Chapitre 4

« Vous commencerez par nettoyer les douches… » ordonna Pills au groupe de détenus, armés de balais-brosses, de seaux et de serpillières. Il ouvrit la porte devant lui et s'écarta pour les laisser passer.

Regulus suivit les autres dans le vestiaire où il s'était déshabillé la veille. A ce qu'il avait compris, il avait été le seul volontaire pour les corvées du jour. Comme l'avait souligné Mondingus, il valait mieux que cela ne se sache pas. Il afficha donc la même mine morose que ses trois compagnons. Tandis qu'ils se déployaient dans la salle, en traînant les pieds, Pills et son co-équipier se postèrent à la porte, bras croisés, et se lancèrent dans une discussion animée sur le match de quidditch de la veille.

Regulus posa son seau d'eau savonneuse sur le sol carrelé des douches. Avec de la chance, il arriverait à conserver son matériel. Les gardiens ne paraissaient pas très attentifs à leurs faits et gestes.

« T'es nouveau ? demanda l'un des prisonniers en posant son seau près du sien.
- Je suis arrivé mardi soir.
- Et déjà de corvée, hein… !
- J'ai fait pire, dans ma vie, qu'astiquer du carrelage…
- Ouais, je m'en doute ! » rigola le détenu.

Il était aussi carré que Mondingus était mince, et très très grand. Son visage affichait un sourire débonnaire, mais il ne fallait certainement pas s'y fier. Il était le genre d'homme capable de vous briser en deux sur son genou après avoir plaisanté avec vous…

« Je m'appelle Finnigan Fox, dit cependant Regulus.
- Darius… T'es bien jeune, pour te trouver en tôle…
- Et stupide… avança Regulus, avec un sourire contrit. Je me suis fait prendre en braquant une banque…
- Ouais… Tu es là pour combien ?
- Dix ans…
- Bah… ! Il te restera la vie devant toi ! »

Regulus plongea sa serpillière dans le seau et la laissa tomber sur le sol devant ses pieds. Darius l'imita.

« Je t'ai vu avec ce taré de Floyd… Hier…
- Mmmhh… ?
- Une saloperie, ce mec… Dommage que tu n'es pas une tune…
- Pourquoi ?
- Pour deux gallions par semaine, je me chargerais d'assurer tes arrières…
- Deux gallions…
- A toi de voir…
- J'y songerai, merci… »

Darius lui fit un léger signe de tête et saisit son balais-brosse à deux mains. Il commença à frotter le sol avec énergie. Regulus l'imita.

« Et toi, pourquoi tu es là ? » demanda Regulus, au bout de quelques minutes de silence.

Darius lui sourit de toutes ses dents. Il avait tout l'air d'un requin face à sa proie. « Assassinat… J'ai massacré le connard qui se faisait ma femme à coup de doloris… Il se tortillait sur le sol en couinant comme un goret, c'était pathétique !
- Je vois… répondit Regulus, sans se laisser troubler par la lueur de dingue qui illumina son regard.
- Et elle, je lui ai fracassé le crâne à coup de chaise… J'ai pris perpét', bien sûr…
- Bien sûr… Je ne doute pas que tu me défendrais efficacement contre Floyd…
- A condition d'abouler le fric, bien sûr !
- Evidemment… Je te ferai signe si une solution se présente à moi… »

Il retourna à son travail, tout en se faisant la réflexion que sa mère serait folle, si elle le savait là, à marchander avec une telle engeance…

Bah ! Elle te croit mort, de toute façon…

Il s'était demandé si le chagrin de ses parents avait vraiment été sincère, à l'annonce de sa disparition. Severus, qui avait assisté à la cérémonie de l'enterrement, lui avait montré ses souvenirs, dans la pensine qu'il avait empruntée à Dumbledore. Il avait vu les membres de sa famille se succéder, l'air compassé, devant sa tombe ouverte. Si droits, si stricts, si morts, eux-mêmes. Jusqu'à l'arrivée de Sirius.

Son frère avait déboulé sur la pelouse impeccablement entretenue du cimetière sur cet engin moldu qu'il avait traficoté – sa moto. Malgré les exclamations outrées des membres de leur famille, Père et Mère en tête, il s'était dirigé aussitôt vers le cercueil.

C'était le regard de Sirius, à ce moment-là, qui hantait Regulus. Sur le visage de son frère – et de personne d'autre – il avait vu le chagrin indubitable et les regrets sincères. Lui qui était pourtant officiellement son ennemi.

Regulus n'oublierait pas non plus la scène qui avait suivi, la façon dont Sirius les avait insultés, tous, les accusant d'être responsables de sa mort, avec leur façon de penser rétrograde et leurs opinions criminelles…

Et James Potter était arrivé à son tour. Il avait calmé Sirius et ils étaient partis ensemble, laissant la tombe se refermer sur le frère légitime.

