17 Moto

qui : Harry/Sirius, pétunia
rating: T
tag: Romance, sexyness et des envies hormonales… mais sans sexe


Il fait chaud… très chaud cet été-là. Je suis comme d'habitude rentré chez ma tante et mon oncle. Encore une fois, ils ont enfermé toutes mes affaires sans que j'ai moyen de les récupérer. Cette année-là, malgré le fait que Sirius a été innocenté et libre d'enfin sortir, le directeur m'a bien fait comprendre que je dois rester chez mon "aimante" famille derrière les barrières de protection créées grâce à l'amour de ma mère.

Je suis donc là, dehors sous cette chaleur étouffante, seulement muni d'un pantalon en jean trop large et d'une paire de basket. J'avais, au cours de l'année, banni définitivement mes lunettes… Enfin c'était Snape qui m'avait fait avaler de force une potion pour que, je cite : "Je ne veux pas que vous veniez à vous faire tuer à cause de lunettes cassées ou détériorées, maintenant avalez ça sinon je le fais moi-même et ça ne vous plaira pas". Je m'étais mis au sport aussi, autre que le Quidditch : course à pied, pompes et abdos. J'avais donc développé une certaine musculature, qui maintenant faisait bien plus envie aussi. Une chose aussi avait changé : ma taille. J'avais très vite grandi, mesurant maintenant 1m70.

J'arrache une énième mauvaise herbe comme d'habitude. Si je veux manger, j'ai intérêt à bosser.

J'entends au loin le bruit de divers véhicules, mais celui d'une moto s'approchant m'interpelle. Je me redresse, essuyant mon front plein de sueur du revers de la main.
Elle se rapproche de plus en plus, jusqu'à ce que je la vois arriver au bout de la rue. Cette silhouette me paraît familière, mais bon, c'est tout de même étrange.
La moto s'arrête à mon niveau et son conducteur, descend. Je remarque qu'il est plutôt grand. Il porte des rangers, un pantalon de cuir très moulant révélant des fesses qui donnent envie de croquer dedans à pleine dent. Oh oui cela aussi a changé, les femmes ne m'intéressent plus du tout.

Je vois en dessous de son blouson ouvert, une chemise noire moulante qui laisse apercevoir des abdominaux absolument tentants. Dans le cou une chaîne en or blanc avec de gros maillons tombe parfaitement sur cette peau pâle… trop pâle et définitivement enviable… marquable à souhait.
Je sentis ma gorge devenir sèche plus qu'il ne l'est possible et mes hormones me travailler.

Quand il enleva son casque, je suis totalement surpris. Cette chevelure noir folle, ces yeux gris plein de malice. Sirius Foutu Black. Il s'approche de moi définitivement et m'enlace fortement.

Faites qu'il ne sente pas, faites qu'il ne sente pas...

"Pour peu et je ne t'aurais pas reconnu.
- Je… Oui toi aussi. Mais qu'est-ce que tu fais ici ?
- Je viens te kidnapper. Non, Dumbledore n'est pas au courant et on va pas au square.
- Oh bien. Viens m'aider à convaincre ma … Famille… De partir.
- J'arrive."

Il dépose un baiser sur ma joue me faisant rougir. Il est ton parrain Harry… Tu n'as pas le droit de vouloir lui sauter dessus… En même temps regardez-moi ces fesses.
Je me claque mentalement alors que j'avance dans la maison.
Tante Pétunia arrive directement.

"C'est qui lui ?!
- C'est mon parrain Sirius Black. Il vient me chercher, je pars avec lui pour le reste des vacances.
- Bon débarras. Au moins on va pouvoir partir en vacances."

Elle ouvre le placard sous l'escalier avec une clé attachée autour de son cou et repart dans l'autre sens en prenant le téléphone en passant. Je sors ma valise et passe une chemise verte malgré la chaleur. Sirius réduit tout pour les ranger dans ses poches et je monte prendre le reste de mes affaires.
Hedwige n'est pas avec moi, j'ai préféré la laisser à Poudlard vu ce qu'il se passait ici. Je mets mes chaussures et redescends pour sortir de la maison alors que j'entends ma tante parler de voyage en Amérique, voire même d'y déménager définitivement.
Sirius me tend un blouson et un casque. Je passe le tout et m'approche timidement de la moto.

"C'est comme un balais, mais sur la route. Tu vas voir, c'est génial. Monte derrière moi"

Il monte et m'attend. Je passe ma jambe droite par dessus et m'assieds derrière Sirius.

"Okay, tu me colles, tu te tiens bien et tu suis bien mes mouvements."

Je me rapproche et passe mes bras autour de son corps. Oh Merlin je vais...
Je pose ma tête dans son dos, mes jambes bien relevées et il démarre.
C'est exceptionnel. Même si je préfère largement le balais… Être contre quelqu'un est agréable. Je ferme et me laisse aller à rêver.
Je n'ai jamais vraiment fait attention à quel point Sirius est vraiment sexy. Pendant cette année il a lui aussi bien changé. Après sa sortie de prison il était tellement maigre. Ce que je sens sous mes doigts actuellement ne sont définitivement pas ses os.
Nous sommes à un feu rouge il pose une de ses mains sur une des miennes. J'ai le cœur qui bat… un peu trop vite. Sa peau est douce. Il me lâche la main et nous repartons.

