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Vacances Italiennes – Chapitre 3
Ma tête me tournait de plus en plus, mon ventre se tordait, mes mains étaient moites. J'avais de bonnes raisons d'avoir peur. Il avait lâché ce mot qui me terrifiait tant, il avait confirmé mes craintes et s'amusait de mon malaise.
« Je veux partir. » dis-je faiblement.
« Non. Tu ne peux pas. Tu ne pourras jamais partir d'ici... vivante. »
« Alors tuez-moi maintenant. »
« Non, j'ai d'autres projets pour toi Isabella. Tu es celle que j'ai attendu si longtemps. »
« Je ne vous connais pas. » relevai-je, abasourdie.
« Tu es ma Cantante. Ton sang est le meilleur des nectars et j'ai bien l'intention de m'en délecter, encore et encore. »
Il passa sa langue sur sa lèvre supérieure, ses yeux noirs ne me laissèrent aucun répit. J'étais tétanisée, même respirer devenait pénible.
« Pourquoi ? »
« J'aurais du te tuer au moment où tu es descendue de ce bus... » asséna-t-il.
« Pourquoi ?! » criai-je cette fois.
« Personne ne peut te sauver. Tu es ma Cantante, tu es unique au monde et maintenant tu es à moi. »
« Pitié... Non ! C'est un cauchemar... »
Je devais le dire plusieurs fois et me forcer à me réveiller. Je ne pouvais pas être séquestrée par un vampire. C'était tout simplement impossible.
« Impossible... »
« Isabella, va t'allonger. De la nourriture arrive bientôt. »
Il me fit signe de retourner au lit mais mes jambes refusèrent de se mouvoir. La peur me statufiait, le plus humiliant était de continuer à admirer cet homme... ce vampire. Il était d'une beauté inégalable et ses yeux devenus noirs le rendaient plus humain. Son visage était ciselé, des pommettes hautes et une mâchoire carrée, son torse nu était large et finement musclé, ses longues jambes étaient habillées d'un jean tombant bas sur ses hanches, il était magnifique. Ses cheveux, décoiffés et un peu trop longs étaient constellés de taches bleues. Ce détail me permit de détourner mon regard qui se focalisa sur les chevalets à l'autre bout de la pièce.
Edward suivit me regard et ricana. Il me poussa pour que j'aille jusqu'à atteindre le seul chevalet qui supportait une large toile. Je me reconnus aussitôt, mon visage rougissant et endormi sur un drap bleu royal, mes cheveux bruns en cascade sur mes épaules. La pose était lascive, la Bella de la peinture était offerte au regard d'un amant, d'ailleurs elle ne dormait pas comme je l'avais d'abord cru. Ses paupières mi closes cachaient un regard aguicheur, une invitation à la luxure.
« Tu es un modèle fascinant Isabella. Ta peau pâle sans défauts, tes grands yeux, ta bouche torturée... tout chez toi est un appel au sexe, le savais-tu, petite humaine ? »
Je reculai, gênée par cette représentation de moi, bouleversée par sa voix suave, excitée par ce mot dans sa bouche: sexe. Je butai contre le piano et le monstre fut à mes côtés en moins d'une seconde. Il posa une main sur ma joue, son haleine sucrée m'enivra et combinée à son odeur, je ne pus que fermer les yeux et le savourer lui. C'était comme si je pouvais gouter sa peau.
« Tu es si pure, innocente... et ton odeur... fleurie et appétissante. Tu ignores la souffrance que tu me fais endurer, mais elle en vaut la peine. »
Edward me tourna autour comme un vautour, ses doigts longs et froids déambulèrent sur ma peau. Je portais toujours mon ensemble de nuit, un short et une camisole en coton léger.
« Parfaite... »
« Je veux partir. » répétai-je avec force.
Il ne prit pas la peine de me répéter ce que je savais, je ne partirais jamais de cette chambre vivante. Il allait me tuer mais pas avant de jouer avec moi. Mes tremblements n'avaient pas cessé, il m'ordonna une nouvelle fois d'aller m'allonger et j'obéis, lasse. Je me blottis dans les draps et priai silencieusement pour qu'ils puissent me protéger de ce démon. Hélas, il m'avait suivie et il s'allongea à mes côtés.
« Vous m'avez mordue. » parvins-je à articuler en ouvrant lentement mes yeux.
Il se saisit de mon poignet et le porta à sa bouche. Sa langue lécha la cicatrice et mes frissons de désir me reprirent.
« Te déflorer va être un délice autant qu'un supplice. »
Mais que disait-il ? Son regard devint encore plus noir, plus hypnotisant, plus profond et dangereux.
« Me déflo... Non ! Jamais ! Je vous interdis de me toucher ! »
Je tentais de me dégager de sa prise, impossible.
« C'est trop tard pour ça Isabella. Ton corps s'est déjà soumis à ma volonté. »
Une seconde plus tard, il était au-dessus de moi, en appui sur ses coudes, le bas de son corps entre mes jambes, sa bouche tout près de mon oreille.
« Tu es à moi Isabella et tu me supplieras de te déflorer, crois-moi. »
J'étais à sa merci, aucune échappatoire possible, la mort m'attendait, quoique je dise ou fasse. La question était : allais-je me laisser tuer sans résister ?
Alors?
