin, ayant simplement besoin de pouvoir expliquer si jamais on lui pausait la question.

- Nous t'avons menti… En réalité… Nous t'avons adopté lorsque tu avais presque deux ans. »

La mâchoire de Soulliah échappa à son contrôle, elle regardait Arthur avec des yeux ronds comme des soucoupes. Rapidement, les rouquins eurent tous à peu près la même expression de choc total, leurs regards allant de leur père à leur sœur.

- Mais… Pourquoi ? » Demanda-t-elle d'une petite voix.

- Ta… Ta maman biologique. » Répondit-il après une petite hésitation vers sa femme. « Nous a demandé de prendre soin de toi à sa place… Sous certaines conditions… L'une d'entre elles, était que tu ne saches rien de tout cela avant la fin de ta première année à Poudlard. »

- Mais… Mais vous m'avez mentit toute ma vie ! » S'exclama Soulliah.

Elle se leva d'un bond, les yeux pleins de larmes et les poings sérés le long de son corps. Elle ne savait pas tellement si elle était plus triste qu'en colère, elle ressentait en fait bien trop d'émotions contradictoires pour cela.

- Vous êtes des menteurs ! » Hurla-t-elle avant de courir se réfugier dans sa chambre.

.1.

Arthur regardait sa femme avec un sentiment d'impuissance qui lui tordait de plus en plus l'estomac. Cela faisait déjà deux semaines qu'ils avaient tout avoué à Soulliah et aux autres enfants et depuis, la petite brune ne sortait de sa chambre que pour les repas, n'adressant ni regard ni parole à qui que ce soit. Ginny leur avait avoué qu'elle avait pleuré la première journée et une bonne partie de la nuit, et que depuis, elle ne faisait et ne disait plus rien, observant le vide, assise sur son lit. La rouquine était même persuadée que si elle n'avait pas partagé sa chambre, elle s'y serait enfermée à double tour.

Percy, Fred, Georges, Ron et Ginny avaient été choqués au début et avaient posé pas mal de questions à leurs parents, particulièrement à propos de leurs deux ainées et au final, ce qui les avait le plus vexé, ca avait été d'apprendre que Bill et Charlie étaient au courant depuis le début puisqu'ils étaient déjà trop vieux à l'époque pour ne pas se souvenir de l'arrivée de Soulliah. Mais ils en avaient vite pris leur partit. Soulliah était adoptée, et alors ? Ils avaient tout de même été élevés ensembles, comme des frères et sœurs.

Molly avait été grandement soulagée de se rendre compte que ses enfants ne comptaient pas changer leurs habitudes et leurs façons de voir leur sœur adoptive. Arthur l'avait bien vu. Tout comme il ne pouvait pas faire semblant de ne pas voir sa femme dépérir parce que Soulliah ne parvenait pas à faire la part des choses et passer outre le mensonge. Il n'avait pas eut le temps de lui en dire d'avantage lors de l'aveu car elle était partie sans écouter et ensuite, il avait pensé qu'elle avait surement besoin de temps, mais la situation perdurait et il ne pouvait plus rester sans rien faire.

Profitant du fait que sa femme soit occupée par sa lessive et que les enfants soient en pleine partie de Quidditch dans le jardin, Arthur s'éclipsa discrètement du salon où il faisait semblant de lire la Gazette pour tromper l'ennuis. Grimpant les étages biscornus, il s'arrêta devant la porte de la chambre de ses filles et hésita.

Comment devait-il agir ?

Il ne pouvait plus laisser les choses comme elles étaient et c'était certain, mais serait-il capable d'ouvrir son cœur, de vider son sac, s'il avait sa fille sous les yeux ? Ca, c'était moins sur. Car tout père de famille qu'il était, Arthur restait un grand timide qui avait ses difficultés à se confier sur ses propres ressentis. Il décida de rester dans le couloir car il était important pour lui que Soulliah sache ce qu'il ressentait réellement tout au fond de son être. Frappant trois coups légers sur le panneau de bois, il ne fit cependant aucun geste pour l'ouvrir.