James Potter était mort. Et il n'y avait plus que Regulus pour prendre soin de Sirius, maintenant.

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Trouver la potion adéquate n'avait pas posé de gros problèmes à Rogue. Il n'avait feuilleté ses grimoires que par soucis d'exactitude et d'efficacité.

Restait, après, à savoir quand et comment Regulus comptait la récupérer. Rogue se doutait bien qu'on ne laissait pas sciemment les détenus manipuler des potions. Et c'était là un des points qui gênaient Rogue. Il allait devoir mettre la main à l'évasion de Regulus. Pire, il allait permettre à Sirius Black de s'évader. Et il avait beau être plus ou moins persuadé, maintenant, que Black était effectivement innocent des crimes dont on l'accusait, l'idée de mettre fin à son calvaire lui laissait un goût amer dans la bouche. Un goût de vengeance non assouvie.

« Tu vas me tuer pour être le frère de Sirius, comme tu veux éliminer le bébé Potter, simplement parce qu'il est le fils de James » lui avait lancé Regulus, alors qu'il le menaçait de sa baguette. « Tu vas tuer des innocents pour de mauvaises raisons ! Uniquement parce que tu laisses ta haine et ton désir de vengeance te dominer » S'il y avait une chose que Severus détestait, c'était bien qu'on lui rappelle que lui-aussi, pouvait se laisser dominer par ses sentiments.

Alors, il avait écouté, lui qui n'attendait qu'un argument de plus pour satisfaire sa curiosité et déposer sa baguette.

Il avait laissé Regulus en vie. Ils s'étaient parlés longuement, et peu à peu, Severus avait senti ses yeux se déciller. Non, l'idéologie de Voldemort n'était pas la sienne. Sa conduite n'avait jamais été dictée que par ses rancœurs et son désir brûlant de se venger de tout ce qu'il avait subit par le passé.

Mais il avait beau être très conscient de tout cela, cela ne l'aidait pas à accepter totalement ce que Regulus voulait de lui. Une petite voix, au fond de lui, commençait à s'élever, pour protester contre la manière dont le jeune Black comptait user de lui.

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Regulus posa son balai-brosse avec les autres. Ses compagnons et lui avaient nettoyé successivement les douches, le réfectoire et la pièce de rencontres, où il avait retrouvé Rogue le samedi. C'était presque l'heure du repas, il avait juste le temps de faire une toilette sommaire dans sa cellule.

Tandis que les autres suivaient Pills, Regulus s'attarda en arrière. Il n'avait pas le temps de peser le pour et le contre, c'était l'occasion ou jamais…

Tournant le dos à la porte du placard, il murmura l'incantation qu'il avait répétée et répétée, lorsqu'il avait élaboré son plan d'évasion. Un instant plus tard, le seau qu'il visait s'était réduit à la taille d'un œuf. Il se pencha pour le ramasser.

« Fox ? Qu'est-ce que tu fiches ? »

Regulus mit prestement le seau miniature dans sa poche et se redressa. « Rien… Une crampe… Il était temps que je fasse un peu d'exercice… » Pills posait un regard sévère sur lui. Il lui adressa un léger sourire, pour désarmer sa méfiance. « Eh bien, tu remettras ça demain ! » décréta le gardien, en lui enjoignant de rejoindre les autres d'un signe de tête.

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« Alors ? demanda Mondingus, alors que Finnigan se penchait sur le lavabo pour se laver le visage.
- Calme, répondit Fox.
- Je suppose que les autres ne t'ont pas trop charrié… ?
- Ils étaient dans la même situation que moi, alors non. Mais je me suis bien gardé de leur dire que je m'étais porté volontaire pour le boulot… Il y avait ce type balèze, Darius…
- Oui ?
- Pourquoi n'est-il pas en Haute Sécurité ?
- Il a bénéficié de circonstances atténuantes… Son avocat a soutenu qu'il avait été rendu fou de chagrin par l'infidélité de sa femme, et que ça expliquait son passage à l'acte…
- Même s'il a commis un double meurtre ?
- Il suffit de savoir présenter les choses, c'est tout… Mais il a tout intérêt à se tenir à carreaux. Il pourrait finir dans le bâtiment d'à côté en moins de deux ! »

Finnigan s'essuya le visage avec sa serviette.

« Il m'a proposé de devenir mon garde du corps.
- Tu as accepté ?
- Avec quel argent ? Et puis, honnêtement, je ne pense pas avoir besoin de lui.
- Pourtant, ça pourrait décourager Floyd… »

Mondingus soupira. Comment faire comprendre à ce gosse que Floyd était vraiment dangereux, et qu'il ne fallait pas prendre ses menaces à la légère ?