Quand nous arrivons, nous sommes devant une petite maison, dans la campagne. Pas une seule bâtisse avoisinante en vue. Nous descendons et rentrons.
Je retire casque, veste et chaussures avant de m'affaler sur le canapé. Il est bon d'être tranquille. Sirius range le tout et revient en ayant ouvert sa chemise. Il s'assit à côté de moi.

"Alors ce tour en moto ?
- Extra, mais je préfère largement le balais.
- Je comprends. Tu voudras qu'on fasse d'autres tours pendant les vacances ?
- Oui… Je veux bien."

Si cela peut me rapprocher de lui, me permettre juste de le toucher un instant, je le ferais. Nous avons continué de parler, de tout, de rien, de nos changements physiques, de la guerre, de musique… J'ai fait à manger aussi, pour le remercier d'être venu me chercher, avant de se poser devant un film. Le monde moldu a vraiment du bon parfois.
Il m'a installé dans la chambre à côté de la sienne, une chambre deux fois plus grande que celle que j'ai eu avant chez les Dursley.

Le lendemain matin fut… une épreuve. Quand je suis arrivé dans la cuisine, Sirius y était déjà, en simple pantalon bleu marine laissant voir ses abdos et cette peau laiteuse à souhait. Il avait en main un café et le soleil du matin reflétait dans la pièce. J'ai senti ma raison prendre la fuite par la fenêtre et mes hormones faire des siennes.
Je m'installe à côté de lui et me sers aussi un café. Il me fait un baiser sur la joue qui me me fige sur place.

"Tu sais Harry, si t'as quelque chose à me dire, tu peux.
- Hein ?
- J'ai l'air de te gêner.
- Ho… Non t'inquiète."

Il ne dit plus rien et passant sa main dans mes cheveux, il sort de la pièce avant de me dire que si je veux sortir, que je le prévienne.
C'est ce que j'ai fait. Je suis sorti. Tous les matins, évacuant mon trop plein d'hormones dans la course. Mais je ne peux échapper à un nouveau tour en moto… Rien que l'idée de pouvoir coller mon corps contre le sien est irrésistible… Ce que je ne savais pas encore… c'est que ce serait le début de tout entre nous.

Nous étions milieu-fin juillet, nous sortions déjà en moto pour la dixième fois. Nous voulions traverser un bois pas loin, pour y prendre un repas.
Nous avons roulé pendant bien plus d'une heure. Coller l'un à l'autre. Lui me prenant toujours les mains quand nous étions à l'arrêt.

Nous sommes arrivés à notre point de chute. Nous avons retiré nos casques et nos regards se sont accrochés. Il m'avait déjà plusieurs fois relancé sur le sujet, savoir si j'avais quelque chose à lui dire… Mais j'ai toujours nié. Aujourd'hui je sais pas pourquoi… J'ai envie de lui dire. Je détourne le regard avant de parler.

"Siri…
- Oui ?
- Tu as raison… Y'a bien quelque chose qui me… Travaille au fond de moi."

Il range nos deux casques dans le porte-bagage et me fait signe de le suivre. Nous parlerons en marchant.
Je cale mon pas sur le sien, plongeant mes mains dans les poches de mon jean.

"Je t'écoute.
- Tu sais...Je… Les filles c'est définitivement pas mon truc.
- Ah ?
- Ouais. Cho et Ginny je les ai embrassées… Mais j'ai pas senti ces… Papillons que l'on me décrit, ni même cette envie de plus…"

Nous continuons de marcher, traversant la forêt petit à petit, suivant le chemin.

"Et y a-t-il quelqu'un ?
- Non ! Enfin… Je…
- Harry ?
- J'ai craqué sur toi... Quand je t'ai vu arriver sur cette moto, tout en cuir… Je t'avais pas reconnu. Je…
- Dis-moi tout, je ne t'en voudrais pas."

Nous nous arrêtons près d'une rambarde donnant une vu incroyable sur l'horizon. Je me pince les lèvres et me retourne, dos contre la barrière.

" Le pantalon en cuir te fait un de ces culs… Non mais vraiment. T'as une peau qui donne envie qu'on la marque tellement elle est blanche. Ton corps me fait fantasmer… Et ces derniers jours furent une vraie épreuve, entre ma morale et mes hormones.
- Je vois. Merci de me faire confiance pour tout me dire."

Nous en avons plus reparlé de la journée. En rentrant, il a retiré son casque et le mien avant de poser brutalement ses lèvres sur les miennes. Je dus m'appuyer sur la moto pour ne pas tomber à la renverse. Il s'est reculé, les yeux brillant de désir, ses mains sur mes hanches.

" Tu sais… Tout ce que tu m'as dit… Je pourrais te dire pareil Bambi. Bien que je peux pas jeter la faute sur les hormones à mon âge… Si l'on rentre pas tout de suite chez nous, je te prends immédiatement sur la moto."

Je me reprends rapidement et le tire par le bras pour rentrer au plus vite… Oui… Définitivement il faut rentrer chez nous.