- Soulliah ? » Appela-t-il assez fort pour qu'elle puisse l'entendre. « Je sais que tu veux être seule et que tu nous en veux à ta mère et moi… Mais j'ai besoin que tu en saches d'avantage… Je ne te demande pas de me répondre, juste d'écouter ce que j'ai à te dire et ensuite, je te laisserai tranquille. »

Aucun bruit ni aucune réponse ne vint de l'autre côté de la porte. Priant les divinités moldues dont il ne connaissait pas le nom pour qu'elle ne soit pas en train de dormir, Arthur entrepris donc de vider son sac.

- Tout d'abord, je vais te dire tout ce que tu dois savoir à propos de tout ceci. » Débuta-t-il maladroitement. « Lorsque nous avons accepté de prendre soin de toi le moment venu, nous avons accepté, par la même occasion, de devoir respecter certaines règles et certains secrets jusqu'à ce que le moment décidé par ta mère biologique soit arrivé. Il faut que tu comprennes qu'elle a fait ça pour ton bien… Pour que tu ais une enfance aussi belle et dénuée de soucis que possible. »

Arthur fit une pause. C'était tellement difficile, jamais il n'aurait imaginé à quel point il aurait été compliqué de tout avouer et pourtant, il y avait songé de plus en plus souvent ces dernières années. Il décida de faire comme avec un sparadrap et d'y aller aussi franchement et vite que possible. Tant pi pour la délicatesse.

- Tu venais à peine de naitre quand ta mère est venue nous voir pour nous demander de s'occuper de toi à sa place quand elle ne pourrait plus le faire. Nous avons dût attendre que la guerre se calme et que tu-sais-qui ait disparu pour que tu puisses venir vivre à la maison. Parce qu'elle était recherchée par tu-sais-qui en personne et qu'il tuait toute la famille de ceux qui lui résistaient, elle a demandé à ce que tu ne saches rien avant d'être assez grande pour pouvoir le supporter et nous avons accepté… À l'heure actuelle, je peux te dire que ta baguette lui appartenait avant et qu'elle s'appelait Rowena. Elle a été capturée par les mangemorts quand tu n'étais encore qu'un nouveau né, mais elle t'avais déjà mise à l'abri. La boucle d'oreille que tu portes lui appartenait aussi… »

C'était tout ce qu'il pouvait lui dire à propos des plans fromentées par sa défunte mère alors qu'elle venait de naitre et qui allaient régenter une bonne partie de sa vie. À présent, il devait faire le plus compliquer et lui avouer ce que son rejet faisait sur lui et sa mère car après tout, ils l'élevaient depuis neuf ans au même titre que leurs propres enfants. Elle était sa fille et personne ne pourrait jamais lui enlever ça, pas même la concernée.

- Soulliah… Molly et moi t'aimons tout autant que nos enfants biologiques… Nous avons peut-être menti sur les circonstances de ta naissance, mais notre amour est tout ce qu'il y a de plus sincère. Le sang dit le contraire, mais dans mon cœur, tu es ma fille au même titre que Ginny… J'ai… »

Sa voix se cassa un instant et il se repris avant de continuer.

- J'ai veillé sur tes cauchemars. J'ai passé des nuits blanches à faire baisser ta température. J'ai cru mourir à petits feux quand tu as été attaquée. J'ai pleuré quand tu as reçu ta lettre pour le collège - comme je l'ai fait pour tes frères et pour Ginny la semaine dernière. Je ne suis pas ton père par le sang, mais personne ne peux prétendre être d'avantage un père pour toi que je le suis et le resterais Soulliah. C'est pareil pour ta mère… Elle se sent mal tu sais… Je ne veux pas t'influencer, mais il faut que tu le saches. »

Retourné par ses propres aveux, Arthur aurait tellement voulu qu'elle ouvre la porte et se jette dans ses bras en lui offrant son pardon avant de se précipiter vers sa mère, mais aucun bruit ne venait rompre le silence de la pièce dans laquelle elle s'obstinait à s'isoler depuis deux semaines.

- Peut importe ce que disent les liens du sang… Tu es ma fille et tu le resteras Soulliah… Je t'aime très fort… Et j'espère que tu trouveras la force de comprendre et de nous pardonner. »

Il attendit une minute de plus avant de redescendre au salon sans qu'elle n'ait fait le moindre bruit. Dans la chambre, une petite fille brune se tenait assise au milieu de son lit, les genoux remontés sur la poitrine et retenus par deux bras repliés sur eux-mêmes. Elle fixait sa porte sans bouger, les yeux brillants et le visage inondé de larmes silencieuses.