« Je sais qu'il ne te fait pas peur… reprit-il. Pas encore. Il s'en est pris à un type, avant ton arrivée… Un jeune, comme toi… Il s'est suicidé.
- Je ne lui laisserai pas l'occasion de me faire du mal. Mais je te remercie de t'inquiéter pour moi. »

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Regulus et Mondingus déjeunèrent à la même table. Maintenant que la glace était rompue, Regulus trouvait un certain plaisir à sa compagnie. Fletcher était un homme simple, et naturellement sympathique. Il connaissait un tas d'histoires sur Azkaban, et Regulus n'aurait pas pu rêver de meilleur informateur.

Il ne lui restait plus qu'à s'assurer qu'il ne le dénoncerait pas. Il n'avait pas trop le choix, de toute manière : ou il parvenait à composer avec lui, ou il serait obligé de l'éliminer.

Il ne voulait pas en arriver à une telle extrémité.

Il espérait que Severus recevrait vite sa lettre, et qu'il serait en mesure de lui fournir plus de renseignements sur Fletcher.

« Tu as dit tout-à-l'heure que Darius passerait vite en Haute Sécurité, s'il commettait un impair… Comment ça se passe ?
- Tu comptes envoyer quelqu'un là-bas ?
- Oui, moi. » Mondingus rit, comme à une bonne blague.

« En cas d'agression grave – de meurtre, ou de mutilation, ou de traumatisme grave sur un autre détenu – ou si tu t'en prends à un gardien, le Directeur peut décider de t'envoyer en Haute Sécurité, pour une durée déterminée. C'est censé calmer les fortes têtes. Et vu dans quel état reviennent ceux qui ont été punis de cette manière, c'est efficace… Si tu es surpris en train de faire de la magie aussi, tu auras droit à un séjour à Détraqueurland. Tu comprends, ils te pompent un peu de ton énergie, ils te laminent le cerveau, et ils te rendent faible comme un nourrisson. Ils te retirent tes pouvoirs magiques. Et tu deviens docile.
- Tu connais beaucoup de prisonniers qui ont été là-bas ?
- Un ou deux… Ils n'ont plus été pareils, depuis qu'ils en sont revenus. Et ils ne veulent pas en parler. Pourquoi ?
- Comme ça… On dit tellement de choses, sur Azkaban et son quartier de Haute Sécurité… »

Il écarta l'image de Sirius de sa pensée. Ce n'était pas le moment de s'inquiéter pour lui, même si ce qu'avait dit Mondingus avait de quoi nourrir ses sentiments les plus pessimistes quant à ce qu'était devenu son frère.

« Et ceux qui sont enfermés là-bas n'en sortent vraiment jamais ?
- Oh, si, ils en sortent ! Les pieds devant ! La seule balade qu'on leur autorise, c'est un tour à l'infirmerie quand d'aventure ils tombent malade. Vraiment malade, je veux dire, pas pour un rhume. Et on ne les soigne pas non plus quand ils deviennent fous, ou renoncent simplement à la vie. Et avec tous les Mangemorts enfermés là-bas… Il ne se passe pas une semaine sans que les Détraqueurs ne transportent un nouveau cadavre à la morgue de l'infirmerie. Ils tombent comme des mouches… Bon, en même temps, il s'agit de Mangemorts… »

Il y eut un silence morose. Regulus mobilisait toute son énergie à dompter son angoisse sans cesse croissante. Il devait rester impassible, ne pas alerter Mondingus quant à ses réelles motivations. C'était trop prématuré. Au moins était-il conforté dans l'idée que Mondingus n'avait jamais eu de sympathie pour la cause défendue par Voldemort et ses sbires.

« Et nous ? demanda-t-il plutôt. On a le droit de sortir prendre l'air ?
- Une heure, le mardi matin. Ou l'après-midi, si le temps est trop mauvais le matin. Il y a une petite cour entre les deux bâtiments. »

Une heure. Ce serait largement suffisant. Regulus termina son dessert, plein d'espoir, malgré son inquiétude lancinante.

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Severus fixait la lettre d'un air absent. Il venait juste de la recevoir, et elle le plongeait dans de nouveaux abîmes de perplexité.

Ainsi, il ne suffisait plus, à Regulus, qu'il assure son évasion, il fallait en plus qu'il joue les espions pour lui ! La situation lui déplaisait de plus en plus. Après tout, quel était son intérêt, dans l'histoire ? Tout ce qu'il obtiendrait, si tout se passait bien, ce serait la libération d'un de ses pires ennemis !

« Tu commences à me courir sur le haricot, Regulus… ! » marmonna-t-il entre ses dents.

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Allongé sur le ventre, sur sa couchette, torse nu, Regulus faisait rouler le seau miniaturisé entre ses doigts. Il n'avait que quelques instants, avant l'extinction des feux. Au-dessus de lui, il entendait Mondingus tourner les pages de son magazine.