.2.

Le mois d'aout était enfin arrivé et Soulliah n'était toujours pas sortie de son silence et de son isolement. Arthur avait malgré tout mis sa femme au courant de sa démarche et elle l'avait soutenu. Elle-même, n'aurait sans doute pas été capable de faire une telle chose sans essayer de forcer sa fille à ouvrir les yeux, se sachant bien plus intrusive que son mari.

Mais ce matin, Molly avait un tout autre sujet d'inquiétude… Lorsqu'elle s'était levée, elle avait vérifié les chambres de ses enfants, comme tous les matins depuis que Soulliah s'était faite attaquée par le loup-garou. Et même si d'habitude tout le monde se trouvait là où il devait être, ça n'était pas le cas aujourd'hui. Ron et les jumeaux n'étaient trouvables nulle part et lorsque, affolée, elle était sortie regarder dans le jardin puis la remise, elle avait remarqué l'absence de la voiture ensorcelée d'Arthur, elle avait vu rouge, attendant ses fils de pied ferme.

Percy, Ginny et Soulliah avaient donc été réveillés en sursaut par les hurlements de leur mère qui venait d'attraper ses enfants la main dans le sac ou presque. Soulliah et Ginny s'habillèrent et comme la brune avait fini en premier, elle n'attendit pas sa sœur pour rejoindre la cuisine. Elle compris rapidement pour quelle raison sa mère était si en colère. Harry se trouvait à table avec ses frères et il y avait fort à parier qu'il se trouvait là grâce à eux et que ces derniers avaient préférés mettre leur mère devant le fait accompli…La brunette leva les yeux au ciel un instant avant de se diriger vers sa mère et de la prendre dans ses bras, à la plus grande joie de la matriarche.

- Pardon maman. »

- Ce n'est rien… Va manger maintenant. » Consola immédiatement Molly.

Ne laissant rien paraître, Molly était cependant extrêmement soulagée de se rendre compte que Soulliah semblait être revenue à de meilleurs sentiments les concernant et elle pris sur elle de faire comme si de rien n'était. Après tout, elle aurait pût réagir encore plus mal et plus longtemps en apprenant le mensonge qui avait longtemps basé sa vie.

Lorsque Arthur arriva alors que le petit déjeuner battait son plein, il marqua un instant d'hésitation lorsque Soulliah lui répondit gaiement en même temps que ses autres enfants, mais il fit comme sa femme et donna l'impression que tout était comme toujours alors que depuis un mois, Soulliah n'adressait plus la parole à qui que ce soit.

Soulliah, heureuse que même ses frères et sa sœur fassent comme si de rien n'était, mangea de bon appétit et appris avant même qu'il soit midi que sa mère avait hurlé parce que les jumeaux et Ron avaient été chercher Harry avec la voiture ensorcelée de leur père sans rien en dire à personne et qu'ils avaient eut la malchance de revenir après le réveil de leur mère.

.3.

A peine quelques jours plus tard, toute la famille se rendait au chemin de traverse afin d'effectuer les achats pour la rentrée qui approchait de plus en plus. Les parents Weasley avaient eut bien du mal à cacher leur appréhension lorsqu'ils avaient vu tous les livres de défense qu'ils leur faudrait acheter en six exemplaires. Mais ils n'avaient guère le choix. Pour se rendre au chemin de traverse plus rapidement, ils avaient pris la poudre de cheminette et Harry avait déclenché une petite révolution en n'arrivant pas là où il était attendu… Heureusement, Hagrid l'avait retrouvé dans l'allée des embrumes et l'avait ramené vers la famille de rouquins avant de les laisser commencer leurs achats en compagnie d'Hermione Granger.

Lorsqu'ils arrivèrent à la librairie, celle-ci était tellement pleine qu'une queue en sortait déjà de près de trois mètres et bientôt, les Weasley comprirent pour quelle raison. Gilderoy Lockhart était là et dédicaçait son dernier livre, raison de la présence de toutes ses fans… L'attente fut incroyablement longue et pénible aux yeux de Soulliah bien obligée de faire la queue pour pouvoir acheter ses livres et pour couronner le tout, lorsqu'ils arrivèrent enfin devant Lockhart (oui, sa mère tenait absolument à faire dédicacer leurs livres) ce dernier n'eut aucun mal à reconnaître Harry et à se l'accaparer.

Lorsqu'ils réussirent enfin à s'extirper des tentacules de Lockhart et de son journaliste, la petite famille de rouquins tomba sur Lucius Malefoy accompagné de son fils qui ne s'était pas privé de rappeler à Harry à quel point il jalousait sa notoriété. Mais là où les habitudes furent bouleversées, ce fut lorsque le père se mis à faire de même avec Arthur qui rejoignait ses enfants.

- Les enfants, vous venez on étouffe ici ! » Lançait-il gaiement à sa marmaille, posant chacune de ses mains sur les épaules de ses filles.

Les deux père de famille commencèrent à s'envoyer leur façon de penser à la figure sans que les enfants des concernés n'y prennent réellement garde, s'attendant à ce genre de scène.

- Papa, laisse tomber. » Lança Soulliah pour tenter de calmer son père.

- Papa ?! » S'étonna Lucius en posant les yeux sur la brunette. « C'est impossible. » Murmura-t-il en pensant tout haut.

La situation échappa aux sorciers qui finirent par se rentrer dedans et se prendre toute une étagère de livre sur la tête ce qui eut pour effet de les calmer. Les enfants Weasley aidèrent leur père à sortir dignement de la librairie après qu'Hagrid l'ait dégagé du tas de livre dans lequel il était empêtré et l'incident fut clos.

.4.

Cette année, pour se rendre jusqu'à la gare de Londres, la famille Weasley avait pris la ford Anglia volante sous l'air désapprobateur de Molly qui se serait bien passé de monter dans cet engin interdit, mais qui avait cédé devant leur retard incroyable de cette année. C'est dans un capharnaüm incroyable qu'ils arrivèrent de justesse sur la voie neuf trois quart, montant en catastrophe dans le train juste avant que les portes ne se ferment sans laisser le temps à Molly et leur livrer ses éternelles recommandations.

Après avoir repris son souffle, Soulliah partit en quête de ses amis. Ron n'était curieusement pas en sa compagnie et elle se dit qu'il avait déjà dût trouver Hermione dans le train. Cependant, lorsqu'elle trouva la née moldue, Soulliah commença à se faire du soucis, Harry et Ron n'étaient pas en sa compagnie. Elles passèrent tout le voyage à se demander où ils pouvaient bien se cacher, mais n'eurent pas le moyen de trouver la réponse comme ils ne vinrent pas les rejoindre durant le trajet.

Une fois à la gare de Pré-au-Lard, elles eurent beau regarder dans la foule, celle-ci était trop compacte pour qu'elles puissent réellement se rendre compte de la présence ou non de leurs amis. Aussi, elles suivirent les autres élèves, laissant les première année aux bons soin de Hagrid alors qu'elles patientaient pour monter dans une des calèches qui avançaient toutes seules à travers le chemin légèrement humide de la pluie tombée au matin même.

Une fois devant les portes du hall d'entrée, elles descendirent de leur calèche qui repartie sans attendre et elles se rendirent jusque dans la grande salle en compagnie des autres élèves. Là, elles purent se rendre plus facilement compte que Ron et Harry n'étaient toujours pas en vue… La salle continuait de se remplir sans que Soulliah ne voit apparaître les cheveux roux de son frère.

- J'vais voir. » Dit-elle soudainement à Hermione qui s'inquiétait en se tordant le cou pour voir les élèves arriver par la grande porte.

Elle n'eut aucun mal à passer inaperçue parmi les autres élèves qui continuaient d'entrer, poussés par leurs estomacs criant famine et priant Merlin pour que le discourt du directeur ne soit pas trop long. Elle était d'abord allé voir si leur valises étaient là, mais ces dernières avaient déjà dût être expédiées par les elfes dans les dortoirs car l'endroit où les valises étaient entreposées ne contenaient que celles des premières années et elle ne pouvait pas aller dans le dortoir puisqu'elle n'avait pas le mot de passe.

Elle revenait les mains vides vers la grande salle lorsqu'elle les surpris enfin, observant la répartition se terminer par une fenêtre.