Lorsqu'il aurait trouvé tous les ingrédients nécessaires, il lui faudrait rendre à ce seau sa taille normale. Générer un feu magique. Concocter la potion. Il était invraisemblable qu'il parvienne à faire tout cela à l'insu de Mondingus. Même s'il agissait de nuit, les risques de se faire surprendre étaient tellement grands…

Il posa les yeux sur le tatouage, sur son bras. Une plante aux feuilles nettement dessinées s'enroulait autour d'une jeune femme aux seins menus, sa longue chevelure auréolant son visage. Le premier ingrédient. Dès demain.

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L'air était vif, presque froid, et chargé d'embruns. A lui seul, il rappelait aux prisonniers qu'Azkaban était une île. Regulus leva les yeux vers le ciel et aperçut un coin de ciel bleu, entre deux nuages gris. C'était l'été, pourtant. Ici, tout semblait figé dans un hiver humide et froid.

Mondingus s'étira avec un soupir. « Un peu d'air, ça fait du bien ! s'exclama-t-il.
- Un peu frisquet, quand même !
- C'est la proximité des Détraqueurs. Tu n'auras jamais chaud, ici, Finn… »

Regulus hocha la tête. Il survolait la cour du regard. Elle était entièrement ceinte de grillage. Hors de cette enceinte, il voyait un petit bâtiment peint en jaune, entre les deux parties de la prison : les quartiers des gardiens, et l'infirmerie. En face de lui, la silhouette sinistre du quartier de Haute Sécurité oblitérait l'horizon de sa masse sombre et inquiétante. Des hurlements en sortaient, enflant parfois, avant de s'étouffer brusquement. Regulus se sentit frémir malgré lui.

« Sinistre, hein… ? fit Mondingus à son oreille, le faisant sursauter.
- On entend les prisonniers…
- Et encore, il n'y a pas de vent, aujourd'hui. Il arrive des fois où c'est difficilement soutenable… »

Regulus ne répondit pas et retourna à son inspection de la cour. La seule manière efficace d'oublier son angoisse, c'était d'œuvrer à son plan pour tirer Sirius de sa prison.

Il vit très vite ce qu'il cherchait : une bande herbeuse, qui courait le long du grillage, près de la porte d'accès aux cellules. Ainsi, on ne lui avait pas menti, il avait une bonne chance de trouver ce qu'il cherchait parmi ce fatras désordonné de plantes sauvages.

Alors qu'il faisait quelques pas dans cette direction, Mondingus le retint par le bras, fermement. « Où est-ce que tu vas ?! » s'exclama-t-il. Regulus lui désigna le grillage du menton. « T'es malade ou quoi ?! s'exclama Fletcher. Si tu vas là-bas, tu es sûr de te faire démolir ! C'est le coin de king Cole !
- De qui ? » soupira Regulus. Il en avait plus qu'assez, de ces petites frappes qui jouaient les caïds. « King Cole ! » insista Mondingus, lui désignant un détenu qui discutait à quelques mètres de là.

Sans avoir la carrure d'armoire à glace de Darius, le dénommé Cole roulait une impressionnante musculature, sous son uniforme de prisonnier. Mais Regulus fut surtout frappé par son air teigneux. Un vrai méchant.

Mais Regulus avait connu pire. Il avait côtoyé Voldemort en personne.

Ignorant l'avertissement de Fletcher, il reprit sa route.

« Putain, Finn ! s'écria encore celui-ci. Tu écoutes ce que je te dis ?!
- J'ai envie d'aller là-bas.
- Il ne va pas aimer !
- Et pourquoi donc ?! Il n'y est même pas, lui !
- C'est une question de principe ! C'est son territoire !
- Peut-être, mais il faut que j'aille là-bas ! »

Laissant Mondingus désemparé, il se dirigea tout droit vers les mauvaises herbes qui grimpaient le long du grillage. Il s'agenouilla sur l'herbe humide et sourit. Evidemment. Rien de plus banal que l'ortie… Il avait eu bien du mal, à trouver les modifications qui rendraient la potion opératoire, avec des ingrédients si simples à trouver que même ici, à Azkaban, il parviendrait à s'en procurer.

Saisissant délicatement la tige entre ses doigts, il cueillit la plante, en prenant bien garde à ne pas toucher les feuilles urticantes. Au moment où il l'enfouissait dans sa poche, une ombre se pencha sur lui.

Avant qu'il ait eu le temps de se redresser, ou d'esquiver, on lui porta un coup violent, qui le renversa sur le côté. Un coup à assommer un taureau. A travers la gerbe de sang qui dégoulina de son arcade sourcilière entaillée, il aperçut la masse de King Cole se ruer de nouveau vers lui et loin, très loin derrière, le visage effaré et vaguement dépité de Mondingus.

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Depuis le temps que Mondingus lui dit de faire gaffe ! Au prochain chapitre, un nouveau personnage.