- Mais où est-ce que vous étiez ?! » S'exclama-t-elle.

Les deux garçons sursautèrent de concert et furent incroyablement soulagés de se rendre compte que ça n'était que Soulliah.

- Le passage était fermé alors on est venu avec la voiture de papa et crois moi, on a eut assez d'émotions pour aujourd'hui… »

- Pourquoi vous avez pas attendu maman et papa à la voiture ?! »

- Laisse tomber d'accord… T'as vu la répartition de Ginny ? » Demanda avidement Ron.

- Non, j'suis sortie vous chercher. »

- Tien y a pas Rogue. » Fit remarquer Harry. « Peut-être qu'il est malade. »

- Ou peut-être qu'il a été renvoyé. » Suggéra Ron avec un ton ravis.

- Ou peut-être qu'il attend de savoir pourquoi vous n'êtes pas arrivés par le train. » Lança la voix glaciale de Rogue.

Les trois Gryffondors sursautèrent et se tournèrent tel un seul homme vers la source de la voix en question. C'était bien leur veine, de tous les professeurs qui auraient pût se rendre compte de leur absence, il fallait que ça tombe sur Rogue… Un Rogue qui leur fit signe de le suivre jusque dans son bureau où il passa un savon à Ron et Harry parce qu'ils avaient été vus par des moldus et qu'ils avaient atterri dans le saule cogneur.

Fort heureusement pour eux, Albus Dumbledore et Minerva McGonagall vinrent abréger leurs souffrances. Ron, persuadé qu'ils allaient être renvoyés, suggéra au professeur qu'il devrait aller récupérer ses valises, déjà vert à l'idée d'affronter la colère de sa mère, mais le professeur de métamorphose ne semblait pas avoir des idées si radicales que celui de potion.

- J'enverrais un hibou à vos parents. » Termina-t-elle après leur avoir ôté des points. « Quand à vous, miss Weasley, puisque vous n'avez que déserté la grande salle avant tout le monde et que c'est le professeur Rogue qui vous a trouvé, je lui laisse le soin de vous signifier votre retenue. Allez, dans votre salle commune. »

Ron et Harry, trop heureux de ne pas se faire d'avantage houspiller, quittèrent bien vite le bureau de Rogue, pressés de mettre autant de distance que possible entre eux et le directeur de la maison Serpentard. Dumbledore et McGonagall suivirent et Soulliah resta seule en compagnie du professeur brun qu'elle observa d'un drôle d'air alors qu'il tentait de contenir sa rage de s'être ainsi fait ôter ses joujoux favoris.

- Vous saviez… » Lui lança-t-elle sans prévenir.

- De quoi parlez vous ? »

- La boucle d'oreille… Vous l'avez reconnu le soir d'halloween et vous saviez que c'était Dumbledore qui me l'avait envoyé… Vous connaissiez ma mère ? »

Rogue resta muet un instant puis il pinça les lèvres avant de répondre d'un ton sec qui n'admettait pas de réplique.

- J'ai vaguement connu votre mère à l'époque où j'étais élève, vous aurez une retenue la semaine prochaine, je vous enverrais la date et l'heure par hibou. A présent, sortez de mon bureau. »

Septique quand au fait que le professeur de potion n'ait que vaguement connu sa mère puisque la boucle d'oreille était nettement restée gravée dans sa mémoire, Soulliah ne fit cependant aucun commentaire et quitta le bureau pour se rendre dans la salle commune où Harry et Ron racontaient comment ils s'étaient fait attaqués par le saule cogneur.

.5.

En sortant de son premier cours de défense contre les forces du mal dispensé par le professeur Lockhart, Soulliah était perplexe… Ils avaient passé presque tout leur temps à répondre à un questionnaire qui n'avait absolument rien à voir avec la défense puisque toutes les questions concernaient les préférences du professeur. Elle comprenait encore moins comment une fille aussi studieuse qu'Hermione pouvait vouer un culte à un abruti pareil.

Mais elle garda son opinion pour elle une fois de plus. Toutes les filles de l'école semblaient idolâtrer Lockhart et elle ne tenait pas spécialement à se mettre toutes les filles de Poudlard à dos… Ça aurait fait beaucoup de monde en colère après elle.